Kostyum ne geroy
Auteur : Angelscythe
Genre : Sombre, beaucoup de drama, shonen-ai, romance
Couple : Stucky !
Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ? Les paroles de la chanson ne sont pas de moi… vous savez d'où elle vient. (D'ailleurs merci à mon oiseau des îles de me l'avoir retapée !)
Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !
Note 2 : Merci au Mongol pour ses corrections !
PARTIE II
CHAPITRE IV : Et il s'appelle…
Elle résonnait toujours dans sa tête.
La chanson.
Il scrutait la rue mais il ne trouvait pas Captain America. Où était son casque, sa bannière étoilée ? Il ne voyait que la jolie rousse qui était aussi sur la liste des personnes à tuer. Et s'il pouvait minimiser tout simplement le nombre d'ennemis…
Qui était cette personne qu'il avait vue dans la voiture ? Un homme à la peau noire. Il l'abattrait… Pas de survivant.
Mais Captain America. Il le haïssait tellement. Il voulait l'éliminer. Il avait… besoin de l'éliminer ? Pas parce que c'était sa mission, certes, en grande partie mais, quelquefois, son image surgissait. Elle était plus forte, plus violente que tout ce qui décantait dans son cerveau.
Cette nuit, il avait dormi. Cette nuit, il l'avait vu… Il avait…
Le bruit des coups de feu lui rappela sa mission. Il ne devait pas la perdre de vue. Il laissa la chanson scander dans sa tête, préférant de loin qu'elle tourne dans son esprit plutôt que d'échouer encore une fois.
Il aurait la peau de Captain America…
Il tira une balle à travers une voiture et entendit le cri de la belle rousse. Black Widow, qu'on lui avait dit. Il ne lui restait plus qu'à l'exterminer. La réduire en bouillie, trouver cette ombre qui s'étendait au-dessus de ses pensées, lui arracher le cœur et les tripes et terminer par ce noir. Ensuite…
Rapport.
Il entendit la voix de Rumlow quelque part et se joua plus fortement la rengaine.
Le coup final.
Quelque chose se jeta devant lui, l'empêchant de mener à bien sa mission. Un mélange de sentiments cogna son cœur et il fonça sur cet homme.
Tiens.
Ce bouclier ? N'était-ce pas…
Il n'avait pas le temps de trouver Captain America, qui avait dû prêter son bouclier à cet inconnu, et attaqua.
Pas de survivant.
Il était fort. Il était tellement puissant. D'habitude, il n'avait besoin de la chanson qu'une seule fois. Au pire, une fois par cible. Pourquoi est-ce qu'il résistait ?
Il lui arracha son bouclier. C'était étrange. Tenir le bouclier de Captain America… Il le renvoya avec dégoût et persista à se battre. S'il n'avait plus de munitions, il irait au poing, il avait un couteau, il avait des genoux.
Il voulait chercher autour de lui, il voulait trouver le Capitaine qui hantait chaque seconde de sa vie. Il voulait cracher les paroles qui torturaient son cerveau. Il voulait… Il voulait…
Il sentit une main sur son visage et fut éjecté.
Merde !
Il redressa la tête.
Qui échec ou gloire, porte l'espoir de l'Amérique ?
Qui vient prouver qui peut gagner ?
C'EST LE PORTE-BANNIÈRE ÉTOILÉE !
Toujours fidèle et valeureux.
Qu'est-ce que c'était ?
« Sergent Barnes » « Was willst du Verpassen Sternenbanner » « Captain America » « B… »
- Bucky ?
Bucky ?
Les paroles… Les paroles…
- Qui c'est Bucky, bordel ?
Il vit le blond écarquiller les yeux.
- Langage… Lui dit-il, le souffle haletant.
Une image d'un enfant se projeta dans son esprit. Il le voyait sourire de toutes ses dents et lui tendre la main.
« Moi je m'appelle… »
Il fut projeté au sol par deux pieds, roula sur le sol et se redressa.
Sa tête allait exploser ! Les paroles ?
Il nous fait jouir un quart d'heure cet homme est vraiment le meilleur.
Non, ce n'était pas ça les paroles. Tant pis.
Plein de force, il est prêt à défendre le Rouge, Blanc et Bleu !
Il arma son revolver. Cet idiot de blond était à découvert. L'occasion idéale.
Un missile explosa, il l'évita et sentit une vibration contre sa cuisse. Un message de Rumlow. Le Soldat de l'Hiver devait battre en retraite.
De toute façon, ses idées étaient complétement embrumées. Il disparut dans les canalisations, courut et se laissa finalement tomber dans les égouts. Le visage de ce blond se rapprochait de lui.
- Qui mettra l'axe ennemi à sac, futé comme un renard ? Comme l'aigle aux ailes qui se déploient. Qui fera peur à Adolf et le jettera au placard ?
Le visage perdurait, ce garçon qui se présentait surgissait derrière mais il n'arrivait pas à entendre son nom.
- Il sait pourquoi on se bat. Qui est ce géant qui dormait, qui le réveilla ? Ce ne peut que le…
« Moi, je m'appelle… »
- Captain America.
- Winter Soldier !
Il ne sentit pas les mains sur ses épaules, ne sentit pas qu'on l'obligeait à se relever et à marcher.
- Qui va vaincre l'ennemi juré. Chassant les boches à jamais. C'est le…
- Qu'est-ce qui lui prend ?
- Porte-bannière…
- Il est fou.
- Étoilée…
µµµ
Les doigts du Soldat de l'Hiver relâchèrent la tenue bleue qui était encore enfermée entre eux quelques secondes plus tôt. Il regarda le corps s'effondrer à travers le verre droit dans les flots.
« Je suis avec toi jusqu'à la toute fin »
La phrase résonnait dans son cerveau et éclipsait toutes les autres. Mais ce n'était pas désagréable. Cette phrase avait une douce mélodie.
Il glissa sur la taule et regarda la rivière.
Il sauta à travers la vitre et atterrit dans l'eau. Le mercenaire nagea jusqu'au corps du blond et il le tira hors des remous, l'installant sur la berge. Il observa son visage.
Quelques minutes plus tôt, il essayait d'accomplir sa mission en exterminant Captain America. Rien n'arrêtait ses coups de poings, ses tirs, son couteau. Et petit à petit, l'ombre avait commencé à disparaître.
Il ne savait pas où était Captain America et il devait le trouver. Mais cet inconnu n'avait pas besoin de mourir. Il se pencha sur lui pour s'assurer qu'il entendait sa respiration, sentait son souffle. Son cœur battait sous sa main. Il avait un corps chaud malgré l'eau glacée qui l'avait frappé.
Le Soldat de l'Hiver baissa les yeux vers le trou dans le ventre de ce garçon blond. Comment il s'était fait cela ? Ses doigts cybernétiques s'agitèrent puis plongèrent dans les chairs sanglantes. Il dénicha un corps étranger en seulement quelques secondes, l'extirpa et la porta à ses yeux.
C'était à lui.
Comment était-ce arrivé là ? Dans le doute, il l'enfonça dans sa poche, parce qu'il ne voulait laisser aucune preuve, puis se pencha à nouveau sur le corps. Il compressa la plaie et utilisa quelques fragments de la tenue du Captain America pour empêcher l'hémorragie de s'étendre.
- … Tu survivras, inconnu.
Si Captain America avait disparu, il lui restait une autre partie de sa mission ! Il leva les yeux et regarda le bâtiment à moitié détruit. C'était là qu'était Pierce. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il se levait et partait vers les ruines en courant. Il n'avait aucune envie que ce soit l'heure du rapport mais il ne pouvait pas laisser Alexander mourir. C'était contre les règles qu'on lui avait encastré dans le cerveau. Juste entre sa haine insoutenable pour le Captain America et les paroles de chansons qui tournoyait habituellement. Maintenant, la phrase de ce blond se frayait un passage, poussant les « Verpassen Sternenbanner » et « Sergent Barnes » ce dernier s'étant d'ailleurs trouver un ami. « Bucky ». De la voix de ce blond.
Qui était Bucky ?!
Le Soldat de l'Hiver courut plus vite. Il contourna la foule de policiers et d'ambulances, passa dans les haies et se projeta vers le ciel à l'aide de quelques arbres. Caché à la vue de la plupart des gens, il tira un grappin et laissa le fil le hisser aussi haut que possible avant de poursuivre son escalade.
Tout était particulier dans sa tête. On lui avait fait apprendre absolument chaque recoin du bâtiment pour la mission mais tout était détruit. Sa tête était comprimée, embuée mais c'était différent. Il n'avait pas besoin de chanter. Le visage de ce blond le perturbait mais on lui ferait l'oublier. On lui faisait oublier tant de choses. Mais pas les paroles de la chanson, enfin si, ce passage… Qu'est-ce qu'elles disaient exactement ?
Tant pis.
Il continuerait de penser que c'était « Il nous fait jouir un quart d'heure cet homme était vraiment le meilleur ». Le meilleur ? Captain America ? Un quart d'heure ? Présomptueux le Capitaine !
Il se figea à mi-chemin d'un escalier à moitié détruit.
« Verpa- »
« Je suis avec toi jusqu'à la toute fin »
Mais qui était ce blondinet ?
La mission !
Il grimpa les marches en courant. Il était toujours perdu mais pas idiot. Il utilisa ses capteurs pour déceler toute trace de chaleur.
À force de grimper, se faufilant entre des gravats, en grimpant d'autre, il finit par déboucher dans une salle d'où émanaient ces ondes chaudes. Il poussa une porte à moitié détruite et enjamba un bureau.
Il entendit un gémissement.
- Alexander Goodwin ?
Un nouveau gémissement y répondit et il s'avança dans la pièce jusqu'à le trouver au sol. Du sang tachait sa chemise. Des balles étaient fichées à quelques centimètres, peut-être millimètres, de son cœur.
Le Soldat de l'Hiver s'agenouilla à côté de lui.
- Win… ter… S… ol… di… er…
Quand il l'aurait ramené, il devrait lui faire un rapport. Il ne voulait pas. Il ne voulait absolument pas lui faire un rapport. Ça aussi, ça restait dans un coin de sa tête. Il préférait garder en mémoire le blond et oublier ça.
- Win… ter… S… ol… di… er…
La voix de Pierce était encore plus sifflante qu'à l'ordinaire. Il bougea la main, le téléphone à quelques centimètres. Le Soldat de l'Hiver tourna le visage et le fixa. Ça, c'était utile pour la mission. Si la tête de Pierce tombait, deux autres repousseraient. Peut-être des dirigeants plus acceptables.
Qui ne voudraient pas…
« Sergent Barnes »
« Bucky »
« Verpassen Sternenbanner »
« Je suis avec toi jusqu'à la toute fin »
- Stra…stno…ye zhe…lani…ye… (1)
- Niet…
- Rzha…vy…ye… (1)
- Pojalouïsta. (2)
- Sem…nad…tsat'… (1)
- Niet, pojalouïsta, Alexander Goodwin.
Au lieu de le supplier, il aurait pu l'abattre. Mais il pouvait le laisser mourir, par contre, il était incapable de le tuer réellement. C'était son chef. C'était lui qui avait dit ces mots il y avait bien longtemps et qui les répétaient maintenant.
Si sa tête se vidait.
Si…
La phrase du blond était si apaisante. Il ne voulait pas l'oublier. Alors il suppliait alors que les mots s'ajoutaient l'un après l'autre.
Et il lui répondit.
- Gotovy soblyudat'. (1)
« Prêt » à accomplir ses tâches, en effet.
- Sau…ve… moi. Ordonna Alexander.
Les doigts cybernétiques s'agitèrent comme ils l'avaient fait avec le blond plus tôt. Il essuya le métal avant de l'enfoncer avec expertise dans les plaies. Il tira les balles et arracha des morceaux de la tenue pour comprimer l'hémorragie. Le Soldat de l'Hiver attrapa un de ses nombreux armements pour analyser le niveau de chaleur qui se propageait hors des veines.
Il était un militaire, un mercenaire, un tueur, une machine de guerre, pas un docteur…
Mais l'ordre était plus fort que tout.
Il compressait.
µµµ
- Est-ce qu'il y a quelqu'un ? Dites-nous ! Répondez ! Faites du bruit !
Le Soldat de l'Hiver ouvrit la bouche et la ferma. Est-ce que ça faisait partie de l'ordre ?
- Ré… ponds…
- Ici ! Cria-t-il.
Deux pompiers arrivèrent en courant. Ils virent le sang, le torse nu de Pierce et le Soldat de l'Hiver qui comprimait la plaie.
- Nous sommes là. Dit l'un des secours en s'empressant de venir.
Il posa une main sur l'épaule du mercenaire qui tressauta avant de tenter de lui pousser les mains. Pierce poussa un cri lorsque les paumes de son arme vivante le comprimèrent.
- Lâ…che… Ordonna-t-il.
- Nous le prenons en charge. Rassura le second pompier.
Le Soldat de l'Hiver leva les mains. Le premier s'empressa de prendre les choses en main alors que le deuxième appelait du secours. Il reprit la place de son collègue.
- Comment vous appelez-vous ?
Le mercenaire fixa son chef qui opina légèrement.
- Lui… Alexander Goodwin Pierce. Moi…
Le brun écarquilla les yeux. Le blond, il avait dit…
- Je m'appelle…
- Il a l'air sous le choc. Dit le premier pompier.
- Il s'…
Alexander cracha du sang.
- Il faut vite le descendre ! Ordonna le second en l'aida à le mettre sur la civière d'appoint qu'ils avaient.
Ils se levèrent et la main du Soldat de l'Hiver se ferma sur un de leur poignet.
- B… Bucky… Je m'appelle… Bucky…
- On doit l'emmener rapidement, Bucky. Tu peux marcher ?
C'était mieux lorsque la voix du blond disait « Bucky ».
Il acquiesça.
- Viens. Le chemin est déblayé, tout est sécurisé.
Sur ces mots, les pompiers emmenèrent leur fardeau. Le brun se leva, la tête dodelinant. Il s'avança vers les escaliers, le souffle court et descendit les marches une à une.
(1) Le code, en espérant ne pas m'être trompée parce que je me suis faite aidée par google trad…
(2) Pitié ! (sans aide de google trad' mais avec un dictionnaire cette fois alors j'espère que c'est bon… Parce que moi à part dire « santé » et « au revoir » je repasserai en russe.)
