CHAPITRE 7

Voila enfin un nouveau chapitre... Je présente toutes mes excuses pour ce retard, mais bon, ca ne fait qu'une semaine, hein. Je vous interdis de râler.

Dans ce chapitre, l'intrigue avance encore un peu plus... mais je n'ai pas grand chose de plus à dire, sinon que... JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE LECTURE !

Charlie fut accueilli par une bourrasque glaciale et un gros tas de neige qui tomba fort oppunément du rebord pour lui attérir dessus.

Et il devint un bonhomme de neige.

FIN.

En fait, non, il fut juste frigorifié. Mais il lui en fallait plus pour le décourager. Chassant le plus de neige possible du revers de la main, il se faufila hors de la chocolaterie. Par chance, il ne neigeait pas trop.

Mais c'était le seul point positif.

N'oublions pas qu'il était à la recherche d'un chocolatier qui pouvait être... voyons... n'importe où.

Mais bon. Ce n'est pas comme si Willy passait inaperçu non plus.

Il commença à parcourir les rues, se frottant les bras pour ne pas mourir gelé.

Parce que, avouons le, si Charlie finissait à l'état d'esquimau / bonhomme de neige /statue de glace, notre histoire serait considérablement moins drôle.

Au bout d'une demi-heure, transi de froid, le petit garçon commençait à se décourager. Son lit lui sembla soudain relever d'un fort potentiel d'attirance.

Et...

BAM

Il se cogna contre une surface transparente et finit allongé dans la neige.

...

Saleté d'ascenseur. Ce truc prend un malin plaisir à se cacher pour que les gens lui rentre dedans. Charlie se releva, couvert de flocons.

Première étape: trouver l'ascenseur.

Parfait ! Au moins, Willy n'avait pas pu aller bien loin. Il a horreur de marcher au milieu des "gens étranges qui le regardaient comme s'il était un extraterrestre".

Avec un nouveau regain d'energie, Charlie contourna l'ascenseur et fit quelque pas dans la rue. Il buta sur quelque chose d'enfoui sous la neige. Pouf ! Retour par terre, Charlie.

Il s'assit, poussant un juron que Willy lui avit appris.

"Mille caramel mou collant !"

Attention. Ceci est un vrai juron. Si, si. Ne l'apprenez pas aux plus jeunes, au risque qu'ils répètent cette vulgarité.

Il s'avéra que l'objet en question était une très jolie canne incrusté de W. Nouveau juron diabolique de Charlie.

Il tenta de la soulever. Mais elle s'était apparement mariée avec le sol et restait obstinément liée par les liens de la glace.

En regardant autour de lui, il repéra la forme sombre du haut de forme du chocolatier, apparement seul et abandonné sur le sol.

Si le jeune garçon était déjà très inquiet... à présent, cela frisait l'overdose. Willy sans son chapeau et sa canne... c'est comme Mickey sans son short et ses oreilles. Inimaginable.

Il se pencha pour récuperer le haut de forme.

Et une main le baillona, avant de le soulever au dessus du sol.

ooOooOoo

Elle hurla quand il l'attrapa par les cheveux, la sortant de force de son carton. L'homme lui souffla au visage son haleine fétid- ah, non, il sent le dentifrice. Un rictus lui barra le visage. Et elle lui écrasa son poing dans le ventre. Ne sous estimez jamais une femme, même si celle-ci sort d'un carton de coquille de noix.

"Espèce de... !"

Le juron du domestique se coinça dans sa gorge quand la jeune femme se dégagea de sa poigne d'un geste sec et se rua vers la porte de toute la vitesse de ses jambes.

Vitesse à vrai dire peu impressionante. Essayez donc de courir avec les jambes ankylosées, pour voir. Mais ce fut tout de même suffisant pour sortir de la cellule et refermer la porte.

Le domestique se mit à tambouriner dessus en hurlant des obscénités absolument déplacées dans le contexte de cette fanfiction. Par respect pour la censure, l'auteur ne les retranscrivera pas.

Elle tira le verou rouillé, enfermant celui que Willy avait surnommé Mr. Vautour en compagnie des coquilles de noix. Elle s'adossa au mur, le coeur battant et la respiration erratique. Elle leva les yeux.

Et son coeur manqua un battement lorsqu'elle vit la porte du haut des escaliers ouvertes.

Hésitante, sans vraiment oser y croire, elle s'approcha. La clé était encore dans la serrure. Mr. Vautour était apparement trop impatient pour avoir la présence d'esprit de refermer derrière lui. Tant pis pour lui, il confira sa peine et ses remords aux coquilles de noix.

Elle se faufila à l'exterieur, jetant partout autour d'elle des regards apeurés. C'était l'occasion rêver pour s'enfuir.

Mais elle songea à celui qui se faisait passer pour Willy Wonka. Cet homme absolument insupportable était malgré tout dans les mêmes ennuis qu'elle. Elle se devait de l'aider. Après tout... il l'avait rattrapée, dans les escaliers.

Et si il était vraiment Willy... elle ne pouvait pas l'abandonner là.

Pas encore une fois, songea t-elle.

Qui sais comme les gens peuvent changer, en quarante ans ?

Malgré son instinct de survie qui lui disait -non, qui lui HURLAIT- de prendre les jambes à son cou -quelle expression stupide-, elle partie à la recherche du soi disant chocolatier. Direction: le bureau de Mlle. Veruca Salt.

Une musique de film d'espionnage raisonna dans sa tête tandis qu'elle longeait les murs.

Votre mission, si vous l'acceptez, s'amusa t-elle en son fort intérieur, est de sauver le soldat Willy. Et de trouver, accessoirement, s'il est vraiment celui qu'il dit être.

Elle se sentait comme lorsqu'elle était petite, jouant à espionner ses parents quand ils faisaient des "choses pour les grands ". Mais il semblerait que les adultes ne soient pas aussi idiots qu'on aimerait bien le croire. Ils l'avaient toujours repérées avant de faire quoique ce soit.

Espérons que cette fois, ce ne sera pas le cas.

Elle se figea lorsque des bruits de pas se firent entendre derrière elle. Eperdue, elle zieuta -l'auteur renit le français correct- autour d'elle à la recherche d'une cachette.

Bon. Pas le temps de trouver mieux, improvisons. SUS AUX ESCALIERS.

Elle se précipita vers un providentiel placard sous les escaliers et s'y engouffra. Quelques secondes plus tard passaient Mr. Salt en personne, suivit par une grosse dame maquillée comme une poupée matrioshka et une femme qu'on pourrait aisément haïr de premier coup d'oeil tant son maintien et son air supérieur était agaçant.

Ils entrèrent silencieusement dans une pièce d'où s'échappait des bruits de conversations, laissant la porte entrouverte.

Oubliant de nouveau toute prudence et la voix qui lui disait de rester bien tranquille dans son placard, elle s'approcha. Ce fut la voix du possible Willy Wonka qui lui parvint à l'oreille.

"... on ne gâte pas un enfant comme ça, ça ne rime à rien !"

Derrière le ton enfantin qu'il avait adopter, elle sentait vibrer l'angoisse.

"Mais qu'a dit l'Oompa Loompa, dans ce cas ? s'agaça une voix qu'elle attribua à l'un des enfants qu'elle avait déjà vu. Celui qui lâchait environ un mot toutes les heures.

- qu'ils avaient sortis Augustus du baril ! Tout simplement ! triompha la voix du chocolatier."

Un long silence lui répondit. Elle risqua un coup d'oeil. Elle ne voyait que Veruca et, le dos plaqué contre le mur, Willy Wonka qui paraissait plus pâle que la mort sous la lumière crue. Elle vit une lueur d'espoir s'allumer dans les yeux du chocolatier.

Elle retint sa respiration en se rendant compte que son profil lui rappellait douloureusement son ami d'enfance.

Et un applaudissement trancha l'atmosphère.

"Bien joué, vraiment...

- On y aurait presque crut.

- ja !"

Willy pivota. Un instant, le découragement marqua ses traits. Mais il se reprit très vite et se força à sourire.

ooOooOoo

Sourit, mon grand Willy, se tança le chocolatier. Sorit, sourit, sourit sourit souritsouritsouritsouriit

Son regard se fixa sur Mme. Gloops qui hochait toujours la tête. La vision de ses joues tremblotantes de graisse acheva d'étirer ses lèvres.

"Bonjours ! Ravi de vous revoir ! lança t-il d'un ton enthousiasme, très concentré sur les joues rouges de Mme. Gloops."

Cependant, Willy n'est pas très discret lorsqu'il contemple les gens. Son regard croisa très vite celui courroucé de la matronne allemande. Affectant un air parfaitement dégagé, il porta son regard par dessus l'épaule de la grosse femme. Son regard se posa sur la porte entrouverte.

Hé ! Qu'est ce qu'elle fait là ? Oh, non, il ne faut pas qu'elle soit là. Je ferme les yeux, et pouf, disparition ! ... disparition ? S'il te plaît ?

Il devait tirer une tête absolument mémorable vu la façon dont tout le monde le regardait. Il esquisa un nouveau sourire et détourna le regard vers Mr. Salt.

"Vous êtes toujours aussi dérangé, constata celui-ci d'un air faussement navré.

- il faut croire, répondit il joyeusement. Ou alors, c'est juste vous qui êtes dérangé, et moi qui suis normal. Tout dépend du point de vue ! D'ailleurs, en parlant de point de vue, je suis sûr que nous en aurons un bien meilleur dehors. Devant ma chocolaterie.

- n'y pensez pas, sussura Mr. Salt."

Le viel homme le contourna et s'assit voluptueusement dans un fauteuil, près de sa fille qui s'était changée en statut de cire.

Willy tiqua en se rendant compte que la porte entrouverte était juste en face du respectable trieur de noix. Il se déplaça discrétement pour la cacher de sa personne.

Enfin, discrétement... de son point de vue.

Parce que, franchement, le déplacement crabe n'est pas considéré comme discret, dans la réalité.

Face aux regards soupconneux de toute la petite compagnie vengeresse, il décida de tenter le tout pour le tout et lança très intelligement la conversation:

"Bon ! Okay ! Et si vous me disiez ce que vous comptez faire ? C'est que, voyez vous, j'ai beaucoup de travail, et je crains n'avoir prit beaucoup de retard, affirma t-il en levant bien haut son index. Et j'aimerais récuper mon chapeau. Et ma canne. C'est très important pour moi, vous savez."

Mme. Beauregarde lui lança un regard absolument mauvais. Willy déglutit et replia timidement son doigt.

"Et bien, Mr. Wonka, expliqua Mr. Salt, nous avons besoin de votre aide.

- ce n'est que cela ! Vous n'etiez pas obligé de m'enlever pour ça, c'est affreusement expéditif, répondit le chocolatier qui ne savait plus à quelle friandise se vouer.

- laissez moi finir, le coupa Mr. Salt d'un ton mielleux. Nous avons besoin de votre aide pour un meurtre."

Gasp. Mille fois gasp, fut tout ce que put penser le pauvre chocolatier.