Kostyum ne geroy

Auteur : Angelscythe

Genre : Sombre, beaucoup de drama, shonen-ai, romance

Couple : Stucky !

Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ? Les paroles de la chanson ne sont pas de moi… vous savez d'où elle vient. (D'ailleurs merci à mon oiseau des îles de me l'avoir retapée !)

Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !

Note 2 : Merci au Mongol pour ses corrections


PARTIE III

CHAPITRE II : Et la roue tourne

Steve ouvrit sa dernière caisse en soupirant. Il était ravi aussi, bien sûr mais il devait repartir de zéro alors qu'il avait eu tant de mal à prendre ses repères. Il se souvenait du nombre de fois où il avait dû appeler Dum Dum pour qu'il l'aide avec sa télévision, son lecteur télévisé ou sa radio qui refusaient de fonctionner. Enfin, quand il arrivait à faire fonctionner son téléphone… Il avait encore du mal avec ça aussi…

Mais Sam était là maintenant ! Et il vivait dans la même ville. Il avait même entré son numéro dans son téléphone avec un code spécial que Steve pouvait faire en cas de souci.

- L'appartement est plus grand. Remarqua Wilson.

- Oui, tu as raison. Lui dit-il. C'est agréable et…

Le blondinet se dirigea vers la fenêtre.

- La vue est magnifique.

- Je suis content qu'elle te plaise.

Il s'approcha et sourit.

- On dirait qu'elle ne te plaît pas tant que ça. Est-ce parce que ta voisine a changé, elle aussi ? Ou parce que tu dois te trouver un travail ? Charria gentiment Sam.

Se trouver un travail dans un tel monde… Lui qui connaissait tout ce qui fonctionnait ici mais ne connaissait rien en même temps. Il arrivait à conduire des voitures mais les automatiques le saisissaient. Il préférait encore les motos…

Il se serait bien proposé comme livreur de journaux, surtout à la vitesse à laquelle il courait, mais la dernière fois qu'on lui avait apporté un colis il y avait ce récépicé électronique… Bon, il pouvait apprendre. Mais il apprenait déjà tant.

- Eyh, fais pas cette tête. Je peux te trouver un travail de mon côté. Les gens seront contents d'avoir l'avis de quelqu'un ayant traversé tout ce que tu as traversé.

- Merci, Sam. Je ne te ferai pas défaut s'ils m'acceptent. Je chercherai un travail pour ne pas rester dépendant de toi.

Son ami lui mit la main sur l'épaule.

- Arrête ! Je fais ça seulement parce que je veux te venir en aide. Tu ne m'es redevable de rien. À moins que tu aies une carte de personne âgée qui me soit utile dans les files ?

Steve rit et lui mit une main sur l'épaule en retour, un sourire aux lèvres.

- Merci, mon ami. Mais je tiens vraiment à ne pas te gêner. J'avoue que je ne suis pas très au point. Je travaillais pour le S.H.I.E.L.D. Dit-il en s'éloignant. Ils m'appelaient quand je devais me présenter, payaient mes frais… C'était plus que ce que je n'avais jamais eu. Je n'avais à me préoccuper de rien et maintenant, je me sens bien bête. J'ai encore du mal pour tout. Et tu l'acceptes, je te suis redevable.

Vraiment.

Il aurait voulu lui dire la vérité pour tout. Mais ils n'étaient amis que depuis deux semaines. Et si leur amitié s'était forgée rapidement, il ne savait pas s'il pouvait lui faire confiance pour tout. Il ne savait pas s'il accepterait… tout ça.

Il voyait des homosexuels à la télévision mais tout lui rappelait que c'était mal. Il se souvenait comme il se cachait avec Bucky, tout ce qu'il lui avait fait traverser parce qu'il l'aimait.

Et si Sam le haïssait pour ça ?

- Ne te tracasse pas. Je t'aiderais. Ce n'est pas avec ça que j'ai l'habitude d'aider les vétérans, mais je devrais m'en sortir. Rit-il. Et on te trouvera un travail qui t'irait. Tu es intelligent, plein de choses t'iront. Et puis, de toute façon, on doit encore chasser HYDRA et…

Sam regarda vers les informations affichées au mur.

- Retrouver Bucky…

Tournant la tête vers Steve, il lui trouva l'air triste. Il lui passa un bras autour des épaules et sourit.

- On ira voir Sharon.

Steve sourit.

- Bien sûr. Ça me ferait très plaisir !

Sam se sentit un peu rassuré. Ce serait au moins une chose qui pourrait se faciliter dans la vie de son ami. Il comptait bien le voir sourire pleinement bientôt.

µµµ

Alexander terminait de boutonner sa veste alors qu'une infirmière s'assurait que tout irait bien. Elle se tenait derrière le fauteuil roulant, attendant que l'homme s'y installe. Ce qui ne tarda pas. Le Soldat de l'Hiver ferma la valise avec les affaires tel qu'on lui avait ordonné et il la souleva, le regard perdu dans le vague sous la visière de sa casquette.

- On peut y aller, Monsieur Pierce ?

- Oui.

- N'oubliez pas de bien manger, d'éviter la viande rouge et les alcools, de faire un peu de sport mais doucement et de vous reposer beaucoup.

Elle se tourna vers le mercenaire.

- Vous avez entendu ? Demanda-t-elle vers lui.

Il la dévisagea.

- Oui. Je lui répéterai sinon. Il est… lent.

L'infirmière eut un sourire gêné puis elle poussa le siège vers la sortie de l'hôpital. Le Soldat de l'Hiver suivit tout naturellement, marchant lentement. Il demeurait silencieux. Cette qualité que Pierce lui appréciait par-dessus tout.

Ils arrivèrent bientôt au niveau de la porte et l'homme se leva. Son arme vivante s'approcha immédiatement pour le soutenir. Parce que ça faisait partie de l'ordre de tout à l'heure. « Occupe-toi de moi et de mes affaires ». Alors il le faisait…

- Tout va bien, Monsieur Pierce ?

- Oui. Merci beaucoup. Je vous appellerai en cas de soucis. Ah ! Je vois déjà notre chauffeur. Allons-y. Somma-t-il au mercenaire.

Celui-ci le guida, sans un mot, vers la voiture d'où un homme s'empressa de sortir. Il prit délicatement leur chef des bras du Soldat de l'Hiver et l'aida à s'asseoir à l'arrière de la façon la plus confortable qui soit. Il murmura à son oreille puis se redressa. Le tueur à gage regarda autour de lui et lorsque l'homme voulut repartir vers le volant pour conduire, la main cybernétique se ferma sur son épaule.

La langue du type passa sur ses lèvres puis il se pencha à l'oreille du mercenaire qui ne le fixait même pas.

- Hail HYDRA. Chuchota-t-il.

Le mercenaire entendit la voix du blondinet tourner dans sa tête. Il ferma les yeux une seconde et relâcha l'homme dont il perçut le soupir soulagé. Il se glissa dans la voiture auprès de son chef, posant la valise au fond et ferma la portière. Ça ne tarda pas avant que le véhicule ne démarre.

Le Soldat de l'Hiver regarda derrière lui, écoutant les mots du blondinet puis la chanson du Captain America résonner dans sa tête. Le mélange était parfait. Mais ce qu'il aimait le plus, c'était vraiment ces petits mots.

« Je suis avec toi jusqu'à la toute fin, Bucky. »

Il voulait tellement être Bucky.

- Alexander Goodwin.

L'homme reposait la tête contre le dossier derrière lui et libéra un grognement.

- … Où va-t-on ?

- Je ne peux pas te le dire. Au cas où.

D'un mouvement de tête, il lui désigna le fauteuil entre eux. Le Soldat de l'Hiver déglutit difficilement.

Il devait lui demander.

- Mais tu as de nouvelles directives.

- Alexander Goodwin ?

- Tu seras apprêté à ma protection personnelle à longueur de journée. Et si je te donne une autre mission ce sera à toi de t'assurer que je suis protégé. Même si le S.H.I.E.L.D. s'est effondré, Captain America est toujours là puisque tu as échoué ta mission. S'il apprend que je suis en vie, il cherchera à me tuer.

La respiration du mercenaire s'accéléra à la mention du Captain America. Il se repassa la voix du blondinet.

- … Je reste… ici ? … Comme ça ?

- Oui. Répondit Alexander.

Il sentit quelque chose d'étrange. Ses lèvres se soulevaient comme ce n'était jamais arrivé. Son cœur était d'ailleurs léger, si léger. La voix continuerait de hanter ses pensées. Elle était tellement agréable…

Il ferma les yeux puis les rouvrit pour regarder l'homme à l'avant. Il était concentré sur la route. Le Soldat de l'Hiver glissa alors ses doigts entre les deux sièges et découvrit une cavité. Il souleva à peine l'assise, extirpant des revolvers et couteaux qu'il cacha.

- Une dernière chose, Winter Soldier.

Celui-ci ne le regarda pas, vérifiant discrètement la présence de balles.

- J'attends un rapport, oui.

- Da, Alexander Goodwin.

µµµ

Le Soldat de l'Hiver se réveilla en sursaut dans son canapé où il était extrêmement mal mis. Il se redressa, la sueur coulant sur son visage et il remit ses cheveux en arrière. Il se leva, jeta un regard vers Alexander qui dormait dans son lit et fit le tour des fenêtres. Rien à déclarer.

Il se laissa tomber sur l'appui de fenêtre et pressa son crâne contre le mur.

Encore ce cauchemar. Celui où Captain America… Un frisson le secoua alors que des images se mélangeaient dans sa tête. Lui tombant de la falaise avec l'homme au-dessus de lui lui dansant dans une étrange tenue autour de l'enfant chéri de l'Amérique lui dont les images se mélangeaient et puis les coups. Et puis…

- Qui par sa force et son courage, sauvera l'Amérique ?

Deux mois plus tard

- Captain ?

L'interpellé sauta sur le sol et roula pour amortir le choc. Sam atterrit à côté de lui, le souffle court.

- Tu l'as trouvé ?

Il entendit du bruit dans son oreille et se rappela l'émetteur-récepteur. Il avait toujours du mal avec ça…

- Le Sénateur est mort. Lui dit Natasha.

- Le Sénateur est mort. Répéta Steve.

- Non, je ne l'ai pas trouvé. Mais tu sais que même si on le trouvait…

Le blondinet eut encore l'envie folle de lui dire à quel point il aimait Bucky. Mais il n'arrivait jamais à le souffler. Ça faisait pourtant trois mois qu'ils étaient amis à présent. Trois mois !

Et pourtant…

- Je l'ai trouvé. Il est dans le bâtiment dans la cinquième rue. Je peux le toucher.

- Non ! Je m'en charge, Natasha ! Répondit Steve.

Sam serra légèrement les dents mais acquiesça. Son ami pouvait peut-être bien faire quelque chose. Et au mieux, ils arrêteraient le Soldat de l'Hiver…

µµµ

Justement, le Soldat de l'Hiver courait sur les toits, partant en direction du centre-ville. D'accord, il y avait beaucoup de monde, mais il espérait bien pouvoir l'utiliser à profit pour disparaître plus facilement ensuite. Au milieu de la cohue…

Il courut encore plus vite, sauta par-dessus une dent creuse et continua sa course.

Une main se ferma sur son poignet et il tourna la tête, se figeant.