Ron : mais t'as raison! Elle est incartable c'est pour ça qu'on l'a pas trouvée!

Oubliant qu'ils avaient cours, ils sortirent du dortoir, courrèrent vers les escaliers et montèrent au septième étage. Arrivés devant la tapisserie, ils frappèrent dessus de toute leur force.

Harry : Hermione ouvres s'il te plaît!
Ron : Hermione je t'en prie ouvre! C'est nous, Harry et Ron!

Pas de réponse, aucun bruit ne se faisait entendre. Les deux Gryffondor continuèrent à frapper et crier encore pendant quelques minutes...

Ron : rien à faire, elle ne veut pas nous ouvrir
Harry : Dobby!
Dobby : oui monsieur Harry Potter?
Harry : je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler monsieur Harry Potter mais Harry! Peux u nous faire transplaner dans la salle sur demande?
Dobby : Dobby est heureux de rendre ce service à Harry et son ami, parce que Dobby aime...
Harry : Dobby!
Dobby : accrochez-vous à moi messieurs

Les deux garçons ne se firent pas prier et quelques secondes plus tard, après nausées, il s retrouvèrent dans une salle avec des dizaines d'étagères remplies de livres volumineux, il y avait aussi une cheminée dont le feu crépitait et juste à côté, un lit dont les draps étaient défait mais aucune trace de la jeune fille.

Harry : il n'y a pas de doute elle est passée par ici...

Ron et Harry se regardèrent un instant, craignant le pire. Tout d'un coup; un bruit les fire sursauter. Pas loin d'eux, une armoire bougeait légèrement en basculant de gauche à droite. Le Survivant se décida à ouvrir la porte de celle-ci et les deux Gryffondor furent horrifiés par ce qu'il y avait devant leurs yeux. Hermione était tombée par terre, blanche comme la neige, inerte, sans mouvement. Le rouquin se précipita sur elle.

Ron : Hermione réveilles toi! Je veux pas te perdre! Je t'en supplie nous laisses pas!

Le brun regardait son meilleur ami sans comprendre, était-il devenu fou?

Harry : qu'est ce qui te prend? Pourquoi tu parles à Ginny comme si c'était Hermione?
Ron : mais regarde c'est bien elle!
Harry : non! Moi je vois Ginny, oh mais attends c'est un épouvantard!

Après avoir lancé le sort approprié, remit de leurs émotions, Ron rejoignit Harry et ils continuèrent leur recherche. Ils marchèrent côte à côte, silencieusement entre les hautes étagères. A quelques mètres d'eux, par terre, des livres étaient éparpillés entourant une jeune fille allongée, les yeux clos.

Ron : Hermione!
Harry : là c'est bien elle

Ils se précipitèrent sur elle et soupirèrent de soulagement quand ils s'aperçurent qu'elle dormait. Avant qu'Harry ait eu le temps de faire un mouvement, Ron l'avait déjà prise dans ces bras et se dirigeait vers la sortie, suivit de son meilleur ami. Ils marchèrent l'un à côté de l'autre, aucun de deux Gryffondor n'osaient prononcer un mot. C'est donc dans un silence pesant qu'ils franchirent l'entrée de l'infirmerie.

Pomfresh : oh mon Dieu! Où l'avez-vous trouvé? Allongez-la sur un lit que je puisse l'examiner

Ron obéit sans dire un seul mot, toujours sous le choc, ne comprenant pas pourquoi la fille qu'il aimait s'était éloignée des autres d'un seul coup, enfin di, il y avait peut-être une raison. Si c'est bien Malefoy qu'elle avait vue en dernier...

"mais qu'est ce qui se passe entre eux?" pensa-t-il

Pomfresh : elle n'a pas l'air d'avoir beaucoup mangé pendant ces quelques jours, elle va avoir besoin de beaucoup de repos, vous devriez aller en cours
Harry : je suppose qu'on a pas le choix?
Pomfresh: vous supposez bien monsieur Potter!

Ron : bon on a quoi là?
Harry : aïe, potion...

Arrivés devant la porte du cachot le Survivant frappa.

Rogue : entrez! Ah bien le bonjour messieurs, que me vaut le plaisir de votre visite? Ah mais oui j'oubliais vous avez cours...
Ron : ouais excusez-nous on était à l'infirmerie

Un certain Serpentard releva la tête intéressé par ce qui venait d'être dit.

Rogue : mais bien sûr, vous n'avez rien trouvé d'autre comme excuse?
Harry : de toute façon vous êtes trop débile pour nous croire...
Rogue : tsss tsss monsieur Potter je ne vous permets pas! 100 points en moins pour Gryffondor et bien quatre heures de retenue tous les samedis jusqu'aux vacances!
Ron : pfff c'est trop abusé
Rogue : monsieur Weasley si vous ne voulez pas tenir compagnie à votre camarade je vous conseille de vous taire!
Ron : ...
Rogue : bien le cours peut donc reprendre comme si nous n'avions pas été dérangés!

Le blondinet avait bien compris que la Gryffondor avait été retrouvée, il sentait un poids s'enlevait de ces épaules. A la fin des cours, il décida d'aller à l'infirmerie mais à chaque fois, elle était bondée, apparemment Hermione avait manqué à beaucoup de monde.

"Pourquoi faut-elle qu'elle ait autant d'amis?" s'énerva-t-il
"je ferais mieux de revenir quand il n'y aura plus personne"

En attendant, il rentra directement au dortoir, il eut just le temps de s'allonger sur le canapé qu'il s'endormit aussitôt...

Quelques heures s'étaient écoulées quand il entendit la porte s'ouvrir, il se redressa pour apercevoir la Gryffondor entrant, les joues couvertes de larmes, les yeux dans le vide, l'air lointain.

Le Serpentard se leva du canapé et alla se mettre devant elle, l'air inquiet.

Drago : Hermione, est ce que ça va?

La concernée le regarda dans les yeux pendant un long moment, en silence.

Drago : dis-moi quelque chose je t'en prie
Hermione : à cause de toi j'ai loupé plusieurs jours de cours

"Décidément on ne l'a changera pas" pensa-t-il

Drago : c'est tout ce que tu trouves comme sujet? Les cours?
Hermione : qu'est-ce que tu veux que je te dise? Tu as réussi ce que tu voulais, la Sang de Bourbe pleure devant toi, par ta faute!
Drago : écoute, je ne suis pas fière de moi, je suis vraiment désolé, je n'ai jamais voulu ça, te faire du mal c'est la dernière chose que je souhaitais...
Hermione : stop! Je ne veux plus en parler! Je veux... Enfin je veux juste...
Drago : tu veux quoi?

A ces mots, elle baissa la tête, avança et dit quelques paroles tellement bas que le beau blond ne réussit pas à en distinguer un traître mot.

Drago : quoi?
Hermione : je veux juste oublier

Le Serpentard ne sut pourquoi mais à cet instant son coeur se mit à battre plus vite, beaucoup trop vite à son goût. Il lui prit le menton et lui redressa la tête, elle le regarda mais se retourna brusquement et commença à partir. Hélas pour la Gryffondor, il n'avait pas l'intention de la laisser s'en aller.

Drago : attends!

La jeune fille s'arrêta de marcher mais ne se retourna pas pour autant. Malefoy se rapprocha d'elle, mit ses mains sur les hanches de la préfète en chef, inclina la tête jusqu'à ce que sa joue entre en contact avec l'oreille d'Hermione. Celle-ci tourna la tête jusqu'à ce que leurs lèvres soient proches. Elle se tourna encore jusqu'à que sa bouche trouve celle de Drago. Il l'entoura par derrière de ces bras et ils s'embrassèrent ainsi, la tête de la Gryffondor tournée et renversée en arrière, s'abandonnant à lui, à l'émotion, à l'inévitable. Ils s'embrassent lentement et en tremblant, puis avec une passion qui grandit... [ petiteférence àTitanic]

Blaise : Drago!

Le concerné ouvrit les yeux avec difficultés et dû s'adapter à la lueur des flammes de la cheminée diffusait dans le dortoir.