CHAPITRE 6
Et voila, un nouveau chapitre ! Désolé pour Turrislucidus, mais le plan ne sera pas "explicité" (ce mot n'est pas français, sorry) dans ce chapitre... parce que je suis cruelle et que j'aime tenir mes pauvres lecteurs en haleine. Je vous préviens toutefois que je me suis lâchée au debut de ce chapitre. Ne croyez surtout pas que j'ai fumé la moquette, voir pire. Ce serait injuste et infondé ;)
Turrislucidus: Violet est, en fait, une petite apprentie cambrioleuse :P bien sûr, elle n'est pas du genre Arsène Lupin ou autre du même genre, mais disons qu'elle aime bien fouiner chez les gens... Quand a Mr. Salt, eh bien, il faut un méchant très méchant dans toutes les histoires, et je ne l'aime pas vraiment... je pense que le fait qu'il se soit fait jeter dans un incinérateur avec sa petite fille adorée avait de quoi lui rester en travers de la gorge ! Donc... bah voilà, The Vilain.
BONNE LECTURE !
Pour la cinquantième fois, Charlie se retourna dans son lit, les yeux grands ouverts. Les ronflements qui montaient de l'étage de dessous lui signala que ses parents et grands parents avaient eut moins de difficultés à s'endormir.
Ce n'était pas faute d'avoir essayé. Dès qu'il fermait les yeux, des scènes plus diverses et violentes les une que les autres profilaient derrière ses paupières. Des tas d'hypothèse loufoque sur ce qui était arrivé à Willy Wonka. Car il lui était bien arrivé quelque chose, non ?
PETITE LISTE DES PIRES HYPOTHESES DE CHARLIE (pour vous récompenser d'avoir lu jusqu'à là, et AUSSI pour faire traîner l'action parce que l'auteur est diabolique):
- il était parti se promener sur le Mont Caramel et avait fait une chute libre, attérissant dans une congère de sucre glace. Non sans laisser une trace en forme de lui comme dans les cartoons.
- les écureuils sont devenus fous et l'ont jeté lui aussi dans l'incinérateur après avoir toqué sur son haut de forme pour voire s'il était pourri ou non.
- il s'était fait télévisé pour vérifier s'il n'y avait vraiment pas d'autre sens. Mais, hélas; la télévision, ce n'est vraiment pas le téléphone.
- il avait voulu vérifier le bon fonctionnement des barils où on brasse le chocolat. Il s'était bien évidemment trop penché, il était tombé, s'était fait malencontrueusement décapité par une des pales et se vendait actuellement sous forme de Délice Wonka guimauve caramel. Qui n'auront jamais été aussi Wonka.
- il jouait à cache cache et était en train de gagner brillament.
- il avait gouté un touffitouffe, était devenu une serpillère et servait actuellement à laver le sol.
- il a eut une panne d'ascenseur de verre à plusieurs kilomètres au dessus du sol et gisait actuellement au fond de l'océan avec des poissons qui voyait pour la première fois un humain en bocal.
- il s 'était fait kidnapper par un groupe de fangirls absolument déchaînées et était actuellement en train d'essayer d'échapper à ces filles hystériques dont l'une d'elles ressemblait étrangement à un homme.
- il avait accidentellement matérialisé un portail entre deux dimensions et était tombé dedans. Il est actuellement en train d'essayer de lui parler, mais il n'entendait rien, vu qu'il n'était pas dans la même dimension.
- il était victime de la malédiction suprême et était tombé amoureux. Il était actuellement en train de tenter de charmer la jeune femme en questions en se ridiculisant bien, étant donné ses piètres talents dans les relations humaines. Oh, non, cette hypothèse est horriblement cruelle.
Il se releva. Aucune de ces hypothèses ne le satisfaisait. Il ne pouvait pas rester ainsi, à dormir comme un bienheureux. En admettant qu'un bienheureux puisse dormir en élaborant de tels scénarios.
Sans un bruit, il enfila ses chaussures et son manteau. Puisque personne ne pouvait faire quelque chose pour son mentor, il irait le chercher lui même.
Il descendit le plus silencieusement possible les marches brinquebalantes qui menaient à sa chambre. Ses grands parents dormaient tous. Ses parents étaient allongés sur le canapé, les yeux clos. Il ouvrit doucement la porte et sortit sur la pointe des pieds. Le vacarme de la cascade de chocolat couvrit le bruit de la fermeture de la porte. Avec le temps, il ne faisait plus attention au bruit assourdissant qu'elle faisait. Il se dirigea vers le petit pont, intimidé malgré lui. Le décor, si fantastique en pleine lumière, était angoissant dans ce noir quasi complet. Les sucrières qui déversaient leurs contenus sur sa maison ne ressemblaient plus qu'à deux formes menaçantes. Les arbres bonbons tordus semblaient tout droit sortis d'un film de Tim Burton. L'herbe en smucre, légèrement phosphorescente, jetaient des lueurs étranges sur les buissons et les mottes de chocoterre. Il accélera le pas.
Espérons que Willy ne se soit pas trop enlisé dans les ennuis. Pour une fois.
ooooOooooOoooo
Elle retenait son souffle. Les pas étaient arrivés en bas de l'escalier. A l'autre bout du couloir. La personne ouvrait les portes, entraient dans les cellules. Il la cherchait.
Elle se recroquevilla un peu plus, grimaçant lorsque les coquilles de noix émirent un craquement. Elle s'immobilisa de nouveau, le dos douloureux, la circulation des jambes coupées.
Elle tendit desespèrement l'oreille. Elle n'entendait plus les pas du domestique. Certainement tendait il aussi l'oreille. Son coeur manqua un battement lorsque la voix du domestique, aussi agréable à ses oreilles qu'une craie sur une ardoise, s'éleva dans l'air.
" Où es tu, petite ? Sors de ta cachette... je te trouverais de toutes façons."
C'est ça, pensa t-elle. Comptes la dessus et boit de l'eau, espèce de pervers.
"Sois raisonnable, petite. Je te ferais moins mal si tu te montres coopérative."
Il peut toujours se brosser. Une armée de souris, d'araignées et de serpents ne la ferait pas sortir.
Quoique...
Tout dépend du nombre d'araignée.
L'homme venait de reprendre son manège.
Ouvrir les portes. Regarder à l'intérieur. Refermer la porte. Passer à la cellule suivante.
Plus les portes se succédaient, plus les gestes se faisaient violents et fébriles.
"SORS DE TA CACHETTE !"
La voix lui sembla horriblement proche, avec des intonations qui ne lui laissait aucun doute sur la détermination de l'homme. Elle retint un cri.
L'homme se mit à pester sur le nombre déraisonnable de cellule qu'il y avait ici. Il aurait pû, selon lui, rivaliser avec Alcatraz.
"Petite, reprit la voix d'un ton doucereux. C'est ta dernière chance de sortir, et après je vais vraiment m'enerver."
Une larme perla sur sa joue.
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, mon grand, songea t-elle pour essayer de tromper sa peur.
Mais la Peur n'est pas de celle qui se laisse facilement abusée par les ruses de l'esprit.
Elle entendit, comme dans un rêve, la porte de sa propre cellule s'ouvrir.
"C'est trop tard, maintenant, dit l'homme d'une voix doucereuse."
Sans se presser, l'homme se dirigea vers les cartons. Saisit le premier. Le vida.
Mon Dieu, gémit elle.
Elle se ramassa sur elle même. Elle se défendrait du mieux qu'elle le pourrait.
L'homme était tout prêt maintenant. Il lui semblait que son coeur n'avait jamais battu si fort. Et les mains caleuses se saisir de son carton, tentèrent de le soulever. N'y arrivèrent pas.
Il faut dire qu'une jeune femme pèse plus lourd que des coquilles de noix.
"Je t'ai trouvée, triompha l'homme."
ooooOooooOoooo
"C'est très sympathique, ici~ un peu trop blanc peut-être. Je tiens d'ailleurs à signaler que l'odeur des sous sols et véritablement répugnante. Votre domestique ne doit pas nettoyer souvent."
Veruca regardait le chocolatier, bouche bée devant son culot.
"Je vous rappelle, le tança t-elle d'une voix moins ferme qu'elle ne l'aurait voulu, que vous êtes notre prisonnier.
- Oui, oui ! confirma Willy en hochant la tête. Je ne l'avais pas oublier, petite fille.
- ne m'appelez pas comme ça ! protesta t-elle."
Willy Wonka se contenta donc de la regarder avec un sourire plein de dents blanches.
Ce type doit utiliser tout une usine Colgate pour avoir des dents pareilles.
"Je vous déconseille de faire le malin, grinça Mike. Êtes vous assez idiot pour ne pas comprendre que vous n'avez pas une position de force ?"
Willy parut aussitôt agacé. Ce gamin l'horripilait par sa simple présence. Il jugea cependant préférable de ne rien dire. La satisfaction visible sur le visage de l'enfant lui fit grincer des dents.
"Vous vous demandez sûrement ce que vous faites ici, tenta Veruca en tentant de prendre un air supérieur."
Willy leva les yeux et la regarda comme si elle était une bête très bizarre.
Et il se mit à rire. Oh, pas un grand éclat de rire. Plutôt un petit rire forcé, du style "hahah... ha... hahah".
"Hé ! Je crois bien que j'en ai une petite idée, tout de même !
- nous foulons nous fenger, revendiqua Augustus.
- Mais vous venger de quoi ? s'exclama Willy entre deux rires."
Les enfants le regardèrent d'un air interloqué.
"Mais de ce que vous nous avez fait ! jeta Violet, les yeux exorbités.
- Ce que je vous ai fait ? répéta t-il en riant franchement."
Le rire du chocolatier se coinça dans sa gorge lorsque Augustus se leva de son fauteuil en faisant craquer ses jointures. Il eut un mouvement de recul qui ne passa pas inaperçu.
"Okay, reprit il avec tout le serieux dont il était capable. On pourrait régler ça calmement, non ?"
Mike ricana.
"Je ne crois pas, non.
- Pourquoi ? couina Willy.
- Ne faites pas l'innocent, cracha Violet. Vous avez essayer de nous tuer."
Willy eut l'air perdu.
"Qui ça, moi ? Wohaw, lâcha t-il. Je n'aurais jamais cru qu'on m'accuserait de ça un jour ! C'est plutôt amusant, en fait."
Il comprit très vite (mais un peu tard, hélas) que ce n'était pas vraiment la chose à dire.
Augustus s'approcha de lui comme un taureau qui ne demandait qu'à charger. Le chocolatier se précipita à l'autre bout de la pièce.
"Voyons petit garçon ! Il ne faut pas s'énerver comme ça !"
Inutile d'être devin pour sentir à quel point il avait peur. Déjà pâle au naturel, il était à présent livide.
"Du calme, Augustus, s'affola Veruca qui ne tenait pas à ce que l'Allemand fracasse le crâne du chocolatier entre ses énormes bras.
- oui ! Du calme ! renchérit le pauvre Willy Wonka qui tremblait comme une feuille.
- comment pouvez vous agir comme ça ? s'indigna Violet. Nos vies ont été ruinées par votre faute.
- c'est pas vrai, protesta Willy sur le ton d'un enfant mécontent.
- si, c'est vrai ! s'insurgea Veruca.
- non !
- si !
- non !
- je vous dis que si !
- et moi je te dis que non, petite fille !
- fous afez tenter de me noyer ! gronda Augustus qui peinait à se contrôler.
- c'est faux, couina le chocolatier, tu es tombé tout seul, je t'avais dit de ne pas toucher à mon chocolat (pollueur !). C'est de ta faute, tu ne m'as pas écouter !
- vous saviez qu'il ne savait pas nager ! Vous auriez dû faire quelque chose ! l'accusa Veruca.
- et quoi ? Sauter ? Je n'aurais jamais pû le ramener, gros comme il est.
- je ne suis pas gros ! hurla Augustus.
- Hé ! On dirait Obélix ! dit Willy d'un air ravi."
On se demande qui sont réellement les enfants.
"Et puis, reprit plus sérieusement le chocolatier, il y avait d'autres adultes, rien ne les empêchaient de faire quelque chose, eux aussi.
- Ce n'est pas tout, rappella Violet. Vous aviez l'air ravi de voir le tuyau.
- Voyons, petite fille. Il était évident que ce petit garçon ne savait pas nager, et que personne ne tenait à l'aider. Je savais bien que le tuyau allait le mettre à l'abri. Mais j'avoue ne pas avoir prévu qu'il reste coincé, héhéh !
- les Oompas Loompas savaient se qui allait se passer, objecta Mike.
- pour ton information, petit garçon, expliqua Willy avec un air franchement agacé, j'ai déjà expliquer plusieurs fois que l'im-pro-vi-sa-tion est un jeu d'enfant.
- n'importe quoi, grogna le garçon squelettique, c'est impossible qu'ils puissent improviser à plusieurs.
- aussi impossible que le chocolat télévisé, petit garçon ? se moqua le chocolatier, clouant avec énormément de satisfaction le bec à Mike.
- et pour Violet ? demanda Veruca sans se demonter.
- ah ! Je lui ai dit de recracher, il me semble. Trois fois. Ce n'est tout de même pas ma faute si sa mère lui ordonnait de continuer ! Je hais le chewing gum, soupira Willy, c'est dégoûtant.
- ce n'était pas une raison pour m'envoyer au pressoir, murmura Violet, pour me "presser comme un point noir".
- Tu as entendu ? interrogea Willy d'un air navré. C'était la seule solution, sauf si tu préférais rester une grosse myrtille, héhéh !
- ce n'est pas drôle, rétorqua Veruca.
- ce n'est pas ce que tu semblait croire, avant, répliqua Willy."
Il fit une petite moue enfantine et reprit, un beau sourire aux lèvres, singeant la voix de la petite fille:
"Est ce que Violet va rester une grosse myrtille ?"
Veruca rougit et détourna les yeux.
"Vous avez laisser Veruca tomber dans l'incinérateur, le jour ou il était normalement allumé, dit Mike d'un ton neutre.
- je suis chocolatier, rappela Willy. Cette chocolaterie m'appartient, d'ak ? Je savais bien qu'il était en panne depuis trois semaines, tout de même.
- mais alors, pourquoi mettre trois plombs à trouver vos clés ? s'énerva Mike.
- j'avoue que je tenais à donner une bonne leçon à ce Mr. Salt ! On ne gâte pas une enfant comme ça, ça ne rime à rien ! se justifia le chocolatier comme un enfant chercherait à justifier le pourquoi du comment il avait casser la jolie lampe de mémé Gertrude.
- et qu'à dit l'Oompas-Loompas ? insista Mike.
- qu'ils avaient sortis Augustus du barils ! Tout simplement !"
Les enfants ne savaient plus tellement quoi rajouter. Mike ne posa pas de question sur son propre cas; il lui apparaissait soudainement que le chocolatier n'y était pas pour grand chose.
Il avait essayé de le retenir, après tout.
Mike avait juste voulut le provoquer, lui démontrer par a+b qu'il avait tort.
A vrai dire, la seule chose qui faisait qu'il lui en voulait, c'était ce ton horriblement triomphant du "tu vois, j'ai raison, tu es un imbécile de marmonneur et je suis un génie !" qu'il lui avait adressé à sa sortie de la télévision.
Leurs désirs de vengeance sembla soudain bien futile aux quatres enfants. Willy Wonka reprenait un peu de couleur, sentant que l'ambiance avait changé. Peut être allaient ils le laisser partir tranquillement, maintenant.
Et puis, le bruit d'applaudissement se fit entendre, dans son dos.
"Bien joué, vraiment, disait la voix suave de Mr. Salt.
- On y aurait presque crut, railla Mme. Beauregarde.
- ja, approuva Mme. Gloops."
Le chocolatier fit volt-face. Le regard des trois adultes acheva de détruire ses espoirs. Il était évident que si les quatres enfants le détestaient, ceux là, eux, le haïssaient.
Doux chocolat blanc, se lamenta intérieurement Willy. Et dire que je me croyais tiré d'affaire...
