Coucou les mandragores !
Après un petit cliff comme je les aime, nous revoilà pour la suite d'AODS !
Je viens de remarquer qu'il ne restait plus énormément de chapitres. Même si j'ai l'histoire en tête, je n'avais pas élaboré de plan, alors j'ignorais jusqu'où j'allais aller, mais la réponse est encore quelques chapitres. Vous verrez par vous-même dans les mois à venir ^^
Bonne lecture ! =D
Le cri de Lydia s'était fait entendre dans toute la ville et ses alentours. Mais si pour quasi-unanimité des gens ce n'était que le fruit de leur imagination – ce n'était après tout pas un hurlement naturel, à l'intonation surhumaine – pour ceux qui connaissaient sa véritable nature, ce fut un signal alarmant. La meute se précipita jusqu'à chez elle.
Avec la voiture de Stiles, lui et Scott déboulèrent les premiers chez la banshee, les sens en alerte. Tout paraissait calme dans le quartier, la maison des Martin également. L'Alpha, prudent, sonna à la porte. Il n'avait repéré aucun danger immédiat dans les parages. Le loup-garou attendit quelques secondes mais même son ouïe surdéveloppée ne remarqua le moindre bruit de pas.
- Lydia !
Stiles avait hurlé, l'inquiétude étant plus que perceptible dans sa voix. Il était anxieux pour une amie, mais, malgré la situation, Scott comprit que son ami tenait beaucoup à la banshee. Plus qu'il ne voulait l'avouer.
- Lydia !... Scott il y a un gros problème ! Elle ne répond ni aux sms ni aux appels alors que c'est évident qu'elle doit être chez elle avec le devoir de sciences de demain pour réviser et avoir la meilleure note !
- Je sais.
- Il lui est arrivé quelque chose, faut entrer !
Stiles devenait comme fou.
- Calme toi ! J'ai entendu une respiration calme et régulière qui va de pair avec un pouls normal.
- Tu es en train de me dire que Lydia va bien ?
- Je n'en sais rien.
- Défonce cette porte.
- J'allais le faire.
Utilisant sa force, Scott força la serrure et celle-ci céda. Les deux compagnons pénétrèrent dans les lieux. Tout était calme.
- D'où provient la respiration ?
- D'en haut.
L'humain fut le plus rapide. La seule source de lumière provenait de la chambre de Lydia, aussi Stiles poussa la porte. La première chose qu'il vit fut Natalie, la mère de Lydia, couchée par terre, inconsciente. Elle ne semblait pas blessée sur le plan physique. Autour d'elle, la chambre était en bazar, tout étant dans le désordre.
- Madame Martin ?
Ils secouèrent doucement la femme qui finit par papillonner des yeux.
- Je...
- Vous allez bien ?
- Lydia... Lydia !
Natalie tourna de l'œil, à bout de force. Les garçons eurent beau tout faire pour la faire revenir à elle, Natalie resta inerte.
- On n'a pas le choix, grommela Stiles. Ta mère travaille ce soir ?
- Comme ton père ?
- Ils vont être contents...
- Autant que lorsqu'on est né.
- C'est étrange, commenta Melissa. Elle ne souffre d'absolument rien et est en parfaite santé. Qu'elle soit dans le coma profond est une énigme !
Elle s'arrêta, regarda autour d'elle pour vérifier que personne ne l'écoutait et chuchota.
- Je suppose que ce n'est pas un phénomène normal. C'est lié à un phénomène magique ou quelque chose comme ça.
Scott répondit en grimaçant.
- Pour être honnête, on n'en sait rien. Tout porte à croire que c'est le cas entre Lydia qui disparait mystérieusement après avoir hurlé de son cri de banshee et le fait que vu l'état de la chambre, il y a eu une lutte. Mais la fenêtre n'a pas été forcée, tout comme la fenêtre. Il n'y a aucune odeur, aucune trace. C'est louche.
- Même avec tes dons de loup ?
- Rien, maman.
- C'est comme si Lydia s'était battu seule contre ses objets et s'était téléportée ailleurs, comme ça, rajouta Stiles. Et rien n'explique l'état de sa mère dans cette pièce. Elle était allongée sur le tapis froissé, donc elle était là après le carnage. C'est à n'y rien comprendre ! Et mon père qui ne décroche pas !
- Il est occupé sur une prise d'otage à l'autre bout de la ville, rappela gentiment Melissa. Un taré avec son ex-femme en joue. A côté, une fugue d'adolescente et une femme évanouie semble être insignifiant. Dès qu'il aura terminé, il t'appellera.
- Ou pas.
- Tu l'as appelé au moins mille fois, indiqua Scott. S'il ne sait pas que…
Au même moment, le téléphone sonna.
- Ah, tu vois !
Stiles s'empara de son portable et décrocha aussitôt.
- Papa !
- Stiles, je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler quand je bosse ! Heureusement la prise d'otage est terminée et tout se passe bien mais…
- Il s'est passé quelque chose de pas net chez les Martin. Quelque chose de surnaturel. Faut que tu viennes, vite !
- J'arrive ! répondit le shérif, inquiet face au ton affolé de son fils. Je serai là d'ici quelques minutes, le temps de traverser la ville.
- Moi aussi.
Au final, Scott resta auprès de sa mère, cherchant à savoir ce dont souffrait Natalie pour qu'elle reste dans le coma. Stiles, quant à lui, se rendit à nouveau dans la maison des Martin pour chercher à des indices qui lui permettraient de retrouver Lydia. Sur place, il y avait le reste de la meute. Malia fouillait dans le jardin tandis que Liam et Hayden cherchaient au rez-de-chaussée. Eux non plus n'avaient trouvé.
Pourtant, Stiles refusait d'abandonner maintenant. Jamais Lydia ne disparaitrait aussi brutalement sans laisser de traces. Elle avait déjà été par la suite été victime d'attaques et d'enlèvement car ses ennemis traquaient ce qu'elle était et la menace qu'elle représentait pour eux, mais c'était bien la première fois que le mystère était aussi grand. Où se trouvait-elle ? Qui l'avait enlevé ? Qu'avait entendu, ou vu, sa mère ? Tant de questions sans réponses…
- Réfléchis Stiles ! Lydia est la personne la plus intelligente qui soit ! Si on s'est attaqué à elle de cette manière, c'est qu'elle devait savoir quelque chose ! Peut-être que… Peut-être qu'elle savait ce qu'il se passe de bizarre en ce moment entre nous et… Parce qu'elle le sait, on va voulu la faire faire !
L'humain sentit son cœur s'emballer. Et s'il avait vu juste ?
- Mais si elle sait ce qui se passe, elle a peut-être laissé une trace quelque part ?
Un violent mal de tête arriva brusquement au même moment. Stiles se tint la tête entre les mains en grimaçant de douleur. Sa tête tourna et des points lumineux papillonnèrent devant lui. La pièce tanguant dangereusement, il s'obligea à se mettre contre un mur et à respirer calmement. Ce fut alors qu'il réalisa : c'était parce qu'il pensait très fort à Lydia que le mal se faisait sentir. Plus particulièrement pour savoir ce qui arrivait à la jeune femme. Comme lorsque chez Scott il avait cherché à se rappeler du premier de l'an. Mais pourquoi ?
- Lydia, mais que se passe-t-il ? Qu'as-tu deviné pour qu'on cherche à se faire taire ?
Réfléchissant, Stiles retourna dans la chambre de Lydia.
- Contre qui tu t'es battu ?
Des feuilles, le contenu de sa trousse, des livres… Il y en avait de partout. Il n'y avait plus rien sur le bureau. Le combat avait dû être rude. Stiles analysa les angles possibles d'où provenait les objets. Ce fut avec surprise qu'il constata qu'ils provenaient tous uniquement de la surface du bureau et non d'ailleurs. Et en observant bien, il remarqua également qu'excepter le tapis et là où les objets étaient tombés, la chambre était impeccable, aucune trace visible de lutte.
- Mais alors, tu t'es battu comme on le suppose où c'est autre chose ?
Pourquoi uniquement les objets du bureau ? Vu jusqu'où certains objets avaient été projetés dans la pièce, le coup donné avait été violent. Quelqu'un a donné un violent coup. Quelqu'un, comprit Stiles en analysant toutes les possibilités, qui était assis sur la chaise du bureau, s'est relevé brusquement avant de donner un coup pour balancer les objets et chercher à partir vite, d'où la chaise poussée en arrière. Et ce quelqu'un, ça ne pouvait être que Lydia.
Lydia qui avait paniqué. Pourquoi un tel coup ? Pour effrayer l'ennemi ? Mais c'était elle qui paraissait avoir peur, sinon pourquoi fuir et hurler ? Sauf si le coup n'était pas destiné à avoir peur, mais pour volontairement dissimuler ce qu'il y avait en créant un bazar éparpillé.
Stiles s'empara de chaque objet jeté. Fébrile, il déduisit que l'un d'entre eux était ce que Lydia avait cherché à cacher. Il inspecta tout. Jusqu'à tomber sur une feuille qui attira son attention. Il y avait un mot écrit dessus. Mais écrit des dizaines et des dizaines de fois dans différentes tailles, écritures et sens. C'était totalement anarchique et effrayant, comme si Lydia avait perdu le contrôle d'elle-même.
Il s'agissait du mot « arbre », qui résonna comme une grande menace dans l'esprit de Stiles.
Review ? ^^
