Kostyum ne geroy

Auteur : Angelscythe

Genre : Sombre, un peu drama, humour (j'espère…) shonen-ai, romance

Couple : Stucky !

Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ?

Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !

Note 2 : Les passages en italique/noir sont ceux où Jacques parle français (histoire de ne pas toujours me répéter)

Note 3 (le retour de beaucoup de note) : Merci au Mongol pour ses corrections ! Tardif mais là ! J'espère que vous aimerez encore plus avec moins de fautes dans le texte.


PARTIE I

CHAPITRE V : Baïne de minuit

Bucky s'occupait du tour de garde alors que la nuit était plus qu'avancée. Ses lunettes de vision nocturne étaient baissées sur ses yeux bien qu'elles ne servaient pas à grand-chose. Il aurait voulu être aussi silencieux que possible pour permettre à ses collègues de se reposer, il ne pouvait retenir sa nausée.

Il eut la présence d'esprit de vérifier qu'il n'y avait aucun danger avant de s'éloigner un peu et de vomir tous ses boyaux. Il n'avait jamais autant régurgité depuis la cuite qu'il avait prise lorsqu'il avait eu vingt-et-un ans et enfin le droit de boire légalement. Mais ce malaise constant n'avait duré qu'une demi-journée et Steve était là… Ici, ça faisait tout de même une semaine, il n'en pouvait plus, et son compagnon n'était même pas à ses côtés.

- Bucky ?

Ah si…

Bien sûr qu'il était là. Il était toujours là.

Le brun s'essuya la bouche et se redressa pour lui sourire.

- Mauvais re…

- Inutile de me mentir. Je t'ai entendu bouger.

- Tu m'espionnes maintenant, Capt…

- S'il te plaît. Coupa le blondinet.

- Steve. Tu m'espionnes ?

Le Capitaine lui désigna la couverture qu'il avait embarquée en quittant sa tente et il l'installa au sol, la déroulant autant que possible et s'installant au bord.

- Je n'arrivais pas à dormir. J'étais inquiet pour toi et puis… Je m'en voulais pour tout à l'heure.

Bucky s'assit sur la couverture et surveilla les environs grâce à ses lunettes.

- Mais je suis vraiment inquiet pour toi.

- Je commence à croire que leur produit miracle contre l'homosexualité est de la mort au rat déguisée.

Le rire de Steve était plus nerveux que joyeux.

- C'est de l'humour. Insista Bucky.

- Je sais. Mais ça m'inquiète… Le Colonel Phillips t'aime bien et tu es un excellent élément. Peu de personnes auraient subi tout e que HYDRA t'a fait en ressortant tout aussi sain, sans livrer nos secrets.

- Merci, Steve.

Le blondinet regarda vers lui, déglutissant très péniblement. Le silence s'installait entre eux et il regardait souvent vers son ami qui avait l'air de retenir des nausées.

Il fallait qu'il brise le silence. Il fallait qu'il réinstaure ce qu'il y avait entre eux.

- Tu te souviens du soir de ton départ ?

- Oui.

- Tu es resté avec Connie… Comment ça s'est fini ?

- Oh, comme d'habitude. Pas avant le mariage.

Steve rit légèrement en voyant le clin d'œil que lui faisait Bucky. D'autant plus étrange avec les lunettes devant le visage. Le brun se frotta la nuque.

- Secrètement, j'étais content qu'aucune fille ne veuille de toi.

- Tu es vraiment jaloux. Murmura le blondinet.

- Hm ? Fit le Sergent, qui n'ayant rien attendu.

- Je me demandais pourquoi tu étais jaloux. Si je dois choisir entre une personne qui a toujours été là pour moi, quel que soit les dangers, et des filles qui ne s'intéressent à moi que parce que je suis célèbre… je choisis toujours mon Bucky.

Le brun sourit légèrement en entendant cela, continuant de scruter les environs.

- Je suis désolé pour tout à l'heure. Tu voulais juste faire ton Bucky. Railla le Sergent.

- Oui. J'adore mon Bucky alors pourquoi ne pas l'imiter ?

Son ami lui sourit un peu moins légèrement. Il plongea la main dans son pantalon et jeta ce qu'il y avait vers Steve. Celui-ci le rattrapa sans difficulté et observa la fiole remplie de petites billes.

- Je veux bien écouter l'ami. … Mon petit ami. Se corrigea-t-il à voix basse. Mais tu vas devoir en parler avec le Colonel.

- Je le ferai. Dit Steve. Ce n'était vraiment pas bon pour toi.

- À ce sujet… Il m'a dit que mes réponses étaient « trop forcées » mais dis-moi. Qu'est-ce que tu auras répondu toi à « Est-ce qu'un garçon vous a déjà troublé ? »

À travers sa vision verte, le Sergent vit le sourire tendre de son ami et compagnon.

- D'accord, d'accord alors à « Vous avez passé la nuit avec un homme car vous étiez complétement saoul, que faites-vous ? ».

- Hum… Fit Steve en réfléchissant.

Il regarda la ligne de la mâchoire de son ami tandis qu'il observait encore les environs. Le jeune Capitaine se rapprocha de lui de quelques centimètres.

- Je ne bois pas, ou presque jamais, mais si ça arrivait, je serai gêné et je m'enfuirais, je pense. J'espérerais qu'il ne se souvienne pas de moi et que personne n'en sache rien.

- J'en ai peut-être trop fait. Soupira Bucky.

Il se tourna légèrement vers Steve puis s'attarda sur les deux tentes, fermées. Il remonta les lunettes de vision nocturne et combla presque toute la distance avec son ami. Il se pencha vers lui et lui déroba délicatement les lèvres.

- Pour tout à l'heure. Dit le brun.

- Je peux m'excuser aussi ?

Le Sergent acquiesça.

- Et tu m'as beaucoup vexé, Steve.

Le blondinet sourit et s'approcha de lui, l'embrassant tendrement. Il glissa sa main sur sa nuque mais la glissa sur l'épaule du brun lorsqu'il le sentit se tendre un peu. Le Sergent répondit au baiser et lui caressa même la joue avant de s'éloigner. Tant parce qu'il devait vraiment faire son quart que parce qu'il redoutait l'arrivée de leurs collègues.

- Quand on aura remporté la guerre, on devrait vraiment s'établir comme « colocataires ». Fit Bucky en imageant les guillemets.

- Tu n'as pas peur ?

Le brun le dévisagea puis secoua la tête en rajustant ses lunettes.

- Je n'ai pas peur de mon Steve.

µµµ

- C'est hors de question. Souffla Bucky en repoussant le pan de la tente.

- Je sais. Dit Steve en se frottant la nuque.

Le brun jeta un œil par-dessus son épaule pour regarder le Colonel qui remplissait des papiers sur son bureau grâce à la petite ouverture dans la tente.

- Mais j'ai l'impression qu'on n'a pas le choix.

- Qu'on n'a pas le choix ? Rit-il, pas aussi sec qu'il l'avait voulu. Que je n'ai pas le choix. Tu me demandes de choisir entre la peste et le choléra, Steve.

- Et puis-je te demander ce que tu choisis ?

- Je te déteste, Steve. Répondit le Sergent.

Il aurait volontiers pris sa main pour lui affirmer le contraire, surtout à cause des jours tendus qu'ils avaient traversé, mais il ne pouvait se le permettre en public alors qu'ils étaient sur le fil du rasoir. Au lieu de ça, il donna un coup de poing bourru sur l'épaule de son ami en lui décochant un sourire.

Le blondinet sourit doucement.

- Vous êtes là ! Lança Falsworth. Le Colonel a dit qu'il allait nous présenter une nouvelle recrue.

Steve retint une grimace. À la base, il avait tenu à choisir lui-même ses hommes, des hommes de confiance, pour être sûr que tout se passera bien, qu'il n'aurait pas à souffrir de trahison et parce qu'il savait ce qu'ils valaient.

Mais le Colonel voulait leur ajouter quelqu'un d'autre ? Et pourquoi il ne leur en avait pas parlé à l'instant ? Certes, ils étaient là pour régler le cas de Bucky, mais tout de même. Ou étaient-ils déjà supposés être au courant ?

Il supposait toutefois que si ça ne marchait pas, il aurait le droit de poser son véto.

- Où est-il ? Demanda Steve.

- Venez.

Il les guida vers les abords du camp où ils avaient l'habitude de tous se retrouver afin de pouvoir partir dès qu'il le fallait. Au moindre mot.

Ainsi, ils se retrouvèrent auprès de Jim, Dum Dum ainsi que Gabe et Jacques qui discutaient alors qu'un garçon encore dans l'adolescence se tenait en retrait. Il était grand mais pas trop, tout comme c'était le cas pour ses muscles entre pas assez et beaucoup. Il avait l'air valeureux bien qu'il semblait quelque peu perdu. En même temps, il y avait déjà dix ans entre Steve, Bucky et lui qui étaient pourtant les plus jeunes…

- Captain America. Dit précipitamment cette nouvelle recrue en se mettant au garde-à-vous.

- Bonjour. Tu connais déjà tout le monde ?

Il opina.

- Le Sergent James Buchanan Barnes, Monsieur James Mor…

Steve leva la main gentiment avec un sourire un brin gêné.

- Je te fais amplement confiance. Ce que je voulais dire. C'est que nous, nous ignorons c'est ton nom.

- Nicholas, Capitaine. On m'a demandé d'intégré votre équipe car je pourrais vous être utile.

- À quel sujet ? Questionna Bucky. Le Capitaine a choisi ses hommes avec soin…

- Le Docteur Erskine a dû faire de nombreux test avant de vous injecter le sérum. Entre notre ennemi Johann Schmidt et vous, je veux dire, Capitaine.

- On vous l'a injecté. Murmura Steve.

Il observa la peau foncée de cette jeune recrue. Forcément… Il n'était pas un grand adepte de cette discrimination raciale, comme il ne pouvait supporter les discriminations au sujet de la sexualité, mais il savait ce qu'il se faisait. Lorsque les tests étaient finis sur les rats, les cochons ou les rares singes qu'on s'était procuré, il fallait bien utiliser des Humains. Et qu'est-ce qui était en-dessous de tout aux yeux des armées, d'une grande partie de l'Humanité… Ou le revendiquant sans la moindre vergogne tout du moins.

- Je n'ai pas vos capacités et je n'oserai pas y prétendre, Capitaine. C'était pour évoluer la toxicité et la façon dont le corps humain répondait à ce genre de traitement.

- Mais on dirait tout de même que ça a bien aidé. Tu as l'air en forme.

Bucky jeta un coup d'œil à Steve.

- Oui. Je le suis, si on peut le dire. J'espère apprendre beaucoup de vous, Capitaine. Je sais que je m'impose un peu. Le Colonel Phillips a dit que ça serait bien que je sois avec vous car je pourrais apprendre et que je serai au niveau pour ce dont vous auriez besoin. Mais si vous ne voulez pas de moi…

- Ça a l'air un bon gamin. Lança Jacques.

- Je pense aussi. Répondit Gabe. On peut le prendre avec nous. Il a l'air bien.

- Merci, Monsieur Jones. Dit Nicholas.

- Pas d'objection. Sourit James.

- Pas de soucis. Mais c'est toi qui décide, Capitaine. Lança Dum Dum en tapant sa main sur l'épaule de Steve. À moins qu'il y ait une objection. Ajouta-t-il.

Le blondinet comprit l'allusion, comme tout le monde, et glissa son regard vers Bucky qui était resté muet.

- Il a l'air parfait. Je te suis là où tu vas.

Il jeta un coup d'œil à sa montre-bracelet et retint une grimace qui frappa tout de même le Capitaine.

- Je dois y aller.

- Merci. Lui dit Steve.

Bucky lui répondit par un petit grognement, fit un signe à ses autres coéquipiers puis partit rapidement.

- Il était plutôt pâle, non ? Demanda Gabe. Toujours ses médicaments ?

- Il a arrêté de les prendre. Répondit Steve avant de se tourner vers Nicholas qui attendait toujours, au garde-à-vous. Repos, soldat. Tu es l'un des nôtres Dit-il en lui tendant la main.

La jeune recrue s'empressa de la lui serrer, honoré.

µµµ

- Je ne suis pas obligé de faire ça, mon Colonel. Il doit y avoir des personnes plus aptes à ce travail, n'est-ce pas ?

- Un service est un service. Vous voulez rester dans l'armée, Sergent Barnes.

Bucky retint un soupir.

- Oui. Je vous ai dit que je le ferais.

- Ce n'est qu'une mission. Lui dit le Colonel. Et vous aidez grandement l'armée.

Sur ces mots, il sortit de la tente. Bucky retint des protestations bien que, seul, il aurait largement pu s'y abandonner.

Mais c'était le dernier choix qu'il lui restait. Même si c'était pour Steve qu'il le faisait, il devait bien reconnaître que les médicaments ne lui faisaient vraiment pas de bien. S'il pouvait les arrêter, c'était préférable.

µµµ

Steve et le reste des Howling Commando, la nouvelle recrue avec, rejoignirent l'estrade qui avait été dressée. Le même genre où le blondinet avait dû faire son spectacle ce qui faisait naître en lui des sentiments de culpabilité et de hontes liés.

- Qu'est-ce que le Colonel désire ?

- Capitaine, tu sais pourquoi nous sommes ici ?

- Le Colonel va faire une annonce importante, je suppose. Dit Dum Dum.

À l'avant, d'autres soldats discutaient, ils parlaient activement des jeunes filles qu'ils avaient vues la dernière fois que la scène avait été installée.

- J'en ai entendu parler. Dit Gabe. Tu ne peux pas inviter les jolies Américannettes ? Questionna-t-il.

- Américannettes ? Répéta Steve.

- Comment tu les appellerais ? Interrogea Jones.

- Les jeunes danseuses ?

- J'aime bien Américannettes. Intervint Jacques. Mais je propose Stevettes.

- Stevettes. Retranscrit Gabe même si tout le monde avait compris.

Ce qui valut une approbation quasi générale. Steve ne l'ayant pas fait. Mais il se tourna vers la nouvelle recrue.

- Que penses-tu d'un surnom ?

- Si ce n'est pas Stevette, Capitaine.

- Non. Plutôt…

Il regarda vers ses amis.

- Nick. Dit Gabe. Nick…

- Fury, Messieurs. Ça me plaît beaucoup.

Steve sourit alors que Peggy montait sur la scène. Même d'ici, on voyait qu'elle souriait mais tentait de le cacher malgré tout.

- Messieurs, pour vous féliciter de votre bravoure et pour vous motiver, nous vous avons prévu un divertissement. Je vous en prie…

Elle tendit les mains vers les coulisses.

Mais rien n'apparut ce qui fit pousser des cris déçus à la foule.

Peggy fila vers la cantonade et ferma ses mains sur quelque chose qu'elle tira derrière elle.

- Où est Bucky ? Questionna Dum Dum. Il est parti depuis une heure et demie, non ?

- Oui. Répondit James en scrutant la foule.

Gabe éclata de rire et donna un coup de coude à ce dernier.

- Il est là.

Il désigna la scène alors que Steve détournait le regard. C'était bien lui, qui se tenait sur la scène, tiré par Peggy pour qu'il se présente en portant une tenue de… Stevette ajustée à sa taille. Même d'aussi loin, sa carrure, sa dégaine… ça ne pouvait qu'être lui.

Et les rires montaient.

Encore et encore.