Arrivés devant le portrait, la Gryffondor dit le mot de passe et son camarade crut percevoir le trac dans sa voie. Ils entrèrent, la jeune fille se trouvait face à son colocataire, ne sachant comment commencer, elle jouait avec ses doigts.
Drago : donc?
Hermione : euh
Drago : oui?
Hermione : tu te souviens que je t'avais dit que je t'aiderai à savoir si tu aimais vraiment la fille?
Drago : oui
Hermione : je me suis dit que si tu m'embrassais en pensant à elle tu saurais peut être...
Drago : le champagne te monte à la tête
Hermione : mais si tu veux pas...
Drago : non non ça peut être une bonne idée
Hermione : alors on y va?
Son coeur battait la chamade, ne sachant même pas que son camarade était dans le même cas.
"c'est sûre c'est pas lui, le donjuan de Poudlard, qui aurait son coeur qui bat la chamade juste pour embrasser une personne" pensa-t-elle
Ils se rapprochèrent l'un de l'autre. Comme c'était convenu, la préfète l'embrassa. Le jeune homme mit quelques secondes à s'en rendre compte avant de lui rendre ces baisers à son tour. C'était des baisers sans prétention...Timides et doux...
Hermione : alors?
Drago : j'en suis pas encore sûre, faut recommencer
Ce coup-ci, il n'attendit même pas sa réponse, il fit le premier pas puis en voulant plus, il lui fit ouvrir la bouche et commença un ballet sensuel avec la langue de sa partenaire. Ils se séparèrent bientôt à bout de souffle. Le Serpentard avait sentie des papillons au creux de son ventre pendant qu'ils s'étaient embrassé et même rien qu'en y pensant il en sentait encore.
Drago : j'en suis certain, je suis fou d'elle
Hermione n'osait rien prononcer, elle était perdue et se sentie déçue par le fait que le coeur de son colocataire était déjà pris.
"Harry avait tort, ce n'est pas de moi qu'il est amoureux" pensa-t-elle
Hermione : je la connais?
Drago : bien sûr
Hermione : c'est qui?
Drago : désolé je peux pas
Hermione : bizarre, j'étais sûr que t'allais répondre ça, pourtant j'avais espoir qu'après ce qui s'était passé tu aurais eût assez confiance en moi pour me le dire!
Sur ces mots, elle s'enfuit dans sa chambre.
Le lendemain était le départ des vacances d'octobre. Le préfet en chef préparait sa valise.
Chose finie, il se dit qu'il pourrait proposer son aide à sa colocataire mais à son grand étonnement, la valise de cette dernière était déjà faite et la chambre parfaitement rangée.
"c'est bizarre, c'est pas dans ces habitudes de descendre tôt" pensa-t-il
Intrigué, il alla cherché Blaise et ils se rendirent ensemble à la Grande Salle.
Blaise : tu sais on aurait pu se rejoindre là-bas comme on fait tout le temps
Drago : je sais mais j'avais envie qu'on y aille tous les deux
Blaise : de quoi t'as peur?
Drago : je vois pas de quoi tu parles
Blaise : t'es sûr? Moi je dirais que ça a rapport avec une certaine Gryffondor, qui d'ailleurs a fait beaucoup de ravage hier soir, j'ai entendu plusieurs Serpentard parlaient d'elle euh pas très catholiquement je dirais...
Drago : n'importe quoi
Blaise : si tu le dis, de toute façon on arrive alors j'aurais juste à te regarder pour savoir que j'avais raison
Les deux jeunes hommes firent ainsi leur entrée dans la Grande Salle et le blondinet n'apprécia pas ce qu'il vit.
Hermione et Sebastian étaient assis côte à côte et riaient, enfin surtout Hermione car Sebastian était plutôt occupé à lui raconter des blagues et à la regarder.
Le Serpentard fulminait et son meilleur ami regardait la scène, amusé.
Blaise : c'est dommage que tu ne peux pas voir ta tête, c'est à tomber!
Drago : très hilarant! Tiens regarde Weasmoche! On dirait que Marine Aimeraude lui a tapé dans l'oeil, il bave comme je sais pas quoi!
Blaise : oui mais apparemment ça à l'air réciproque, elle ne l'a pas lâché des yeux depuis le bal.
Drago : maudits Gryffondor!
Au loin, quelqu'un l'appelle...
Pansy : ohé Drakinouchet!
Drago : finalement il n'y a pas qu'eux qui sont à maudire!
L'interminable épreuve du petit déjeuner passée, le jeune homme remonta dans sa chambre chercher sa valise, car en tant que préfet en chef, il devait être un des premiers à monter dans le train.
En repartant, il croisa sa colocataire, mais ils ne s'adressèrent pas un seul regard, aucun des deux n'avaient encore osé parler de ce qui s'était passé la veille.
Arrivé dans le train, il mit ses affaires dans le filet au-dessus de sa tête et reparti rejoindre son meilleur ami.
Mais ils ne restèrent pas longtemps tranquille, une personne frappa à la porte du compartiment au grand malheur de Drago, il aurait encore préférait que ce soit Pansy, malheureusement pour lui ce fut Sebastian.
Sebastian : Malefoy McGo veut te parler avec Hermione
Drago : ouai
Au debut, ils furent silencieux, Sebastian marchait devant et Drago le suivait les mains dansles poches.
Sebastian : il y a quelque chose entre Hermione et toi?
Drago : non
Sebastian : ah dans ce cas c'est bien pourmoi
Drago : non
Sebastian : tu l'aimes?
Drago : non
Sebastian : c'est ta propriété?
Drago : non
Sebastian : t'as peur que je te la vole?
Drago : non
Sebastian : tu me déteste?
Drago : ouai
Sebastian : c'estbien tu sais dire autre chose que "non"
Drago : ouai
Sebastian : donc tut'en fous si je sors avec?
Drago : noui
Sebastian : j'ai pas compris
Drago : merde t'essoulant!
Le Gryffondor le regarda mort de rire. Il frappa à la porte d'un autre compartiment.
Sebastian : HermioneMcGo veut te parler avec Malefoy
Hermione : j'arrive!
Le Serpentard était fou de rage, Sebastian se permettait de draguer Hermione sous ses yeux. Quand ils furent arrivés devant le compartiment des préfets en chef, Drago eut le temps d'entendre ce que disait son nouvel ennemi avant de partir...
Sebastian :m'oublies pas pendantles vacances
Hermione: t'inquiètesça risque pas
Ils entrèrent...
McGo : vousêtes en retard jeunesgens
Drago :c'est Granger,elle ...
McGo: dorénavant, vous meferez leplaisir de vous appeler par votre prénom etce, officiellement!
Hermione: bien madame
McGo : bon avec tous ceci je ne me rappelle plus pourquoi jevous ai convoqués...Alors passez de bonnes vacances
Drago :ouai
Hermione : mercimadame
Une fois que la directricefut sortie, ilsallèrent s'asseoir, chacun àun bout du compartiment.
Drago : alors qu'est-ceque tu vas faire pendant les vacances?
Hermione : je suis surbookée, quelques jours avec mes parents, après je les laisse enamoureux, le reste de la semaine je la passerai chez Sebastian, et la dernière semaine chez Ron avec Harry...Et toi?
Drago : la routine, je vais rester au manoir et faire des fêtes
Hermione : je vois
Drago : tu l'aimes bien Sebastian?
Hermione : beaucoup
Drago : ah
Hermione : au faite, la fille c'est qui?
Drago :je peux pas tele dire
Hermione : pourquoi?
Drago: tu laconnais
Hermione : dis-moi aumoinsà quelle maisonelle est!
Drago : nan!
Hermione : lui as-tudis que tu étais fou d'elle?
Drago: impossible
Hermione : voyez vous ça! Le grand Malefoy serait-il trouillard?
Drago : jamais de la vie!
Hermione: alors pourquoi?
Drago : c'est pas une Serpentarde
Hermione : etalors?
Drago : je t'avais connue plusintelligenteque ça
Hermione: bahquoi? C'est quand mêmepas àcause de la guerre desmaisons?
Drago: si
Hermione: c'est puéril...
Leblondinet futvexé decette remarque et ne dis plus rien du trajet.
Le reste du voyage se passa tranquillement. Les colocataires continuèrent de discuter de tout et de rien. Le train arriva bientôt en gare, les élèves descendirent et allèrent saluer leurs parents. Les familles Weasley et Granger étaient déjà là, à attendre la petitebande,ainsi qu'une partie de l'Ordre.
Avant d'aller les rejoindre, Hermione resta quelques instantsavec Drago. Depuis leur baiser, ils s'étaient un peu rapprochés, sans se cacher,maintenant aux yeux des autres sorciers ilsétaient amis.
Hermione : etvoilà, on y est c'estles vacances!
Il ne lui répondit pas tout de suite mais la regarda dans les yeux avant de lui dire...
Drago : fais attention à toi
Hermione : ne t'en fais pas
Drago : je suis sérieux! Depuis que mon père et les autres mangemorts se sont évadés, je suis pas tranquille pour toi,tu es une cible parfaite pour tendre un piège à Potter
Hermione : t'inquiètes pas, je sais me défendre et puis ça neserait pas la première fois que j'aurais à faire à eux
Ils se sourièrent avant de s'étreindre.
