CHAPITRE 19

SALUT BANDE DE CANAPE

Vous:pourquoi donc des canapés ?

Moi: parske lé canapé C bi1

Vous: certes. Pour les êtres ne possédant point assez de courage pour se lever.

Moi: de koi jme mèl

Vous: je ne suis ponit un canapé. Et serait-ce du placement de produit pour Ikea ? C'est honteux.

Moi: mé tu menerv toi

Vous: vous de même

Moi: alor li é té toi

Le bruit de leurs pas faisaient crisser la neige. La forêt était complétement silencieuse. Pas de vent dans les arbres, pas d'hiboux hululant.

C'était du moins l'impression qu'en avait Mme. Bucket, dont le coeur tambourinait dans sa poitrine. Elle marchait, serrée contre son mari et son fils, tremblante, s'efforçant de paraître le plus calme possible.

Il faisait beaucoup trop noir, sans les lumières de l'ascenseur et les phares des voitures. Ils n'avaient qu'une lampe torche. Les otages marchaient avec précaution derrière Mr. Salt et Mme. Beauregarde, précédant Mme. Gloops.

Elle ne savait pas ce qui se passait.

Elle n'était même pas sûre de vouloir le savoir.

Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait retrouvé son fils et qu'un homme armé lui demandait d'avancer. Alors elle avançait.

Elle pensait aux deux inspecteurs.

Ils les avaient laissés au bord de route, pour partir dans les bois.

Etaient ils seulement encore en vie ?

Elle frissona de nouveau.

Ce n'était pas à cause du froid.

ooOooOoo

Ding~

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, laissant passer les deux inspecteurs.

"C'est leurs voiture ?

- affirmatif, répondit Ichabod, sans attendre son collègue pour se précipiter vers les traces de pas.

- Il nous faudrait du renfort.

- Pas le temps.

- Au moins une lampe poche.

- On improvisera.

- D'habitude, c'est plutôt à vous d'objecter sans arrêt et à moi de proposer des choses plutôt stupidement dangereuses dans l'absolue, railla Abberline.

- C'est que vous avez une prédisposition à la stupidité, ricana Ichabod en retour, avant de s'enfoncer dans la forêt."

Son collègue le suivit, quelque peu réprobateur.

C'est une bonne idée de suivre des criminels à la trace.

Mais encore faut il pouvoir VOIR les traces.

ooOooOoo

La voiture se gara devant une grande maison en brique blanche. La tension à l'interieur du véhicule était si intense qu'elle aurait pu être découper en petit patée, voir même transformée en château de sable.

Ce fut Mike qui s'extirpa en premier de son siège, suivit de Violet, Augustus, Veruca, et en tout dernier Willy qui n'était bizarrement pas très enthousiaste.

Bizarrement.

La jeune fille bleue fut la première à avancer, prenant une grande inspiration. Elle se faufila jusqu'à la porte d'entrée. Mike poussa le seul adulte - peut on vraiment lui accorder ce statut ?- d'une main quelque peu tremblante. Un déclic se fit entendre. Violet venait de crocheter la serrure. Il en aurait été impressioné, dans d'autres circonstances. Ou alors, il aurait prononcer un long discours sur la depravation de la jeunesse, lui donnant ainsi un singulier air de ressemblance avec grand père Georges.

La fillette poussa le battant, déglutissant. Silence de plomb, atmosphère écrasante. Il sentit une fois de plus le poids dérangeant de l'arme dans sa poche. Il aurait moins eu envie de déguerpir s'il était face à une armée de DENTISTES. De dentistes armés de FRAISES. Et d'APPAREILS DENTAIRES.

C'est dire.

Mike le poussa une nouvelle fois. Visiblement les enfants étaient aussi peu rassurés que lui. Et visiblement il allait devoir prendre la tête de la marche. Comme ça, si la cible tente d'assassiner quelqu'un avec, il ne sait pas lui, un balai ou un couteau de cuisine, le chocolatier fera un très bon rempart humain.

... Ca fait mal, les coups de balais ? Peut être que son chapeau amortirait le choc, non ?

Quoique.

Son chapeau ne merite certe pas ça. Quelle idée de faire une chose pareille à son couvre chef.

Il ferait mieux de se prendre l'hypothétique balai dans la tête. Il ne pouvait pas abîmer son cher haut de forme, tout de même.

Quel sacrilège !

"Taisez vous, bon sang ! marmonna très vite Veruca, au bord de la crise de nerfs."

Oups ! Il n'avait pas réaliser qu'il parlait tout haut.

A ce rythme là, le balai ne risque pas de rester hypothétique longtemps.

ooOooOoo

Vash tendit l'oreille, les lèvres stoppées à quelques centimètres de sa tasse de café.

Il était presque sûr d'avoir entendu des éclats de voix.

... Presque, c'est le mot.

Il était beaucoup trop fatigué.

Mais ce n'est pas une raison pour vérifier.

Il posa doucement sa tasse sur l'évier et sortit à pas feutrés de sa cuisine.

ooOooOoo

Mr. Salt ouvrit rapidement la porte de la petite maison délabrée. Derrière lui, ses otages et alliées tremblaient de froid.

Tous s'engouffrèrent dedans, soulagés d'échapper à la nuit glaciales, quelqu'en soit le prix. Les quatres prisonniers se tassèrent ensemble dans un coin de la pièce. Personne ne pipait mot. Les Buckets serraient leurs fils contre eux, comme si ça pouvait le protéger.

"Bon, sussura Mr. Salt. Il ne reste plus qu'à attendre."

ooOooOoo

SCHBAM

"Encore une racine ? s'enquit poliment Frederick Abberline."

Un juron lui repondit.

C'était sa faute aussi, à Ichabod. Vouloir poursuivre des gens dans une forêt de nuit. Sans lampe. Avec une resistance au stress égal à zéro.

Au moins, l'avantage d'avoir le nez dans la neige, c'est qu'on peut difficilement louper les traces de pas.

Et puis, ça pourrait être pire. Au moins, il ne neigeait plus. Et les branches des arbres ne cachaient pas complétement la lune.

Son collègue se releva, pestant silencieusement contre la nature entière, et reprit à grand pas sa route, sans se soucier du fait que Frederick le suive ou non.

En même temps, celui ci ne serait pas assez stupide pour le laisser marcher tout seul dans la forêt. Ce serait courrir le risque que ce cher Inspecteur Crane fasse une crise cardiaque devant une souche d'arbre en croyant qu'il s'agissait d'un cavalier sans tête.

Sans oublier le risque qu'il se fasse aussi prendre en otage. Doué comme était son estimé collègue.

Il aurait bien besoin d'une cigarette.

Là.

Maintenant.

Il poussa un long soupir, emboîtant le pas de l'autre homme.

Ils continuèrent de marcher pendant encore un certain temps. Dix minutes, peut être vingt, il n'en savait rien. Tout ce qu'il savait, c'est qu'Ichabod s'était écroulé lamentablement sur le chemin 54 fois avant qu'ils n'arrivent devant une petite cabane.

Au fond des bois.

Bon sang ! Cette histoire est désespérement cliché ! Cet écrivain de pacotille devrait plutôt écrire dans le people, tiens.

OUI ALORS C'EST INCROYABLE NOUS APPRENONS AUJOURD'HUI QUE KIM KARDASHIAN EST ALLEE ACHETER DU LAIT, WOAW, C'EST TELLEMENT INCROYABLE, TOUT LE MONDE PEOPLE EST EN EMOI ! UNE SOURCE SÛRE AFFIRME PAR AILLEURS QUE CET ACHAT SERAIT EN FAIT UN MOYEN POUR ELLE DE RENCONTRER SON AMANT SECRET, VLADIMIR POUTINE, QUI, EN FAITES, N'ETAIT PAS DU TOUT AU KREMLIN A CE MOMENT LA, IL S'AGIRAIT EN FAIT DE SA DOUBLURE OFFICIEL, SI SI, TOU SA Cé TRè VRè.

Bah voilà ! Là ça fonctionne. Vocation ratée môa j'dis.

"Et maintenant ? demanda Frederick. "

Ichabod se figea.

Oui.

En effet.

Et maintenant ?

ooOooOoo

Mike se raidit en entendant très distinctement de bruits de pas dans la pièce d'à côté. Les autres avaient visiblement entendu aussi.

Veruca poussa un glapissement incontrolé, Violet sursauta et Augustus se stoppa brutalement, provoquant un remous de son gras.

Et le chocolatier entama une fuite vers la sortie, très vite stoppé par la pensée des conséquences qu'aurait cet acte sur la survie immédiate de ses amis.

A la place, il sortit donc son arme. Le regard du jeune gamer fut aussitôt attiré par l'éclat particulier du canon. Il cligna des yeux. Ses jambes lui semblaient étrangement molles.

Dis toi que c'est comme dans les jeux vidéos, se répétait il. Mais en vrai.

La lumière de la pièce au bout du couloir où ils s'entassaient tout les cinq s'alluma.

ooOooOoo

Lumière. Ah ! Repéré. Tu as toujours été nul en cache cache mon petit Willy. C'est de la faute de ton chapeau. Tout le monde le voit quand tu t'accroupis derrière un meuble.

Et maintenant ?

Qu'est ce que tu fais ?

LA FUITE.

Non !

Penses aux Bucket.

... Tu as toujours ton arme, et tu sais quoi faire.

Et si ça rate ?

Tu as le choix ?

Ah bah non !

Tu es complètement fou à te parler à toi même.

C'est le sucre qui se moque de la confiserie.

ALORS ! Qu'est ce que tu fais ?

ooOooOoo

Et Willy Wonka fit quelque chose d'assez surprenant. Une lueur s'alluma au fond de ses yeux. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire un peu absent. Et il marcha droit vers le salon, arme dans la main.

Les quatres enfants restèrent figés.

Ils entendirent une exclamation surprise. Un petit rire du chocolatier, qui souhaitait le plus naturellement du monde le bonsoir à sa cible.

Protestations, menaces de la futur victime.

Silence brusque. Probablement venait elle de voir l'arme.

"Bonne nuit !~"

Le coup de feu retentit dans toute la maison.

ooOooOoo

Arthur Kirkland se frotta les bras, frigorifié.

"Je n'en peux plus. Il n'y a rien de suspect par ici.

- Ca veut dire qu'on peut rentrer ? couina Alfred."

Le plus âgé allait lui répondre à l'affirmative.

Avant qu'un coup de feu depuis la maison aux briques blanches ne retentisse.

Les deux policiers s'entre regardèrent.

Et se précipitèrent dans un même mouvement vers la demeure de Vash Zwingli.

ooOooOoo

Charlie: oh mon Dieu ! Monsieur Wonka a tuer quelqu'un !

Ichabod: quoi ?! Mais à quoi ça sert alors que je me caille les miches pour essayer de sauver votre peau si vous n'y mettez pas de la bonne volonté ?!

Willy: oh, ça va, tu n'es pas mon p...P... pè... pa...

Frederick: père ?

Willy: Oui. Voilà.

Ichabod: cette histoire n'a ni queue ni tête...

Frederick: comme un certain cavalier.

Ichabod *gasp*: n'en parlez pas Abberline ! Sinon je prononce le mot Jack l'Even-

Frederick: non ! C'est bon, je me tais !

A DEMAIN POUR LE PROCHAIN CHAPITRE !

A PLUS BANDE DE MOQUETTE BLEUE !

Vous: puisque je vous dis qu'il s'agit d'un placement de produit, ventrebleu.