Kostyum ne geroy
Auteur : Angelscythe
Genre : Sombre, beaucoup de drama, shonen-ai, romance
Couple : Stucky !
Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ? Les paroles de la chanson ne sont pas de moi… vous savez d'où elle vient. (D'ailleurs merci à mon oiseau des îles de me l'avoir retapée !)
Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !
Note 2 : Toujours merci au Mongol pour ses corrections !
PARTIE II
CHAPITRE II : Je faisais mes missions en…
Steve déposa un énorme bouquet de fleurs sur une tombe parmi tant d'autres. Il regarda le nom et enfonça ses doigts dans ses poches. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire maintenant ? Rester là ? Fixer la ville en attendant simplement qu'on l'appelle. Il s'était engagé dans le S.H.I.E.L.D. pour Nick, pour Coulson…
C'était ce qu'il avait dit qu'il ferait quand la guerre serait finie. Protéger l'État américain. Mais il ne se sentait tellement pas à sa place…
- Captain America !
Il tourna la tête en entendant cette voix joviale et bourrue mais aussi vieillie. Il sourit en découvrant le vieux corps de Dum Dum, ses bacantes toujours là et son corps robuste. Nick ne faisait pas ses septante années et c'était de même pour lui tant il était vif. Qui croirait qu'il avait déjà un pied dans la tombe ? Il avait même une canne à la main quoi qu'il ne l'utilise pas pour marcher. Il était accompagné de trois roux, dont une fille joviale, un garçon un peu rachitique et un autre petit. Mais ils avaient tous les trois l'air bien en forme.
- Dum Dum Dugan !
Steve sourit, bien qu'un peu crispé, ajusta les fleurs sur la tombe de Bucky puis se leva pour rejoindre ces gais roux.
- Vous n'avez pas changé, Capitaine. Dit l'homme en jetant une main encore robuste sur l'épaule de son ancien supérieur.
Le blondinet songea qu'il aurait voulu en dire de même…
- Je te présente mes petits-enfants, enchaîna-t-il voyant la gêne, Judith et Edward, les enfants de ma fille Tanya et Doyle, le fils de mon fils Timothy Junior.
- Tu as emmené du monde. Tu as peur que nous n'arrivions pas à emménager seuls ?
- Je prévoyais surtout de les faire emménager pendant que nous prenions du bon temps. Rit-il.
- J'ai vraiment hâte d'en apprendre beaucoup sur toi. Ta famille, ton métier…
- Je travaille avec vous. Dit-il avec un clin d'œil.
Steve compris immédiatement qu'il était au S.H.I.E.L.D. et sentit un mélange de joie et de doute l'envahir. Malgré la carrure de son ami, il était si vieux.
- Aucuns problèmes ?
- Papy a des problèmes de cœur mais on ne l'empêchera jamais d'aller aider la veuve et l'orphelin. Rit Doyle, le petit.
- Rien de grave, Capitaine. Ne me regardez pas comme ça.
Il lui donna une violente tape dans le dos puis observa la tombe si joliment parée. Son sourire se ternit avant qu'il ne serre son bras autour des épaules robustes du super soldat pour le traîner à sa suite vers le petit appartement de Washington DC que le S.H.I.E.L.D. lui avait préparé.
Au début, il n'avait pas apprécié que la tombe de Bucky soit ici plutôt qu'à Brooklyn, mais, maintenant, il était obligé d'apprécier un tout petit peu. Il pourrait venir la voir tous les jours et se recueillir en sa mémoire.
µµµ
Dum Dum se laissa tomber dans le fauteuil de Steve en poussant un grognement. Steve rit en posant la boîte d'une armoire en kit.
- Il faudra monter ça. S'amusa Edward. C'est pas facile. Mais on vous aidera.
Il lui fit un clin d'œil alors qu'il essayait de transporter une caisse de livres. Steve s'empressa de venir l'aider. Mais à deux, ce n'était pas aussi aisé et la boîte se renversa un peu, libérant quelques manuels sur l'armée.
- Ah ! Regardez-moi cet homme âgé. Se moqua Dum Dum. Dès que tu auras fini de te plonger dans tes « vieux » livres, tu devras rattraper le retard. Regarde… I love you, Lucy ! Tu le regretteras si tu ne le vois pas.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Une série très vieille. Elle est sortie peu après que tu ne te sois endormi. Rit-il.
Il se leva et lui pressa l'épaule.
- Je te prêterais ça, le jour où tu seras capable de le lire.
- On doit aussi vous montrer ça !
Judith trottina vers Steve sous l'œil de son grand-père qui s'assurait qu'elle ne céderait pas aux charmes du super soldat. Elle sortit son téléphone portable et le montra au blondinet qui fut bien surpris.
- Mais… Qu'est-ce que c'est ?
- Un I-phone ! Regardez-ça. Regardez tout ce qu'on peut faire. Appeler des gens, regardez des films, faire des recherches sur internet.
Steve écarquilla les yeux. Elle parlait, elle parlait, elle parlait mais il n'entendait rien. Ou plutôt, il ne comprenait rien. Oui, il savait que c'était appeler mais c'était quoi cette liste de nom ? Et croyait-elle vraiment qu'on pouvait voir des films ailleurs qu'au cinéma ? Certes, au S.H.I.E.L.D. ils avaient d'étranges écrans permettant un million de choses et il avait vu d'immenses écrans montrant des publicités pour de la nourriture qui avait l'air immangeable mais… Mais il ne savait pas.
Tout avait l'air extrêmement intéressant mais si… si compliqué !
Voir les yeux écarquillés de l'homme poussa la jeune fille, hilare, à reprendre ses explications.
µµµ
- C'est l'heure. Ordonna la voix de Pierce.
Le Soldat de l'Hiver pressait sa tête contre le carrelage gelé sous le jet brûlant. Dès qu'il fermait les yeux, il voyait un kaléidoscope de danseuses qui se faisaient remplacer par… lui ? C'était lui, non ? Il se voyait se pendre au cou de… d'une forme noire. De plusieurs formes noires. Étaient-elles pareilles ? Pourquoi n'étaient-elles rien alors qu'il tombait à genoux devant cet homme ?
« Verpassen Sternenbanner »
Et cet homme ?
Et celui-là ? Et cette femme ?
Une ronde de danse. Sa voix qui résonnait. Qui chantait…
Le visage de tout à l'heure, sous son casque, son costume à la bannière étoilée. Il le vit se pencher vers lui.
On tira violemment son bras de chair en arrière et un coup violent l'éjecta contre la paroi de glace qui se fendilla. Il tomba à genoux. À genoux…
Il cracha du sang et leva les yeux vers Alexander. Il était un ancien agent du S.H.I.E.L.D., il en avait encore la force.
- Alexander Goodwin.
- Je t'ai dit qu'ils étaient là.
L'autre main jaillit sous la douche et ferma l'arrivée d'eau. Sa manche encore humide, il attrapa le Soldat de l'Hiver par les cheveux et le fit se redresser.
- Disons que tu y retourneras ainsi. Asséna-t-il brusquement.
L'assassin ne réagit pas une seule seconde, se laissant traîner malgré sa nudité. Se laissant traîner même s'il était nu. Se laissant traîner dans la rue où tout le monde pouvait le voir.
Il n'en avait rien à faire de toute façon.
µµµ
Le Soldat de l'Hiver expulsa de l'air glacé lorsque son corps se décongela. Il trembla à cause de tout ce froid qui collait encore à sa peau. Ses jambes recommençaient à le porter mais avaient besoin d'un petit peu plus. Un tout petit peu.
On lui tendit des vêtements et il les attrapa machinalement pour les enfiler, le regard se perdant dans le vague.
- Votre mission est d'exterminer le représentant Iranien de l'ONU. Voici les informations qui vous seront utiles.
Les doigts du Soldat de l'Hiver se fermèrent sur les papiers et il les parcourut en terminant de se préparer. Ses mains enfoncèrent son masque sur son visage, ajustèrent ses lunettes. Tant des protections physiques que pour se garantir l'anonymat. Il tendit les papiers à l'homme qui les roula et les enfonça dans sa poche.
- Vous serez assisté des agents Jacob, Heimrich, Leatitia et Callaghan. Vous les retrouverez aux abords de l'East River, New York. Ils vous attendent. Gardez le silence. Soyez vif. Efficace. Si on vous capture, tranchez-vous la langue. Rejoignez la base lorsque la mission sera finie. Nous voulons un rapport. Est-ce clair ?
Le Soldat de l'Hiver regarda droit devant lui en ajustant ses mitaines.
- Hail HYDRA. Répondit-il.
Il suivit l'agent qui le guida hors de sa cellule et l'équipa d'un maximum d'armes. Armes qu'il installa scrupuleusement en murmurant très bas les différents noms. Un exercice qui ne manqua pas à l'œil de son supérieur.
Tout le monde était son supérieur ici. Peut-être même les mouches aussi. Mais on attendait pourtant beaucoup de lui.
µµµ
Heimrich courut à l'avant et déblaya le chemin alors que, en bas, Leatitia sécurisait le périmètre.
Le représentant iranien était assis à une table. Il avait quatre gardes tous tournés dans une direction. Ils s'assuraient qu'aucune attaque ne surviendrait. Mais le Soldat de l'Hiver posa un genou à terre et arma son revolver.
Une chanson lui tournait en tête. Elle trottait.
Qu'est-ce que c'était ?
Qui par sa force et son courage, sauvera l'Amérique ?
Qui pour le Bien, mènera une lutte héroïque ?
Qui chaque jour, défendra le rêve américain,
Il tira et vit sa balle pénétrer le crâne du représentant, faisant couler le sang sur la nappe. Le corps tomba, les gens hurlèrent. Le Soldat de l'Hiver se leva et partit vers le jet apprêté par Jacob. Il rentra dedans et poussa Callaghan pour piloter lui-même. Ils devaient rapidement s'éloigner.
S'arracher la langue ne le gênerait pas.
Mais tout de même…
µµµ
Le Soldat de l'Hiver accrocha son couteau à sa ceinture et suivit son supérieur qui l'emmenait derrière lui à travers les couloirs sinueux.
Cette chanson trottait. Il voyait des éclats rouges, blanc et bleu. Il tourna sur lui-même et braqua son arme sur l'homme.
Portant bien haut le drapeau du peuple Américain,
De Washingrhon à L.A. ?
C'EST LE PORTE-BANNIÈRE ÉTOILÉE !
« Verpassen Sternenbanner » Se rappela à lui.
Le premier coup tonna et il remonta les escaliers, scrutant chaque pièce pour jeter une arme, tirer une autre balle.
- Félicitations. Je savais que je pouvais compter sur vous.
Alexander poussa le Soldat de l'Hiver vers sa zone de contention, se pencha sur le cadavre du premier officier et attrapa le papier avec une mission fictive. Sans surprise, il avait directement compris le message, l'ordre déguisé.
Couper les têtes infectées d'HYDRA.
- N'oublie pas le rapport. Dit Pierce.
µµµ
L'aéronef se posa sur le toit d'un immeuble. Cinq hommes descendirent et vérifièrent l'endroit. Ils firent signe au Soldat de l'Hiver qui posa le pied sur les briques et le ciment à son tour. Il vit bien les gestes que faisaient ses collègues, non encore des supérieurs. Eux qui lui indiquaient l'endroit le plus optimal pour éliminer ceux qui les intéressaient.
Il ne leur faisait pas confiance.
Il n'avait jamais eu besoin d'eux.
Le Soldat de l'Hiver préféra de loin analyser la zone sécurisée de ses propres yeux. Ce ne serait pas aussi aisé.
Il leva les yeux et vit une immense affiche avec le nom du Captain America. Le Captain America…
Le mercenaire sauta en bas de l'immeuble et roula pour atterrir sur celui d'en-dessous, tirant des cris d'alertes auprès des siens. Un tir fusa et il l'évita d'un bond, sans même regarder. Quoique, si… Il regarda derrière lui, juste pour tuer son collègue-supérieur d'un œil vif.
Il s'allongea sur l'immeuble et aligna son arme.
La chanson…
Il la fredonna.
Elle nous menace, cette guerre qu'il faut gagner demain.
Qui donc pendra ces fous qui marchent au pas de l'oie dans Berlin ?
Qui entendra cet appel pour l'Amérique ?
Qui échec ou gloire, porte l'espoir de l'Amérique ?
Il tira sa balle qui fusa et évita de peu un pigeon avant de s'enfoncer dans le crâne d'un diplomate contre les idées d'HYDRA, épinglant en même temps son interlocuteur.
Traître.
Qui vient prouver qu'on peut gagner ?
C'EST LE PORTE-BANNIÈRE ÉTOILÉE !
µµµ
- Winter Soldier !
Le Soldat de l'Hiver tourna la tête vers la jeune femme qui courait derrière lui, l'ayant interrompu dans les paroles qu'il chantait à voix basse.
Oui. Il l'avait vu…
Il aboya des ordres en russe, ce qui semblait perturber la jeune femme. Mais le Soldat de l'Hiver sauta sur un autre immeuble et tira une balle à travers une voiture dont les pneus crissèrent.
- Toujours fidèle et valeureux.
Ses paroles chantées étaient plus un marmonnement qu'une véritable chanson. Même en se collant à lui, on ne pouvait l'entendre.
Il se campa sur ses jambes et arma sa mitraillette d'une main, son revolver de l'autre.
Mince… C'était quoi les paroles suivantes. Il n'était jamais vraiment sûr de les comprendre…
Tant pis.
- Il nous fait jouir un quart d'heure, cet homme est vraiment le meilleur.
Il tira une balle qui éclata la tête d'un militaire, prêt à répliquer.
- Plein de force, il est prêt à défendre le Rouge, Blanc et Bleu ! Qui mettra l'axe ennemi à sac, futé comme un renard ?
Une rafale de balles jaillit de son arme, épinglant quiconque voulait riposter.
- Comme l'aigle aux ailes qui se déploient. Qui fera peur à Adolf et le jettera au placard ?
Il courut sur un autre immeuble, roula pour amortir le coup, tira une nouvelle salve, évitant les civils pour n'anéantir que ses cibles, cherchant d'où venaient les attaques.
- Il sait pourquoi on se bat. Qui est ce géant qui dormait, qui le réveilla ? Ce ne peut que le…
- Winter Soldier !
Il dégoupilla une grenade et la jeta vers l'hélicoptère sur un bâtiment droit devant lui.
- Qui va vaincre l'ennemi juré, chassant les boches à jamais.
Le Soldat de l'Hiver abattit les survivants alors que l'explosion le soufflait et le faisait reculer.
- C'est le porte-bannière étoilée !
µµµ
- Bravo… Bravo ! À présent…
Le Soldat de l'Hiver leva les yeux vers Alexander qui se tenait devant lui. C'était bien la première fois qu'il félicitait ou qu'il voulait lui donner une nouvelle mission alors qu'il venait d'en finir une. Il ne bougea pas lorsque l'homme se pencha sur lui.
- Ta prochaine cible est Nicholas Fury…
