CHAPITRE 4
Bonjours tout le monde ! Voilà donc un nouveau chapitre, qui apportera un début de réponse sur la situation... je tiens à remercier tout ceux qui me lisent, même sans laisser de reviews...
Turrislucidus: salut salut ! merci de ton commentaire, et de tes efforts pour parler français... un début de réponse à la question de Squirella va être fournie dans ce chapitre !
SpicySpace: hey hey ! bienvenue en ces lieux ! ne roule pas trop sur cette fiction, tu vas la froisser... ;)
Willy se laissa guider le long du couloir. Tout ici était de marbre. Marbre blanc, marbre rose, marbre vert. Bah, songeait il, au moins, ça fond moins vite que des murs tout en chocolat.
Il y avait quelques tableaux accrochés aux murs. Le chocolatier pinça les lèvres en reconnaissant cette petite peste de Veruca et ses parents. Au moins, il n'y avait plus de doute sur l'identité de ses ravisseurs.
Car il s'agit bien d'un enlèvement, pas vrai ?
Mal à l'aise, il se tourna à demi vers l'homme qui le suivait. Celui-ci devait avoir la cinquantaine. Il avait un profil sec et un nez désagréablement pointu. Son visage était marqué de rides profondes qui lui donnait un parfait air de gangster.
Ou alors, c'était le fusil qui en était la cause.
Il ressemblait à un vautour (cliché !).
"Vous n'êtes pas très bavard, dites, tenta Willy."
Il recut pour toute réponse un coup de crosse dans les côtes. Il bondit sur le côté avec un glapissement tout sauf glorieux.
"Avancez, se contenta d'ordonner Monsieur Vautour d'un air laconique."
Il ne se le fit pas dire deux fois et pressa drastiquement le pas.
Paniquée, la jeune femme avait redescendu les escaliers. Il lui fallait une cachette. Avant que ce domestique ne revienne. Elle était là depuis assez longtemps pour savoir qu'il mettrait sa menace à exécution.
Menace à peine voilée, certes. Mais menace quand même.
Son cerveau fonctionnait à plein régime tandis qu'elle ouvrait au hasard les portes des cellules.
Pas le moindre renfoncement, nul part.
Elle poussa un gémissement de détresse.
Combien faudrait il de temps au domestique pour emmener le soi-disant Willy Wonka au bureau des Salt ? Dix minutes, au maximum. Elle y était aller assez de fois comme cela.
Elle frissona. Se rememora la première fois qu'elle s'était trouvée en face de la petite fille, Veruca, si mignonne avec ses boucles brunes et ses yeux bleus.
Un petit démon sous un visage d'ange.
"Excusez moi, madame, je suis perdue..."
Elle se retourna, pour se retrouver face à une adorable fillette. La pauvre semblait au bord des larmes.
Elle s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur.
"Où sont tes parents ?
- à la maison... ils m'ont envoyer faire une course, et maintenant, je suis perdue, expliqua la petite avec une voix larmoyante.
- tu connais leur adresse ? demanda t-elle d'une voix douce."
La petite avait hoché la tête. Et elles étaient parties toutes deux vers l'adresse indiquée.
Elle secoua la tête. Jamais elle n'aurait pu penser que cette enfant aurait pu la jeter ainsi dans un guet apens. Mais en plus, en plus ! Comment aurait elle pu croire que cette enfant en était l'instiguatrice ?
Tout ça pour une vengeance, elle l'avait bien vite compris. Si la petite l'avait fait enfermer ici, c'était pour se venger, elle et trois autres enfants.
Et, vraisemblablement, se venger de Willy Wonka.
Elle secoua la tête, agacée. Elle ne savait pas ce que Willy avait pû leurs faire, mais visiblement, ils ne lui avaient pas pardonné.
Cher lecteur, je vois que tu demandes comment cela se peut qu'elle ne sâche pas, étant donné que TOUT les journaux en ont parler pendant des heures.
Et bien, héhéh ! Tu le sauras plus tard, t'as qu'à lire la suite.
Ses pensées s'interrompèrent à l'instant même où elle vit son salut. Ce n'était pas beaucoup, mais c'était déjà ça. Sans un bruit, le plus rapidement possible, elle se glissa dans une des caisses qui remplissaient la cellule du fond.
Elle se tortilla sur elle même, tentant de trouver une position plus ou moins confortables au milieu de ce qui semblait être des débris de noix.
Son coeur manqua un battement lorsqu'elle entendit la lourde porte de la cave s'ouvrir, des pas descendre les escaliers. Elle s'immobilisa, ignorant la douleur que lui causait les coquilles qui s'enfonçaient dans sa chair.
Veruca ramena ses jambes sous elle, se mettant bien à l'aise dans le fauteuil. A côté d'elle, les trois autres observaient un silence total, s'entre regardant entre temps en chien de faïence.
Une petite moue lui échappa. Ils devraient être en train de jubiler. Après tout, leurs vengeances allaient enfin être éxaucée. Mais en réalité, ils ne ressentaient qu'un profond sentiment de gêne. Vouloir se venger est une chose; mettre ce désir à éxecution en est une autre.
Fermant les yeux, elle se força à justifier leurs actes.
A la sortie de la chocolaterie, ça n'avait été facile pour personne. Chacun des quatres enfants avaient eut leurs lots d'humiliations ou de traumatismes.
Violet se recroquevilla sur son banc. Elle s'efforça d'ignorer les garçons qui la pointaient du doigt, comme on pointrait un monstre. Elle observa ses mains.
Bleues.
Un monstre, en effet.
Un sanglot lui monta à la gorge. Elle qui était si populaire autrefois, la voilà sur le banc des pariats de la société.
"Comment va la Schtroumphette ? ricana celui qui avait été autrefois son meilleur ami."
Elle se releva d'un bond et s'enfuit sans demander son reste, les larmes ruisselant sur ses joues bleues. Même sa mère semblait avoir honte d'elle.
Honte de sa propre fille.
Tout ça à cause de ce stupide concours. Tout ça à cause de Willy Wonka.
Veruca jeta un regard timide vers Violet. Celle-ci restait stoïque. Elle avait étalé une importante couche de fond de teint sur son visage d'enfant, sans parvenir à camoufler totalement sa couleur de peau.
La couleur de peau à toujours été un sujet de discorde entre les gens. Les minorités ont toujours été refoulées, rabaissées. Alors, une petite fille à la peau bleue...
Seulement, Violet avait beaucoup de ressources. En plus de ses bases de karaté, elle s'était trouver dotée d'une extraordinaire souplesse, ce qui lui avait ouvert des horizons nouveaux.
Quoi de plus facile, en effet, de se faufiler de nuit dans un bâtiment lorsque votre capacité à vous contorsionner dans tout les sens aurait fait pâlir d'envie Elastique Man ?
En plus, le bleu se fond bien, dans la nuit. Mieux que le blanc.
Le regard de Veruca glissa vers Augustus.
Il se noyait. Il le sentait. Le liquide entrait dans sa bouche, dans son nez, l'empêchant de respirer. Il ne savait plus comment sortir. L'eau l'entourait. Partout. Tout autour.
Mais était-ce seulement de l'eau ?
Il se revoyait, de retour à la chocolaterie, noyé dans des litres et des litres de chocolat.
Il ouvrit la bouche pour crier. Mauvaise idée. L'eau s'engouffra dans sa gorge.
Voila, ça y est, c'était fini, il allait mourir.
Il ne sentit pas le bras de son père le tirer de sa baignoire. Il refit surface. Interloqué.
Il croisa le regard navré de son père.
Il n'y pouvait rien. Cette sensation de noyade ne le quittait plus.
Tout ça à cause de Willy Wonka.
Le pauvre Augustus avait, suite à ses mésaventures, dévelopé une forte phobie des grandes surfaces liquides et des conduits étroits. Difficilement blâmable de la part d'un petit garçon qui avait fini coincé dans un tuyau après avoir faillit se noyer tandis que des Oompas Loompas lui promettaient de finir sa vie sous forme de délice Wonka à la fraise enrobé de chocolat.
Traumatisme qui ne l'avait pas fait ralentir sur le chocolat, loin de là. Disons qu'il avait développé à la place un côté bourrin. Si Violet était la souplesse et la finesse, il était le tank allemand bourré de Kartofeln.
Elle se tourna finalement vers Mike.
"Mike, il faut manger."
Le grand garçon grommela. Si sa maigreur était moins effrayante qu'à la sortie de la chocolaterie, elle n'en restait pas moins alarmante. Le garçon devait peser quarantes cinq kilos pour deux mètres de tailles. Il jeta un regard méprisant à ses parents.
C'était des idiots, rien que des idiots.
"Je peux pas, je dois finir d'installer ce programme, grommela t-il d'une voix fortement agacée."
Il haïssait ses parents. Il haïssait les médecins qui s'inquiétait sur son poids. Il haïssait les vieilles dames gâteuses qui le regardaient avec pitié dans la rue. Mais, par dessus tout, il haïssait Willy Wonka, qui l'avait projeté dans cet enfer.
Willy Wonka, le plus grand imbécile qu'il n'est jamais rencontré.
Ses parents s'entre regardèrent, découragés. Ils ne savaient plus quoi faire de leurs fils.
A vrai dire, Mike n'avait pas beaucoup changé. Si ce n'est qu'il focalisait sa haine envers le monde sur la personne du chocolatier. Mais malgré ses dehors méprisants, cette intelligence dévastatrice et cette violence mal contenue, il restait un enfant. Un enfant qui à peur de ce qu'il s'apprêtait à faire, mais qui le faisait quand même.
Mike était le cerveau du groupe. C'est lui qui avait peaufiné les détails de leurs plan. Un plan brillant, dans sa noirceur.
Veruca fixa la porte. Elle aussi, elle avait souffert.
Les flammes de l'incinérateur lui léchaient la peau. Elle se sentait brûler. Brûler vive. Elle ouvrit la bouche pour hurler. Seul le rire moqueur de Willy Wonka se fit entendre, tandis qu'il la regardait mourir, une lueur inquiétante au fond des yeux.
Elle se réveilla en sursaut.
"DADDY !"
Avec force de grognements, son père fit irruption dans sa chambre.
"Qu'est ce qu'il y a, ma puce ?
- Daddy, sanglota t-elle, j'ai fait un cauchemar.
- voyons, ma chérie, soupira son père. Ce n'est pas si grave.
- Mais c'est toujours le même !"
Le visage de son père se ferma.
"Je n'aurais jamais dû te laisser passer cette barrière, lâcha t-il. Je n'arrive pas à croire que cet homme t'est laissé faire."
Elle fut un instant effrayée par la lueur qui passa dans les yeux de son père.
"Non, continua t-il, je ne peux pas laisser passer ça."
Il avait l'air décidé.
"Daddy, je veux savoir de quoi tu parles, réclama Veruca d'une voix inquiète.
- On ne réclame pas !"
Elle frissona. Elle ne s'était jamais habituée à ce que ses parents lui disent non. Mais elle ne se serait jamais doutée que son père nourrissait une haine bien plus féroce envers Willy Wonka qu'elle même. C'était lui qui les avaient poussés à se venger. Ils n'auraient jamas eut le culot, autrement...
ILs se tendirent tout les quatres en entendant des bruits de pas approcher.
"Oui oui, j'avance, vous voyez bien ! Faites attention avec ce truc, c'est dangereux, surtout du côté ou il y a un trou ! Hé, pas besoin de bousculer non plus ! Vous êtes vraiment pas aimable. Un problème dans votre enfance peut être ? Non ? Vous savez, ça use moins de muscles de sourire que de faire une tête pareille.
- mais faîtes le taire..."
La porte s'ouvrit, laissant passer un Willy Wonka plutôt inquiet et un domestique qui se contrôlait visiblement pour ne pas appuyer sur la détente.
Le regard du chocolatier s'arrêta sur les quatres enfants.
"Wouah, lâcha t-il. Je me demande comment j'ai fait pour me mettre dans des ennuis pareil !~"
