Kostyum ne geroy
Auteur : Angelscythe
Genre : Sombre, un peu drama, humour (j'espère…) shonen-ai, romance
Couple : Stucky !
Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ?
Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !
Note 2 : Les passages en italique/noir sont ceux où Jacques parle français (histoire de ne pas toujours me répéter)
Note 3 : Merci au Mongol pour ses corrections !
Note 4 (Ouiiii plein de notes ! ) : Exceptionnellement, je poste deux chapitres cette semaine. J'ai besoin de récupérer le dimanche pour un roman que je publierais bientôt alors Kostyum ne Geroy sera maintenant posté le mardi. J'espère que ce chapitre vous plaira, bonne lecture !
PARTIE I
CHAPITRE VII : After-Show
Bucky rabaissa son garde-à-vous exactement en même temps que Steve. Lequel avait tenu à rester près de lui. Le Colonel Phillips ne l'avait pas rejeté alors c'était une bonne chose. De toute façon, il voulait demeurer avec l'homme de sa vie et de ses rêves qui… avait quelques difficultés pour marcher. Pouvait-il adresser une prière à Dieu pour que personne ne le remarque ?
Chester releva ses yeux de ses notes et leur lança un regard à l'un puis l'autre. Quoique le Capitaine fut presque sûr de voir un sourire tirer le coin des lèvres de leur supérieur lorsqu'il regarda le Sergent.
- Que voulez-vous ? Demanda l'homme.
- J'aimerais savoir si ça vous a satisfait ?
- D'un point de vu physique ou administratif.
- Administratif. Répondit précipitamment Steve.
Il n'avait vraiment pas besoin de savoir combien de personnes pouvaient potentiellement s'intéresser à Bucky. Il avait vu trop de regard se retourner. Tant ceux de désir, que de mépris et ceux railleurs. Et il ignorait ceux qu'il détestait le plus…
- Ça a beaucoup plu. Je ne sais pas si nous avons atteint le but recherché en lui-même mais le moral des troupes est vraiment remonté.
Le Sergent retint son soupir soulagé.
- Donc nous aimerions que vous recommenciez de temps en temps. Dit-il. Et ça me ferait fermer les yeux sur votre homosexualité. Sur… les raisons de votre constante proximité.
- C'est mon meilleur ami. Défendit immédiatement Steve.
- Oui. C'est ce que je dirais. Tout le monde y croira. Répondit Chester.
Bucky serra les dents et regarda vers son amoureux.
- Je crois que je vais reprendre les pil…
- Vraiment ? Coupa le Capitaine.
Le brun retint une petite moue et regarda le Colonel qui attendait leur réponse.
- Tant que ça n'empiète pas sur mes missions.
- Forcément. Répondit le supérieur. Vous en avez d'ailleurs une.
Il tendit le papier à Steve qui s'empressa de s'en saisir et de parcourir les termes. Bucky se pencha par-dessus son épaule pour lire la zone où ils se rendaient, pour voir qu'ils devaient détruire une base complète cette fois-ci.
À huit.
Le Colonel toussa dans sa main.
- Mais je vous demande la plus grande discrétion. Vous savez tous les deux que c'est formellement interdit lorsque vous êtes en service. Même si vous êtes reclus ou en privé. Je ne devrais pas avoir à vous rappeler cela.
Les deux amis se dévisagèrent. Il parlait de leur proximité ou on avait entendu ce qu'il s'était passé plus tôt ? Ou est-ce qu'on lui avait reporté ?
µµµ
Des applaudissements et des rires accueillirent les deux amants. Bucky aurait pu rougir, surtout en voyant les regards concentrés sur lui mais il fit mine de rien et donna un petit coup dans l'épaule de Steve qui le lui rendit par un sourire.
- On dirait que j'ai des admirateurs.
Il tendit la main vers son compagnon.
- Tu as un stylo-bille ? Demanda-t-il.
- Malheureusement non.
- Quoi ? Je pensais que Captain America en avait toujours pour signer ses posters à sa foule d'admirateurs.
- Je n'en signe que pour les ravissantes jeunes filles. Rétorqua Steve.
Il vit une lueur de jalousie dans le regard de son amant et elle lui faisait étrangement du bien. Il détestait le fait que ça lui fasse tellement plaisir mais un peu de jalousie dans un couple prouvait leur amour aussi, n'est-ce pas ?
- Dans ce cas, Sergent, vous devez avoir un super autographe de Captain America. Lança Gabe.
Bucky le fixa, les yeux écarquillés, avant d'éclater de rire.
- Bien sûr ! Je suis un Stevette. Mais ce n'est pas génial comme nom. Pourquoi pas Américanette ?
- C'est ce que j'ai dit ! Fanfaronna Gabe.
- Mais je préfère vraiment Stevette ! Intervint Jacques.
- Sinon, ça doit être « Captainette ». Ajouta Dum Dum. Je préfère Stevette.
- Merci.
- Donc notre Sergent est bien une Stevette. Se moqua gentiment Falsworth.
- Un. Rectifia Bucky. Et je ne partagerais pas mon autographe avec vous. Vous vous moquerez moins quand vous jalouserez mes avantages.
Ils rirent tous ensemble, comme si se travestir était la chose la plus naturelle du monde. Mais ils étaient juste entre eux. Ils étaient tous étranges à leur façon et pouvaient bien plaisanter de ça puisqu'il n'y avait qu'eux.
- Nous devons y aller. Une grande mission nous attend pour exterminer une nouvelle base d'HYDRA. Dit Steve. Est-ce que vous êtes prêts ?
- Oui ! Répondirent-ils tous, certains levant la main, d'autre se donnant un coup sur la poitrine.
Ils s'éloignèrent tous vers leurs tentes pour ramasser les paquetages toujours prêts.
Bucky se tourna rapidement vers son amoureux et se pencha à son oreille.
- Et c'est là que je te hais. Tu me revaudras ça, Steve Rogers.
Le Super Soldat rit doucement.
- Promis.
Et même s'il détestait être dans le rôle du dominé, il tiendrait vraiment sa promesse. De toute façon, c'était Bucky… Si ce n'était pas pour lui, pour qui pourrait-il tout faire ?
Il le regarda d'ailleurs partir, un tout petit peu pour apprécier son charme et sa beauté, mais surtout parce qu'il voulait garder un contact visuel avec lui.
- Capitaine Rogers ?
Le blondinet sursauta et se tourna violemment avec un air coupable pour rencontrer Peggy qui lui souriait bien que conservant son air strict.
- Agent Carter. Je suis ravi de vous voir.
- Vous partez encore en mission ?
- Oui. Nous allons pouvoir détruire une nouvelle base de l'HYDRA.
- Vous avez l'air encore plus motivé à détruire cette organisation. Dit-elle.
Steve opina. Bien sûr qu'il était plus que motivé. Il avait appris une partie des horreurs qu'ils avaient fait à Bucky. Une infime partie. Et il était à la fois écœuré et effrayé à l'idée d'en apprendre plus un jour.
- Vous réussirez à abattre HYDRA.
- Je l'espère. Même si je dois passer mon temps à leur couper les têtes…
- Le Colonel Phillips dit que vous devez trouver Schmidt ou Zola à défaut de pouvoir attraper le premier.
- Nous y travaillons activement. Certifia Steve.
- J'espère que vous reviendrez bientôt et triomphant.
- J'ai confiance dans le commando. Ce sont des hommes valeureux. La plupart n'ont plus à prouver leurs compétences et nous nous battrons au nom de l'armée américaine pour faire cesser la guerre. Et les pères, les frères, les fils et les maris pourront rentrer chez eux. Jura-t-il.
- Et que ferez-vous, Capitaine Rogers, lorsque la guerre sera terminée ?
- J'aimerais beaucoup continuer de servir mon pays en restant dans l'armée. Je suis prêt à partir pour toute mission et toute guerre tant que je peux me rendre utile et protéger nos concitoyens. C'est aussi ce que Bucky souhaite faire. Nous pouvons nous améliorer et être utiles.
Steve se passa rapidement la langue sur les lèvres. Surtout en voyant le regard de Peggy.
- Malheureusement, j'ai l'impression que tout ne se passera pas exactement comme je le désirais. Mais si je peux participer à la guerre, si je peux protéger la nation, je veux bien devoir faire des activités promotionnelles sur le côté ou au début des attaques. Il est très important d'avoir des armes, des effectifs… Vous m'avez aidé à me le rappeler.
- Mais je vous ai aussi aidé à devenir le soldat que vous désiriez, Capitaine.
- Et je vous suis très redevable pour cela. Certifia-t-il.
La jeune femme baissa légèrement la tête, cherchant ses mots.
- Ce n'est peut-être pas très juste de ma part.
- Allez-y, je vous en prie. Sourit Steve.
- J'aurais aimé que nous allions prendre un café à votre retour de mission.
Le blondinet sourit de plus belle.
- Bien sûr, ce serait avec grand plaisir.
Elle lui sourit en retour.
- Ça me fera très plaisir aussi. J'ai hâte que vous reveniez victorieux.
- Steve !
Le blondinet opina vers Peggy puis se tourna vers Bucky qui trottinait vers lui, lui tendant son sac.
- Nous devons y aller, merci Agent Carter.
- Faites bon voyage, Steve. Captain America. Se reprit-elle. Vous de même, Sergent Barnes. Ajouta-t-elle vers le brun qui venait de retenir un frisson.
- Merci beaucoup, Agent Carter.
Il se recula et attendit que Steve lui emboîte le pas pour repartir vers la lisière du campement.
- Eh bien.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Questionna Steve, surpris.
- L'Agent Carter t'apprécie beaucoup.
- Moi aussi. Assura Steve.
- Toi aussi ?
- Oui. C'est une excellente amie. Nous avons prévu d'aller boire un café lorsque nous rentrerons de mission. J'avoue que ça me fera plaisir. Surtout d'un peu quitter cette ambiance pour me poser. Ça fait du bien une fois de temps en temps.
- Ah mon pauvre Steve. Soupira Bucky en lui donnant un coup de coude.
Son ami le regarda avec de grands yeux surpris. Le brun lui répondit par un soupir.
- Rien. Seulement, de nous deux, je me demande qui est vraiment… tu-sais-quoi.
Bucky rit en voyant l'air surpris de son partenaire et lui donna un autre petit coup dans l'épaule avant d'appeler Jacques en levant le bras. L'homme y répondit.
- Capitaine, Stevette ! On attendait plus que vous !
Cette fois, ce fut à Steve de rire. D'autant plus en voyant l'air dépité de Bucky.
µµµ
Bucky descendit du blindé, fit un signe à Nick qui lui avait ouvert l'écoutille et s'éloigna vers un arbre.
- Ce n'est pas très discret, si ? Questionna Gabe.
- À mon avis c'est mieux qu'il soit à l'extérieur qu'avec nous.
- Oui. Dit Jim, comme s'il avait compris. On est en endroit sûr et il n'y a rien sur le radar.
Radar créé spécialement pour eux, grand merci à Howard Stark et ses somptueuses inventions.
Steve fit signe à Dum Dum qui se déplaça pour le laisser sortir et le regarda bondir agilement en-dehors du blindé.
- Faites tout de même attention, Capitaine… Souffla Nick.
- Oui.
Le blondinet trottina vers son ami qui, penché contre un arbre, ne pouvait retenir la bile qui jaillissait de ses lèvres.
- Bucky.
L'intéressé lui fit signe de s'éloigner.
- Tu n'as pas repris les pilules n'est-ce pas Bucky ?
- Pourquoi je les reprendrais ? Je me suis humilié en publique.
- Tu as hésité.
- Tu sais parfaitement que je plaisantais. Ça doit juste être le temps que les effets ne fonctionnent plus. J'ai dû prendre des dizaines de ces saloperies pendant plus d'une semaine.
- Le langage… Dit machinalement Steve.
Bucky se redressa et s'essuya la bouche du poing.
- On peut y retourner. Désolé d'avoir interrompu tout le monde.
- Tu aurais dû rester au campement.
- Et vous laisser faire les beaux ? Je veux en faire partie ! Sourit Bucky.
- Ne fais pas trop le beau. Je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose. Murmura Steve.
Il jeta un œil par-dessus son épaule pour s'assurer que les autres étaient toujours dans le blindé et qu'ils ne risquaient pas de les surprendre. Ils commençaient déjà à être bien trop voyants pour leurs collègues.
Et s'ils apprenaient ? S'ils en parlaient ? Si tous leurs efforts tombaient à l'eau ? Si, finalement, Bucky était tout de même renvoyé. Lui aussi, il voulait demeurer dans l'armée après la guerre, protéger les civils, partir là où il faudrait. Et Steve désirait ardemment l'accompagner partout. Par contre, la prochaine, il ferait plus attention.
Ils ne pouvaient pas toujours tomber sur un Chester Phillips.
- Ça ira ?
- Mais oui, mon petit Steve. Je suis plus résistant que ça.
Il lui donna un coup sur le torse, remblaya la neige sur le reste de son estomac et courut sur le blindé qu'il grimpa agilement sans éprouver le moindre souci. Du moins physiquement, se disait le blondinet dont l'inquiétude restait forte.
Il n'avait pas l'habitude de devoir prendre soin de Bucky comme ça. Tout court… C'était lui qui soulageait ses crises d'asthme, restait à ses côtés lorsqu'il tombait malade, qui était à son écoute lorsque son cœur s'emballait si violemment…
Est-ce que c'était ce que son meilleur ami avait ressenti toutes ces années ? Cette douleur, cette peur qui tordait violemment son ventre. Il faudrait qu'il s'excuse… Il faudrait vraiment qu'il efface toute l'ingratitude qu'il avait eue sans s'en rendre compte.
- Alors ? Tu viens ou tu cours derrière le blindé, Capitaine ? Lança Bucky.
- Il court ! Rit Dum Dum.
- Vous aimeriez. Ça vous permettrait de faire de meilleures prises que moi pour une fois. Répliqua amicalement Steve.
- Si c'est comme ça : roule ! Répondit Jim.
Et Gabe ne se le fit pas redire. Le blondinet écarquilla les yeux puis courut pour bondir sur le char, se hisser sur le toit et se laisser tomber au milieu d'eux, emplissant l'habitacle de rires. Comme s'ils ne partaient pas en guerre.
