Kostyum ne geroy

Auteur : Angelscythe

Genre : Sombre, beaucoup de drama, shonen-ai, romance

Couple : Stucky !

Disclaimers : Les personnages appartiennent à euh… Jack Kirby, Joe Simon et peut-être Stan Lee… j'ai bon ? Les paroles de la chanson ne sont pas de moi… vous savez d'où elle vient. (D'ailleurs merci à mon oiseau des îles de me l'avoir retapée !)

Note : L'idée de base de cette fic m'a été donnée par mon oiseau des îles alias Sailor Sweety !

Note 2 : Merci au Mongol pour ses corrections


PARTIE III

CHAPITRE VII : D'Ouest en Est

Assis à un bout du fauteuil, Steve jetait de temps en temps des coups d'œil à Bucky qui se tenait à l'opposée. Il hésitait. Devait-il le prendre dans ses bras ? Il en mourait d'envie. Comme chaque jour depuis une semaine. Mais il voulait aussi le laisser respirer. Ou était-ce à cause de l'émission qu'ils regardaient ?

Steve ne savait pas trop ce que son compagnon en pensait. Personnellement, il aurait bien éteint mais si son partenaire appréciait. Lui était tout bonnement gêné. Il jeta un coup d'œil au boîtier des DVDs de I Love Lucy envoyé par son cher ami Dum Dum Dugan. Une personne à qui il n'avait pas parlé du retour de Bucky, d'ailleurs. Seuls Sam et Sharon savaient et il se sentait vraiment mal de toutes ces cachoteries.

Il lança un coup d'œil vers le brun et sourit légèrement. Il se sentait ml à l'aise en voyant ces épisodes mais son amour ne marmonnait pas la chanson. Il supposait tout naturellement que cette émission lui faisait du bien.

Il se pencha un peu vers le Soldat de l'Hiver et étendit la main.

Bucky sursauta lorsqu'il entendit le téléphone de Steve résonner. Il jeta un regard vers lui.

- Désolé. C'est…

Il vit la main cybernétique serrée sur l'accoudoir et préféra retenir la phrase qui voulait jaillir de ses lèvres.

- Travail. J'arrive.

Oui, il haïssait vraiment le fait de faire autant de cachoteries.

Pourtant, il se leva et s'éloigna du canapé, sentant le regard bleu, brûlant et frais de l'homme qu'il aimait le suivre.

- Allô ?

- Captain, c'est Stark. On a besoin de toi à Los Angeles, un bâtiment d'HYDRA et une horde de créatures symbiotiques. Un de mes jets est en route pour t'amener.

- D'accord. Vous avez besoin de Sam, je dois passer par chez lui chercher mes affaires ?

- Sam ? Falcon ? Oui, on prend. Je connais son adresse, JARVIS guidera le jet là-bas.

- J'arrive.

Steve raccrocha immédiatement et se tourna vers Bucky qui le fixait toujours. Il attrapa ses clés et alla chercher son manteau.

- Je dois y aller. On a besoin de moi… C'est une mission. Je ne sais pas quand est-ce que je rentrerais. I manger dans les placards et le frigo, sers-toi comme tu veux. Ça va pour toi, le micro-onde, la cuisinière électrique…

Il se sentait honteux de le lui demander un peu comme s'il était un idiot mais il n'avait jamais vu Bucky interagir avec la technologie du vingt-et-unième siècle. Basiquement, il le suivait presque partout et le laissait tout faire, plongé dans son étrange catatonie.

- Je ne sais pas quand je rentrerais. Peut-être demain ou… après-demain.

Il attrapa une vieille souche de course et écrivit dessus.

- Je te note mon numéro de téléphone s'il y a un problème. Je ne sais pas si je saurai me déplacer mais… je ferai tout ce que je peux pour toi !

Le Soldat de l'Hiver battit des paupières et se leva pour venir vers lui alors qu'il ouvrait la porte. Le blondinet fut surpris. Il ramassa le papier qu'il avait posé dans l'entrée et le tendit à son compagnon. Lequel le prit entre ses doigts sans le regarder et s'approcher de lui, passant son bras autour de sa taille pour le coller à lui.

Steve referma la porte autant que possible alors que les lèvres du brun se collaient aux siennes. Il savoura son goût juste indescriptible et caressa sa joue. Ça faisait maintenant quatre ans qu'il était habitué à être grand mais le plaisir d'égaler la taille de son Bucky était plus vivifiant que tout. Il se souvenait encore comme il devait se plier en deux pour l'embrasser, ou que son amant devait le prendre dans ses bras, sur ses genoux. Quoique cette dernière chose ne le gênait pas outre mesure. Mais pour le dos de son aimé, il était déjà grimpé sur un escabeau.

Le Capitaine sourit en sentant la langue de Bucky taquiner ses lèvres. S'il courait, il arriverait chez Sam assez tôt de toute façon. Alors il entrouvrit sa bouche, s'ouvrant à son amour et appréciant leur échange si intime.

Enfin, pas si intime. Mais il savait qu'ils n'étaient pas prêts pour plus et, de toute façon, ils n'auraient pas le temps. Si ça devait être la première fois de la nouvelle mémoire de Bucky, il souhaitait tellement que ce soit aussi unique que leur première fois.

Lorsque le souffle manqua, Steve éloigna légèrement ses lèvres et pressa son front contre celui de son tendre aimé, souriant tendrement en l'entendant respirer, quoiqu'un peu fort.

- … Au revoir… Steve.

Le cœur du Capitaine bondit dans sa poitrine à l'entente de ce surnom. C'était si rare qu'il le prononce de son propre gré. Il ne put se retenir et l'embrassa doucement. Un baiser plus court alors qu'il le resserrait contre lui.

- Je t'aime.

- … Je t'aime.

- N'hésite pas. Je dois y aller.

Il l'embrassa une dernière fois, se rassasiant à ses lèvres avant de le repousser tout doucement pour ouvrir la porte et sortir. Bucky agita la main.

- … Au revoir Steve. Je t'aime, Steve…

Il battit des paupières, contrôla sa respiration comme il le pouvait puis ferma la porte. Il se tourna et regarda autour de lui, ses yeux s'arrêtèrent bien sûr sur la télévision qui n'avait aucun intérêt pour lui et il se demanda bien ce qu'il pouvait faire de tout ce temps. Déjà chez HYDRA la question se posait mais rester sur le qui-vive pour s'occuper de Pierce était déjà une bonne chose.

Surtout que son chef lui trouvait toujours des occupations. Quoiqu'il finissait toujours par fixer le mur en attendant.

Il se dirigea vers le divan pour s'adonner à cette occupation lorsqu'il remarqua quelque chose de cent fois plus intéressant. Une photographie qui représentait un type ressemblait à lui, quoique plus vivant, les cheveux courts et un autre qui était presque comme Steve, quoique plus chétif.

Ça devait être une photographie d'eux.

Il s'en approcha, la prit prudemment comme s'il craignait de la casser et retourna dans le fauteuil et la fixa.

C'était cent fois, non mille fois mieux, que regarder le mur.

µµµ

- Tu l'as laissé seul ?

Le jet de Stark bougeait tout seul ce qui laissait tout le temps possible à Sam de scruter les nuages qui filaient presque vingt fois à la vitesse du son. Tout pour ne pas voir que son meilleur ami se déshabillait à quelques pas de lui. Même si voir tout filer comme ça sous ses yeux lui rappelait que la dernière fois qu'un avion avait dépassé cette vitesse, il s'était lamentablement crashé.

Mais celui-ci était une construction Stark et c'était rassurant, non ? Au pire, il avait des ailes et il supposait que Steve pouvait survivre à ça. Ou pas. Et il hésitait franchement à prendre les paris, là maintenant.

- Oui. Qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre ? On pouvait avoir besoin de toi.

- On a besoin de moi ! Il n'était pas obligé de dire oui ! Protesta Wilson. C'est bon, je peux tourner la tête ? Ajouta-t-il.

- Oui.

Son ami se tourna vers lui alors que le Capitaine terminait de monter son haut sur ses épaules tendues.

- Tu voulais que je demande à Sharon ? Elle doit être occupée.

- Puis ça ne se fait pas trop. Lui dit Sam.

- Euh…

- Mon Dieu ! C'est vrai que tu n'y connais vraiment rien aux femmes. Pouffa Falcon.

Steve manqua de tomber lorsque le jet arma sa descente. Il tendit la main pour s'accrocher alors que Sam retenait un nouveau rire. Les roues se déployèrent dans une zone déserte et la navette s'ouvrit toute seule.

- Ça ne se fait juste pas de laisser une femme avec son rival. L'inverse est vrai. Décréta Wilson alors qu'ils partaient vers la sortie.

- De quoi ?

Steve eut un sursaut et attacha son casque.

- J'apprends des choses à Steve sur les femmes. Lança Sam à l'adresse de Natasha. Il n'est pas très doué. Ajouta-t-il en tirant les joues de son meilleur ami.

- Je ne suis pas surprise. Il embrasse étrangement. Titilla-t-elle.

- Je n'embrasse pas étrangement. Protesta Steve.

Il entendit le bruit des réacteurs d'Iron Man et vit son ami se poser.

- Personne n'a envie de tester pour répondre.

- J'ai testé. Dit Natasha.

- Alors tout le monde va s'en remettre à elle. Tu embrasses mal, Captain, désolé pour toi. Si j'arrive à débloquer un peu de temps, je t'apprendrais. Dit Tony en ouvrant son masque.

Le blondinet était rouge et ne savait plus quoi dire alors que Sam était mort de rire à côté de lui.

- Qui… Qui est là ? Questionna Rogers pour changer de sujet de discussion.

Il ne comptait absolument pas protester en disant que Bucky trouvait qu'il embrassait bien ! Pour un million de raisons ! … Et parce que c'était avec Bucky qu'il avait appris à embrasser alors ça ne pouvait pas être si mauvais.

- Hawkeye est là-haut. Répondit Tony en désignant un immeuble. On a pas pu ramener le Hulk et Thor est à Asgard. Mais on a mon Rhodey, il aide Hawkeye. Ce qu'on veut, c'est exterminer ces créatures, atteindre leur base et récupérer des informations. Si on peut avoir un coup d'avance pour HYDRA.

Natasha se tourna vers Iron Man.

- Il faudra que tu me déposes.

- Si les deux autres peuvent les distraire.

- Oui, Stark.

Les amis eurent un bref hochement de tête l'un vers l'autre, enfilèrent rapidement leurs émetteurs/récepteurs et ils se séparèrent. L'un en volant tandis qu'il ajustait ses lunettes d'aviation, l'autre en courant aussi vite qu'il le pouvait.

Ils s'engagèrent à peine dans la ville qu'ils purent voir l'horreur qui s'étendait. Des habitations lésées, des créatures qui s'infiltraient partout, des gens courant ou rampant, pleurant, avec des membres sanguinolents. Pourtant, ils étaient comme à moitié évacués alors que des dépouilles symbiotiques reposaient de toutes parts.

Ses collègues avaient fait de l'excellent boulot. Il aurait voulu s'en vouloir d'avoir tant traîné si, lorsqu'il était arrivé chez Sam avec ce dernier, le jet de Stark n'arrivait pas justement.

Mais ils étaient là ! Ils comptaient bien réparer leurs torts, défendre la ville…

Il donnait des coups de bouclier à toutes les étranges créatures lorsqu'une mystérieuse flèche ne les abattait pas juste avant. Il entendait le bruit des réacteurs d'Iron Man, il voyait des créatures tomber lorsqu'une personne ailée ne surgissait pas pour protéger quelqu'un.

Steve arracha des flèches aux cadavres et les fourra à sa ceinture. Il renvoya une créature au sol grâce à un coup bien calibré sur le crâne d'une bête dont l'intérieur explosa. Il eut une nausée en voyant cet amas de… il n'arrivait pas trop à identifier cette gelée et il ne tenait pas à le faire.

- Captain !

Le blondinet sortit les hampes et les dressa, les plumes vers le haut. On les lui arracha d'un coup alors qu'un vent frais balayait son visage.

- Merci. Résonna la voix de Barton.

- De rien.

Il courut vers le centre qui laissait couler toutes les créatures. Il devait déconcentrer l'attention de ces immondes bêtes.

Il se jeta au milieu d'elles, les cognant avec vigueur. Tellement de vigueur qu'il en envoya certaines éclater sur les différents murs. De temps en temps, il récupérait une flèche ou l'autre pour Hawkeye.

- Captain ?!

L'homme leva son bouclier, s'accroupissant. Sam utilisa cette impulsion pour se redresser d'une mauvaise chute et il était reparti dans les airs, abattant, réduisant en miettes tout ce qu'il pouvait.

µµµ

Steve jeta des filets de… il ne voulait toujours pas savoir ce que c'était. Il en avait sur tout le corps et là, immédiatement, il rêvait uniquement d'une douche.

Enfin, pas tout à fait uniquement.

Essoufflé, il se tourna vers Hawkeye qui venait d'arriver à ses côtés. D'un coup sec, il récupéra sa flèche-grappin, la mit dans son carquois puis tendit la main vers Steve qui lui rendit celles qu'il avait machinalement récoltées.

- Merci quinze.

- De rien.

- J'ai ouvert la voie. Leur dit Sam dans le récepteur. Venez nous rejoindre ! On dirait qu'ils ont sorti le gros gibier !

- On arrive ! Répondit Steve en cassant la porte d'un coup de pied puissant.

La fenêtre coulissa dans un affreux grincement qui fit lever les yeux du Soldat de l'Hiver. Ses doigts se crispèrent sur le bois entourant la si précieuse photographie.

- Steven Grant Rogers ?

- Je pensais que la politesse aurait été Steven Grant. Ce n'est pas impoli ?

Le souffle du mercenaire s'accéléra immédiatement.

- Brock Rumlow…

Le bras armé d'HYDRA se leva de son fauteuil en serrant le cliché contre son cœur. Là encore, comme si c'était sa vie elle-même qui en dépendait. La seule source qui lui permettait d'être sûr qu'il ne risquait pas d'oublier le nom du blondinet.

- … Steven Grant Rogers… C'est son nom…

- Je sais. Tout le monde l'appelle Steve.

L'homme s'abaissa sous la fenêtre qu'il avait ouverte et s'engagea dans l'appartement. Le Soldat de l'Hiver se leva immédiatement.

- Sors. D'ici. Tu n'es pas invité dans la maison de Steven Grant Rogers. Siffla-t-il.

Brock approcha son pied du sol et il reçut un violent coup de pied sur le ventre qui l'aurait probablement éjecté sur le sol s'il ne s'était pas retenu à l'appui de fenêtre.

Le Soldat de l'Hiver posa doucement le cadre puis sortit de l'appartement. Il fixa Crossbones et s'accroupit. Sa main cybernétique s'agita avant de se tendre vers lui pour l'attraper. Il le saisit au col et le souleva afin de le poser à côté de lui bien qu'il se déplaça légèrement pour l'empêcher de rentrer.

- Eh bien. Il a fait de toi un bon chien de garde. Heureusement pour nous, ce n'est pas compliqué de l'éloigner de son petit animal. Lui dit Brock en se penchant vers lui.

- … Steven Grant Rogers est parti à cause du travail… mais je peux l'appeler… Dit le Soldat de l'Hiver.

Ce n'était pas le ton de quelqu'un qui donnait des informations, pas le ton de quelqu'un qui en avait besoin… Juste le ton de quelqu'un qui récitait un fait comme pour s'assurer de son authenticité.

- Oui. Mais il est à Los Angeles. Il ne reviendra pas avant un moment. Alors tu peux sortir…

Il se pencha encore plus sur lui, alors qu'ils étaient dangereusement perchés sur le demi mètre de pierre dure.

- Tu… dois sortir. Sourit Brock.

Certes le mercenaire ne pouvait pas le voir mais ça s'entendait tellement dans sa voix que même lui pouvait le percevoir.

- Est-ce que tu as besoin que j'utilise ton code, Winter Soldier ?

La frayeur battit violemment son corps. Dès qu'on parlait du code, il redoutait les ordres, de perdre tout ce qui comptait pour lui. De perdre simplement le blondinet, son nom, son visage, tout. Il oubliait tout le temps ce surnom. Il le lui répétait pourtant tout le temps. C'était presque son prénom.

C'était…

« Sergent Barnes ? » Non. « Verpassen Sternenbanner » Non, non, surtout pas. « Captain America » Plutôt celui qu'il détestait. « Je t'aime S… » le surnom. Le surnom était mort dans son esprit…

- … Je viens. Répondit le Soldat de l'Hiver.