CHAPITRE 9
Encore un nouveau chapitre ! Dans celui là, vous connaîtrez ENFIN le nom de cette mystérieuse jeune femme. En fait, c'est surtout parce que l'auteur en avait marre d'écrire "elle", "la jeune femme", "la jeune fille", et autre variante... Mais chut. C'est un secret. Oh, et, à partir de ce chapitre, je vais faire de récurentes références à Hetalia. Mais ne vous en faites pas ! Vous n'avez pas besoin de connaître pour comprendre ;) sur ce, bonne lecture !
"Donc, récapitula l'inspecteur Crane avec un air sceptique, Mr. Wonka a disparu pendant la nuit, est resté introuvable pendant toute la journée malgré les efforts des... Oompa Choses pour le retrouver, qui ne purent que constater que l'ascenseur de verre, qui, soi dit en passant, et est en fait capable de voler, avait disparu, (vol d'ascenseur, ou plutôt envol ?), et à présent, c'est votre fils qui est parti à la recherche dudit Willy Wonka. Et, hmm... vous dites que Mr. Wonka est peut être tombé dans la rivière en chocolat, ou de le bassin des... bonbons qui se suce éternellement."
Mr. et Mme. Bucket hochèrent timidement la tête, conscient que les yeux des deux inspecteurs menaçaient de sortir de leurs orbites.
"Vous êtes conscient que cela ressemble à une énorme blague ? insista l'inspecteur Crane, haussant tellement un sourcil que celui ci semblait prêt à partir en orbite.
- Mais ça n'en est pas une ! s'exclama Mme. Bucket.
- Certes, répondit Crane sans avoir l'air d'y croire."
Il jeta un regard d'appel au secours à son collègue, qui semblait beaucoup plus interressé par les volutes de fumée qui s'échappait de sa cigarette écrasée que par la detresse d'Ichabod Crane.
"Bon, se décida finalement à reprendre celui-ci (non sans une oeillade mauvaise à Abberline), une chose est au moins certaine: Mr. Wonka et votre fils ne sont plus dans la chocolaterie, si le premier à emprunter... euh, l'ascenseur, et que l'autre l'a suivit.
- il faut retrouver l'ascenseur, s'exclama brusquement l'inspecteur Abberline, manquant de faire tomber l'autre de sa chaise. Avec la neige qui n'a pas cesser de tomber, je doute qu'on trouve des traces de pas.
- oui, tout à fait, approuva Mr. Bucket d'un air soulagé.
- et bien, allons y, lâcha l'inspecteur Crane d'un ton qui manquait singulièrement d'enthousiasme."
Les deux inspecteurs enfilèrent vite leurs vestes d'uniformes.
"Venez avec nous, ordonna Abberline aux deux Buckets. Vous nous aiderez à reconnaître l'ascenseur (il ignora Ichabod qui maugréait que ce n'était pas bien dur de reconnaître un cube en verre dans la neige) et de possibles affaires appartenant à Mr. Wonka ou son fils."
Il se tourna ensuite vers deux policiers occuper à somnoler avec zèle.
"Vous deux, dit-il d'un ton assez fort, vous publiez des avis de recherche, du nom de Willy Wonka et Charlie Bucket.
- oui, inspecteur, marmonna le plus blond (et le plus mal coiffé) des deux.
- Plus d'énergie, les rabroua Ichabod Crane, qui décidement, n'avait pas du tout envie de se retrouver dehors par ce temps.
- oui, inspecteur, répéta le même blond dans un grincement de dent."
Finalement, les Buckets et les deux inspecteurs sortirent dehors, dans la neige.
Il était près de minuit.
Cliché.
ooOooOoo
"Voilà, grinça l'homme, nous sommes arrivés."
Charlie se redressa sur son siège, le coeur battant. Il avait cru mourir une bonne centaine de fois, dans les virages surtout. Mais il était entier.
Du moins, pour l'instant.
Une boule d'angoisse se forma dans son ventre. Il esperait que ses parents ne seraient pas trop inquiet en constatant sa disparition. Il esperait retrouver bientôt Mr. Wonka. Et il esperait ne pas mourir d'ici peu sous d'atroces souffrances.
L'homme le tira hors du siège. Lui serrant l'épaule à lui briser les os, il sortit son portable et appela quelqu'un.
"Bonsoir, monsieur. J'ai trouver quelque chose qui pourrait vous interesser. Il s'agit du gamin qui a gagner le concours. Il cherchait son patron. Qu'est ce que je fais, je vous l'amène ?... Bien, monsieur. Merci, monsieur."
Charlie déglutit. Il ne voyait qu'un seul concours qu'il ait gagner. Son intuition ne l'avait pas tromper: Willy Wonka avait vraiment des ennuis.
Et lui aussi, par la même occasion.
"Viens par là, gronda l'homme. Mon patron veut te voir."
Il se laissa tirer sans mot dire, les mains crispées sur le bord du chapeau de Mr. Wonka. Ils arrivèrent bientôt en vue d'un grand manoir.
Manoir que, par ailleurs, il avait déjà vu.
A la télévision.
Pour l'interview de Veruca Salt.
ooOooOoo
Veruca était complétement statufiée. Les choses prenaient un tour qu'elle n'avait pas du tout prévu. Elle n'avait même plus envie de se venger.
Elle tenta de croiser le regard de son père. Mais celui-ci fixait obstinément Willy Wonka.
"En attendant que votre petit Charlie arrive, murmurait il d'une voix mielleuse, j'aimerais vous parler un peu de la jeune personne, à côté de vous.
- pas besoin, marmonna Mr. Wonka."
Le regard du chocolatier allait et venait entre les membres de l'assemblée. Veruca y lisait plusieurs types de sentiments, bien qu'il reste relativement insondable. L'inquiétude. L'insolence. La rancoeur.
"J'insiste, appuya son père. A moins que vous ne souhaitez le faire vous même.
- ok d'ak, gronda le chocolatier. Après tout, faites se que vous voulez, je n'écoute pas."
Et il plaqua ses mains sur ses oreilles en faisant la moue.
"Un vrai gosse, marmonna Mr. Salt sous l'approbation générale.
- je n'entend rien, signala Willy Wonka.
- c'est même pire que ça, renchérit Mme. Beauregarde avec dégoût.
- héhéh ! Toujours rien ! jubilait le soi-disant adulte."
Ce petit manège aurait pu durer longtemps. Si la femme étendue n'avez pas signaler son réveil par un redressement brutal et un coup de pied jeté au hasard. Et, bien sûr, ce fut Willy qui s'étala magistralement à terre.
"Hé ! se plaigna t-il, c'est injuste d'attaquer un nouveau sourd par derrière !
- oh ! s'exclama la femme, désolée !"
Elle se tut. Le chocolatier aussi. Ils se regardèrent comme deux poissons rouges.
OooOoooh, pensa Veruca, ils seraient presque mignons.
Devant le bloquage très visible des deux adultes, elle résista à l'envie d'entamer une interprétation de Ce rêve bleu. Après tout, Violet pourrait mal le prendre.
"Pathétique, lâcha finalement son père.
- hmm ? Vous disiez ? demanda Willy en se tournant vers lui."
Son père prit une légère teinte rosée devant le peu d'intention manifeste que le chocolatier lui portait. Veruca retint un petit rire. Mr. Wonka pouvait être drôle. Quand vous n'êtes pas la cible de ses moqueries.
Il n'eut toutes fois pas le temps de rappeller à leur prisonnier sa situation. La porte s'ouvrit brutalement, laissant passer un de leur domestique tenant un Charlie Bucket terrifié par le col. Toute envie de rire déserta aussi sec la jeune anglaise.
ooOooOoo
Willy bondit sur ses pieds avec une agilité insoupconnée en voyant entrer Charlie.
Misère, je croyais que c'était du bluff ! Oh lala, ses parents vont me tuer.
Pour ne rien arranger, Charlie lui adressa un regard humide en le reconnaissant. Lorsque le domestique le poussa à l'intérieur, le petit garçon se précipita vers lui et lui administra quelque chose qui ressemblait fort à une étreinte.
Willy Wonka n'est pas disponible en ce moment. Veuillez réiterer votre commande ultérieurement.
Il lui tapota la tête avec raideur, extrèmement gêné. Il était censé faire quoi ?
...
RIRE.
Ce qu'il fit aussitôt, s'attirant plusieurs regards de jugements.
"J'ai ramené votre chapeau, murmura timidement Charlie en lui tendant ledit haut de forme.
- hé ! Merci ! Il m'avait manqué, celui là !
- et votre manteau est déchiré.
- mille fois hélas. Ces gens ne sont pas soigneux avec les affaires des autres."
Les "gens" lui lancèrent un nouveau regard mauvais. Willy enfonça tout de suite son chapeau sur ses yeux, rougissant.
"Bien, gromella Mr. Salt d'une voix froide. Maintenant que vos retrouvailles sont faites, passons aux choses sérieuses."
Il se tourna vers la femme.
"Et si vous vous présentiez ? Je suis sûr que Mr. Wonka serait ravi d'entendre toute l'histoire de votre bouche.
- mais je la connais déjà, l'histoire, objecta Willy en levant la main.
- Silence ! hurla Mr. Salt qui arrivait visiblement à bout de nerf."
Willy enfonça un peu plus son chapeau sur sa tête.
"Je... ne vois pas ce que vous voulez, dit timidement la jeune femme.
- présentez vous, gronda Mme. Beauregarde d'une voix qui fit tressaillir sa fille."
ooOooOoo
Elle jeta un regard en direction de Willy. Celui ci était actuellement occupé à réinventer la technique de l'autruche avec son chapeau. Le petit garçon, à côté de lui, la regardait avec curiosité.
Elle prit une inspiration. Ouvrit, puis referma la bouche. Hésita un long moment.
"Julia, je crois que je vais lui dire aujourd'hui."
Elle sursauta. Elle n'avait pas entendu Willy arriver. C'est fou, cette manie qu'il a de surgir derrière les gens.
La fillette lui adressa un grand sourire.
"Il était temps ! Tu me diras comment ça s'est passer, d'accord ?
- ne t'inquiètes pas ! assura le jeune garçon. On se retrouve ce soir, devant le parc ?
- Si tu veux, répondit elle distraitement. Tu es sûr que tu ne veux pas que je vienne avec toi ?
- Non, c'est à moi de le faire, répliqua Willy en bombant le torse."
Ils éclatèrent tout les deux de rires. Puis il était parti, mi-anxieux, mi-exité.
Elle ne sut jamais comment ça s'était passé.
Elle n'était pas venue au rendez-vous.
Elle redressa finalement la tête.
"Je m'appelle Julia. Julia Sweets.
- je le savais ! triomphais Willy.
- c'est qui ? demandait le petit garçon.
- c'est... commença Willy, avant de s'interrompre, la mine sombre. C'était ma meilleure amie, avant ~"
Oui, pensa t-elle. Avant.
