CHAPITRE 8
Bonjours ! Un petit chapitre en cette fin de semaine ;)
Il y a quelque chose dans ce chapitre qui n'était PAS PREVU à la base. Mais bon.
Du coup, me voilà obligée de faire un nouveau disclamer.
Et oui.
C'est triste.
DISCLAIMER: les personnages d'Ichabod Crane et de Frederick Abberline ne m'appartiennent pas, snif. Ichabod appartient à Tim Burton et Washington Irving, tandis que Abberline appartient au réalisateur de From Hell et... de l'Histoire.
Et, bien sûr, les personnages de charlie et la chocolaterie ne m'appartiennent toujours pas, Tim BUrton n'a pas voulu me les donner. Je me demande bien pourquoi.
Sinon... Bonne lecture ! Profitez en bien ;)
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Helena Bucket se redressa brusquement du canapé, faisant tomber son mari au sol.
Boum.
"Que... qu'est ce qui se passe ? balbutia le pauvre Mr. Bucket, tiré de façon plutôt désagréable de son sommeil.
- désolée, répondit faiblement Mme. Bucket. Un... un cauchemar idiot, c'est tout.
- c'est ça, gronda grand père George. Maintenant, un peu de silence. Y'en a qui dorme.
- qui dormait, corrigea Mr. Bucket."
Mme. Bucket se contenta de se lever du canapé, manquant de transformer la main de son mari en crêpe.
Elle se plaça de manière a pouvoir regarder dans la chambre de son fils.
"Helena ? s'inquiéta son mari.
- où est Charlie ? répondit-elle d'une voix blanche.
- Charlie n'est pas là ? s'alarma grand père Joe en se redressant à son tour.
- je crois qu'il est parti ! dit grand mère Georgina avec un sourire plein de dents.
- pour une fois que tu dis quelque chose de sensé, grommela grand père Georges."
Mr. et Mme. Bucket s'étaient précipités dans la chambre de leur fils.
Si vous, cher lecteur (trice), n'êtes bien sûr pas étonné(e) de la trouver vide, ce fut loin d'être le cas des Buckets. Vous auriez pû les prévenir, tout de même. Vous êtes un lecteur irresponsable.
"Alors ? demanda la voix anxieuse de grand père Joe.
- il n'est pas là, murmura Mr. Bucket."
Mme. Bucket se contenta de pétrir le tissus de sa robe entre ses mains.
"Où est il, répéta t-elle.
- parti chercher l'autre con, répondit grand père Georges sur le ton de l'évidence."
Et, pour une fois, personne ne releva le vocabulaire douteux du grand père.
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A vrai dire, Charlie était actuellement au fond du siège d'une Peugeot noire.
Parce que ça existe, des méchants avec des petits budgets. C'est pas parce que le patron est riche qu'il paye rubis sur ongle.
Le chauffeur n'avait pas lâcher un mot depuis qu'il avait enlevé le jeune garçon. Il l'avait juste déposé sur le siège arrière, attaché comme un bébé, refermé la porte et demarré comme s'il était sur un circuit de formule 1.
Ce qui réduisait les activités de Charlie à trois choses:
1- se préparer à mourir à chaque virage prit à 200 à l'heure
2- serrer le chapeau de Willy comme si ça allait le sauver (on ne sait jamais, ce chapeau est PEUT ÊTRE un Portoloin.)
3- élaborer des hypothèses scabreuses sur le pourquoi de sa présence ici, dans cette voiture, avec un homme qui ne sentait pas le cigare comme tout méchant qui se respecte, mais le savon de Marseille et l'après rasage.
Il avait bien songé, tout au début, à sauter en marche... mais, euh... ça ne lui faisait plus très envie, à la vitesse à laquelle ils roulaient.
Il se doutait plus ou moins que la disparition de Willy avait sûrement un rapport avec son propre enlèvement, mais il ne savait pas quel était le lien.
Peut-être que Willy à dégoter un travail avec les services secrets et qu'ils se doivent d'être discret, les emmener quelque part sans qu'ils ne sachent le lieu... ou alors, c'est la mafia russe. C'est toujours la mafia russe.
Il tenta de regarder le paysage. Cependant, il y avait quelques inconvénients majeurs. La vitre était noire. Le ciel était noir. Le paysage était noir. Et Charlie n'était pas nyctalope.
Sans un bruit, il se renfonça dans son siège. Une seule solution: attendre.
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"Snollioucsedtnossreicilopsel."
L'inspecteur haussa un sourcil et rendit le message à son collaborateur.
"Mais ça ne veut rien dire, soupira t-il.
- lisez le à l'envers, répondit simplement l'autre en tirant une bouffée de cigarette."
Le premier le fixa un instant, puis obéit.
"Oh.
- C'est fou ce que la population nous aime, grinça le fumeur. C'est sûr que ce n'est pas comme si nous les protégions tout les jours.
- tout les jours moins le dimanche, rappela doucement l'autre. Et les jours fériés.
- ça dépend des dimanches et des jours fériés."
Le premier inspecteur soupira une nouvelle fois quand l'autre lui souffla sa fumée au visage.
"Je vous serais gré de garder votre cancer des poumons pour vous.
- que voulez vous, je suis partageur, ricana le fumeur.
- Et vous n'êtes pas censé fumer pendant le service.
- Je ne pense pas que s'assoir derrière un bureau en attendant d'éventuelles visites constitue le service, inspecteur Crane."
Le dénommé Crane leva les yeux au ciel et se replongea dans la lecture d'un ouvrage scientifique.
Et c'est à ce moment que Mr. et Mme. Bucket firent irruption dans le commissariat, l'air paniqués et égarés.
"Maintenant, on est en service, cingla l'inspecteur Crane. Alors éteignez moi ça."
Avec un soupir, le fumeur écrasa le bout de sa cigarette dans le petit ramequin prévu à cet effet.
L'autre était déjà parti accueillir les deux visiteurs nocturnes.
"Bonsoir. Inspecteur Ichabod Crane, se présenta t-il d'un ton professionel. Et voici mon collègue, l'inpecteur Frederick Abberline. Que puis-je pour vous ?"
Les deux visiteurs échangèrent un regard angoissé. L'inspecteur Abberline les détailla avec intérêt. Des vêtements pauvres mais propres. La trentaine. Sûrement des jeunes parents. Ils dégageaient tout deux une forte odeur de chocolat. Ils devaient venir de la chocolaterie, au bout de la rue. Peut-être les parents du jeune garçon pauvre qui avait gagné le concours de cet allumé de Willy Wonka.
Un regard vers son collègue lui permit de comprendre qu'il s'était fait la même réflexion. Voyant qu'ils ne répondaient pas, l'inspecteur Crane demanda:
"Mr. et Mme. Bucket, je présume."
Abberline hocha la tête. Il n'avait pas la mémoire des noms, contrairement à l'inspecteur Crane.
Les deux parents hochèrent vaguement la tête d'un air eberlué. Abberline eut un petit sourire au coin.
"Nous venons vous voir, dit finalement Mr. Bucket, pour signaler une double disparition.
- votre fils et le chocolatier, devina Abberline."
Devant le regard incrédule des deux visiteurs, il jugea bon de présciser:
"Je ne vois qu'eux qui puissent avoir disparus. Sinon, ils seraient probablement venu eux même."
Crane lui adressa un léger signe de tête et leurs indiqua l'une des chaises de son bureau.
"Asseyez vous, leurs proposa t-il avec professionalisme, et expliquez nous l'affaire."
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Elle se figea derrière la porte.
"... Un meurtre."
C'était bien pire que ce qu'elle pensait. Elle commençait à regretter de n'être pas partie quand elle en avait l'occasion.
Mais, au moins, elle avait la confirmation que Willy Wonka était bien celui qu'il prétendait être.
Un long silence suivit la déclaration de Mr. Salt. Elle ne voyait pas se qui se passait dans la pièce, Willy bloquant l'embrassure de la porte de sa personne.
"Wow, finit par lâcher le chocolatier. Quand vous faites une blague, ce n'est pas à moitié, ahah !"
Nouveau silence.
"Ah. Ce n'était même pas une blague. Très ennuyeux.
- vous pouvez le dire, cracha la voix de la blonde à l'air hautain.
- et puis, je crains qu'il n'y est un léger soucis. Mais seulement un très léger, hé ! C'est que, voyez vous, je ne suis pas un meurtrier, et oui ! Je paris que je vous étonne, ahah !
- qui vous à dit que vous aviez le choix ? sussura Mr. Salt.
- on a toujours le choix, affirma Willy. Par exemple, je peux toujours choisir si je fais un bonbon à la banane ou à la fraise ! Tout est une question de choix.
- fous n'êtes pas en train de fabriquer des bonbons ! s'indigna une voix de femme allemande que la jeune femme attribua à la grosse dame.
- oui, et c'est bien dommage, se lamenta Willy."
Elle admira un instant le splendide détournement de conversation du chocolatier. Sans pour autant s'empêcher de penser qu'il agissait comme un gamin.
Un gamin plus immature que celui qu'elle avait connu.
Tout ça ne lui ressemble pas. Il a beaucoup changé. pensa t-elle. On dirait qu'il joue un rôle.
"Oh, oui, Mr. Wonka, reprit Mr. Salt. Effectivement, vous avez le choix. Ou vous faites ce qu'on vous dit, ou la jeune personne qui écoute actuellement la conversation derrière la porte aura à en pâtir."
Elle sursauta à peu près en même temps que Willy. Elle tourna les talons.
Vite. Il faut sortir d'ici.
Elle n'eut pas fait deux pas que Mike Teavee la rattrapait par l'épaule et la poussait à l'intérieur.
Un peu trop brusquement, certainement, car elle perdit l'équilibre et s'affala sur le chocolatier, l'entraînant dans sa chute. Sa tête cogna brutalement sur le sol.
C'est vrai qu'il sent la praline, furent les dernières choses à laquelle elle pensa avant de perdre connaissance.
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"... qui écoute actuellement la conversation derrière la porte aura à en pâtir."
Il sursauta. Son teint, déjà livide, réussit l'exploit de devenir cadavérique. Avant qu'il n'est pu faire quoique ce soit, Mike, qui s'était innocement (et plus discrétement que ce que venait de faire Willy, avouons le) jaillissait hors de la salle, attrapait ladite jeune personne par le bras et la lui jetait purement et simplement dessus. Deux secondes plus tard, il était allongé par terre avec la jeune blonde sur son dos, sous les yeux amusés de Mr. Salt et ceux catastrophés de Veruca et Violet.
Il tenta de se redresser, avec la jeune femme qui pesait le poids d'un âne mort. Bien qu'il n'ait jamais soulevé d'âne mort. C'EST UNE SUPPOSITION.
Il glapit quand elle bascula sur le côté, proprement assomée. Dire qu'il croyait être déjà bien dans les ennuis.
"Alors ? interrogea Mr. Salt.
- alors, répondit il d'un ton volontairement provocateur, je n'aurais jamais cru pouvoir tomber à la renverse sous les charmes d'une femme. Ni l'inverse d'ailleurs."
Mr. Salt se massa les tempes dans une tentative de self contrôle.
"Je parle de nos exigences. Avez vous l'intention de vous y soumettre, ou devrons nous mettre notre menace à exécution ?"
Mais Willy ne l'écoutait plus. Il avait de toute façon parfaitement compris. Il s'assit en tailleur et fit mine de se plonger dans sa réflexion.
Qu'est ce que c'est que cette situation ridiculement sérieuse ? Il jeta un léger regard vers la jeune femme évanouie.
Sous les yeux vaguement blasé des personnes présentes, le regard du chocolatier se perdit dans le vague dans une magnifique annociation de flash back imminent.
"Willy, qu'est ce que tu feras comme métier, quand tu seras grand ?"
La fillette tressait actuellement un collier de marguerites, assise dans l'herbe, sous le grand chêne du parc. Le petit garçon ne répondit pas tout de suite. Il savait que son père voudrait qu'il reprenne le cabinet de dentiste familial.
Certain ont des restaurants familiales, des demeures familiales, des magasins familiaux, mais lui, il était original: un cabinet de dentiste familial.
Mais il savait très bien qu'il n'en serait pas ainsi. Il avait un rêve. Son père lui disait que les rêves ne sont pas fait pour être réaliser. Qu'il ne servait à rien de s'y accrocher. Mais lui le ferait, parce qu'il y croyait. Il n'y a pas de mal à croire.
"Je serais chocolatier, affirma Willy.
- Tu crois que ton père sera d'accord ? s'inquiéta la petite fille."
Pas du tout, pensa le petit garçon.
"Bien sûr, dit il a haute voix. Et toi
- moi, répondit elle, je monterais un foyer pour les enfants qui n'ont pas de parents.
- un orphelinat ?
- oh, non. C'est horrible, comme mot, "orphelinat". Ce sera un foyer. Un foyer pour enfant perdu.
- au Pays Imaginaire...
- oui, voilà ! s'enthousiasma la fillette. Au Pays Imaginaire, le foyer des enfants perdus !
- je te fournirais en chocolat, dans ce cas !"
Les deux enfants éclatèrent de rire. La vie est tellement plus belle à travers des yeux d'enfants.
"Il commence à m'agacer. On a pas toute la nuit.
- flashback, s'excusa laconiquement Willy, sans vraiment savoir à qui il parlait.
- Votre descision ? s'impatientait Mme. Beauregarde.
- et bien... je... balbutia le chocolatier."
Un BIP sonore retentit dans la pièce. Mr. Salt décrocha son portable. Il y eut un nouveau silence pesant, ponctué par les "hmhm" d'approbation du viel homme.
"Faites le monter. Bon boulot. lâcha t'il finalement avant de raccrocher."
Willy le regarda avec anxiété.
"Et bein, Mr. Wonka, pavoisa l'homme d'un air on ne peut plus satisfait, il se trouve que nous avons trouver, par hasard, un pauvre petit bonhomme perdu dans la neige, à la recherche de son mentor adoré... nous avons jugé plus poli de le ramener ici."
Il y eut alors une suite de réaction épiques:
- Veruca sursauta tellement brusquement qu'elle bouscula Violet.
- Violet perdit l'équilibre et s'écrasa sur Augustus en poussant un petit cri.
- Augustus mordit dans sa tablette de chocolat, visiblement pertubé,
- Mike haussa stoïquement un sourcil,
- Mme. Gloops jubila tellement qu'elle en tomba de son fauteuil, provoquant un bruit qui n'était pas sans rappeller de la gelée anglaise,
- Mme. Beauregarde papillona des paupières avec la plus intense des satisfaction et alla même jusqu'à remettre une de ses mèches de cheveux en place,
- la jeune femme dont vous ne connaissez toujours pas le nom... ne fit rien, elle était tout de même évanouie
- Willy Wonka dit une chose sensée.
"Charlie, marmonnait il."
