CHAPITRE 14

RE a tous !

Et oui !

DEJA un nouveau chapitre !

Quand je vous disais que je publierais plus régulièrement, c'était pas de la blague ! Je suis une personne de parole. C'est miraculeux. N'est ce pas. Applaudissez. Clap clap.

Vous: ah ! Quel style redondant ! Fi donc ! Souffrez que je me désabonne.

Moi: comen ktu parl toi !

Vous: je ne puis point supporter une telle vulgarité d'écriture !

Moi: spèce 2 bourg 2 mé 2

Vous: je vous prie de bien vouloir cesser ces âneries et de poursuivre votre si désopilante histoire.

Moi: ouai ouai, 2 koi jme mèl

BREF.

Bonne lecture très cher lecteur !

"Donc. Nous recherchons un homme frisant la quarantaine, coupe au bol moyenâgeuse, cheveux auburns, yeux violet, manteau et veston rouge, chapeau haut de forme, probable lunette à verres opaques et yeux de mouches, ainsi qu'un enfant de douze ans, yeux bleus, cheveux bruns coupés court, dents légèrement avancées, pull en laine comme ceux que tricotaient notre grand mère... en fait, non, marque juste "pull en laine". Les deux disparus sont probablement ensemble.

- je t'avais dit qu'il suffisait d'appeller.

- étouffe toi avec ton soda.

- ...

- ET NON, IL N'ETAIT PAS NECESSAIRE DE LE MARQUER SUR L'AVIS !"

ooOooOoo

Le domestique se défonça une nouvelle fois l'épaule dans la porte.

Sale petite peste.

L'enfermer avec des coquilles de noix.

Dans une cave.

Reconvertie en cachot.

A attendre que quelqu'un daigne partir à sa recherche.

Il se retenait, lui et ses plans idiots.

ooOooOoo

"Oh !

- quoi, oh ?

- c'est pas une araignée, que je vois sur ton épaule ?

- QUIQUIQUOIOUCOMMENT

- Ah non. C'était rien qu'un flocon de neige. Autant pour moi.

- ... Abberline.

- Crane.

- ce n'est pas ainsi que vous excuserez votre incompétence.

- ce n'était pas de l'incompétence, mais du désir de découverte. Et je suis sûr qu'il y a une signification à ce que j'ai vu en rêve. J'avais l'impression de planer.

- j'en déduis que vous avez ingéré de la drogue dans le cadre de vos fonctions.

- c'est faux. Ce n'était pas exactement comme de la drogue.

- ... j'en déduis que vous avez déjà touché à de la drogue.

- je ne nie rien."

Un silence tomba, uniquement rompu par le bruit de la neige craquant sous les bottes des deux inspecteurs. Les traces étant de plus en plus effacées, ils avaient prit le parti de faire le reste à pieds, laissant les Buckets au chaud dans l'ascenseur. Chaleur que regrettait amèrement Ichabod Crane, quand il n'était pas occupé à maugréer contre l'inutilité de son collègue ou la possibiltié que les ravisseurs soient actuellement en Irlande, pendant qu'eux les suivaient en marchant.

A supposer qu'il s'agisse des bons ravisseurs.

S'il ne faisait pas à ce point confiance aux intuitions d'Abberline (et ce, quoi qu'il en dise) il serait déjà retourné au comissariat en tapant des pieds.

Pour ne rien arranger, la route traversaient actuellement une forêt épaisse de connifères surélevés. Ajoutons à ça la lampe torche défaillante, les bruits nocturnes et la couardise légendaire de l'inspecteur Crane, et nous avons un exellent apperçu des chances de réussite de cette filature. Elles avoisinent les zéros.

Abberline retint un soupir lorsque son collègue sursauta pour la enième fois.

"Calmez vous. Ce n'est pas comme si un loup garou allait sortir des bois.

- Un loup garou, certainement pas. Les lycanthropes n'existent PAS. Mais un loup tout court...

- Vous avez une arme.

- Certes. Et eux, des crocs.

- Un peu de courage, que diable.

- Cessez de me faire la leçon, et essayez de trouver un sens à votre rêve.

- J'ai vu un manoir.

- Comme c'est passionant.

- C'était assez flou, bien sûr. Mais je sais qu'ils sont là bas, et que ces traces nous y conduit."

L'autre lui répondit par un soupir à la fois sceptique et agacé.

"Et vous l'avez vu dans un bonbon."

Abberline ne sembla pas se formaliser de l'interruption.

"Et j'ai la certitude qu'il va se passer quelque chose de très grave.

- Il se passe généralement des choses graves en cas d'enlèvement, railla Ichabod en déployant toute son ingéniosité pour ne pas paraître intrigué.

- Nous devrions bientôt arriver, coupa Abberline.

- C'est ça. Vous l'avez vu aussi dans les bonbons ?

- Non. Je le déduis à la lumière qu'on aperçoit, juste devant.

- ... la lumière... ?"

Il dut plisser les yeux pour apercevoir, effectivement, une faible lueur dans le lointain.

"Ah, cette lumière là."

Il était absolument soulagé à l'idée de quitter ces bois lugubres.

ooOooOoo

"Si tu me répètes que tu avais un empêchement, je ne t'adresse plus la parole, la taquina Willy, destabilisé par son silence.

- c'était pourtant le cas ! s'exclama t-elle.

- oui, oui, mais c'est très vague tout ça !

- Tu n'as pas préciser la taille de la réponse.

- Mauvaise foi !"

La jeune femme se mura une nouvelle fois dans son silence. Au grand damne de Willy qui n'était pas très doué pour la conversation.

La faute à plusieurs années à vivre en ermite en compagnie de pygmés qui parlaient en gestes, probablement.

"Tu t'es fait enlevée par des extraterrestres ? tenta t-il d'un ton extrèmement sérieux.

- ...

- Ou alors, par la mafia russe ? C'est toujours la mafia russe, ajouta Willy en recopiant inconsciemment les paroles de Charlie, plus tôt dans la soirée."

Cette fois, il réussit à lui arracher un micro sourire.

"Non, ça y est, j'ai trouvé: c'était le président des Etats Unis.

- j'étais dans le coma, lâcha t-elle le plus simplement du monde, comme si elle annonçait un truc banal du style "il fait beau aujourd'hui" ou "tu as une coupe affreuse".

- ce n'est pas drôle.

- je ne plaisante pas."

Il la contempla d'un air infiniment choqué.

"Ne pose pas de questions si tu n'es pas prêt pour les réponses, cracha t-elle.

- et tu m'annonces ça, comme ça, comme si tu m'annonçais la couleur des jupons de ta grand mère !"

Apparement, il n'y avait que pour Willy que cette expression ne paraissait pas déplacée.

"Les jupons de ma grand-mère se porte à merveille, merci pour eux. Et tu voulais savoir, non ?

- mais !

- pas de mais. J'ai répondu à ta question, ne te plains pas."

Il la dévisagea avec la bouche en forme de O, à la fois ébété et indigné. Il dut comprendre, au regard qu'elle lui lançait, que poser d'autres questions serait très mal venu, car tout ce qu'il put articuler c'est:

"Wow. J'ai besoin d'un morceau de chocolat."

Julia poussa un léger soupir. Ce n'était pas vraiment dans ses intentions de lâcher l'information comme ça. Connaissant Willy, il ne s'en remettrait pas avant plusieurs jours.

Mais bon.

Aussi grave que ça lui paraissait, elle trouvait sa déclaration extrèmement cliché. La vie peut parfois ressembler à un mauvais roman.

Et encore.

Il ne savait pas TOUT ce qui s'était passer. Par chance, il n'avait pas l'air d'avoir envie d'appronfondir le sujet. Il était au contraire occupé à trouver COÛTE QUE COÛTE son morceau de chocolat, quitte à mettre sans dessus dessous le contenu de son pauvre chapeau.

"Willy.

- Ah ! Trouvé !"

Il brandit sa tablette Wonka comme s'il s'agissait du Graal. Elle poussa un léger soupir.

A sa grande surprise, il la cassa en deux et lui en tendit un morceau.

"Je n'ai pas faim, protesta t-elle.

- ça se mange sans faim ! objecta le chocolatier en toute mauvaise foi. Et puis, j'aimerais que tu mesure l'étendue de mon talent, étant donné que tu n'as apparement JAMAIS goûté l'un de mes chocolats. Tu es un véritable phénomène, tu le sais, ça ?"

Visiblement, les semaines de traumatisme présumées étaient un peu surfaites. Elle prit le chocolat de mauvaise grâce.

Willy mordait déjà avec enthousiasme dans le sien, à grand renfort de ses dents Colgate.

"C'est à toi de me poser une question, rappella t-il."

Bon.

Elle commençait à se demander s'il avait vraiment été traumatisé.

Elle ne connaissait pas encore le talent certain de Willy pour cacher ses sentiments le plus douloureux.

ooOooOoo

"Vas tu enfin me dire ce qui se passe ? s'énerva Mme. Salt. Pourquoi je ne peux pas aller dans le salon ? Pourquoi ces deux femmes sont ici ? Pourquoi j'ai entendu une explosion ?

- ce n'est rien, sussura son mari. C'est une surprise. Tu sauras tout, mais pas tout de suite. Tu me fais confiance ?"

Non.

Elle ne lui faisait pas du tout confiance. Mais elle se garda bien de le lui dire.