CHAPITRE 17
Ichabod faisait les cent pas devant la grille, inquiet. Cela faisait dix minutes que Mr. Salt et son domestique était retournés au manoir, et Abberline n'était pas sorti.
Il le savait.
Il aurait dû refuser.
Son collègue devait avoir de gros, gros problème.
Il se mordit les lèvres.
Il ne pouvait pas faire grand chose.
Bon sang, Frederick... mais dans quoi vous êtes vous encore fourré ?
ooOooOoo
"Voilà ! Tout les avis sont imprimés !
- Génial. Il nous reste plus qu'à aller les coller dans la ville.
- Quoi ? A cette heure ci, et sous la neige ?
- Ne me regarde pas comme ça ! Je n'y suis pour rien, moi !
- Dire que ça aurait pû être une soirée normale... Pourquoi a t-il fallu que Willy Wonka ai eu l'idée faramineuse de se faire enlever ?
- Qu'est ce que j'en sais ! Prend ton manteau, on y va !
- On ne pourrais pas dire à Braginski de le faire ? Il a l'habitude de la neige, lui.
- A l'heure qu'il est, il doit avoir vidé sa quatrième bouteille de vodka. Et ce n'est pas le rôle du médecin légiste, imbécile."
Alfred Jones soupira, jeta un regard plein de regret à son soda non fini, et suivit Arthur Kirkland à l'extérieur, les avis de recherche sous le bras.
ooOooOoo
Il poussa un soupir satisfait. Finalement, il était arrivé au bout de sa paperasse.
Il allait pouvoir rentrer chez lui.
Et heureusement, songea t-il, il est presque quatre heures du matin.
Il sortit alors de son bureau en baillant. Il avait hâte de profiter d'un repos bien merité.
ooOooOoo
Willy regarda l'inspecteur se faufiler dans le placard et refermer vivement la porte derrière lui. Il échangea un regard avec Julia.
Il n'y avait pas de doute, les bruits de pas venaient dans leurs directions. Et il ne fallait surtout pas qu'on découvre l'inspecteur. Il était leurs dernières chances.
Un petit cri étouffé signala que les personnes avaient trouvé Augustus.
"Evanoui, constata simplement la voix de Mike.
- Qui a bien pû faire ça ? couina la voix de Veruca.
- Laissez moi passer ! gronda Mr. Salt."
Willy se jeta sur le canapé et tenta d'adopter une pose nonchalante, reveillant Charlie au passage.
La porte s'ouvrit à la volée, sur toute la petite communauté des ravisseurs.
Mme. Gloops lança immédiatement un regard brûlant au chocolatier, qui tentait d'avoir l'air le plus innocent possible. Julia s'était pétrifiée sur place, et Charlie se demandait se qu'il se passait -encore-.
"Qui a fait ça à mon fils ? gronda Mme. Gloops d'une voix menaçante."
Willy réfléchit à toutes vitesse. Répondre "l'inspecteur qui est actuellement debout dans votre placard" était une très mauvaise idée.
"Je suis vraiment confu, s'excusa t-il de son ton le plus désolé, j'ai ouvert la porte et l'ait malencontrueusement assomé. Mais c'est de sa faute, aussi, il écoutait aux portes. C'est très vilain de sa part."
Deux secondes trois dixièmes plus tard, Mme. Gloops le gifflait à toute volée en poussant un cri de rage.
Et c'est qu'elle faisait mal, en plus.
Ne jamais sous-estimer les matronnes allemandes.
"Ne l'abîmez pas, la réprimanda aussitôt Mr. Salt. Nous allons avoir besoin de lui, d'ici peu.
- Trop aimable, grommella Willy en se massant la joue."
Le vieil homme tourna la tête vers lui, les yeux brillant d'une lueur mauvaise.
"Vous feriez mieux de vous préparer, Mr. Wonka. Vous allez devoir partir plus tôt que prévu."
Le chocolatier déglutit. Il se doutait que les événements étaient précipités par l'arrivée innoportune des deux inspecteurs.
Mais il n'était pas franchement ravi.
"Alors, voilà comment les choses vont se passer, exposa Mr. Salt. Vous partirez dans une voiture avec Veruca, Violet, Mike et Augustus. Ils vous surveillerons et veillerons à ce que vous executiez bien les ordres que vous avez reçus. Pendant ce temps, votre amie et votre successeur seront transportés dans un autre lieu. Si Mike ne nous envoie pas un message comme quoi votre mission est remplie, c'est une balle dans leurs têtes. Pour le reste, vous avez déjà les instructions. Est-ce clair ?
- Très clair, répondit laconiquement Willy."
Il frissonna lorsque l'homme lui fourra un revolver dans la main. La marque, le calibre ? Il n'en savait fichtre rien. Il avait horreur des armes. Elles le rendaient nerveux.
"Alors, allons y."
Mr. Salt fit signe à l'un de ses domestiques. L'homme l'empoigna par l'épaule et le sortit de la pièce, tandis que Violet, Veruca et Mike s'y mettaient à trois pour soulever Augustus. Il jeta un dernier regard dans la salle, et plus particulièrement au placard de la salle.
C'est fou, lui qui n'avait jamais aimé la police, le voilà à esperer qu'un flic le sorte de ses problèmes... Quelle ironie.
ooOooOoo
Frederick Abberline était choqué. Il était même plus choqué qu'un japonais se trouvant face à une situation tendancieuse.
Le pire, c'est qu'il SENTAIT qu'il se passait quelque chose de bien plus grave qu'un simple enlèvement, mais il ne SAVAIT PAS de quoi il s'agissait. Il était donc là, immobile, au milieu des balais qui semblaient se moquer de lui, à écouter le petit discours plein de suffisance de Mr. Salt, et ce sans pouvoir rien y faire.
Rageant, non ?
Il entendit chacune des personnes présentes sortir de la pièce. La lumière s'éteignit. Il attendit encore quelques instants, avant de pousser la porte du placard.
Il passa une jambe dehors.
VLAN.
Un manche de balai s'écrasa sur son crâne.
ooOooOoo
Ichabod sursauta du haut du perchoir où il avait élu domicile pour essayer de reperer son collègue.
Plusieurs silhouettes sortaient de la maison, dont celle très reconnaissable du chocolatier.
Entourés de deux colosses.
Cela s'appellait UNE PREUVE.
Il sortit son appareil photo portable, zooma au maximum et filma la scène.
Cela s'appelle UNE PREUVE TANGIBLE.
Comment ça, il se promène avec un appareil photo dans la poche ?
Chut, c'est l'inspecteur Crane, l'équivalent de Marry Poppins au service de la loi.
Il filma la sortie de chacun des personnages. La lumière qui les éclarait de dos cachait en partie leurs visages.
Mais bon.
Les services spécialisés devraient pouvoir les identifier.
Puis les personnages s'engouffrèrent tous dans deux voitures différentes.
Ichabod se mit légèrement à paniquer.
Laquelle des deux suivre ?
Quoique, suivre une voiture à pieds...
Un autre problème lui revint en mémoire.
Il n'y avait qu'une seule route venant du manoir menant à la sortie de la forêt.
Et il y avait un ascenseur sur le côté.
Avec les parents d'un des disparus dedans.
Et, encore une fois, il n'avait aucune chance d'y arriver avant les deux voitures.
Et puis, son collègue était encore à l'intérieur.
Voilà, ça y est.
Il va pleurer.
C'est impuissant qu'il regarda les deux voitures passer sous son arbre, emmenant les kidnappés et les coupables vers d'autres potentielles victimes.
ooOooOoo
"J'entend du bruit, signala Mr. Bucket.
- On dirait un bruit de moteur, commenta Mme. Bucket.
- Là ! Ce sont des phares !
- Des voitures, à une heure pareille ?
- On dirait qu'elles ralentissent..."
ooOooOoo
Violet était absolument terrifiée. Elle était tassée entre Augustus et Willy Wonka, sur la banquette arrière, tandis que Mike et Veruca se partageaient le siège avant. Le conducteur restait silencieux.
Elle sentait la tension extrème du chocolatier, qui tripotait la crosse de son arme. Il avait les mains tremblantes.
Le bruit d'un emballage froissé se fit entendre du côté d'Augustus. Celui ci, à peine remit de son agression, n'avait rien trouvé de mieux que se goinfrer.
Ce qui fit râler Mr. Wonka, qui n'admettait toujours pas qu'on ne puisse pas prendre le temps D'APPRECIER une de ses tablettes.
Mike n'avait, pour une fois, sortit aucun appareil électronique. Peut-être sa façon à lui de paniquer. Peut-être parce qu'il était collé à Veruca.
Celle-ci respirait comme un buffle, épouvantée. Son anxiété transpirait dans l'atsmosphère.
Et la voiture commença à ralentir. Le chocolatier se pencha légèrement pour regarder par la fenêtre. Elle entendit très distinctement son GASP.
Allons bon.
Qu'est ce qui leurs tombait encore dessus ?
ooOooOoo
Frederick se massa le crâne. Ce balai avait failli l'assomer. Il lui ferait un procès.
Il regarda autour de lui.
Son regard fut happer par une feuille, posée bien en évidence sur la table basse.
Il s'en approcha.
La lut.
Haussa vivement les sourcils.
Et sortit en courant, les instructions pour un meurtre serrées dans la main.
Il n'avait plus le temps d'être discret.
Voila ! Ce sera tout pour aujourd'hui !
Frederick: je me suis fais AGRESSER PAR UN BALAIS !
Ichabod: c'est du grand n'importe quoi cette auteur.
Willy: je m'en fiche ! J'ai mon chapeau ! Tout vas bien !
Mr. Bucket: que tout ceux qui trouve que Willy sert à rien lève la main.
Charlie *lève la main*
Willy: tu es censé être dévoué à ma cause Charlie.
Charlie: seulement en ce qui concerne le chocolat. Il n'est pas question que j'approuve ce qui vous sert de cheveux.
Willy *boude*
Moi: la ferm band 2 stupi2 personag ! C mon istoir ! *aux lecteurs* à 2m1, trè cher patatoes.
