CHAPITRE 3
Bonjours bonjours ! Voilà un nouveau chapitre, un peu cours, hélas ! C'est que c'est bien plus long à écrire qu'à lire, heheh.
Merci pour vos commentaires !
Anga27: et voici la suite, comme promis ! contente que cette fiction te plaise ;)
Yuyreui: hey ! je suis trop contente que l'auteur d'une de mes fictions préférées lise la mienne ;) quelques unes des réponses seront apportées dans ce nouveau chapitre, qui, comme je l'annonçait, n'avait pas assez de bonne volonté pour daigner être plus long... mais le prochain le sera plus, promis juré !
"Grand père...les Oompas Loompas ne l'ont pas retrouvé... il fait presque nuit maintenant !"
Un silence inhabituel régnait à la table des Buckets. Personne n'osait dire quoi que ce soit. Mme. Bucket proposa timidement:
"Il avait peut-être des choses à regler, à l'extérieur...
- impossible, trancha Charlie, il m'aurait prévenu.
- Il a vécu longtemps seul, Charlie, ajouta doucement grand mère Joséphine. Il peut très bien avoir oublier.
- Et puis, renchérit grand père Joe, Willy est un adulte responsable.
- mensonges, rétorqua grand père Georges. Ce jeune con est aussi irresponsable que Georgina est sénile.
- papa, soupira Mr. Bucket.
- j'aime les pralines ! affirma grand mère Georgina avec un grand sourire.
- on ne peut vraiment rien faire ? implora Charlie.
- pas ce soir, trésor, soupira Mme. Bucket. Mais demain, nous irons voir la police, c'est promis.
- sauf si Willy est revenu entre temps, souligna Mr. Bucket."
Charlie baissa la tête. Il savait que Mr. Wonka avait des problèmes. Comment expliquer autrement son absence ? Chaque secondes perdues l'enfonçait peut-être un peu plus dans les ennuis. Willy n'est pas très doué pour les relations sociales... il aurait put mécontenter quelques dizaines de personnes avec une de ses réflexions particulièrement désagrèables.
"Il est temps d'aller te coucher, Charlie, lui rapella gentiment Mme. Bucket."
Le petit garçon hocha vaguement la tête. Après avoir souhaiter bonne nuit à toute sa famille, il monta dans sa chambre et s'allongea sur son lit. Au mur, les affiches autour de l'univers de la chocolaterie lui rappellait cruellement l'absence de son mentor. Il se blottit sous les couvertures. Il était presque sûr de ne pas bien dormir, cette nuit.
"Qui êtes vous ?"
La jeune femme regarda son interlocuteur avec une expression plus ou moins mitigée. Elle ne savait comment réagir face à la bizarrerie de l'homme qui se tenait en face d'elle. Et cette question ne l'aida pas. Elle recula d'un pas, soudain soupçonneuse.
Peut-être était il de mèche avec ceux qui la retenait prisonnière. Il tentait peut-être de lui soutirer des informations.
Oui, c'était sûrement ça.
Même si elle ne savait pas quelles genre d'informations on pourrait bien vouloir lui soutirer.
Apparement, l'homme perçut son mouvement de recul car son sourire réapparut miraculeusement sur ses lèvres.
"Hé ! Je ne vais pas vous manger ! (encore heureux ! J'ose esperer avoir de meilleur goût ! Savez vous que le cannibalisme est désaprouvé dans la plupart des sociétés ? Enfin bref). Commençons sur de bonnes bases, voulez vous ?"
Il lui tendit sa main gantée.
"Je m'appelle Willy Wonka !~"
Ceci dit sur le ton du "et oui c'est moi, vénérez moi, je suis tout puissant".
Elle lui jeta un regard torve. Lui, Willy Wonka ? Certainement pas !
"Vous mentez, cracha t-elle.
- ah oui ? répliqua le soi disant Willy Wonka, et qu'est ce qui vous fait dire ça, mademoiselle Je-Ne-Veux-Pas-Dire-Mon-Nom ?"
Elle resta estomaqué devant la puérilité de l'attaque. Non, décidement, cet homme n'était pas Willy Wonka.
"J'ai connu Willy, lâcha t-elle d'un ton hautain. Vous ne lui ressemblez en rien."
Une lueur s'alluma au fond des yeux violets de son interlocuteurs.
"Ah ! C'est l'absence de casque métallique peut-être ? Ou ma tenue extrèmement plus original que les horribles chaussettes que je portais avant ? Ou le fait que j'ai maintenant plus de quarante ans ? Oui, assurément, il doit y avoir un rapport, dit il d'un air sarcastique."
Elle piqua un fard. Cet homme semblait être bien renseigné.
"Pas seulement physiquement, insista t-elle. Vous n'avez pas du tout le même caractère. Vous êtes plus...
- étrange ? Extraverti ? Allumé ? Rentre dedans ? proposa fort galamment Willy Wonka."
Elle n'eut pas le temps de rétorquer. La porte s'ouvrit, manquant d'envoyer le chocolatier et son interlocutrice en bas des escaliers.
"Ah ! J'espère que c'est le petit déjeuner, j'ai une faim de loup ! lança Willy d'une voix blanche qui contrastait avec l'air bravache qu'il se composait."
Il glapit en se retrouvant face au trou noir d'un fusil de chasse.
La femme poussa un cri et voulut redescendre les escaliers. La personne qui tenait le fusil la poussa avec un sourire mauvais.
Elle sentit son pied rater une marche. Son corps bascula en avant. Elle ouvrit la bouche pour crier...
Et son bras fut retenu par le faux chocolatier.
"Hé ! Vous savez que c'est dangereux de pousser les gens dans les escaliers ? pesta Willy."
L'homme qui tenait le fusil se contenta d'un sourire carnassier qui le fit frissoner. La femme se redressa, tremblante, le coeur battant. Elle se dégagea de l'étreinte de Willy d'un geste brusque.
"Miss Salt désire vous voir, déclara l'homme d'une voix étrangement aiguë.
- Salt ? tiqua Willy.
- c'est cela."
Sans avertissement, l'homme saisit le bras du chocolatier et le propulsa hors de la cave.
"Quand à vous, mademoiselle, continua le sinistre personnage en la reluquant d'un air lubrique, je reviens à l'instant."
Elle blêmit. L'homme referma la porte et pointa son fusil dans le dos de Willy Wonka, qui, bizarrement, se sentait moins d'humeur à fanfaronner.
Par tout les saints chapeaux, se lamenta t-il. Dans quoi me suis-je fourré ?
