Kostyum ne geroy

Auteur : Angelscythe

Genre : Sombre, beaucoup de drama, shonen-ai, romance

Couple : Stucky !

Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ? Les paroles de la chanson ne sont pas de moi… vous savez d'où elle vient. (D'ailleurs merci à mon oiseau des îles de me l'avoir retapée !)

Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !

Note 2 : Merci au Mongol pour ses corrections

PARTIE III

CHAPITRE V : Après le baiser


- Hum… Steve ?
Entendant son nom, Captain America se rendit compte qu'il avait répondu au baiser de Bucky. Ou plutôt, qu'il avait répondu au baiser de l'homme de ses rêves devant Sam. Bien sûr, il s'était rendu compte qu'il y répondait puisque chaque mouvement de ses lèvres torrides contre les siennes envoyait des décharges dans son corps. Deux ans et trois mois sans avoir goûté à ça.
Il aurait tellement voulu le savourer plus longtemps.
- Hum… Euh…
Steve savait qu'il devait s'expliquer alors qu'il s'éloignait légèrement de Bucky. Lequel le regarda avec des yeux perdus, impatients et… comblés ?
- Eh bien… Les méthodes de déstabilisation d'HYDRA sont particulières. Se moqua Sam.
- Oui… Euh…
Le blondinet se redressa et s'éloigna encore un peu. La respiration du Soldat de l'Hiver s'accéléra.
- Steven Grant Rogers. … Je suis… Bucky. Dit-il en opinant vivement.
Steve brûlait d'envie de le croire, de le serrer dans ses bras, de… Tout. C'était lui ! C'était tellement l'homme qu'il aimait. Son visage, sa voix, son baiser. Mais c'était vrai que la panique qui vibrait dans son ton, ses yeux qui vibraient d'inquiétude…
Et il ne l'appelait pas comme avant.
- Qui es-tu ? Demanda le blondinet.
- … Bucky.
- Bucky comment ?
Le Soldat de l'Hiver ouvrit la bouche et fut incapable de répondre.
- Steven Grant Rogers. … Je…
Il respirait de plus en plus vite, incapable de répondre à cette question.
- Prouve-nous que tu es Bucky. Quoi que ce soit… Dis ce qui te vient à l'esprit.
Il lança un regard vers Sam qui haussa les épaules. Si on lui prouvait que cet homme n'était pas dangereux, il se rangerait encore plus du côté de son ami. Mais, de toute façon, c'était déjà le cas.
Le mercenaire avala de l'air et écarquilla les yeux.
- … Je portais cette robe…
Steve rougit de plus belle alors que Sam pouffait derrière lui.
- Je comprends pourquoi il te fait de l'effet.
Le blondinet devint entièrement cramoisi.
- … Il faisait froid. … Tu m'as donné ton manteau. … Il était… chaud et confortable. C'était…
« Was willst du Verpassen Sternenbanner ? »
- … Juste après…
« Was willst du Verpassen Sternenbanner ? »
Et pourquoi il était à genoux devant lui. Dans cette tenue. Celle des danseuses de Captain America.
- Qui par sa force et son courage, sauvera l'Amérique ?
… Après…
Steve sentit que ça lui faisait vraiment du mal. Il brûlait de savoir ce qu'il s'était passé ce jour-là dans la base de l'HYDRA mais, de toute façon, ça ne lui prouverait rien. Pas plus que ce qu'il savait déjà. Personne ne pouvait savoir que son Bucky avait été en robe chez l'ennemi, surtout parce qu'ils étaient tous morts, si ce n'était eux et ses amis. Et pourquoi ils auraient parlé de ça ?
- Je te crois. Tu es Bucky.
- Mais on a besoin de savoir un peu plus de choses. Dit Sam en s'avançant.
Steve le regarda mais acquiesça.
Il hésitait à se rapprocher pour effleurer la joue du brun mais il y avait son ami. Certes, il les avait vus s'embrasser mais le geste venait de Bucky. Il ne savait plus comment réagir.
- Steve disait que tu te battais avec un type. Qui c'était ?
- … Steve ?
- C'est moi, Bucky. Tu te souviens ?
Le brun le dévisagea, écarquillant encore plus les yeux.
- Steven Grant Rogers.
- Oui. Tu m'appelais Steve.
- Steve…
Wilson s'avança et s'accroupit près d'eux.
- Deux choses. Je ne veux pas que tu me roules de pelle et ensuite, je m'appelle Sam.
Le Soldat de l'Hiver lâcha le blondinet du regard quelques secondes pour dévisager Falcon puis revint à Steve. Il pouvait le regarder de tout son saoul et il refusait de perdre une seule miette de ce spectacle.
- Si tu réponds à nos questions, on te libérera et tu pourras faire plein de papouilles à Steve.
- Sam ! Rougit Captain America.
- Ben quoi ? Il en meurt d'envie.
Le blondinet regarda l'homme de sa vie qui l'observait toujours avec ce mélange d'admiration, de joie et d'une flopée d'autres sentiments qui le rendaient tristement pitoyable. Lui aussi, il en mourrait d'envie.
- C'est comme Sam a dit. Réponds à ses questions, s'il te plaît.
Le Soldat de l'Hiver baissa les yeux une misérable seconde.
- … Un collègue.
- Un collègue dans quoi ? Questionna Falcon.
Ils connaissaient la réponse, ils devaient en avoir la confirmation.
- … HYDRA.
- HYDRA est toujours actif ? Demanda Steve.
- … Oui. Diminué, mais actif.
- Nous voulons le démanteler.
Le mercenaire opina distraitement.
- Tu te battais contre ton collègue pour ça ? Comment s'appelle-t-il ?
- … Je ne peux pas répondre.
- On ne lui aura certainement pas donné d'informations importantes. Surtout qu'il n'y en a pas un seul qui a essayé de le récupérer. Releva Sam.
Il soupira.
- Ok. Dernière question « Bucky ». Dit-il. Tu veux faire plein de papouilles à Steve ?
Bien sûr, le Soldat de l'Hiver acquiesça.
- Sam !
- Ben quoi ? Tu aurais pu me le dire quand même.
Il se releva et commença à défaire les liens, commençant par ceux qui retenaient le ventre et les jambes du tueur à gage.
Steve regardait de son meilleur ami à Bucky, désemparé. Tant de ses réactions à lui que celles qui surviendraient de son amant. Il agissait tellement bizarrement.
- Te le dire… On ne dit pas ce genre de choses. Marmonna-t-il.
- En l'an quarante peut-être, mais t'es au vingt-et-unième siècle mon pote. Et j'aurais arrêté de m'acharner à te mettre avec Sharon. La pauvre avait beaucoup d'espoir.
- C'est pour ça qu'elle était là hi…
Les lèvres de Bucky se collèrent à celles de Captain America avant qu'il n'ait pu terminer sa phrase. La chaleur de ses lèvres le figeait à nouveau sur place.
- Ça va Steve ? Je lâche le deuxième bras du fauve ?
Le super soldat perçut la langue contre ses lèvres, se glissant doucement entre elles.
Il ne pouvait pas…
- A… Attends, Bucky. Dit-il en s'éloignant.
Il hocha la tête vers Sam qui libéra entièrement le brun, lui permettant de cercler ses bras autour du corps de Rogers, se pressant contre lui. Sa tête était vraiment confuse mais il était juste enchanté d'être contre lui.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant, Steve ? Je vous laisse, ta sangsue et toi ?

- Tu peux aller te reposer, je t'appellerai en cas de soucis.

- Hésite surtout pas.

Il attrapa son sac avec ses ailes à l'intérieur puis partit vers la porte.

- Protège-toi, Steve.

Le blondinet rougit de plus belle et écouta la porte se fermer. Ses doigts passèrent dans les mèches brunes et longues avec un léger pincement au cœur. Le temps s'était écoulé pour lui aussi.

Dans quelles circonstances ?

Il libéra ses cheveux pour effleurer le bras cybernétique. Comment c'était arrivé ?

Il avait vraiment un million de questions à lui poser et il ne savait pas comment et par où commencer.

- Est-ce que… tu as besoin de quoi que ce soit ?

- … Non.

- Est-ce que tu vas rester ici ?

Le Soldat de l'Hiver leva les yeux vers lui.

- … Je ne veux aller nulle part.

- HYDRA ne risque pas de revenir ?

- … Je ne sais pas.

- Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

- … Je ne sais pas.

Il secoua la tête.

- … Je ne sais rien. … Je n'ai pas le droit de savoir. … Tout ce que je sais… c'est que je t'aime… mais je ne connais ton nom que depuis quelques jours.

Steve le serra dans ses bras.

- Je t'entends parler et je sais que c'est mon Bucky.

- … Je veux tellement l'être.

- Tu l'es.

Le Soldat de l'Hiver secoua la tête une nouvelle fois.

- … Je suis l'arme d'HYDRA. Je dois tuer qui, où et quand HYDRA le souhaite.

Il serra sa main sur la cuisse de Steve.

- … Une arme ne doit pas savoir. … Ils m'ont tout pris.

Steve appuya la tête contre la sienne. HYDRA… il avait une telle haine pour eux. Ce n'était plus un seul mois de torture qu'ils lui avaient imposées.

- … J'avais peur qu'ils te prennent toi. … Depuis que j'ai vu ton visage et entendu ta voix… revu ton visage et réentendu ta voix, se rectifia-t-il, ils sont en moi. Avec… ces autres choses… … Cette

chanson.

- La chanson de propagande.

- … Je ne sais pas. … Elle me calme.

Steve baissa légèrement la tête, collant son front au sien.

- Je peux te jurer que c'est une part de ton passé. Il reviendra. Ça prendra peut-être du temps, mais je suis avec toi jusqu'à la toute fin, Bucky.

Le cœur du mercenaire battit plus vite, son ventre se souleva et s'abaissa violemment et il posa ses mains sur ses joues, comme pour s'assurer qu'il était bien là. Il ne put contenir un

frémissement de plaisir en réalisant que la phrase ne se jouait pas toute seule dans son esprit. Il était vraiment là.

- Alors… tu veux que je fasse à manger ou quoi que ce soit ?

- … Je veux…

Les yeux de Bucky s'écarquillèrent, comme si la question était la plus compliquée qu'on lui ait posée.

- … Je veux…

Il secoua la tête et serra Steve contre lui.

- Viens.

Le blondinet lui défit à peine sa prise pour le faire se lever. Il le tira doucement vers le fauteuil qui était juste à quelques pas. Il s'y assit, entraîna le Soldat de l'Hiver à côté de lui et lui tendit

les bras. Le mercenaire ne réfléchit pas une seule seconde et le prit en retour, se serrant contre son torse tout en le pressant contre le sien.

Ce sentiment de vie qui le saisissait était simplement indescriptible.

- Je t'aime, Bucky.

- Je t'aime… Steve.

Le super soldat sourit et l'embrassa, provoquant le contact comme il aurait dû le faire toutes les fois avant au lieu de laisser son unique amour le faire.