CHAPITRE 10

Voici enfin le chapitre 10 avec un certain temps de retard... je vous en présente par ailleurs mes plus plates excuses. Regardez. Je les ais moi même aplaties avec un marteau. C'est ce qui s'appelle de la bonne volonté. Mais bon, voilà, vous savez ce que c'est, le Bac, les fins d'années, la famille, tout ça tout ça. C'est ce qui s'appelle des bonnes excuses.

Et puis, bon, maintenant, c'est les vacances ! Je devrais donc publier de façon plus régulière.

En touchant du bois.

Quelqu'un a du bois ?

Non ?

Alors on va se contenter de croiser les doigts, hein.

Je vous souhaite en tout cas une très bonne lecture, bourrée de fautes aurtograf et de gramèr impardonnables.

ooOooOoo

"Vous allez bien, Ichabod ? s'inquiéta Abberline.

- il n'y a qu'à moi que ce genre de chose arrive, se plaigna l'interpellé d'un air résigné.

- non, ça arrive souvent à Willy, le réconforta Mr. Bucket d'un ton compatissant."

Le lecteur assidu et sagace que vous êtes aura bien évidement compris que l'inspecteur Crane venait de faire connaissance avec l'ascenseur de verre. Et à en croire les traces dans la neige, il n'avait pas été le seul. Cet engin diabolique avait dû prendre un malin plaisir à attaquer d'innocents passants, tapi dans la neige tel une bête sauvage.

"Au moins, reprit Crane en se relevant, nous savons qu'il ne peut pas être parti très loin.

- qui sait, objecta Abberline. Quelqu'un a très bien pû l'emmener très loin.

- vous voyez le verre à moitié vide.

- pour une fois que ce n'est pas vous.

- et Charlie ? demanda la voix inquiète de Mme. Bucket."

Les deux inspecteurs échangèrent un regard embarassé. Ichabod Crane s'hasarda le premier à faire le tour de l'abominable cube de verre. Sous les yeux éberlués des Bucket et blasé de son collègue, il se mit à quatres pattes et arpenta la neige comme un chien.

"Il y a une canne, ici. Et des traces de pieds d'enfants plutôt récentes qui se dirige vers un trou rond. Il y a aussi des traces d'adulte tout aussi relativement récentes. Les traces de l'enfant sont plus appuyées au niveau du trou. Les autres traces, conclut l'inspecteur, sont négligeables... trop anciennes, trop effacées.

- ce qui veut dire ? interrogea Mr. Bucket, regardant Crane se relever avec des yeux ronds.

- ce qui veut dire, répondit Abberline à la place, que votre fils se trouvait probablement là, qu'il a recupéré l'objet qui a formé le trou dans la neige, et a ensuite été enlevé à son tour.

- ou alors, rétorqua Ichabod, cet enfant était juste un enfant qui voulait récupéré un objet qui, si il est de même qualité que la canne, a une très grande valeur et à été rejoint par un membre de sa famille.

- qui voit le verre à moitié vide ? railla Abberline.

- je n'estime pas qu'avoir la preuve qu'un enfant a été enlevé signifie le voir à moitié plein, grinça Crane.

- mais cela signifierait que nous avons retrouver sa trace, rappela Abberline.

- trace qui se perd hélas au milieu de la route, au milieu des autres traces. Perdue dans la masse.

- pessimiste.

- mais que pouvons nous faire ? s'impatienta Mr. Bucket."

Pour toute réponse, Abberline sortit un canif de la doublure de sa veste et entailla la glace qui maintenait la canne au sol.

"On récupère ça, commença prudemment Ichabod, et... et...

- nous survolons la zone, decréta Abberline.

- nous survolons la zone ? s'étonna Ichabod.

- Peut être retrouverons nous ces traces de pneus à la sortie de la ville.

- très bien, admit Ichabod. Mais avec quoi ?"

Le regard de son collègue se dirigea vers l'ascenseur. Mr. Bucket avait déjà appuyé sur le bouton, ouvrant les portes dans un petit "ding !".

"Non. Hors de question, gronda l'inspecteur Crane d'un ton sans appel.

- si, parfaitement, rétorqua l'inspecteur Abberline en ignorant le ton sans appel.

- vous venez ? demanda Mme. Bucket avec anxiété. Le temps passe."

Cependant, il apparut très clairement que l'inspecteur Crane avait catégoriquement décidé de ne pas monter dans la chose qui lui avait presque cassé le nez, cherchant toutes sortes de prétextes pour y échapper.

Prétexte 1: je reste ici. Pour surveiller.

Réponse: surveiller quoi ?

Prétexte 2: je dois retourner au commissariat. Pour surveiller.

Réponse: surveiller quoi ?

Prétexte 3: je dois aider Kirkland et Jones pour l'avis de recherche.

Réponse: ils n'ont pas besoin d'aide.

Prétexte 4: il fait trop noir pour voler.

Réponse: l'ascenseur est équipé de lumière.

Prétexte 5: Il n'y aura pas assez de place.

Réponse: on peut y faire rentrer un lit quatres personnes, donc quatres personnes tout court devrait rentrer.

Prétexte 6: j'ai le vertige.

Réponse: ce n'est pas ce que vous disiez lorsque vous êtes monté en haut de la Statue de la Liberté. Et si, c'est pareil.

Prétexte 7: et puis-

Réponse: s'il vous plaît, mon fils et peut être en danger !

Face à cette logique implacable, Ichabod Crane finit par se laisser traîner à l'intérieur. Non sans faire preuve de très mauvaise volonté.

Mauvaise volonté qui ne fit que s'aggraver quand l'ascenseur décolla un peu trop vite, Abberline ayant pressé le mauvais bouton.

ooOooOoo

"Qu'est ce qu'on met sur l'avis de recherche ? questionna le plus jeune des policiers.

- le signalement, idiot ! gronda le blond décoiffé.

- mais le signalement de qui ? couina l'autre.

- des disparus ! s'impatienta son collègue.

- parce que tu le connais, toi, le signalement de Willy Wonka ?

- ..."

ooOooOoo

BOUM

Avec un sentiment de déjà vu, la table explosa, envoyant les trois personnes qui l'entouraient un peu partout dans la pièce. Sauf que cette fois, aucun des trois n'éclata de rire.

"Toujours pas, ragea Willy.

- mais, Mr. Wonka, rappela timidement Charlie. Voilà bien trois mois que nous travaillons dessus, et...

- je sais, le coupa le chocolatier d'un ton sec, on ne finira jamais en une nuit.

- ce n'est même plus tout à fait une nuit, soupira Julia. Il est une heure six du matin.

- ce qui nous laisse trois heures, calcula Charlie. C'est impossible.

- j'ai l'habitude des choses qu'on croit impossible. D'autant que celle ci est absolument nécessaire.

- necessaire, alors que tu vas devoir commettre un meurtre d'ici peu... jugea "necessaire" de rappeller Julia.

- peuh ! cracha Willy avec dédain.

- il n'y a rien que nous pouvons faire pour éviter ça ? demanda Charlie.

- la seule chose que tu peux faire, c'est d'aller te reposer avec que tu t'effondres de fatigue sur la paillasse.

- mais-

- Pas de mais ! s'exclama Willy. Tu ne me serais d'aucune utilité, avec cet air de zombie."

Charlie finit par incliner la tête.

"Oui, Mr. Wonka.

- allez, zou, reprit Willy avec plus de douceur. Profite bien du peu de sommeil que tu peux avoir, d'ak ?

- d'ak, murmura le petit garçon avant de monopoliser le canapé."

Les deux adultes observèrent bientôt un silence religieux.

Ils se trouvaient actuellement dans un salon que les Salt avait "généreusement" mis à leurs dispositions pour la nuit.

Ils étaient sensés dormir. Mais Willy s'était mis en tête de terminer le bonbon qu'il mettait au point avec Charlie avant que les choses ne s'envenime un peu plus. Et ce, à l'incompréhension générale de Julia, Charlie et les quatres enfants chargés de les surveiller.

Une demi heure plus tôt...

"Maintenant que vous savez tout ce que nous attendons de vous, Mr. Wonka, je vous conseille de dormir. Vous devrez partir à quatres heures précises."

Mr. Salt eut un rictus tandis qu'il désignait le canapé.

"Ma fille et ses amis vous garderont sous surveillance. Et ils viendront avec vous.

- mais, papa, protesta Veruca d'un voix blanche, papa, on ne veut pas assister à un meurtre !

- tu feras ce que je te dis. Vous veillerez à ce que Mr. Wonka ne cherche pas à alerter la police. Et, de toute façon, si Mr. Teavee ne m'appelle pas à six heures précises pour me dire que tout est fini, vous pourrez dire adieu à vos deux amis, murmura Mr. Salt.

- certes, certes, disait Willy en relisant pour la enième fois les instructions qu'il se retenait de jeter par dessus son épaule comme un vulgaire déchet.

- sur ce, bonne nuit, mon cher, railla Mr. Salt.

- oh, mais je n'ai pas l'intention de dormir, s'exclama soudainement Willy.

- pardon ? s'étonna Mme. Gloops.

- j'ai un bonbon à mettre au point, voyez vous. Je suis affreusement en retard dans mes prévisions ! affirma t-il en hochant la tête.

- vous voulez... répéta Mme. Beauregard d'un air ébété.

- tout à fait. J'aurais juste besoin de la table, ne vous en faites pas. Et puis de quelques verres, aussi."

Le chocolatier prit un air inspiré.

"Et une nappe, ça éviterait d'abîmer ces meubles en acajou, ce que, j'en suis sûr, vous apprecierez.

- très bien ! dit Mr. Salt, que tout cela avait l'air d'amuser. Charles vous apportera ça."

Le domestique hocha la tête.

"Vous n'avez pas besoin d'ingrédient ? demanda tout de même le vieil homme.

- non, non ! Il se trouve que je les ai emporté avec moi !

- avec vous ? répéta de nouveau Mme. Beauregarde, qui, décidément, n'en s'en remettait pas."

Avec un grand sourire, Willy ôta son chapeau, y fourra sa main, et... en tira un double fond dépliant plein de produits colorés, réinventant le mythe du lapin dans le chapeau du magicien.

Visiblement, personne ne s'était préparé à ça, ce qui provoqua un petit effet d'ebahissement qui fit très plaisir au chocolatier.

"Vous avez plus d'un tour dans votre sac, admit Violet.

- plutôt dans son chapeau ! s'exclama Charlie avec des étoiles dans les yeux."

Willy éclata de rire.

"Bon bon bon ! Ne traînons pas ! On a pas toute la nuit !"

Retour à 1h06 du matin.

"Peux tu me passer ceci ?

- le produit rose ?

- non, non, c'est du rouge. Pas du rose.

- C'est du rose, Willy.

- du rouge.

- du rose !

- du rouge, te dis-je ! Et donne le moi !"

Levant les yeux au ciel, Julia tendit le flacon ROSE à son ancien ami. Celui ci le versa dans sa préparation, qui vira aussitôt dans un splendide rouge sang.

"Ah ! Nous tenons le bon bout ! s'enthousiasma Willy.

- tu avais dit ça avant que ça explose.

- c'est pas vrai."

Il laissa tomber une pincée de poudre incolore dans la mixture et mélangea avec précaution.

"Qu'est ce que c'était ? demanda la jeune femme avec un brin de curiosité.

- du sucre, ahah ! Tout simplement !"

Elle ne put pas s'empêcher de sourire. Il était complétement déjanté, même dans une situation pareille.

En fait, aucun d'entre eux n'avait osé aborder le thème de leur ancienne amitié, préférant s'enfermer dans la confection du bonbon. Il n'y avait pas grand chose à dire, de toute façon.

C'est du moins ce que pensait Julia.

Mais Willy ne semblait pas du même avis.

Sans lever les yeux de sa préparation, il finit par hasarder:

"Comment vas tu, depuis... vingt huit ans ?

- oh, et bien, je... bien, je suppose...

- tant mieux."

Il y eut un silence gêné.

"Tu as changé, toi aussi, continua Willy.

- Ah ?

- et oui, affirma t-il. Tes yeux ne rit plus.

- mes yeux ... ?

- Ils ne pleurent pas, mais ils ne rient pas.

- je ne vois pas ce que tu veux dire...

- Tu le vois très bien."

Encore un silence.

"Pourquoi tu n'es pas venue ? demanda finalement Willy. Devant le parc..."

Elle s'immobilisa. Le regard du chocolatier s'était fixé sur elle.

Apparement, cette question le hantait depuis longtemps.

Elle décida qu'il était temps d'y répondre.

Nyaaah nyaah nyaaah, je suis cruelle à faire des coupures comme ça ! Et vous savez quoi ? J'ai même pas honte.

En tout cas, j'espère que vous avez apprécié votre lecture ! N'hésitez pas à laisser des commentaires !