CHAPITRE 16

SALUT BANDE DE PATATOES

Et ouiiiii, encore un nouveau chapitre ! C'est que c'est bientôt Noël, mes petits loups.

Et si vous voulez me faire plaisir, laissez une petit review en bas.

Allez !

Un peu d'esprit de Noël que Diable !

SINON J'APPELLE LE PERE NOËL.

Bonne lecture !

Mr. et Mme. Bucket se serraient l'un contre l'autre, silencieux, debout dans le grand ascenseur de verre.

Voilà plus d'une demi heure que les deux inspecteurs étaient partis, les laissant en plan, dans la nuit, au milieu d'un tapis de Candidées et d'arbres connifères gigantesques.

Chose très banale. Très quotidienne.

Et ils attendaient. Ils attendaient qu'on vienne leur annoncer qu'ils avaient retrouvé la trace de leur fils et de leur ami.

Ils attendaient.

Silencieux.

Blottis l'un contre l'autre.

Debout dans le grand ascenseur de verre.

Seuls dans la nuit noire.

ooOooOoo

Augustus se figea.

Il aurait juré avoir entendu un bruit, dans le couloir.

Il retint sa respiration, sondant la nuit en plissant les yeux. Il vit quasiment distinctement une ombre se faufiler près de l'escalier.

"Qui fas là ? couina t-il comme le faisait les policiers dans les films."

Il serra les poings, prêt à se battre si necessaire. Le tank allemand était paré à la bataille. Jawohl, mein General.

Bien évidemment, personne ne lui répondit. Comme dans les films. En même temps, quel genre de type répondrait un truc du style "Mr. Nimportequi, mais chut, vous n'êtes pas censé savoir que je suis là" ?

Personne.

A part un imbécile.

Au moins, il savait maintenant qu'il ne s'agissait pas de Mme. Salt ou Beauregard. Sa mère était exclue d'avance; elle aurait fait un bruit monstre en descendant les escaliers.

Alors, qui ?

Un cambrioleur ?

Veruca, Violet ou Mike qui cherchait à lui faire peur ?

Impossible.

A l'intérieur, les voix s'étaient tû. Ils avaient dû l'entendre, comme lui les entendait depuis tout à l'heure, pendant que ce cher Willy s'évertuait à expliquer le pourquoi du comment il avait ramené des pygmées dans sa chocolaterie. Et il avait entendu très distinctement des bruits de pas.

"Répondez ! gronda t-il."

Toujours aucune réponse, si ce n'est la voix moqueuse de Willy qui disait un truc comme: "Tiens ! On a de la visite ! Espérons que le petit garçon n'ait pas peur au point de se salir ~".

Dès qu'il a trouvé d'où vient le bruit, il le frappe.

Juré.

"Wer ist da ? reprit-il, les mots allemands lui échappant malgré lui."

Il eut enfin une réponse. Un coup de genou dans le ventre et un mouchoir plein de chloroforme devant le nez et la bouche.

L'ombre s'était ruée sur lui à une vitesse ahurissante.

Doucemement, avant même d'avoir pût dire "choucroute", il sombra dans le pays des rêves et des licornes.

ooOooOoo

Abberline se laissa tomber souplement de l'autre côté du mur et se glissa derrière un bosquet. La propriété était grande.

Trèèès grande.

La pelouse semblait être taillé avec une paire de ciseau.

Il vit la porte de la maison s'ouvrir, laissant passer un domestique. Il pouvait presque sentir le stress d'Ichabod. A tout les coups, il aurait droit à un nouveau sermon sur les méthodes qu'il le forçait soi disant à utiliser.

De la pure mauvaise foi.

Il s'avança très prudemment vers la porte centrale. Son coeur manqua un battement quand un autre homme se profila devant l'ouverture, alors qu'il était encore en terrain découvert. Il s'immobilisa totalement, un peu comme s'il jouait à "un, deux, trois, soleil".

Par chance, l'homme semblait trop préoccupé pour le remarquer.

Tant mieux, ça lui éviterait la case "prison".

Il attendit que les deux hommes se soient assez éloignés pour reprendre son avancé au milieu du jardin, guettant avec la plus grande attention chaque élément qui pourrait le trahir.

Et il y en avait beaucoup.

1- la branche d'arbre roublarde qui se plaçait bien bas pour avoir le plaisir d'assomer les pauvres passants.

2- Les amas de neige qui trouvait très amusant de reproduire vos traces de pas, comme pour dire "Attention ! Il est parti par là !".

3- Les buissons de ronces solitaires qui cherchait à épouser vos vêtements en les arrachants petits bouts par petits bouts.

4- Les hibous qui faisait "houhou !" dès que vous passez à côté d'eux, rien que pour le plaisir de hululer.

5- la lumière de la porte d'entrée qui adorait projeter votre ombre sur TOUTE l'allée pour créer des silhouette Tim Burtonesque (et annoncer votre présence aux cailloux).

Il y avait aussi les alarmes de sécurités et tout le tralala, bien sûr.

Mais c'était nettement moins fourbe.

Finalement, après maintes péripéties, il réussit à se glisser dans le hall d'entrée.

Il voyait, plus loin, Ichabod qui avait commencer son interrogatoire.

Bien.

Il s'avança tranquillement, comme s'il était chez lui.

La maison était vraiment silencieuse.

Il ressentait toute l'adrénaline que pouvait ressentir les cambrioleurs, tout en se répétant que son but à lui était autrement plus louable.

Il avança d'un bon pas dans un couloir très sombre, au bout duquel il voyait une lumière filtrer d'un dessous de porte.

En s'approchant, il entendit même des sons de voix.

C'est alors qu'il repéra le mammouth qui se tenait à côté de ladite porte.

Il sut également que celui ci l'avait vu.

Et entendu, compte tenu du bruit de sa marche.

Il se faufila aussitôt dans le premier recoin.

Un escalier.

Genial.

"Qui fa là ?"

Tiens, tiens.

Un accent germanique à couper au couteau.

Sans un bruit, il fouilla dans la doublure de sa veste.

Il gardait toujours une petite bouteille de chloroforme à porter de main. Au cas où.

Et il se doutait fortement qu'il allait en avoir besoin.

La montagne allemande n'allait certainement pas le laisser passer.

"Répondez !"

La voix lui sembla étrangement juvénile pour un colosse de sa taille.

La nature fait décidément mal les choses.

Il mouilla un mouchoir dans le liquide, toujours silencieux.

Il lui sembla entendre une voix sarcastique en provenance de la pièce gardée par l'allemand.

Il était prêt à parier qu'elle apartenait à l'un des disparus.

"Wer ist da ? s'énerva le mammouth."

Il s'approcha à pas de loup. Il distinguait nettement la grosse bedaine de l'allemand.

Gros, gros, gros.

Il avait l'impression de connaître cette silhouette.

Sa main contenant le mouchoir se plaqua sur la bouche du colosse, tandis que son genou dans son énorme ventre le faisait plier.

Dix secondes et un "HMMMMF !" plus tard, et il tombait à terre dans un énorme BOUM.

La lumière qui s'échappait de dessous la porte éclaira son visage.

Augustus Gloops.

Il poussa un énorme soupir.

Il venait de droguer un enfant.

Un enfant de la taille d'un boxeur, mais un enfant tout de même.

Honte sur lui.

Mais sa présence en ces lieux signifiait qu'il y avait véritablement quelque chose qui se traimait, non ?

"Wow ! Un tremblement de terre ! s'exclama une voix masculine, à l'intérieur."

Abberline eut un instant d'hésitation.

Qui était ce ?

Willy Wonka, ou un complice des Salt ?

Il prit une grande inspiration et ouvrit la porte.

ooOooOoo

Julia et Willy tendait l'oreille. Le chocolatier venait d'être interrompu dans son récit par la grosse voix d'Augustus, demandant qui était là.

Ils s'entreregardèrent.

Un sourire fendit le visage du représentant masculin, sans qu'elle ne puisse comprendre pourquoi.

"Répondez ! reprit la voix du garçon."

Willy se contenta d'exprimer à voix haute sa pensée du moment concernant ses doutes sur l'avenir proche du pantalon d'Augustus, ce qui lui vallut un coup de coude de la part de son amie d'enfance.

Son sourire ne fit que s'agrandir. Et c'est que c'était contagieux, en plus, si on en jugeait à ses propres lèvres qui s'étiraient vers le haut.

"Wer ist da ? paniquait l'allemand."

A peine une minute plus tard, ils entendirent un grand bruit qui résonna dans toute la pièce.

Et tout ce que trouva à dire Willy, c'est: "Wow ! Un tremblement de terre !"

Elle en resta muette de surprise.

"Willy, tu-"

La porte s'ouvrit, la coupant net dans ses remontrances.

Un homme se faufila dans l'ouverture, avec une allure de défi. Grand, jeune, dynamique, arborant fiérement moustache et légère barbe, il les fixa tour à tour d'un air calculateur. Quelque chose s'alluma au fond de ses yeux lorsqu'il avisa le chapeau de Willy. Un sourire triomphal étira ses lèvres fines.

"Ah ! s'exclama t-il. Mr. Wonka ! Je vous cherchais, justement."

Si elle pensait que Willy allait être étonné, voir même intrigué, elle en eut pour son argent. Il éclata de rire.

"Vraiment ? s'exclama t-il. Alors vous êtes très fort, parce que vous avez réussi ! Toutes mes félicitations !"

Elle ne le vit même pas se relever tant ses gestes étaient rapides. Elle le vit juste empoigner la main du nouveau venu et la secouer énergiquement.

Sacré Willy.

"Certes, se contenta de répondre l'autre, pas déstabilisé pour un sou. Je cherchais également Charlie Bucket."

Willy pointa le garçon endormit sur le canapé comme s'il dévoilait le St Graal à un religieux. L'autre parut on ne peut plus satisfait et marmonna quelque chose qui se rapportait à un certain Ichabod.

"Et voici ma meilleure amie ! présenta le chocolatier, Julia Sweets ! Elle a été enlevée, elle aussi !

- Ah ? s'étonna le personnage.

- c'est vrai, confirma t-elle. Et vous êtes... ?"

L'homme inclina très modestement la tête.

"Inspecteur Frederick Abberline. Je suis venu jusqu'ici avec mon collègue, qui est actuellement en pleine tentative de diversion auprès du propriétaire.

- Eh ! Vous êtes sûr que c'est autorisé par la loi ? s'enquit Willy.

- Ca ne l'est pas, répondit tranquillement le dénommé Abberline.

- Je me disais, aussi, s'amusa le chocolatier."

Julia eut alors la très nette impression d'être entourée par deux enfants en bas âge.

Assez destabilisant.

"Et bien, puisque nous vous avons retrouver... il faudrait songer à vous sortir de là, déclara l'inspecteur."

Willy parut soudainement beaucoup moins enthousiasme.

"Vous avez une idée de comment vous comptez faire ça ? couina t-il.

- je pourrais demander un mandat... mais non. L'opération prendrait beaucoup trop de temps. Alors... non, je n'ai pas d'idée."

Abberline soupira.

"J'aurais dû garder l'un de vos Candidées."

Le sourire de Willy réapparut comme par magie.

"Vous les avez essayés ?

- Affirmatif.

- alors, est ce qu'ils fonctionnent ?

- Tout à fait.

- Fantastique ! s'enthousiasma le chocolatier."

Il semblait à deux doigts de faire la danse de la joie. Elle retint de justesse un face palm.

Deux enfants en très, très bas âge.

Des nouveaux nés.

Non. Des embryons.

Voir des spermatozoïdes.

Abberline s'autorisa un début de micro sourire.

Et c'est à ce moment que des bruits de pas se firent entendre dans le couloir.

L'inspecteur tressaillit légèrement. Willy lui tapota silencieusement l'épaule et lui désigna un grand placard au fond de la salle, avec un air sérieux qui faisait très bizarre sur lui.

Deux secondes plus tard, il était debout au milieu d'un placard à balai dans une attitude extrèmement glorieuse, à écouter les bruits qu'il pouvait percevoir.

Si il avait su, il aurait pas venu.