Kostyum ne geroy

Auteur : Angelscythe

Genre : Sombre, beaucoup de drama, shonen-ai, romance

Couple : Stucky !

Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ? Les paroles de la chanson ne sont pas de moi… vous savez d'où elle vient. (D'ailleurs merci à mon oiseau des îles de me l'avoir retapée !)

Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !

Note 2 : Merci au Mongol pour ses corrections !


PARTIE III

CHAPITRE IV : Steven Grant Rogers

Quelques jours plus tard
Steve était assis dans un café à quelques pas de l'immeuble où il travaillait toujours avec Sam. Il était d'ailleurs censé prendre un café avec lui, en toute amitié, quoiqu'ils s'étaient vus hier pour regarder les Rocky mais son ami avait insisté…
Il fut alors des plus surpris de découvrir Sharon, souriante, mais portant une tenue qui sortait de ses habitudes. Elle était ravissante dedans, vraiment.
- Steve. Sourit-elle.
- Sharon. J'ignorais que vous étiez ici.
Il se leva et lui tendit la main alors qu'elle se penchait vers lui. Elle rougit et lui serra la main.
- Vous vouliez que je vous fasse la bise ? Demanda le blondinet, un peu gêné.
- J'aurais apprécié.
Il lui posa alors un baiser sur la joue.
- Merci.
Elle ajusta son sac.
- Wilson m'a dit qu'il ne pouvait pas venir et m'a demandé de venir vous tenir compagnie…
- Vraiment ? Asseyez-vous, je vous paierai ce que vous voulez.
Elle sourit en prenant place alors que Steve, qui appelait le serveur, était très intrigué. C'était pourtant Sam qui avait insisté pour ce café. Histoire de parler en « terrain neutre » ce qui lui avait déjà semblé bizarre mais il pouvait succomber aux frasques de son ami.
- Comment se passe le travail ?
- Très bien. J'ai eu un peu peur à cause des derniers attentats. Mais tout va bien.
- Je comprends.
- C'est toujours le même tireur ? Demanda-t-elle.
- Oui. On n'arrive pas à l'attraper. Mais j'y travaille activement. Certifia Steve.
Il se sentit un peu étrange de parler de Bucky avec Sharon. Il le faisait tout le temps avec Sam, mais c'était différent. Il l'aidait à le rechercher. Et il ne lui avait toujours pas dit…
Il sourit au serveur lorsqu'il arriva et laissa naturellement Sharon prendre un chocolat chaud avant de demander un café au lait.
- Comment se passent les choses chez vous ? Interrogea Steve.
Elle sourit un peu plus avant de lui répondre. De là, la discussion sauta de travail en travail, d'inconfort en confort, de joies et d'un million d'autres sujets. Entre temps, ils avaient eu le temps de recommander.
Mais alors que Sharon lui parlait d'une armoire qu'elle n'arrivait toujours pas à déplacer, car trop lourde, il y eut des cris. Des explosions.
- Qu'est-ce ?
Elle plongea sa main dans son sac à main comme pour attraper son arme à feu, ayant oublié qu'elle ne l'avait plus. Steve était aussi désœuvré qu'elle. Il n'avait rien ! Mais si c'était Bucky…
Un grand écran relayait des images filmées par une caméra près de la zone d'attaque. L'image tremblait mais on voyait… deux personnes se battre ? L'un d'eux portait un masque noir et argenté, était imposant et avait un panel d'armes dont il tirait plein parti.
Et cet autre était…
Bucky.
Simplement Bucky.
Il devait absolument y aller.
- Sharon, faites attention. Allez chercher Sam, s'il vous plaît. Il a peut-être ce qu'il faut.
Elle se mordit la lèvre inférieure, entre stupeur et désarroi. Mais elle opina puis partit vers le bâtiment en courant.
Steve savait que c'était de la folie mais il partit en courant vers la zone de combat. Il attrapa un couvercle de poubelle au passage. Ce n'était pas son bon vieux bouclier mais c'était mieux que rien.

µµµ

Le Soldat de l'Hiver tira une salve de balles vers Brock, sauta en arrière et roula sur le sol pour minimiser la chute. Il bougea son bras cybernétique qui avait été légèrement heurté puis recula en courant.
Les gens se poussaient en criant alors que Rumlow répondait grâce à sa mitraillette. Le mercenaire se cacha derrière un immeuble, dégaina une grenade, la dégoupilla et la jeta directement vers la foule.
Les hurlements s'ajoutèrent aux autres. De la poussière et de la taule s'élevèrent dans des crissements épouvantables.
Lorsqu'il fut hors de vue de son « collègue » le Soldat de l'Hiver se tourna violemment et se figea. Devant lui se tenait un blondinet, brandissant un couvercle de poubelle. Ça renvoyait un million d'image dans sa tête et il n'arrivait à en saisir aucune. Ça lui faisait terriblement mal.
Il porta sa main à sa tête.
- Bucky !
Bucky…
Il tourna la tête en entendant une détonation, écarquilla les yeux et repoussa violemment le blondinet, l'expulsant de la trajectoire. Une explosion retentit, les jetant tous deux au sol. Le brun retira son masque pour cracher du sang.
- Bucky !
Le Soldat de l'Hiver sentit une main sur son épaule et il leva les yeux pour rencontrer ceux du blondinet.
- Steven Grant Rogers ?
Captain America fut frappé par cette appellation. Ça faisait combien de temps depuis que l'homme de sa vie ne l'avait plus appelé de la sorte ? Comment réagir alors que le brun le regardait… comme ça !
Ses grands yeux pleins d'espoir, de désir, de peur et de désarroi.
Steve vit une grenade arriver et il se releva d'un coup, l'attrapa et…
Merde ! Qu'est-ce qu'il avait fait ? Elle allait lui exploser dans la main. Sans son bouclier en vibranium.
- Steve !
La grenade était sur le point d'exploser et il ne pouvait la jeter nulle part. L'aplatir de son corps, peut-être ?
On la lui arracha des mains et il la vit partir en poudre. Presqu'en poudre avant qu'une onde de choc ne le repousse violemment. Sonné, l'ouïe minimisée, il regarda ce qui était intervenu.
Qui.
Il sentit son cœur rater un battement alors qu'il voyait Bucky allongé sur le sol, du sang coulant un peu de son bras. Il se précipita sur lui en jetant son bouclier. Surtout lorsqu'une main amicale, et basanée, lui donna un autre plus adaptée.
- C'est le Soldat de l'Hiver ? Questionna Sharon, un revolver en main.
Elle observa les environs sans trouver d'autres coupables potentiels que celui allongé sur le sol.
- Oui. Il a essayé de détruire la grenade. … Il se battait avec quelqu'un.
Il scruta les environs.
- Je ne vois rien… Si ce n'est la police, des gens dévastés… Répondit Sam.
- Ils prennent bien les choses en charge, on dirait. Commenta doucement Sharon.
Wilson acquiesça à peine.
Steve regardait tristement Bucky, inconscient. Il lui passa la main dans les cheveux, cherchant du sang. Mais il n'y en avait pas, heureusement.

µµµ

- J'ai fait ce que vous m'avez demandé. Tout se passe comme prévu. Vous êtes sûr que c'est sans le moindre risque ? Questionna Crossbones.
- Bien sûr que ça l'est.

µµµ

Le Soldat de l'Hiver sentait sa tête extrêmement lourde. Il bougea légèrement le menton et grogna. Il sentait son bras de chair engourdi. L'autre était… Il refusait de remuer même un peu ! En fait, c'était la même chose pour l'autre. Et ses jambes…
Son torse se souleva et s'éleva brusquement.
Mince.
Qu'est-ce qui pouvait bien se passer ? Il n'était pas dans les sous-sols d'HYDRA ? Sa mémoire… Ou était-ce encore un petit jeu de Pierce ? Qu'est-ce qu'il préférait ? la seconde option… Vraiment.
Il devait se calmer. Se calmer…
- Qui par sa force et son courage, sauvera l'Amérique ? Qui pour le Bien, mènera une lutte héroïque ?
Son ventre lui faisait mal, il avait la nausée.
Et les phrases qui virevoltaient dans sa tête ajoutaient une migraine abominable.
- Qui chaque jour, défendra le rêve américain, portant bien haut le drapeau du peuple américain de Washington à L.A ?
Il entendit du mouvement mais ne se redressa pas. Probablement parce qu'il n'avait aucun repère.
La personne rejoignit la pièce d'à côté où du café chauffait dans une cafetière. Il eut un petit rire et secoua la personne qui s'était assoupie à côté.
- Steve. Tu t'es endormi.
Il grogna en se frottant la tête.
- Mince… J'avais fermé les yeux une seconde.
- Calme-toi, tu es resté éveillé presqu'une journée. Par contre, quelqu'un s'est réveillé.
- Bucky !
Steve se leva d'un seul coup, manqua de tomber et fila dans le salon, Sam sur ses talons.
- Qui échec ou gloire, porte l'espoir de l'Amérique ?
- Il s'est réveillé en chantant. Chuchota Sam.
- Qui vient prouver qu'on peut gagner ?
- Oh… Souffla Steve, surpris.
- C'est le porte-bannière étoilée.

- C'est la chanson… C'est celle des Stevettes… Chuchota le Capitaine.
Devait-il bondir de joie ? Bucky regardait dans le vide. Il était tellement ailleurs.
- Toujours fidèle et valeureux.
- Les Stevettes ?
- Propagande pour Captain America.
- Il nous fait jouir un quart d'heure, cet homme est vraiment le meilleur.
- Qu'est-ce qu'il a dit ?
Steve rougit comme jamais.
- Plein de force, il est prêt à défendre le Rouge, Blanc et Bleu.
- C'est dans la chanson ? Demanda Sam. Eh bien. Propagande. Lui dit-il en lui donnant un petit coup.
- Ce n'est pas…
- Qui mettra l'axe ennemi à sac, futé comme un renard ?
- Toi qui ne supporte pas le mauvais langage. Rit Wilson.
Ça n'aidait pas Steve à être moins rouge.
- Comme l'aigle aux ailes qui se déploient. Qui fera peur à Adolf et le jettera au placard ?
- Arrête. Marmonna le blondinet en s'avançant.
Sam essayait de calmer son rire mais voir son ami s'approcher d'un dangereux criminel aidait bien !
- Il sait pourquoi on se bat. Qui est ce géant qui dormait, qui le réveilla ? Ce ne peut être que…
- Bucky ?
Le brun écarquilla les yeux et les releva. Il vit le blondinet s'abaisser pour être à sa hauteur.
- Steven Grant Rogers… Chuchota-t-il.
Il tira sur ses bras, le torse se levant et s'abaissant. Il était enfin devant lui. Il pouvait être Bucky.
Il opina vivement.
Pitié, qu'il veuille bien le choisir comme Bucky. Que son image, que sa présence restent à jamais gravées en lui.
Une chose lui revint en mémoire. Il ne l'avait pas fait à l'époque. Il se souvenait l'avoir regretté. Des regrets qui avaient rongé sa folie sans qu'il le sache.
Il donna un autre coup sur ses bras. Le blondinet tourna la tête légèrement vers l'autre homme.
- Ne le détache pas. Lui dit le basané.
Le Soldat de l'Hiver, plutôt Bucky vu qu'il avait réussi à l'arracher, en profita pour se pencher vers lui.
- Steve ! Cria Sam.
Une impulsion ordonna au mercenaire de réparer ce qui le rongeait insidieusement et il colla ses lèvres contre celles du blondinet, sentant la vie se glisser en lui comme un vivifiant et exaltant coup de fouet.