Salut ! Alors me voici de retour avec ce deuxième chapitre. Excusez-moi de ce long délai mais je voulais m'avancer dans l'histoire pour être a peu près régulière au niveau postage des chapitres :) Les reviews que j'ai eu m'ont vraiment donné envie de continuer à écrire cette histoire même si je sais qu'il y a plus de personnes lisent du Johnlock que du MxG.

Pour l'instant, l'histoire est en train de s'installer, ce n'est que le deuxième chapitre après tout !

Pour ce qui est du nom de Smith qui se trouve dans ce chapitre, je l'ai choisi car c'était le plus simple des noms à donner pour ce personnage. Je ne connais pas Londres par cœur alors pour ce qui est de l'emplacement de la River Thames je me suis bien renseigné pour avoir un repère dans ce chapitre (bien que ce ne soit pas totalement indispensable).

Disclaimer: Seulement l'histoire m'appartient.

Message: Je rappelle pour ceux qui atterrissent sur cette page par hasard (on ne sait jamais), qu'il s'agit d'une histoire avec un couple homosexuel. Ici MycroftxGregory \o/

PS: Message un peu chiant mais n'hésitez pas à me donner votre avis. Bon ou mauvais, même si j'espère qu'il y aura plus de reviews positives *croise les doigts*


Love is not for everyone

Chapitre 2 :

Il ferma la porte avec grand bruit, énervé. Une semaine ! Une foutue semaine qu'il allait d'agence en agence mais rien ne lui convenait. Son ex-femme lui avait téléphoné quelques jours plus tôt en lui révélant que contrairement à ce qu'elle avait dit le jour de son départ, elle ne voulait pas lui laisser l'appartement. Il devait donc se démerder –oui, c'était un mot qui définissait bien sa situation- pour trouver le plus rapidement possible un nouvel appartement car sans cela, la procédure de divorce durerait indéfiniment. Depuis la déclaration de son ex-femme tout allait de pire en pire. Il souffla bruyamment et se rapprocha de la route pour héler un taxi.

Tous les appartements qu'il avait visités étaient désastreux. D'un appartement placé en face de la gare à un sous-sol transformé en chambre. A croire que tous les appartements potables étaient pris, pourtant Londres était une grande ville. Avec un salaire comme le sien, il ne demandait rien de mieux qu'un appartement adéquat et propre. Comment avait-il pu se fourrer dans une situation pareille ? Rien que d'y penser, cela le mettait dans un état de déprime profond.

Depuis qu'il vivait seul, il s'était renfermé dans son travail. Il essayait de ne pas penser à sa situation pour bien paraître devant ses collègues mais cela restait compliqué.

Il tourna la tête pour regarder la route qui défilait à travers la vitre du taxi.

« Vous semblez accepter la chose » avait dit Sherlock. Il rigola intérieurement. Pour une fois dans sa vie, il avait bien caché son jeu car non, il n'acceptait pas le moins du monde la chose. Et puis Sherlock n'y connaissait absolument rien en relation amoureuse. Il avait eu raison de ne rien répondre, ça aurait était difficile d'expliquer ce qu'il ressentait à ce dernier. Après une dizaine d'années de mariage, vivre seul du jour au lendemain n'apportait que déprime et ennui. Voilà ce qu'il pensait.

Il paya le chauffeur et se dirigea vers son immeuble. Une fois arrivé à son étage, il ouvrit sa porte non sans avoir chercher une bonne minute ses clefs puis se retrouva face aux cartons qu'il avait commencés à faire. Il alla direction la cuisine pour se servir à boire et se dirigea dans sa chambre. Apparemment, son ex-femme était passée dans la journée récupérer le peu lui manquait : il ne restait plus que ses propres vêtements dans l'armoire et toutes les affaires personnelles qu'elle avait laissées sur sa table de nuit n'y étaient plus.

Il jeta un coup d'œil sur son réveil : 18 heures. Il se laissa tomber et s'endormit pour rattraper son manque de sommeil.

Le soleil était déjà levé quand Gregory se leva. L'appartement baignait dans un silence confortable et Gregory en profita pour rester encore un peu au lit.

Deux heures plus tard, il se leva définitivement et était déterminé à finir ses cartons dans la journée. En gros, une journée ennuyante à souhait.

Il était assis au milieu des cartons quand son téléphone se mit à sonner. Il regarda le numéro : Enfin ! Il attendait cet appel depuis le début de ses vacances. Il répondit avec intérêt :

« Oui ?

-Chef, une prise d'otage près de Queen Victoria Street dans une bijouterie. Il s'agit de notre suspect dans l'affaire du meurtre du jeune garçon de neuf ans.»

Gregory ne prit pas le temps de réfléchir et répondit qu'il arrivait sans délais sur les lieux. Un peu d'action allait le remettre d'aplomb, à n'en pas douter.


« Alors ?, demanda-t-il essoufflé.

-Alors rien, il n'a répondu qu'une seule fois et la négociation est plutôt mal partie. Enfin…quand je parle de négociation c'est plus quelque chose comme «Si vous partez, je laisserais ces gens tranquille.»

-Hmm… Comment est-ce qu'il a pu entrer dans la bijouterie aussi facilement ?

-Et bien, commença Donovan, ennuyée, on était à sa poursuite quand il a surement réalisé qu'on le rattrapait, j'en sais rien, et il a profité de la présence de la foule pour se diriger vers une de ses otages actuelles qui sortait du magasin. Et depuis maintenant trois heures, il est enfermé avec la femme, son fils et cinq autres otages.

-Trois heures…Et tu m'appelles que maintenant ?

-Vous étiez en vacances pour la semaine. Oh, et puis ce n'est vraiment pas le moment de parler de ça ! Il y a un enfant là-dedans ! »

Le DI observa l'effervescence autour de lui. La rue bloquée faisait voir les voitures de polices alignées de façon à entourer l'entrée de la bijouterie où le coupable retenait les otages. Toutes les forces de l'ordre étaient mobilisées. Chacun des policiers présents étaient prêts à agir, armes à la main pour attraper ce tueur d'enfant.

Cet homme, ce meurtrier, avait battu son propre fils à mort sous l'emprise de l'alcool et d'après Sherlock avait été pris d'une telle culpabilité qu'il s'était débarrassé du corps dans la River Thames pour 'oublier plus facilement'. Quelques mois plus tôt avant le meurtre, l'homme avait été abandonné par sa femme, laissant son fils de neuf ans seul avec lui. Une femme plus qu'irresponsable d'après John et Gregory. Personne ne le savait mais cet homme battait sa femme et ayant eu un déclic, cette dernière quitta le domicile, laissant son enfant, ne voulant pas s'encombrer d'un poids. Et personne n'avait pu prévoir ce qu'il allait se passer au sein de cette famille déchirée.

Gregory s'était demandé comment on pouvait devenir fou au point de tuer son fils en quelques semaines seulement. Quand le corps du petit garçon avait été découvert, toute son équipe avait été mobilisée en plus de l'aide demandée à Sherlock mais l'homme avait déjà pris la fuite.

C'était pour arrêter les monstres comme cet homme que Gregory avait choisi de faire le métier de policier et aujourd'hui il devait agir pour le bien des personnes présentes dans la bijouterie mais aussi pour celui de ses collègues.

Il se tourna vers Donovan :

« Où est le négociateur ?

-Là-bas, à l'arrière de ce fourgon, répondit-elle en désignant un camion à quelques mètres d'eux.

-Ok, j'y vais. »

Le DI se dirigea rapidement vers le dit fourgon, se présenta et salua rapidement l'équipe présente. Il fit un signe de tête au négociateur professionnel qui était surement au téléphone avec le meurtrier et lui ordonna :

« Laissez-moi lui parler.

-Pardon ? C'est impossible, vous n'avez aucune qualification pour négocier avec le preneur d'otage.

-Ecoutez-moi bien, menaça-t-il l'homme, des personnes innocentes sont enfermées dans ce magasin depuis des heures et vous n'avez fait absolument rien obtenu ! Alors laissez-moi parler à cet homme ! »

Gregory arracha littéralement le téléphone des mains et s'éloigna de l'homme pour qu'il ne lui reprenne pas:

« Ici le Détective Inspecteur Gregory Lestrade, Monsieur Smith, est-ce que vous m'entendez ?

-Qu'est-ce vous voulez ? Où est passé l'homme à qui je parlais ? »

La voix de l'homme révélait sa nervosité et sa pression. Le DI décida d'y aller franchement.

« Écoutez-moi attentivement, Monsieur. Nous ne cèderons à aucune de vos demandes. Vous êtes un meurtrier, rien ne peux vous sauver. Votre propre fils est mort par vos mains et…

-La ferme ! Fermez votre gueule ! Qu'est-ce que vous en savez ? Rien !

-Si, je sais. Tous ces gens dehors le savent. La ville entière doit le savoir à cette heure. Et maintenant vous voulez détruire d'autres familles ? Croyez-moi, si quelque chose leur arrive, je vous poursuivrais jusqu'à la fin… »

Tout en continuant d'occuper l'homme avec ses paroles menaçantes, Gregory s'avançait vers la bijouterie en se dégageant des bras des policiers qui le retenaient.

Le téléphone dans la main gauche et son arme dégainée dans la main droite, il avait l'intention d'agir de lui-même, comme il l'avait décidé. Il continua de parler, de s'avancer et arriva à moins de dix mètres de la porte, il put voir le preneur d'otage dos tourné à la porte dans le fond de la pièce. Il analysa très vite : l'homme était donc dos à la porte, il tenait en joue les otages car son arme était dirigée vers le bas derrière le comptoir mais il savait que s'il tirait sur la porte pour l'ouvrir, Smith se tournerait vers lui.

C'était la seule chose à faire. Evidemment. Pourquoi hésiter ? Ces personnes comptaient sur lui. Elles étaient en danger de mort après tout, un fou les menaçaient d'un revolver. Mais lui aussi était en danger de mort s'il passait à l'acte. Le DI respira un bon coup, se tourna vers tous ceux qui se trouvaient derrière lui et qui ne bougeaient pas, le regardant avec tension. Un groupe d'élite d'une dizaine de personne était présent après lui pour attaquer malgré le fait que la décision ait été prise par lui et seulement lui. Comme quoi, le soutien entre collègues est ce qu'il y avait de plus important dans ces moments-là.

Peu importe les présents, il voulait, lui, se rendre utile pour la ville et à ce moment précis la seule chose qu'il pouvait faire c'était attraper le coupable.

S'avançant encore plus prêt, il se décida à se lancer quand il se rappela qu'il était toujours au téléphone :

« Alors ?

-Quoi ?

-Je veux que ma femme vienne de suite ! Je veux lui parler, lui expliquer mon geste.

-Expliquer votre geste vous dites ? Comment voulez-vous expliquez ça ? Vous avez tué son fils ! »

Dès la phrase terminée, il fit signe à l'homme derrière lui que la voix était libre et lui demanda de défoncer la porte d'entrée puis de le laisser rentrer en premier. Après un moment d'hésitation, un regard furieux du DI le dissuada d'éviter les ordres.

Dès qu'il fut rentré, l'incohérence de son esprit déjà présente s'intensifia. Il vit Smith se retourner vers lui et faire feu. Il entendit les hommes derrière lui se déplacer avec force mais après plus rien. Seulement un vertige présent depuis longtemps, une douleur vive dans l'estomac, une autre dans l'épaule gauche. Le vertige se fit plus présent mais il tint bon et tira pour se défendre. Une dernière douleur dans la cuisse gauche et le DI s'écroula. Une seconde avant de fermer les yeux, il vit Smith tomber au sol.


Il essaya de bouger mais une douleur extrême lui fit pousser un affreux grognement.

« Je t'interdis de bouger Greg, tu m'entends ? Si tu bouges, tu te vide de ton sang.

-Jo…John…je…

-Ne parle pas non plus. Tu t'es évanoui juste quelques secondes, tu es toujours dans la bijouterie et les secours sont là. Juste…ne bouge pas, ok ? »

Son corps tout entier lui faisait mal. Il n'avait jamais supporté la douleur. Il avait déjà reçu des balles mais aujourd'hui ça avait l'air assez grave. Cette douleur faisait sortir toutes les larmes de son corps. On le bougeait pour le mettre sur une civière et la douleur empirait. Il entendit la voix de John et Sherlock autour de lui. Ils avaient l'air de s'énerver contre les pompiers. Il laissa cette remarque de côté et s'évanouit une nouvelle fois.


Un bip sonore résonnait dans toute la pièce. Il papillonna des yeux quelques secondes avant de les ouvrir totalement pour découvrir un plafond immaculé. Il tourna la tête, il était seul. Un bruit de porte coulissante se fit entendre.

« Graham ! Vous allez bien ?

-Non. » Sa voix était tellement grave. Sa gorge lui faisait mal. Sherlock dû le remarquer car il posa une tasse qu'il avait dans la main en rentrant pour lui servir un verre d'eau.

« On peut dire que vous avez effrayé la majorité d'entre nous. John a même cru que vous étiez mort pendant un moment. Qu'est-ce qui vous a pris d'agir ainsi ?

-Je…je voulais juste arrêter ce connard.

-Je le sais bien mais mettre votre vie en jeu n'en vaut pas la chandelle…

-Et c'est vous qui dites ça…

- Dire quoi ? »

Greg ne répondit pas mais lança un regard qui montra à Sherlock tout ce qu'il en pensait.

« Vous m'aidez à me lever ?

-Oui, bien sûr. »

Sherlock le prit par le bras et aida Gregory à se lever le plus doucement possible.

« Je ne suis pas en verre, vous savez.

-Pour l'instant, vous l'êtes. John me tuerais si je ne prends pas soin de vous pendant son absence. Je vous rappelle que vous vous êtes pris trois balles et que vous venez seulement de te réveiller après trois jours de sommeil.

-Trois jours ? Et vous me le dites que maintenant ?

-Vous ne me l'avez pas demandé, répondit Sherlock avec un haussement d'épaules. Vous voulez aller où ?

-À votre avis ? Aux toilettes. »

Les deux se dirigèrent vers la salle de bain de la chambre puis Sherlock retourna s'assoir. Gregory en sorti quelques minutes plus tard, le visage plus blanc que la normale, ce que le détective consultant remarqua. Il se leva et se dirigea vers l'homme.

« Vous êtes plutôt blanc, vous devriez retournez dans votre lit.

-Je vais bie… »

Le DI n'eut pas le temps de finir sa phrase et s'évanouit dans les bras de Sherlock. Quelques secondes plus tard, les infirmières arrivèrent pour prendre soin de lui. Une des infirmières se tourna vers le brun, les sourcils froncés :

« Pourquoi était-il en dehors de son lit ?

-Il m'a demandé de l'accompagner aux toilettes.

-Et vous l'avez fait ? Êtes-vous idiot Monsieur Holmes ? »

Faussement choqué, ce dernier répondit :

« Je vous demande pardon ?

-Êtes-vous idiot Monsieur Holmes ? J'avais pourtant bien précisé qu'en aucun cas, il ne fallait pas le faire sortir de son lit ! »

Seule une moue légèrement coupable accompagna sa réponse :

« Je connais très bien le corps humain, il ne pouvait pas faire d'hémorragie ou d'arrêt cardiaque.

-Je ne parle pas de ça, je parle de la douleur. Vu les endroits où il a reçu les balles, en excluant l'épaule, la douleur est extrême. »

Finissant son dialogue moralisateur, elle se dirigea vers la porte après ses collègues. Elle se tourna une dernière fois vers l'homme et pointa le doigt vers lui :

« Je vous interdis de le toucher jusqu'au retour du docteur Watson. Je le saurais si vous m'avez désobéi. »

L'infirmière sortit de la chambre.

Sherlock regarda la porte et tourna d'un air hautain la tête.


« Bien, maintenant que t'as récupéré un minimum tu vas pouvoir rentrer. Ça fait neuf jours que t'es là, après tout.

-Ouais, j'en peux plus de cette chambre. Je suis content de te compter parmi mes amis proches, Docteur.

-Haha, en tout cas avoir Sherlock comme exemple d'immaturité ne t'a pas empêché de te lancer dans cette opération suicide.

-Arrête John, tu aurais fait pareil.

-Si tu le dis… »

John était venu rendre visite tous les jours à Greg depuis qu'il avait été admis à l'hôpital. Cela faisait six jours qu'il était réveillé et même ses collègues n'était pas venu. Le soir, seul dans sa chambre, il pensait à la raison qui les empêchait de venir au moins prendre de ses nouvelles. Il avait bien demandé à John mais il ne voulait pas lui donner de réponse. Il avait alors mis de côté ces pensées pour se focaliser sur sa femme. Enfin, son ex-femme. Est-ce qu'elle était au courant de son état ? Si oui, est-ce qu'elle se serait inquiétée ? Il ne pouvait répondre à ces questions. Mais il savait que même en le trouvant dans cette état, elle ne reviendrait pas. Bien au contraire, elle s'éloignerait encore plus. Qui voudrait d'un mari qui pouvait mourir à tout moment ? D'un homme, d'un policier qui jouait avec sa vie dès qu'il voulait prouver quelque chose.

« Quel con… »

Passer du temps avec Sherlock et John l'avait vraiment changé. Jamais auparavant, il n'aurait agi de cette manière. Mais il décida que c'était une bonne chose. Au moins, il ne s'ennuyait jamais et il prévoyait de continuer ça dans le futur.

« J'ai entendu dire que vous sortiez aujourd'hui, détective. »

Il releva la tête pour apercevoir le frère aîné des Holmes.

« Mycroft, que faites-vous là ?

-Je suis venu voir comment vous alliez. Sherlock m'a dit que John passait vous prendre pour vous ramener chez vous ce matin.

-Oui, c'est exact. Ça fait plus d'une semaine que je suis ici et depuis que Sherlock m'a aidé après mon réveil, je n'ai plus eu le droit de me lever alors vous imaginez…

-Sherlock est un idiot. Je lui avais bien dit de ne pas faire de bêtises…

-John, vous le savez, mon frère est immature à souhait. Même si c'est vous qui donnez les ordres. »

Gregory sourit et soupira :

« On en revient toujours Sherlock…Je vous rappelle que c'est moi qui lui ai demandé son aide et il a été bien gentil de me l'apporter alors tai… »

Des coups frappés à la porte lui coupèrent la parole. Les trois hommes fixèrent la porte.

« Gregory, je peux rentrer ?

-Merde…

-Qui c'est ?, demanda John.

-Mon ex-femme.

-Gregory ? Est-ce que je peux rentrer ? »

Gregory tourna un regard suppliant vers John. Ce dernier haussa les épaules, décidant que c'était au DI d'agir. Ce dernier souffla lourdement.

« Oui, oui vas-y. »

La porte s'ouvrit et laissa apparaître la femme. Elle montra sa surprise en voyant les deux hommes accompagnant son mari. Elle laissa apparaître un sourire hautain sur son visage.

« Et bien, je ne savais pas que tu avais autant d'amis, Gregory. Je te pensais marié à ton boulot. Enfin...vu l'état dans lequel tu es, même ta propre vie passe en dernier, n'est-ce pas ?

-Qu'est-ce que tu me veux ? Ce n'est vraiment pas le bon endroit pour se lancer dans une dispute. Surtout avec John et Mycroft autour de nous. »

Dès cette phrase prononcée, le médecin en profita pour réagir :

« On…on va vous laisser Mycroft et moi. » Il prit le bras de l'aîné Holmes et bougea en direction de la sortie mais Gregory les arrêta.

« Non, ça ira John. Elle ne va pas rester longtemps de toute manière. N'est-ce pas ?, rajouta-t-il sur le même ton ironique que son ex-femme avait utilisé plus tôt.

-Oui, évidemment. Si tu veux tout savoir, je suis seulement venu te prévenir que le délai pour que tu continues à habiter notre ancien appartement est dépassé. Tu n'as plus le droit d'y loger, désormais. »

Un silence accueillit la déclaration de la femme. John et Mycroft se regardaient. John était un peu, même extrêmement, soyons honnête, gêné de se trouver dans la même pièce que les divorcés. Mycroft, lui, remercia de tout son être le fait de ne pas être marié en voyant cette scène.

« Comme tu m'as laissé la majorité de nos biens communs, enfin non, c'est plutôt grâce à ma place et à mes relations. J'ai pu faire en sorte que l'appartement soit vendu plus rapidement. J'ai besoin de cet argent, tu comprends. »

Admirant l'audace de cette femme face à Gregory, John fixa son ami. Ce dernier releva la tête, les yeux rempli de fureur. Mycroft admira cette lueur qu'il ne pensait pas voir à travers les yeux de cet homme.

« Tu te fous de moi ?

-Pardon ?

-Je te demande si tu te fous de ma gueule ? Je reste alité pendant plus d'une semaine et tu viens comme une fleur une heure avant mon départ pour me dire que je n'ai plus d'endroit où vivre ? J'ai accepté le divorce, ce n'est pas suffisant pour toi ?

-Et bien…si, répondit la femme faussement ennuyée, mais j'ai besoin d'argent tu comprends. Mais ne t'inquiètes pas, tu recevras ta part.

-Sors de là, dégage.

-Hein ?

-Je te dis de dégager, bordel ! »

Le cri que poussa Gregory fit sursauter toutes les personnes présentes dans la pièce, y compris son ex-femme qui lui lança un regard haineux avant de partir sans un mot.

Un long silence gênant prit place entre les trois hommes. Ce fut John qui se lança en essayant de détendre l'atmosphère :

« Eh bien…on ne peut pas dire qu'elle soit chaleureuse.

-Merci de cette remarque, Docteur. »

Le DI regarda les deux hommes se chamailler en souriant vaguement. Pourquoi le sort s'acharnait contre lui ? Ok, il avait décidé de se faire tirer dessus, en quelque sorte, mais pourquoi sa femme agissait comme ça ? Il ne comprenait pas. Il se tourna vers John :

« Tu peux me passer mon portable, s'il te plait John ?

-Mmh ? Ouais tiens. Tu veux appeler qui ?

-Un hôtel. Je ne vais pas rester à la rue alors que je suis en congé maladie pour un mois.

-Tu n'as qu'à venir habiter avec Sherlock et moi.

-Oui, que je suis bête ! J'ai enfin l'occasion de partager le même appartement que Sherlock Holmes et je n'y pense même pas. Je ne sais vraiment plus à quoi je pense.

-Ça va, j'ai compris. Arrête ton cinéma. »

Mycroft Holmes regarda la scène qui se déroulait devant lui. Il aurait pu déjà partir mais avoir vu cette scène entre les divorcés l'avait retenu plus que prévu. Il regarda l'heure : Anthea devait surement l'attendre en bas. Un peu ennuyé, il bougea son parapluie tout en observant le DI qui commençait à parler au téléphone. Ce dernier était habillé en tenue de sport. Il avait son sac à côté de lui, prêt à rentrer chez lui, enfin plus maintenant, et John était en train d'avancer sa valise vers la porte. Un regard vers Lestrade et il sut que l'hôtel qu'il venait appeler n'avait plus de place disponible et qu'il allait en appeler un nouveau. Mais avant qu'il ne réalise, il était en train de s'avancer vers le blessé :

« Je peux vous montrer un appartement si vous le voulez bien.

-Quoi ?

-Et bien, vous êtes blessé. Et si vous pouvez donner un acompte dès aujourd'hui, vous pourrez avoir votre appartement à vous. Si vous le voulez, bien sûr, rajouta-t-il sans montrer sa gêne après le silence que laissèrent les deux hommes restant dans la pièce.

-C'est…c'est gentil à vous de me proposer ça. C'est vrai que si John vient pour prendre soin de moi à l'hôtel les gens pourraient avoir des pensées bizarres, surtout Sherlock, dit-il avec un rire.

-N'importe quoi…

- Ça va, John, je rigole. Pour la proposition, je veux bien accepter mais je veux voir l'appartement avant de verser l'acompte. Si c'est vous qui me le proposez, ça doit être bon mais je veux le voir avant. »

Mycroft hocha la tête, soulagé que sa proposition ne soit pas retenue comme bizarre.

« John, vous nous accompagnez je suppose, si vous devez continuer à prendre soin de notre Détective Inspecteur.

-Evidemment »

John et Gregory sortirent de la chambre quelques minutes plus tard. Mycroft les attendait déjà dans sa voiture. Après avoir pris leur temps pour descendre les trois étages, les deux hommes entrèrent dans la voiture, laissant les bagages au conducteur.

« Je ne vous ai pas demandé mais où se trouve l'appartement que vous voulez me montrer ?

-Oh et bien pour tout vous dire, il s'agit de l'appartement juste en face de chez moi. Un léger problème de travail est arrivé au précédent homme qui y habitait.

-Vous voulez dire que si je trouve l'appartement à mon goût, je vais devoir vivre sur le même palier que vous ? »

John et Gregory regardèrent Mycroft comme s'il était devenu fou. N'était-il pas sensé garder son adresse personnelle secrète, même envers ceux qui l'entouraient ? Ils attendirent la réponse du gouvernement face à eux :

« Oui. », répondit ce dernier avec un sourire dont il avait le secret.


Fin de ce deuxième chapitre :) Dites-moi ce que vous en avez pensé !