CHAPITRE 13 (aaah ! Le treize porte malheur !)

Salutation nobles lecteurs ! Comme promis un nouveau chapitre posté rapidement... je suis la bonté même, n'est ce pas ?

Bref. Vous vous en fichez, je pense.

Sachez donc que cette fanfiction est écrite jusqu'au chapitre 19; il doit, en plus de celui la, me rester un chapitre et l'epilogue à ecrire.

Sauf imprévu.

Les imprévus c'est nuls.

Et y'en a plein.

Bonne lecture !

Augustus se tourna dans le (petit) lit fourni par les Salt, incapable de trouver le sommeil. Hélas, il s'avéra que le matelas était décidement inadapté à sa taille, ce qui fit que le gros allemand tomba au sol, déclanchant un mini séisme.

La secousse réveilla Violet en sursaut.

"Skispasse ? fut la seule chose que Veruca se trouva en mesure de dire, encore à moitié endormie.

- je suis tombé, avoua piteusement Augustus.

- on l'aura remarqué, rétorqua séchement Violet.

- entschuldigung, s'excusa t-il en rougissant de plus belle.

- de toute façon, c'est à ton tour d'aller monter la garde, rappella Veruca en regardant l'heure. Avant que Mike ne tombe de sommeil.

- ça m'étonnerait que ce soit son genre, rétorqua Violet."

Augustus se leva tout de même et sortit de la chambre aussi silencieusement que sa corpulence le permettait. S'il aurait en temps normal trouvé très embarassant de dormir dans la même chambre que deux filles, c'était à présent, en vue de la situation, le cadet de ses soucis.

A vrai dire, il était mort de trouille.

Et il n'avait même plus de chocolat pour se consoler.

Tout ça allait beaucoup trop loin. Aucun enfant n'aurait pû imaginer se trouver un jour témoin d'un meurtre.

Non.

Pas témoin.

Complice.

Complice d'un meurtre.

Il frissona longuement. Il aurait de loin préférer se contenter de mettre une bonne gifle à Willy Wonka, juste histoire de lui casser quelques dents, et voilà, n'en parlons plus. Et à la place... ça.

Il arriva finalement devant la salle où le chocolatier, la fille et Charlie étaient sensés passer la nuit. Mike était assis en tailleur devant la porte, pianotant, ô surprise, sur le clavier de son ordinateur.

Des sons de voix s'élevaient de derrière le battant.

Visiblement, il n'était pas le seul à ne pas trouver le sommeil.

"Je fiens prendre la reléfe, annonça l'allemand."

Mike l'ignora pendant si longtemps qu'il crut qu'il ne l'avait pas entendu. Ce qui aurait été un exploit, étant donné le boucan qu'il avait fait en arrivant. Il était prêt à parier que la parquet ne s'en remettrait jamais.

Mais le grand garçon squelettique se releva, et s'éloigna, sans un mot ni un regard.

Quel PLAISIR de voir une atmosphère d'une si franche CAMARADERIE.

Il prit à son tour la faction devant la porte, s'efforçant de rester digne et droit.

Mais l'ennui pointa très vite le bout de son nez. Il décida de jouer les espions et d'écouter la petite conversation que semblaient tenir le chocolatier et Julia Sweets.

"... cinq tickets d'or, dans cinq tablettes de chocolats Wonka, dans n'importe quelle boutique, de n'importe quelle ville, de n'importe quelle pays du monde !"

Il avait visiblement du mal à cacher son exitation.

"C'est original, concéda la voix de la fille.

- Oui ! s'enthousiasmait le chocolatier. J'avais en outre prit le soin de faire placarder des affiches, un peu partout (sur tout les poteaux du monde serait plus juste), afin d'annoncer que les cinqs gagnants se veraient invités dans ma chocolaterie pour toute une journée ! Et, surtout, que l'un d'entre eux gagnerait quelque chose de spécial, dépassant de loin leurs rêves les plus fous...

- J'ignorais que tu avais un tel talent de mise en scène, s'amusait Julia.

- hé ! Moi aussi, à vrai dire !

- et c'est Charlie qui à gagner ?

- une autre question, on dirait, se moqua Willy Wonka.

- tu n'as pas fini ton histoire, se plaignit-elle en retour.

- Presque ! s'offusqua Willy.

- presque, ça ne compte pas.

- bon, bon... (bonbon ! héhéh !). Tu es vraiment très sérieuse, tu le sais ça ? Donc, j'ai attendu plusieurs jour que les gagnants se montrent. Je pense que je n'ai jamais été aussi exité. Un vrai gamin !

- tu es toujours un vrai gamin, souligna Julia.

- oui, bon ! Ne m'interomps pas, sinon je boude et tu ne sauras pas la suite."

Augutus entendit le léger rire de la fille répondre à la boutade du chocolatier.

Lui, il bouillonait.

Willy Wonka parlait de ce concours maudit avec une telle désinvolture ! Il ressentait le besoin urgent, nécessaire, de le frapper, là, maintenant, tout de suite.

Mais il se contint, écouta la suite.

"Donc, disais-je, plusieurs jour passèrent avant qu'un Oompa Loompa m'annonce que le premier gagnant avait été trouvé.

- Charlie ?

- Manqué. Il s'agissait du garçon le plus gros, le plus gras que je n'avais jamais vu. Je crois que je suis resté figé sur place pendant plusieurs minutes. Ah ! J'ai bien cru que c'était une énorme blague. Figure toi qu'il avait trouvé le ticket après l'avoir mangé !"

Le nouveau rire de Julia accentua encore sa fureur. Il ne savait pas quel miracle l'empêchait d'entrer dans la pièce et de lui faire avaler son chapeau ridicule.

"Mais bon, je me suis dit: "hey ! Il reste encore quatre tickets !", et ça m'a un peu calmé. Seulement, voilà, quand le deuxième ticket à été trouvé, il s'agissait de, devine qui, Veruca Salt, la gamine la plus pourri gâtée que je n'avais jamais vu ! Insupportable, vraiment. Si il y avait eut des mouches, je les aurait probablement gobées.

- J'imagine très bien, le taquina Julia.

- mais en plus, Veruca ! Quelle nom horrible ! On dirait qu'elle s'appelle Verue, au féminin.

- mais verue est un mot féminin, rappela t-elle.

- Ah ? Ah oui, tiens. Je n'avais jamais remarqué.

- Ensuite ?

- Le troisième ticket avait été trouvé par une autre petite fille, nommée Violet Beauregarde. J'ai bien cru que je voyais double, tant cette gamine était le sosie parfait de sa mère. Il fallait en plus qu'elle soit horriblement prétensieuse, mâchant du chewing gum comme une vache ruminante. C'est dégoûtant."

Il y avait effectivement un certain dégoût dans sa voix. Augustus résistait à grand'peine à ses instincts meurtriers.

"A ce stade, je ne me demandais plus qui allait trouver mes deux derniers tickets, mais plutôt ce qui allait le faire. A vrai dire, je cherchais confusément une autre surprise finale pour le vainqueur que celle que j'avais imaginer.

- je suppose que tu ne me diras pas quelle était la surprise.

- Bingo ! s'exclama la voix ravie de Willy. Hélas, le quatrième ticket fut trouvé par cet insupportable Monsieur Je Sais Tout, Mike Teavee. Obnubilé par la télévision, les jeux vidéos, pédant, suffisant, supérieur, hautain... Vraiment, j'ai même cru qu'il était en fait un robot, et non un enfant. Il avait même osé pirater le système (quel monstre !) afin de n'acheter qu'un seul ticket. Le pire, c'est qu'il n'aimait même pas le chocolat !"

On sentait toute l'indignation du monde dans sa voix. Pour une fois, Augustus était bien d'accord avec lui. Ne pas aimer le chocolat, mais quel sacrilège !

"Et le cinquième ticket ?

- Et bien, je ne sus pas qui l'avait trouvé ! Pas avant le jour J, du moins. J'étais sûr que personne ne l'avait trouvé. Je crois que je n'est jamais autant squatter le fauteuil du psy Oompa Loompa, ahah !

- tu as un psy ? s'étonna la fille."

Augustus ne voyait pas ce qu'il y avait d'étonnant à ça. Il suffisait de voir la dégaine du chocolatier.

"Bien sûr ! Mais c'est un autre sujet, ça. J'ai répondu à deux questions, tu m'en doit deux !

- certainement pas, tu peux toujours rêver.

- C'est très injuste, ça. Tu m'as très profondement blessé.

- Et c'est pour ça que tu souris avec cet air béat.

- Oui, voilà, tout à fait. J'exprime ma blessure intérieure.

- Mais bien sûr. Finis ton histoire.

- Tu es dure en affaire ! se plaignit le chocolatier. En fait, je n'ai rencontré le cinquième gagnant que le jour de la visite. Il m'a fait plutôt bonne impression, en fait. Mais c'est vrai que, par rapport à ces choses qui l'entouraient... Et c'est ainsi que j'ai rencontré Charlie !

- C'est vrai que ce n'est pas banal... concéda Julia.

- C'est à toi de me répondre, maintenant ! rappella Willy."

La fille soupira légèrement. Mais tout de même assez fort pour qu'Augustus l'entende.

"Tu ne m'as pas posé de question.

- Mais si, rappella Willy d'une voix soudain sérieuse. Tout à l'heure. Mais tu ne m'as pas répondu.

- je... n'ai pas très envie de parler de ça, répondit elle, mal à l'aise.

- Tu as promis.

- Tu es sûr que tu ne veux pas poser une autre question ?

- J'en suis absolument certain. Aussi sûr que deux et deux font quatre."

Nouveau soupir.

La fille se racla la gorge.

La fureur d'Augustus se laissa dompter par sa curiosité. Il tendit un peu plus l'oreille, attendant qu'elle commence son récit.

ooOooOoo

"Donc, récapitula très lentement Ichabod. Vous êtes en train de me dire que depuis deux heures, vous n'avez toujours pas avancer sur l'avis de recherche ?"

La voix était extrèmement froide. Un vrai glaçon.

"C'est... c'est que... n-nous... euh... balbutia pitoyablement Kirkland.

- Vous savez que chaque minute perdue est irrémediablement gâchée, en particulier dans une affaire de disparition ? continua Crane, impitoyable."

Comme pour approuver, Abberline poussa un nouveau ronflement et se tassa un peu plus sur lui.

"Oui, inspecteur, couina Kirkland.

- et qu'est ce qui vous a empêcher de m'appeller PLUS TÔT pour obtenir le signalement de Willy Wonka ? grinça l'inspecteur en secouant son collègue un peu trop envahissant.

- rien, monsieur.

- N'espérez surtout pas vous en tirer comme ça. Je vous donne le signalement, mais vous entendrez parler de moi à mon retour.

- oui, inspecteur Crane..."

Les Buckets se faisaient tout petits dans un coin de l'ascenseur. L'inspecteur trouillard semblait actuellement avoir laissé place à quelqu'un de beaucoup plus froid et énervé. Ce qui s'expliquait très bien, compte tenu des circonstances. Il déployait également des trésors d'ingéniosité pour faire en sorte qu'Abberline aille dormir ailleurs que sur sa personne, sans glisser sur les inombrables Candidées qui jonchaient le sol, et sans perdre tout sang-froid au téléphone. Dur, dur.

Lorsqu'il raccrocha, il poussa un trèèèès long soupir.

"Je savais que je n'aurais pas dû être policier. Je le savais."

Mr. et Mme. Bucket le regardèrent avec une certaine compassion.

Il tenta une fois de plus de reveiller son collègue.

"Je me met toujours dans des situations impossibles."

Il faisait apparement allusion à un évènement connu de lui seul.

Ils commencèrent tout trois à légèrement désesperer lorsqu'Abberline daigna ouvrir les yeux.

Il bailla ostensiblement, ignorant royalement les regards mi-intrigués mi-réprobateur qu'on lui lançait.

"Alors ? gronda Ichabod en le repoussant.

- je n'ai rien compris, soupira Abberline. J'ai besoin de temps pour réfléchir.

- Le temps, on ne l'a pas, rétorqua l'inspecteur Crane. Il est deux heures trente six.

- Déjà ? s'étonna son interlocuteur. Dans ce cas, je suppose que nous devrions continuer à suivre les traces. J'en profiterais pour réflechir.

- parfait ! Suivons les traces ! s'exclama l'autre en perdant (presque) son sang froid."

Abberline lança un regard aux Buckets ("Vous voyez comme il est pénible et raisonnable ? Plaignez moi."). Et il appuya sur un bouton, faisant décoller l'ascenseur et, accésoirement, glisser Ichabod qui s'écrasa sur l'une des parois.

"Ce n'est pas comme ça que je voyais la police, dit Mme. Bucket avec un ton qui laissait supposer qu'elle se retenait de dire ça depuis longtemps."

Un regard vers son mari lui apprit qu'il était amplement d'accord.

ooOooOoo

Il poussa un profond soupir. Ces formulaires ne semblaient jamais devoir se finir. Il ne savait même plus combien de dossier il avait déjà traité. Mais ce qui était certain, c'est qu'il lui en restait encore une pile assez impressionante.

Il doutait même de pouvoir rentrer chez lui, cette nuit.

Il n'aimait pas passer ses nuits à travailler.

Personne n'aime ça.

Mais il était loin d'imaginer qu'en faisant exeption cette nuit ci, il sauverait probablement sa vie.