Kostyum ne geroy

Auteur : Angelscythe

Genre : Sombre, un peu drama, humour (j'espère…) shonen-ai, romance

Couple : Stucky !

Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ?

Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !

Note 2 : Les passages en italiques sont des flash-backs (juste au cas où ce ne serait pas assez clair…)

Note 3 : Comme d'habitude : merci au Mongol pour ses corrections !


PARTIE I

CHAPITRE XI : Discussions entre…

La première bouteille de Rhum descendit dans la gorge de Steve.

Bucky… Bucky n'était plus là. Juste sa main. Sa main… Il entendit un coup de feu et vit le soldat-robot. Il sauta à l'intérieur du train et atterrit lourdement sur le sol. Il se jeta sur lui, entre deux coups violents et cogna son poing dans le visage de l'homme. Il n'y avait plus de réflexions. Il cognait, encore et encore et encore…

Il finit par entendre des cris.

C'était bien un homme…

Il avait toujours les idées claires. Peut-être que ce n'était pas assez. Il se pencha en arrière, saisit la bouteille de Whiskey et s'empressa de la vider dans sa bouche qui n'attendait que ce feu. Encore et encore…

Rien qui n'apaisait son cœur ou son cerveau.

Ses doigts se fermèrent sur son bouclier. Il le prit, le souleva et le rabaissa avec tellement de puissance que le sang gicla.

Décapité.

Définitivement un homme.

Ses yeux se baisèrent sur la main de Bucky. La main de Bucky… Peut-être qu'ils pouvaient encore aller le chercher. Il avait pu survivre. N'est-ce pas ?

Pour ça, il fallait arrêter le train. Zola…

- Gabe ? Appela-t-il.

On piétina en haut. Il recula et jeta violemment son bouclier vers le toit, avec un tel mouvement qu'un trou se créa et son camarade sauta par là. Il arma sa mitraillette vers le cadavre avant de remarquer tout le sang.

- Zola…

L'homme de couleur acquiesça.

- Où est Buc…

Il se figea en voyant les doigts accrochés à ceux du blond.

- Capitaine…

- Zola !

Tout tournait dans sa tête. Il avait la nausée mais pas parce qu'il buvait trop d'alcool. Si seulement ça pouvait. Peut-être que ça jetterait un flou sur ses souvenirs.

Il regarda les alcools qui se pavanaient devant ses yeux écarquillés. Il attrapa la Vodka et continua de boire. Il aurait tellement voulu vomir. Simplement vomir… Avec ça, ses tripes, ses sentiments et sa tristesse indescriptible.

Bucky…

Bucky…

Il devait ravaler ses larmes. Mais il n'y arrivait pas. Il lessentit rouler sur ses joues et n'avait même pas la force de se haïr.

Les coups partaient, abattant presque sur le champ. S'il loupait, Gabe s'en chargeait pour lui. Et finalement… Il se trouva devant le petit homme. Il aurait voulu hurler « BUCKY » mais rien ne sortit de sa gorge. Il s'était tellement inquiété pour Bucky. Si seulement il avait tué ce…

Le bruit des talons claqua dans la pièce et il leva les yeux pour voir Peggy s'approcher.

- Steve…

Elle marcha jusqu'à lui et hésita avant de poser une main sur son épaule.

- Je n'arrive pas à être saoul. Dit le blondinet. Erskine ne m'avait pas prévenu pour ça.

Mais il ne pouvait pas deviner qu'il aurait juste besoin de… de faire le vide absolument, vivement, pendant un délai variable. D'un point de vue militaire, c'était tant mieux. Ça n'aurait pas été bien qu'il boive pendant des mois. Mais son cœur était un charbon ardent, sa gorge était sèche, son corps était lourd…

- Il avait prévu cela. J'ai lu les rapports, ce n'était pas de votre faute. Le Sergent Barnes a…

- C'était ma faute ! Protesta le super soldat en cognant son poing si violemment sur la table que Peggy sursauta.

Le blondinet déglutit difficilement et avala sa salive.

- Vous avez lu le rapport mais vous ne savez pas tout. Vous ignorez que j'aurais dû tuer cet homme, vous ignorez que si je l'avais fait, Bucky serait là. Que si ma main n'avait pas glissé, que s'il n'avait pas peur pour moi, il ne se serait pas tranché la main. Il s'est tranché la main… pour que je vive.

- Alors, il faut vivre. Dit-elle en s'asseyant à côté de lui.

- Vivre. Répéta-t-il comme si elle l'insultait.

Steve se pencha en arrière et attrapa un étrange spiritueux. Cocoroc… 96° promettait-il.

Il but une gorgée qui lui brûla délicieusement la gorge. Ses idées s'embrumèrent.

Un seul instant. Si court.

- Je ne peux pas…

- Votre ami aimerait…

- Vous êtes mon amie, Agent Carter ?

- Peggy. Souffla-t-elle.

Elle descendit lentement sa main pour la glisser dans celle de Steve qui avait vraiment besoin de soutien. Alors elle le lui donnerait. Surtout qu'elle n'appréciait vraiment pas de voir un spectacle aussi affreux. L'enfant chéri de l'Amérique cherchant à creuser un trou pour sombrer dans les Enfers…

- Bien sûr que je suis votre amie.

- Bucky… N'étais pas mon ami.

Elle écarquilla les yeux, surprise. Ou… voulait-il préciser meilleur ami ?

- C'était l'homme… Non, se rectifia-t-il, la personne que j'aimais, que j'aime le plus au monde.

- Que vous aimez ? Comme…

Steve porta sa main à son cœur.

- Comme des personnes qui s'aiment et ont des relations plus qu'amicales. Dit-il avec un peu de nervosité.

Il ne pensait pas que Peggy le vendrait, ou Chester le protégerait, mais tout de même…

- Je ne pensais pas… Je pensais que vous aimiez les femmes. Dit Peggy, un peu désarçonnée.

Il avait accepté ses cafés, ses avances…

- J'aime les femmes. C'est compliqué…

- Vous voulez en parler ?

Parler de Bucky…

- Je ne sais pas. Chuchota-t-il. C'est lui qui est venu me voir dans le parc. J'étais seul, il avait une bande de copains. Il les a abandonnés et s'est installé à côté de moi sur la balançoire. Depuis, ma vie n'a plus été sans James 'Bucky' Barnes. Je n'ai su que très tard que je l'aimais… Nous avions seize ou dix-sept ans, j'étais dans son ombre mais je m'en moquais. Il draguait les filles, mais il savait qu'il ne les aimait pas… Il jouait avec les apparences. Je voulais désespérément être lui. Et lorsqu'il essayait d'arranger des plans avec moi, elles ne voyaient que lui, elles s'en moquaient de moi.

Steve but une autre gorgée de l'alcool puissant qui brouilla encore ses idées un moment trop court.

- Je ne voulais pas lui dire. Je savais comment il réagirait s'il apprenait. Il aimait ces filles… Je croyais. Un soir, l'une d'elles est partie furieuse et elle a dit quelque chose comme « Je pensais que ça se passerait bien mais j'aurais eu plus de chance avec le gringalet ! ». Et Bucky a déboulé, à moitié nu en l'insultant. Je ne savais plus où me mettre… Notre discussion a été à peu près « Elle n'aurait pas dû te parler comme ça » « Ce n'est rien Bucky, j'ai l'habitude. » « Tu ne devrais pas avoir l'habitude ! ».

Steve rit un peu en essayant d'imiter les voix mais il avait juste envie de pleurer. Et il ne pouvait pas pleurer devant Peggy…

Elle lui serra la main.

- Vous ne devriez pas en avoir l'habitude. Vous êtes quelqu'un de très bien et si elles prenaient la peine de vous connaître…

Elle vit le regard de Steve et lâcha un sourire avec un léger rire.

- C'est ce qu'il a dit ?

- À peu de choses près.

- Et ensuite ? S'intéressa-t-elle en souriant.

- Il m'a demandé… « Est-ce que tu resteras auprès de moi quoi que je dise, quoi qu'il se passe ? ». Oui. Alors il m'a avoué qu'il était gay. Il m'a avoué qu'il m'aimait.

- Et ? Il a voulu que vous essayiez ?

- Je l'aimais. Je n'étais pas sûr que ce soit ça, mais je l'aimais. Je détestais ces filles parce qu'elles me le prenaient, je le voyais comme un Dieu, je voulais toujours son aval. Ce n'était pas un ami. Et en même temps, c'est mon meilleur ami…

Peggy lui resserra la main.

- Dix ans. Chuchota-t-elle. C'est une belle histoire.

Steve se mordit la lèvre inférieure.

- Elle ne l'a pas toujours été.

- Vous l'aimez.

- Plus que tout au monde. Et je compte bien le venger. Souffla-t-il avec une ardeur retrouvée. J'exterminerai HYDRA puisqu'ils m'ont pris la seule personne qui pouvait compléter ma vie…

Peggy sourit à peine et opina.

- Je suis votre amie, Capitaine Rogers.

- Je préférais lorsque vous m'appeliez Steve. Je suis ravi d'être votre ami, même si je n'ai pas pu vous le montrer. Je suis désolé pour ça.

- Vous me parlez à cœur ouvert, Steve. C'est plus important que tout.

Quoiqu'elle aurait souhaité être la personne dont il parlait avec un rire dans la voix et des étoiles dans les yeux.

- Voulez-vous me parler, vous aussi ?

- Eh bien… Entre ami, pourquoi pas ? Sourit-elle.

Elle ne lui parlerait pas de cet intelligent garçon de Brooklyn dont elle était tombée amoureuse. Elle ne pourrait pas le voir se torturer pour ça aussi. À vrai dire, elle souhaitait juste qu'il oublie sa tristesse…