Voilà le cinquième chapitre ! J'attends vos réactions :D

Disclaimer : Rien n'est à moi, excepté l'histoire.

Message : /!\ Attention ! Dans ce chapitre se trouve une description qui pourrait choquer des personnes sensibles /!\


Love is not for everyone

Chapitre 5 :

Depuis son retour au boulot il y a une semaine, Gregory fulminait. Son supérieur, le Super Intendant, lui avait formellement interdit d'aller sur le terrain. Il n'avait eu qu'à remplir et corriger des dossiers comme durant les premières années de travail. Tous les jours depuis son retour, il observait ses collègues bouger dans tous les sens au moindre coup d'éclat en ville alors que lui restait collé à sa chaise pour faire du foutu boulot administratif. Ça faisait partie du boulot mais il n'avait jamais réellement apprécié cela. Un autre point l'avait mis dans tous ses états : il avait été remplacé. Lui, Gregory Lestrade, remplacé ! Un de ses collègues Détective Inspecteur était arrivé jeudi dernier comme une fleur et lui avait pris tous les dossiers sur lesquels il avait essayé de travailler en cachette durant la semaine. L'excuse principale pour ce remplacement temporaire était qu'il « devait reprendre ses marques ». Il se souvint de ce jour-là, il avait été dans une rage folle. Il n'avait même pas fait son quota de travail car il avait dû sortir toutes les demi-heures pour fumer.

Après cette journée, Gregory était resté enfermé dans son bureau en ne parlant que si nécessaire à ses officiers. Il tirait clairement la gueule. Oh, il n'était plus déprimé à cause de son divorce mais il s'ennuyait. Penser qu'il devait se lever tous les matins pour seulement aller remplir des dossiers ne le rendait clairement pas joyeux. Il avait envie d'action, d'aller courir après les criminels, de rendre justice !

Il en avait assez. Il se leva d'un geste brusque, frappa ses mains sur son bureau et souffla bruyamment. S'il n'allait pas voir son chef au plus vite, la situation allait durer des semaines voir des mois. Il se dirigea vers sa porte et sorti de son bureau en ignorant qu'il était l'objet de tous les regards.

Arrivé de l'autre côté du couloir, il ouvrit la porte devant laquelle il s'était arrêté quelques secondes et l'ouvrit avec force :

« Chef, j'ai besoin de vous parler ! »

Ce dernier leva la tête en soupirant :

« Lestrade… Que puis-je faire pour vous ? »

« Il s'agit de ma mise à l'écart. Je veux retourner sur le terrain, votre décision est totalement injuste. »

« Vous pensez ? Pourtant c'est vous qui avez refusé d'aller parler avec le psychologue. »

« Je n'ai pas besoin de parler à un inconnu. Je vais très bien, vous le savez. »

« Je sais que vous allez bien, Gregory. Mais je ne fais pas d'exception. Si je décide que vous devez reprendre vos marques, vous reprendrez vos marques. Et cela le temps qu'il faudra. »

« Si vous ne m'autorisez pas officiellement à revenir sur le terrain, j'irais sans votre consentement. Actuellement, je me fous de vos ordres. Je suis Détective Inspecteur, j'ai fait mon travail, et vous, vous m'avez remplacé ! »

On pouvait presque voir la fumée sortir des oreilles et des narines de Gregory. Son supérieur le regarda avec agacement, il n'aimait pas Lestrade. Il le respectait certes, mais il ne l'aimait pas. Cet homme était l'un de ses meilleurs éléments, les gens l'appréciaient, lui demandaient conseil. Il était ami avec les frères Holmes. Enfin…c'est ce qu'il se disait dans les couloirs. En gros, cet homme était meilleur que lui. Jamais il n'aurait été en première ligne pour sauver des otages, jamais il n'aurait été ami avec le gouvernement britannique, et surtout, jamais il n'était sincère au travail. Il ne pouvait tout simplement pas montrer qu'il aimait le pouvoir, qu'il aimait commander ses troupes et qu'il virait dès qu'il le pouvait un ennemi qui menaçait sa place. Mais cela semblait impossible avec Gregory Lestrade. Ce dernier ne pouvait pas être plus naturel qu'il l'était au bureau. Ses émotions le prenaient à la gorge et il ne les cachait pas… Gregory Lestrade était un homme aimé par ses semblables.

Cela faisait du mal à ses équipes qu'il ne soit plus sur le terrain malgré leurs certains différents depuis quelques jours. Mais il se devait d'être ferme sur ce point, car cet homme allait devenir une menace s'il continuait à se faire remarquer ainsi.

« Ecoutez Gregory », commença-t-il. « Je ne peux rien faire pour vous. Si vous ne voulez pas parler au psychologue ou même à votre médecin personnel je m'en fiche, vous ne pouvez retourner sur le terrain. Ceci est un ordre de votre supérieur. »

A cette phrase, il vit bizarrement son employé se détendre. Qu'avait-il dit ?

« Alors, si je vous dis que j'ai parlé avec mon médecin, vous me laisserais retourner sur le terrain, c'est ça ? Même si ce n'est pas un psychologue mais un médecin ?»

Merde…

« Et bien…oui, c'est…ce que j'ai dit. »

« Bien. J'ai parlé avec mon médecin. »

« Qui est-il ? »

« John Watson. », sourit Gregory.

Merde…

« Bien », énonça lentement le Super Intendant. « Je le contacterais au plus tôt pour vérifier cela. Evidemment, vous ne pourrez pas… »

« Comme je sais d'avance qu'il confirmera nos…séances…, je retournerais le plus tôt possible sur le terrain. »

Et c'est sur cette phrase que Gregory Lestrade quitta son bureau, l'air plutôt fier de lui. Il savait qu'il lui avait menti, en plus de ne lui montrer aucun respect. Mais que pouvait-il faire ? Cet homme était protégé… Et pas par n'importe qui !

La haine qu'il ressentait pour cet homme envahit encore plus le supérieur de Scotland Yard.


Le mercredi suivant, Gregory toqua à l'appartement de Mycroft sans succès. Il était rentré d'une journée de travail particulièrement éprouvante durant laquelle il avait mis les choses au clair avec ses collègues.

Mycroft ne répondit pas ce soir-là. Curieusement, Gregory était déçu de l'absence de l'homme. Depuis la soirée qu'ils avaient passé ensemble, il espérait secrètement repasser du temps avec l'homme. S'en faire un ami. Un ami proche. Car il ne voulait pas finir seul. Mais d'un autre côté, il savait que l'amitié n'était réservée qu'à certaines personnes. Des personnes comme John et Sherlock. Des personnes uniques en gros. Et lui n'était pas unique. Il était simplement un homme dans sa quarantaine qui venait de divorcer comme on en voyait partout aujourd'hui. Mycroft n'avait pas de temps à consacré à un homme comme lui. Il allait devoir se faire des amis d'une autre façon que de toquer à la porte de son voisin de palier.

Samedi. John avait refusé d'aller boire en ville avec lui. Maintenant qu'il avait dépassé la phase dépression concernant son divorce, Gregory voulait recommencer à sortir. Pour voir des gens, faire de nouvelles rencontres, s'amuser. A vingt et une heure, il sorti pour aller dans un bar à quelques rues de chez lui.

Il entra et se trouva une place au fond. Une place qui n'était pas isolée mais où il y avait moins de monde. La foule se concentrait surtout entre l'entrée du bar jusqu'à l'autre bout du comptoir. Jouant avec sa bière, il observait les gens autour de lui quand une femme s'approcha de lui. Gregory se sentit gonfler de fierté quand il la remarqua à quelques mètres. La femme le regardait, certaine de son approche. Elle ne devait pas avoir plus de trente-cinq ans, un carré plongeant blond lui encerclait la tête. Elle portait une robe moulante bleu et des talons hauts qui donnaient le vertige à chaque homme qui la regardait traverser le bar.

Elle s'assit à côté de lui. Laura, se présenta-t-elle. Gregory fit de même, pas le moins du monde réticent à se présenter à cette femme sorti d'un autre monde. Il se soulèrent ensemble toute la soirée. Ils firent partiellement connaissance : elle était écrivain, lui flic. Dès que le mot « flic » sorti de la bouche de Greg, la femme lui fit un sourire plus grand que celui du chat dans Alice aux Pays des Merveilles. Légèrement flippant, pensa Gregory. Puis elle s'approcha et l'embrassa langoureusement.

Elle voulait que l'homme en face de lui profite de ce baiser comme si c'était le dernier. Elle voulait lui donner envie. Et c'est ce que fit Gregory. Il profita. Au bout d'un bonne minute, la femme cassa l'enchantement et se leva.

« Je vais chercher à boire », dit-elle toujours avec un grand sourire. Il hocha la tête, souriant, se gratta le cuir chevelu, embarrassé. Il se trouvait sur un petit nuage. Assis, il contempla les personnes autour de lui comme si elles étaient des petites fourmis qu'il pouvait contrôler rien qu'en bougeant un doigt.

Il ne sentit pas de suite le canapé sur lequel il était assit se renfoncer. C'est le bruit d'un verre posé sur la table et d'une main caressant son avant-bras qui le fit revenir à lui.

« Merci », dit-il en se tournant vers la personne à côté de lui, souriant.

Mais le sourire se figea bien vite. Ce n'était pas une femme en train de le regarder les yeux plein d'envie qui se trouvait à côté de lui mais un jeune homme. Son regard se porta sur son bras et le secoua pour en faire tomber la main qui s'y trouvait.

« Qui êtes-vous ? »

« Quelqu'un qui a vu une femme vous laisser en plan et qui veut passer une bonne soirée. »

« Elle est allée me chercher à boire, pas laissée en plan. »

Le jeune homme lui fit un sourire et pencha sa tête, désignant le bar :

« Vous n'avez qu'à lever les yeux, vous verrez. »

Gregory leva ses yeux et vit Laura en pleine action avec un inconnu. Il grimaça.

« Vous voyez, j'avais raison. »

« Eh bien, je vais partir alors. J'ai plus rien à faire ici. » Et Gregory se leva accompagnant ses paroles à ses gestes le plus rapidement possible malgré l'alcool qui pulsait dans ses veines pour que l'homme ne le suive pas. Ce que ce dernier fit quand même.

Arrivé à la hauteur d'une allée, Gregory se sentit poussé et acculé contre un mur. Le jeune homme lui murmura à l'oreille qui le trouvait attirant et très à son goût. Sans attendre la réponse du policier, il l'embrassa. Gregory le repoussa et lui demanda ce qu'il pouvait bien se passer dans sa tête. Que cela était du harcèlement. Qu'il était flic.

« C'est encore plus excitant, tu ne trouves pas ? », et il essaya de l'embrasser une seconde fois tout en baissant sa main au niveau de son entrejambe. Cela suffit à Gregory pour lui donner un coup de poing en pleine figure et s'en aller le plus vite possible en pensant que finalement, il aurait mieux fait de rester chez lui à se soûler devant sa télé.


C'est sa sonnerie qui le réveilla vers trois heures du matin. Son visage enfoui dans ses coussins et les yeux toujours fermés, il chercha son téléphone en balayant son bras sur son matelas. Sa tête le faisait souffrir et ses jambes semblait s'être transformées en poids d'une tonne chacune durant la nuit. Il décrocha instinctivement et laissa échapper un grognement :

« C'est Donovan, désolée de vous réveiller mais on a besoin de vous. On a retrouvé un corps. »

Gregory grogna une seconde fois et parla d'une voix faible :

« J'arrive. Envoie l'adresse par message. »


Quand il arriva sur les lieux, le DI se dirigea directement vers un officier sous ses ordres pour se mettre à jour concernant les informations récoltées. Une fois fait, il observa les lieux. Ils se trouvaient en plein Londres, dans une ruelle vivante. Plusieurs bars étaient encore ouverts mais faisaient partir leurs clients à cause de la présence de la police. La conséquence était que, maintenant, la foule se dirigeaient vers les lieux du crime.

Gregory ordonna aux officiers sous ses ordres de retenir les plus curieux et de faire attention car la majorité était soûlée. Il s'avança ensuite vers le corps de la victime. Il déglutit fortement dès que ses yeux se posèrent sur cette dernière. Le corps était abîmé. Vraiment très abîmé. Donovan lui avait bien dit au téléphone mais il avait eu du mal à le croire. La victime avait bel et bien été torturée à mort.

Il se détourna et appela Sherlock. Il savait d'expérience que ce dernier pourrait les aider. Il jeta un énième coup d'œil au corps. Ce dernier était méconnaissable, l'homme avait été battu, on pouvait apercevoir des bleus qui s'étaient formés sur les parties du corps qui étaient découvertes, ainsi que des plaies ouvertes. Les deux bras formaient chacun un angle bizarre qui laissait imaginer la douleur de la victime lors de leur fracture. Les yeux de Gregory descendirent jusqu'au mains sur lesquelles le sang séché couvrait une grande partie de la peau. Il se baissa pour se rapprocher et remarqua des ongles manquants sur la main droite de la victime ainsi que deux doigts coupés sur la main gauche.

Gregory lâcha un soupir tout en se relevant et s'éloigna. Malgré ses années dans la police, il n'arrivait toujours pas à croire possible une telle cruauté envers un civil.

« Aucun papier sur la victime ne permet de l'identifier. »

« Pardon ? », demanda le DI qui se retourna encore surpris par Donovan.

« Je disais, il n'y a aucun moyen de savoir qui est la victime. »

« Bien. Ne touchez pas au co… »

Un bruit de foule l'interrompit. Il tourna la tête et vit ses officiers en train d'empêcher un groupe de franchir la bande de sécurité qui les séparait de la scène de crime.

« Tss…incapables… » Il se retourna vers Donovan. « Ne touchez pas au corps, Sherlock va arriver. »

« Evidemment… », fit ironiquement remarquer Sally. Gregory ne fit pas attention à elle et se dirigea le plus vite possible. Un groupe était en train d'encourager un jeune homme qui semblait bien bourré à passer à travers la sécurité. Gregory arriva au bon moment pour l'empêcher d'aller plus loin en mettant fermement une main sur son épaule.

« Je vous préviens, si vous continuez, je vais devoir vous arrêter. A votre place, je préfèrerais continuer à m'amuser avec mes amis plutôt que de finir en cellule de dégrisement. »

Les deux hommes se fixèrent quelques secondes avant que le plus jeune abandonne en levant ses mains et retourne vers ses amis. Gregory se recula de quelques pas avant de hausser la voix :

« Le prochain qui joue au petit malin en essayant de passer la sécurité se retrouvera au poste si vite qu'il n'aura même pas le temps de prononcer un seul mot. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Il n'attendit pas les réactions de la foule et s'éloigna tout en maudissant sa vie. Il n'avait vraiment pas le temps de s'occuper de gamins bourrés alors qu'il avait une victime torturée à mort à quelques mètres de lui. Il retourna vers le corps en voyant Sherlock et John arriver. Après les salutations habituelles, et sarcastiques pour Sherlock, Gregory présenta les éléments de l'affaire à ce dernier en les dirigeant vers le corps.

« Regardez-moi ça. C'est un travail de professionnel. », dit Sherlock dans un souffle. John lui donna un coup de coude dans les côtes avant qu'il ne rajoute un autre commentaire.

« J'ai regardé le corps et j'ai vu plusieurs traces de tortures. C'est assez horrible. Je ne sais vraiment pas ce que cette personne a fait pour mériter ça. », dit Gregory.

Alors qu'il parlait, Sherlock se baissa vers le corps pour l'étudier. Il passa plusieurs minutes à regarder chaque centimètre de la victime puis se releva. Il observa aux alentours alors que John, Gregory et Sally attendait qu'il parle.

« Sherlock. » Ce dernier tourna la tête vers le DI et le fixa quelques secondes sans que personne ne le remarque.

« Oui, alors victime d'une cinquantaine d'années environ, torturée à mort, mais ça vous le saviez déjà. Dents arrachées, ongles arrachés, deux doigts coupés. Tout ça à l'aide du même outil, pas très aiguisé si vous voulez mon avis. On doit rechercher une sorte de grosse pince. Main droite écrasée. Les deux bras sont cassés. Ses cheveux et ses vêtements sont mouillés et on peut voir des traces de brûlures sur son cou, ce qui montre qu'il a dû être électrocuté à plusieurs reprises. Vous trouverez surement d'autres marques de brûlures sur son torse. »

« Et bien…on a encore un malade à trouver on dirait… Quelque chose de personnel sur la victime ? »

« Ah, oui. L'homme doit être un ancien militaire. »

« Quoi ? Comment tu sais ça ? Le gars est défiguré. », demande John, surpris.

« John, regarde ses cheveux. Ils sont encore plus courts que les tiens quand on s'est rencontré. »

Gregory lança un dernier coup d'œil au corps avant de se retourner pour de bon.

« On en a fini pour ce soir. Sally, je rentre, occupe-toi de reste, s'il te plait. », dit Greg sans attendre la réponse.

Sherlock et John le suivirent alors qu'il partait de la scène de crime.

« Alors, comment ça se passe avec ton nouveau voisin ? », demanda John.

Gregory réagit en tournant la tête et levant un sourcil vers John.

« Est-ce que cette question est sérieuse ? »

« Evidemment. Pourquoi elle ne le serait pas ? », dit John avec un sourire.

« Hmm… peut-être parce qu'on parle de Mycroft Holmes, celui qui travaille tout le temps et qui, du coup, n'est jamais chez lui. »

« Est-ce que c'est un reproche envers mon frère ? »

« Quoi ? Non ! », répondit Gregory avec une voix un peu trop aiguë.

« Ça semblait être un reproche. Je le fais juste remarquer. John m'a dit qu'il fallait être honnête avec son entourage. »

« Sérieusement ? Est-ce que tu as une leçon quotidienne pour t'améliorer avec tes proches ? », demanda Gregory avec un mauvais sourire.

« Tu es de mauvaise humeur… »

« Belle déduction, Sherlock ! Oui, je suis de mauvaise humeur. J'ai passé une soirée terrible et on m'a réveillé en plein milieu de la nuit pour un meurtre encore plus horrible que j'ai pu en voir ces dernières années. » Il soupira fortement et passa sa main dans ses cheveux. « Désolé, je suis juste fatigué. »

Ils allèrent dans une rue adjacente pour trouver un taxi quand les trois hommes entendirent une voix les interpeller. John se retourna et fronça les sourcils :

« Je…crois qu'il nous appelle. »

Sherlock et Gregory se retournèrent comme un seul homme. Ce qui perturba le détective consultant. Personne ne se retournait comme lui le faisait. Il se demanda ce qu'il se passait avec le DI aujourd'hui.

« Oh merde…, je rêve… », dit ce dernier en levant les yeux au ciel.

John se retourna vers lui. « Tu le connais ?»

« Hmm ? Non. Non, pas du tout. » Gregory se retourna et continua à avancer.

« Hé ! Tu m'as cassé le nez, enfoiré ! »

« Quoi ? Greg, qui est ce gars ? », demanda John.

« Personne. » Il appela un taxi avec un signe de la main pour que celui-ci s'arrête, ce qu'il fit.

Les hommes rentrèrent dans le taxi. Sherlock regarda Gregory comme il l'avait fait depuis qu'il était arrivé sur les lieux du crime, le fixant en pensant à toutes les hypothèses possibles.

« Pourquoi l'avoir frappé ? »

« Il me harcelait. »

Sherlock ne répondit rien, il était curieux de voir ce que le DI allait sortir comme excuse. John lui avait appris qu'en laissant de l'espace aux personnes interrogées, celles-ci se confessaient plus facilement. Il était temps de tester cette théorie. Il ne s'attendait pas à mieux quand Gregory lâcha un gros soupir avant de se lancer.

« Il était tellement entreprenant qu'il pourrait me faire la totale s'il réussit à me coincer si je le recroise. Il a dû me suivre pour arriver jusqu'ici. »

Sherlock leva un sourcil, étonné, en regardant John.

« Je comprends ce que tu voulais dire maintenant, John. Le divorce ne fait toujours pas que du bien aux personnes concernées. Surtout aux personnes concernées. »

Gregory lui lança un regard meurtrier pour ensuite de retourner vers John.

« Faut vraiment que tu arrêtes de lui apprendre ces trucs sur la façon de se comporter envers ses amis. Ça ne lui va pas du tout. »

Le médecin haussa les épaules et sourit mais ne répondit pas.


Ce chapitre est plus court que les précédents mais c'est fait exprès. Je voulais commencer le prochain chapitre avec une idée précise et j'en ai conclus que finir ici le chapitre allait bien !

N'oubliez pas de me donner votre avis, j'ai eu plus de 100 visites pour le chapitre 4 et qu'une seule review...

A mercredi prochain ! :)