CHAPITRE 15
Vous: quoi ? Comment donc ? Déjà un nouveau chapitre ? Allons bon ! Que donc lui arrive t-elle, à cette bougresse !
Moi: jfè cke je ve, dabor
Vous: diantre, ceci est fort inhabituel.
Moi: ouai sa va, tu va pa nou chier 1 pendul non plu
Vous: je suis fort ébahi.
Moi: mé bi1 sur
Vous: et bien, j'éprouve grand hâte à lire la suite, si généreusement offerte en un laps de temps aussi peu dévellopé par vos bons soins.
Moi: je men fich. Lèsse just 1 review é ce sera trè bi1
Vous: ah, que nenni. Je n'ai point le temps pour ça, grand bien m'en fasse.
Moi: ingra
"C'est ce manoir. J'en suis certain.
- Je reste dubitatif. Il est tout simplement impossible qu'un bonbon permette de voir quelque chose de réel sans que l'on ne l'ait jamais vu. Je suis contre cette aberration.
- Vous pourriez tout du moins admettre que les traces que nous suivons depuis bientôt trois heures mênent bien ici.
- Grand bien m'en fasse."
Les deux inspecteurs, s'étant dirigés vers la lumière comme des mouches attirées par l'ampoule d'une lampe, se tenaient actuellement, indécis, à la lisière du bois, observant l'habitation. Les traces de pneus traversaient le grand portail et devait vraisemblablement se poursuivre jusqu'au perron. La propriété était tout bonnement immense. La lumière qu'ils avaient vu provenait d'une fenêtre laissée ouverte.
"La question est, reprit Ichabod, qu'est ce que nous sommes sensés faire ? Nous n'avons aucune raison de déranger ces gens à trois heures du matin, sans mandat, sous pretexte que des traces de pneus conduisent jusqu'à chez eux.
- Vous avez tort.
- Pardon ?
- Nous pouvons très bien nous passer de mandat.
- Mais ! C'est contraire à la loi ! Dont nous sommes les représentants, au cas où vous auriez oublié !
- Vous ne le reconnaissez pas ?
- De quoi ? s'impatienta l'inspecteur Crane.
- C'est le manoir des Salt, souligna Frederick Abberline. Il est passé à la télévision, pendant la folie des tickets d'or.
- Vous regardez la télévision, vous ? s'étonna son collègue."
Abberline lui lança un regard torve.
"Je ne vois pas pourquoi ça nous autoriserait à débarquer sans mandat, rattrapa très vite Ichabod.
- Alors, les disparus sont sûrement à l'intérieur.
- Je ne vous suis pas, rétorqua t-il avec une évidente mauvaise foi."
Il n'était pas idiot au point de ne pas voir le lien très évident qu'il y avait entre l'affaire et les Salt. Il savait parfaitement qu'Abberline avait un fort taux de chance pour avoir raison. Il savait a ussi que les disparus pourraient avoir besoin d'aide. Mais il connaissait très bien son collègue. Il savait donc parfaitement que Frederick allait essayer de le convaincre qu' "entrer discrètement pour jeter un petit coup d'oeil et partir sans déranger les braves gens qui habitent ici s'ils ne trouvaient rien" était une très bonne idée. Et il savait tout aussi parfaitement qu'il le suivrait forcement au bout de quelques minutes, parce qu'Abberline avait raison et qu'ils n'étaient pas des officiers très pointilleux sur la procédure. Probablement la raison pour laquelle leurs supérieurs les gardaient habituellement à l'oeil. Après tout, une des idées brillantes d'Abberline avait un jour consistée à "chasser le dragon" (c'est à dire l'opium) dans un petit immeuble crasseux rien que pour coincer le patron en plein flagrant délit. Ce qui avait marcher. Mais ça n'avait pas plu du tout au commissaire. En plus, Ichabod avait mit des jours à chasser toutes traces d'opium de ses poumons. Un pur bonheur.
Il attendit donc l'argumation de son collègue en pinçant les lèvres.
"Je me disais, commença Abberline, que s'il s'avérait que les victimes se trouvaient à l'intérieur, ce serait plutôt nécessaire d'aller jeter un coup d'oeil, et de revenir plus tard avec un mandat si nous avions raison."
Il insista sur le NOUS.
Ichabod soupira. C'est bien ce qu'il pensait.
"Donc, vous sous-entendez que nous allons entrer par effractions chez d'honnêtes citoyens, en pleine nuit, pour verifier une hypothétique présence de chocolatier ? Brillant.
- Vous le présentez mal. Dites vous plutôt que notre DEVOIR de citoyens NOUS ordonne de verifier l'honnêteté de nos concitoyens, en entrant discrètement par la fenêtre et en ressortant bien poliment."
Ichabod se massa les tempes.
"Si on se fait prendre, c'est directement la case "prison", et les victimes ne seront pas prêtes de se faire sauver.
- Mais on ne se fera pas prendre, assura Abberline. Aller, venez."
Avant que son collègue puisse exprimer à quelle point cette idée lui semblait mauvaise, il dévala la pente et se dirigea vers l'enceinte. Ichabod s'empressa de le suivre, en maugréant, bien évidement. Pas question qu'il laisse sa tête brûlée de collègue seul.
"Attendez ! Qu'est ce que vous comptez faire ?
- Bonne question, grommella Abberline."
Il y eut un instant de silence. Ichabod soupira bien fort, puis capitula.
"Je m'occupe de créer une diversion. Vous rentrerez pendant ce temps."
Il ignora le regard narquois de Frederick.
"Et comment ?
- Je sonne. Je me présente. Je dis que je suis à la recherche de Willy Wonka et Charlie. J'écoute ce qu'ils ont à me dire. Vous aurez intêret à vous presser. Je ne les retiendrais probablement pas très longtemps."
Un silence. Finalement, Frederick Abberline hocha la tête.
Alors, Ichabod Crane marcha d'un pas assuré vers la grille et sonna en écrasant son doigt sur le bouton. Il inspira un grand coup, voyant du coin de l'oeil la silhouette de son collègue se hisser sur le mur en prenant appui sur un arbre qui poussait un peu trop près.
Cette fois, on va vraiment avoir des ennuis, pensa t-il en se maudissant très fort.
ooOooOoo
Mr. Salt fut tirer de son sommeil par un vigoureux coup de sonette qui résonna longtemps dans la grande maison.
Il jeta un coup d'oeil ensomeillé au réveil.
3h14.
Allons bon. Qui pouvait bien venir les déranger à une heure pareille ?
Il entendit les pas lourds de l'un de ses domestiques descendre les escaliers. La grand porte s'ouvrit avec un grincement désagréable.
Il avait un mauvais présentiment.
Peut être à cause des trois prisonniers dans le salon.
Il se releva, enfila à la va vite un pantalon et ses pantoufles, et descendit à son tour les escaliers, rattrapant le domestique dans l'allée centrale.
Au fond du jardin, une silhouette svelte patientait, raide comme un piquet derrière la grille.
Il dut les voir arriver car il se redressa légèrement.
"Avez vous une idée de l'heure qu'il est ? gronda le vieil homme.
- Pardonnez mon intrusion dans votre sommeil, répondit l'inconnu d'une voix neutre, quoique un peu tendue. Mais je crains avoir d'importantes questions à vous poser."
Mr. Salt le devisagea. Il était jeune. Le teint pâle, presque maladif. Un peu trop maigre, peut-être. Une lueur d'intelligence brillait au fond de ses yeux chocolats. Ses sourcils était légèrement froncés. Ses yeux se fixaient un peu partout, comme s'il redoutait quelque chose. Il avait un air très professionnel, un rien méprisant.
Un air de flic, conclut le richard.
Le présumé flic fouilla dans la doublure de sa veste pour en sortir un insigne.
Bingo.
"Inspecteur Ichabod Crane, monsieur. Pouvez vous ouvrir cette grille ?"
Mr. Salt sentit son coeur manquer un battement. Heureusement que cet inspecteur ne pouvait pas lire dans les esprits. Il ne pouvait pas s'ôter de la tête l'image des trois kidnappés.
"Je ne comprend toujours pas, grommela t-il tandis que son domestique ouvrait la grille."
L'inspecteur se contenta d'entrer d'un pas souple.
"C'est à propos d'une double disparition, expliqua t-il. Mr. Willy Wonka et le jeune Charlie Bucket. Je suis à leurs recherche.
- C'est regrettable, répondit prudemment Mr. Salt. Mais je ne vois pas en quoi je pourrais être utile.
- C'est bien simple. Répondez à mes questions, pour commencer."
ooOooOoo
Ichabod observa le vieil homme. Le regard fuyant. Il transpirait, malgré la fraîcheur de la nuit.
Et comment se faisait il que le maître de maison descende en personne pour l'accueillir, à trois heures du matin passées ?
Il commençait à croire qu'Abberline avait raison.
Il puait la culpabilité.
"Très bien, sussura Mr. Salt. Mais faites vite, j'ai hâte de retourner me coucher.
- Très bien, répéta Ichabod."
Il s'avança d'un pas. Se mit à tourner autour de l'homme. C'était sa technique pour mettre les suspects mal à l'aise. Et généralement, ça fonctionnait.
"Donc. Récapitulons. Mr. Wonka aurait disparut avant hier soir. Aucune trace de lui, si ce n'est son ascenseur et sa canne, abandonnée dans la neige."
Il marqua un pause, la mine sévère. Mr. Salt le dévisageait avec une certaine inquiétude.
Il vit du coin de l'oeil la silhouette d'Abberline se faufiler par la porte d'entrée.
"Vint en suite le jeune Bucket."
Il reprit sa ronde, comme un fauve autour de sa proie.
Il avait en effet quelque chose du fauve, avec son long manteau noir et sa foulée presque féline.
Mr. Salt devait tourner sur lui même pour pouvoir lui faire face. Le domestique ne s'en donnait même pas la peine.
"Disparu hier soir, dans les alentours de vingt deux heures. Des traces de pas correspondant à celles de l'enfant ont été retrouvées près de l'ascenseur, ainsi que celle d'un adulte.
- Peut-être Willy Wonka, hasarda le richard."
Ichabod se stoppa face à lui.
"Absolument PAS. L'homme chaussait du quarantes deux. Ce n'est pas la pointure du premier disparu."
Mensonge. Très très gros mensonge.
Mais l'homme semblait bien trop pertubé pour se demander comment il connaissait la pointure de Willy.
"Je disais donc, reprit l'inspecteur, qu'il y avait également les traces d'un adulte NON identifié. Les traces menaient à des traces de pneus. Nous en déduisons fort naturellement que l'enfant à été enlevé, et emmené à bord de cette voiture, n'est ce pas ?
- Pure spéculation, répondit le vieillard d'une voix tremblante.
- Pas du tout. Taisez vous. J'ai évidemment décidé de suivre les traces de pneus. Et je suppose que vous deviner où elles m'ont conduit.
- C'est tout bonnement ridicule ! Vous auriez pû confondre des traces, dans la nuit et sous la neige !
- J'aurais pû. Mais non. Il me semble que vous avez connu les deux disparus, je me trompe ?"
L'homme ne répondit pas. Ichabod se rapprocha de lui, se hissant discrétement sur la pointe des pieds pour paraître un peu plus imposant.
"Passons aux questions, voulez vous ? Que faisait votre voiture sur les lieux de l'enlèvement ?
- Je n'en ai pas la moindre idée, répondit Mr. Salt avec toute la fermeté dont il était capable.
- Il s'agit de votre voiture.
- Tout mes domestiques ont les clés."
Et voilà. "C'est pas moi, c'est mes domestiques" par Mr. Salt.
"Vous sous-entendez que l'un de vos domestiques serait l'auteur de l'enlèvement.
- Je sous entend qu'un de mes domestiques sera allé faire les courses non loin des lieux de l'enlèvement, reprit bravement Mr. Salt.
- Je vois."
Ichabod plissa les yeux.
"Mais je vais me voir obligé de jeter un oeil chez vous."
La risposte ne se fit pas attendre.
"Vous avez un mandat ?"
Il eut un léger sourire de coin.
"Non, c'est vrai. Mais ce n'est qu'une question d'heures."
Etrangement, les traits du vieillard s'épanouirent.
Evidemment, Ichabod était loin d'imaginer que dans moins d'une demi heure, il n'y aurait plus traces ni de Willy Wonka, ni des deux autres otages chez les Salt.
Aussi, la réaction de l'homme le déstabilisa très légèrement.
"Alors, revenez quand vous en aurez un."
Ichabod haussa un sourcil. Mais il aquiesa et pivota sur lui même.
"Très bien. Je reviendrais. Bonne nuit, Mr. Salt."
Et il sortit à grands pas de l'enceinte du manoir.
Les grilles se refermèrent en grinçant derrière lui.
Il inspira un grand coup.
Quelque chose se tramait, il en était sûr.
Mais quoi ?
ooOooOoo
Ichabod: ABBERLINE ! Comme je vous hais.
Frederick: rhoo, mais chut hein. J't'avais dit que j'avais raison.
Willy: oui, bon, c'est pas pour gener hein... mais pendant que vous vous disputez, moi je suis toujours plongé dans la rivière de chocolat jusqu'au cou !
Ichabod: faites attention vous. On pourrait être tentés de vous laisser vous débrouiller tout seul.
Willy: c'est le sucre qui se moque de la confiserie !
Mr. Salt: pourquoi j'ai pris un otage comme ça... pourquoi...
Antoine Daniel: parce que le Japon.
Mike: t'as rien à faire là toi.
Vous: ce dialogue est fort inutile.
Augustus: rühe bitte ! Et laissez une refiews si ca fous a plus !
