CHAPITRE 12
Rheeem. Bonjours ?
Oui.
Bon.
Je sais.
Ca faisait longtemps.
Chut.
Le plus important c'est que le chapitre 12 est là !
Je devrais normalement publier de façon plus régulière maintenant. J'espère.
En tout cas, merci de continuer à me suivre !
Bonne lecture !
ooOooOoo
"Vous croyez qu'ils les retrouveront ? demanda grand mère Joséphine."
Les quatres grands parents étaient tous réveillés. Ils attendaient patiemment le retour de Mr. et Mme. Bucket, espérant par la même occasion celui des deux disparus.
"Bien sûr, affirma Grand père Joe. La police est très compétente.
- Foutaises.
- Georges, voyons ! s'indigna grand mère Joséphine. Vous devriez cesser de parler ansi.
- c'est vrai ! confirma Grand mère Georgina.
- je suis sûr que tu ne sais toujours pas de quoi on parle, râla grand père Georges."
Grand mère Georgina se contenta de le dévisager avec un grand sourire édenté et béat.
"C'est bien c'que j'dis, grommela le vénérable ancêtre.
- un peu de confiance ne nous ferais pas de mal, s'indigna grand père Joe.
- personne ne ferais de mal à Charlie, affirma grand mère Joséphine;
- encore des foutaises, injectiva grand père Georges.
- quand à Willy... poursuivit Joséphine en l'ignorant.
- Willy est tellement insupportable qu'aucun être humain sensé de le séquestrerait plus de deux jours, ronchonna Georges."
Joe et Joséphine se lancèrent un regard entendu. Grand père Georges pourrait dire ce qu'il veut. Il n'empêche qu'il l'aimait bien, ce "jeune con de Willy".
ooOooOoo
"On devrait les appeller.
- Non.
- Il s'agit quand même d'une disparition ! Et je suis sûr qu'Abberline nous mettra à pied pour ne pas avoir rempli correctement l'avis de disparition.
- Et Crane nous mettra à pied pour incompétence si on l'appelle.
- *sigh*
- Bon. Qu'est ce qu'on fait, alors ?
- Heeem. On peut prétexter qu'on a recu un appel signalant un cambriolage et que, du coup... on a pas eut le temps de remplir l'avis.
- On a pas de criminel à mettre derrière les barreaux.
- On dira qu'on ne les a pas attraper.
- C'est toujours de l'ordre de l'incompétence.
- ...
- Tant pis. Appelons les. Peut-être qu'ils seront de bonne humeur.
- J'ignorais que tu croyais au Père Noël."
ooOooOoo
"Et voilà ! rageait Ichabod Crane. On a ENCORE perdu les traces !
- Calmez vous, s'impatienta Frederick Abberline. Un peu de patience ! Retrouver des traces dans le noir est forcément compliqué.
- Si au moins votre lampe torche ne passait pas son temps à s'éteindre !
- Ce n'est pas ma faute. Elle était d'occasion.
- C'est ça, gronda l'inspecteur Crane. Il nous reste plus qu'à remonter dans cet ascenseur ridicule pour survoler la zone.
-Au moins, nous serons à l'abri de la neige, tenta Abberline.
- C'est ça ! Êtes vous au moins sûr que tout ça n'est pas complètement inutile, que ce sont les bonnes traces ?
- Je ne peux pas en être absolument certain.
- C'est bien ce que je pensais... !
- Mais j'ai l'intuition que ce sont les bonnes.
- Parfait, railla Crane. J'ose esperer que votre intuition n'est pas elle aussi d'occasion.
- Je suis blessé.
- Grand bien m'en fasse."
Les deux inspecteurs remontèrent une nouvelle fois dans l'ascenseur. Mme. Bucket leur lança un regard interrogateur. Mr. Bucket tordait ses mains d'un air inquiet. L'inspecteur Crane poussa un soupir défaitiste.
"Nous avons encore perdu les traces.
- je vois... soupira Mme. Bucket, les yeux embués.
- à cette vitesse, nous ne les retrouverons jamais, se lamenta Mr. Bucket.
- c'est sûr qu'il nous faudrait une autre méthode, admit Abberline.
- mais laquelle ? souleva Crane d'un air songeur."
Ce disant, l'inspecteur tourna machinalement le pomeau de la canne dans ses mains. Quelle ne fut pas sa surprise quand celui ci se détacha dans un petit "pop !".
"On ne peut même plus se fier à une canne, constata t'il.
- faites moi voir ça, réclama Abberline."
Il se saisit du tube de la canne et le secoua vigoureusement, faisant tomber plusieurs boules colorées de la taille d'une bille.
"Faites attention ! protesta Ichabod Crane. Vous en mettez partout.
- c'était un peu l'idée, admit Abberline.
- qu'est ce que c'est ? demanda Mr. Bucket.
- très bonne question."
Un petit papier tomba alors du tube, voletant comme une feuille morte. Ichabod le rattrapa au vol. Il commença à lire, les sourcils tantôt froncés, tantôt haussés.
"C'est ... ? commença Mme. Bucket.
- la notice, répondit-il avec un air éberlué. Pour ce qu'il appelle les Candidées.
- et bien, qu'attendez vous pour la lire ? s'impatienta Abberline en prenant une boule rose dans la main."
Crane se racla la gorge.
Cher lecteur,
Je te sers chaleureusement la main ! Si tu lis ceci, cela veut dire que tu as découvert mes fantastiques Candidées. Et que tu m'as volé ma canne, aussi. C'est une honte !
Cependant, dans ma grande mansuétude, moi, Willy Wonka, me trouve disposé à t'indiquer le fonctionnement de mes Candidées. Car si tu es en possession de ma canne (voleur !) c'est qu'il y a une bonne raison, je crois !
Tout d'abord, comprends bien que ce que tu tiens dans tes mains est une des plus grandes inventions qui soit. Et je ne parle pas de la canne.
En effet, ces fantastiques Candidées se trouve être de formidable inspiratrices. Si tu te trouves un jour dans les ennuis (et ce sera bien fait pour toi, espèce de voleur) elles t'apporteront LA solution pour te sortir du pétrin dans lequel tu te seras fourré.
"C'est plutôt lui qui est dans le pétrin, souligna Abberline.
- il est fou, continua Crane.
- poursuivez la lecture, je vous pris."
Pour cela, que faut il faire ? Je sens cette question te tarauder. A moins que ce ne sois ta conscience qui te souffle de rendre cette canne.
Et bien, il suffit...
De les manger.
Et oui ! Ce sont des bonbons, après tout. Je ne suis pas chocolatier pour rien, merci bien. (hey ! il me semble que j'ai fait une rime !).
Toutefois (il y a toujours un toutefois, bien qu'il ne soit habituellement écrit en tout petit en bas de la feuille), je me permet de te déconseiller très fortement d'en abuser. Une seule suffira. Et même, j'espère que tu ne la prendras pas pendant que tu feras quelque chose de relativement dangereux pour la vie, comme conduire, fabriquer une bombe ou aller chez le dentiste. Cette petite boule, aussi brillante soit elle, pourrait provoquer chez toi plusieurs effets secondaires.
Dont le sommeil.
La nuit porte conseil, me diras tu. C'est faux, ce sont les rêves. Tu seras donc plongé dans tes rêves. Merveilleux, n'est ce pas ? Ce qui l'est encore plus, c'est que tes rêves te souffleront LA solution à ton réveil.
Si tu te reveilles.
Ce n'est qu'un bonbon expérimental, je t'aurais prévenu.
Très amicalement,
Willy Wonka.
"Je crois que cela dépasse même l'ordre de la folie, affirma Ichabod Crane en repliant le papier.
- c'est possible, admit Mr. Bucket.
- Qu'est ce que vous comptez faire ? demanda Mme. Bucket.
- Et bien, pour commencer-"
L'inspecteur Crane s'interrompit en voyant son collègue gober le Candidée.
"Mais qu'est ce que vous faites ?! s'exclama t-il.
- ce qu'il dit, répondit tranquillement Abberline en mâchonnnant le bonbon. Il est excellent, vous devriez goûter."
L'inspecteur Crane semblait partager entre:
1- l'envie de lui coller une gifle
2- l'envie de le forcer à recracher
3- l'envie de déplorer sa stupidité
4- l'envie de voir ce qui allait se passer.
Il n'eut toutefois pas le temps d'executer la moindre de ces options avant qu'Abberline ne s'effondre sur lui.
"Nous voilà dans une belle situation ! se lamenta t-il."
Le ronflement de son collègue et le regard navré des Buckets lui servirent de réponse.
"Cela ne pourrait pas être pire, affirma t-il."
C'est ce moment que choisis son portable pour sonner.
ooOooOoo
Julia fut reveillée par une nouvelle explosion. Elle jaillit brusquement du fauteuil, le coeur battant. La fumée colorée qui remplissait la pièce l'empêchait de voir clairement où étaient les autres.
"J'ai trouvé ! s'exclama la voix ravie de Willy Wonka.
- on dit "Eurêka", dans ce cas là, Mr. Wonka, précisa la voix à moitié endormie de Charlie Bucket.
- et bien, Eurêka, répéta joyeusement le chocolatier."
Julia poussa un léger soupir.
"Ton bonbon est fini ? demanda t-elle."
Il y eut un assez long silence. La fumée était presque dissipée quand Charlie lui répondit:
"Je crois que Mr. Wonka ne veut pas vous parler..."
Ledit Mr. Wonka s'était dirigé à l'exact opposé de la pièce, comme un gamin boudeur, avec sa petite coupelle et ses outils.
Elle poussa un nouveau soupir.
"Je crois que j'avais remarqué."
Charlie leurs lança tour à tour un regard navré.
Willy était à present occupé à former des billes avec sa mixture. Les boules formées avait une teinte d'un rouge du plus bel effet. Il en écrasa une, soucieux de vérifier quelque chose connu de lui seul. La boule éclata, éclaboussant la table d'un liquide rouge.
Plutôt étrange.
Mais c'était visiblement le résultat escompté par le chocolatier.
"Et voilà ! triompha t-il. Une explosion de saveur, au sens littéral !
- Impressionant, concéda t-elle."
Nouveau silence buté. Le chocolatier posa ses petites créations dans une jolie boîte marquée d'un W.
"Vous n'en goûtez pas une ? demanda Charlie.
- Non, non ! s'exclama t-il en secouant la tête. Ce n'est pas le moment !"
Ah, parce que c'était le moment de le fabriquer ? pensa t-elle, perplexe.
Elle comprenait de moins en moins l'homme qu'était devenu Willy Wonka.
ooOooOoo
Il regarda Charlie se rendormir d'un air songeur. Un coup d'oeil à sa montre lui apprit qu'il était deux heures passées.
Il avait fini largement dans les temps.
Parfait ! Il avait bien l'intention d'en profiter pour mener son petit interrogatoire.
Il se tourna enfin vers Julia.
"Je répond à une de tes questions si tu réponds à une des miennes, proposa t-il avec un sourire éclatant."
Elle parut destabilisée par son changement soudain d'attitude.
Pas comme si il l'avait ignorée pendant trois quarts d'heures.
Naaaan.
"D'accord, aquiesa t-elle."
Le sourire de Willy s'élargit un peu plus. On aurait cru le Chat de Cheschire.
"Vas y, dit il, le regard étrangement fixe.
- pardon ?
- tu commences, précisa t-il.
- Ah."
Elle réfléchit un instant. Il la regarda faire, à moitié perdu dans ses propres pensées.
Il se sentait bizarre.
Enfin...
Plus bizarre que d'habitude.
"Comment as tu rencontrer Charlie ? demanda finalement la jeune femme."
Il fut estomaqué. Comment ? Elle ne savait même pas ça ? Toutes la planète devait être au courant !
"Wouaw, s'exclama t-il avec un rire, c'est une longue histoire, ça.
- Nous avons un marché, rappela t-elle.
- oui, oui ! Je le sais, hé !"
Il laissa délibérement un instant de pause.
Bon !
Puisqu'il faut passer par là...
"Je te previens, je raconte beaucoup moins bien que mon Oompa Loompa.
- C'est quoi, un Oompa Loompa ?
- ça fait deux questions !
- Pardon."
Il se lança donc dans son récit.
En espérant que ce petit jeu les accaparerait assez longtemps.
Il n'en pouvait plus d'entendre le tic tac de l'horloge.
