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Hello friends, voilà que que nous avons atteint la fin de l'aventure ! Je suis vraiment contente d'avoir fini cette traduction, mais je suis aussi un peu triste que ce soit le dernier chapitre. Je sais à quel point beaucoup d'entre vous ont apprécié cette histoire et j'ai adoré lire vos réactions et vos avis ! Merci merci et encore merci pour vos encouragements et votre enthousiasme, c'est ce qui m'a poussé à traduire même lorsque la motivation me manquait...
Et je remercie plus particulièrement ces personnes (aka de vrais petits amours), toujours fidèles à chaque chapitre que je postais:
toundra95 (toujours le premier au rdv et toujours des avis de folies, coeur sur toi) ; MissAnika (merci pour chacun de tes encouragements miss) ; Lily Draconis (qui aura réussi à me faire culpabiliser jusqu'au bout du monde pour ne pas avoir posté de chapitre dans les temps!) ; Skaelds (merci pour toutes tes superbes impressions) ; Deponia (tu m'as beaucoup faite rire et oui comme tu as dit: 'pauvre Malfoy qui se fait piétiner son coeur' haha); brigitte26 (tu es là à chaque drarry que je poste et c'est un plaisir de te retrouver à chaque fois, bisous); Usule (merci pour tes avis); Berenice 05 (tes reflexions étaient toujours superbes à lire); L'amour bleu (aah un plaisir de lire tes reviews à chaque fois, et un très joli pseudo); AdelheidRei (merci à toi d'avoir suivi chacun des chapitres) ; Badlorchen (je me suis retrouvée dans chacune de tes impressions et j'attendais toujours ton avis avec impatience tellement ils étaient drôles et développés); Eileen Ana ; celtica25 (désolée, l'auteur sadique adore les cliffhanger!); Shaolan (merci petit chou!) ; ChiiyaMangas (tu m'auras beaucoup faite rire, merci! Et Hermione me gavait aussi haha); ofo (merci de m'avoir faite rire autant) ; haruhi-kyouya (un délice de lire chacune des tes reviews, oui Vane et Hermione aussi me tapaient sur le système!); C0meWhatMay (Zabini et Pansy me font aussi beaucoup rire, à force de lire des fanfics ils font partie de mes personnages préférés maintenant) ; Agalys-Erwael (moi aussi je plaignais Draco et je voulais qu'il en mette une à Harry pour le réveiller, haha!) ; Yume resonnance (merci pour chacun de tes avis) ; tinetinetina (l'auteur sadique te remercie pour ton enthousiasme constant à chaque chapitre !) ; Pops3013 (merci d'avoir suivi mon histoire!)
Et merci aux passages de : eiko ; Kalane ; caence ; Mirty ; Diri-chan ; Fan De Fictions ; titiiii ; MelEiji ; Gunzy ; Louisana NoGo; seraphine13 ; DameAureline ; Madem0iz-ailes ;
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Merci d'avoir suivi et commenté l'histoire depuis le début, vous m'avez faite sourire et rire comme jamais ! C'est grâce à vous si je me suis accrochée à cette histoire pour vous la partager. Je ne réponds que très peu aux reviews par faute de temps, mais je les lis toutes et vous n'avez pas idée à quel point votre soutien me fait chaud au coeur (ouhlala c'est que ça devient trop émotionnel). Ok, je sais que tout ce dont vous avez hâte maintenant c'est de retrouver les batifolages amoureux de Draco et Harry, alors je vous laisse sur ces mots... Bonne lecture :)
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Chapitre Douze – Maintenant qu'Harry sait enfin ce qu'il veut
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Harry savait que la douleur allait l'attendre à la sortie de cette bulle d'obscurité et de silence qui l'emprisonnait. Il refusait de se réveiller et d'y faire face. Personne ne pouvait l'obliger. Il était fatigué de toujours devoir jouer les héros, alors les gens pouvaient l'oublier et le laisser tranquille.
Mais quelqu'un appuya sur son épaule avec un doigt fin et osseux, et continuait inlassablement à appuyer. Harry grogna. Il ne pouvait pas le croire, mais ils étaient vraiment en train de le forcer à se réveiller. Pendant des années il avait réussi à dormir malgré les piétinements de Dudley sur l'escalier au-dessus de son placard. Mais il avait évidemment perdu son habilité à tolérer les nuisances nocturnes à mesure qu'il avait grandi. Harry n'était pas sûr que sa maturité grandissante et la puissance de sa magie en vallait vraiment le coup.
« Potter, » souffla une voix à son oreille, et le doigt s'enfonça à nouveau dans son épaule.
Harry reconnut la voix. Et ça déclencha des réactions en lui qu'il avait presque oublié.
Il roula sur le côté, ses bras battant l'air pour chasser le doigt importun. Mais ce dernier revint aussitôt sur lui, joint par beaucoup d'autres qui se refermèrent sur son bras droit comme si il était impératif qu'il restât immobile. Harry grogna de satisfaction et jeta le premier sort qui lui vînt à l'esprit. Il ne savait pas si il avait encore la baguette dans sa main, mais aussi longtemps qu'il ne le savait pas, il pouvait prétendre que c'était le cas, et sa magie marcherait probablement quand même.
Un cri alarmé retentit, mais Harry s'en fichait, parce que son sort avait fonctionné et que les menottes s'étaient matérialisées. Un bracelet froid en métal s'était refermé autour de son poignet, tandis que l'autre bracelet était autour du poignet de l'autre personne. Harry sourit bêtement contre l'oreiller et enfonça son visage encore plus profondément dedans pour étouffer son rire.
« Potter, laisse-moi partir. » La voix semblait contrariée. Harry aimait l'entendre ainsi, bien qu'il ne pût immédiatement se souvenir pourquoi. Puis il se souvînt, et hocha la tête. C'était parce que la personne à qui appartenait cette voix l'avait contrarié bien trop de fois au cours de la semaine dernière.
« Non, » répondit Harry. « Pas tant que tu n'auras pas arrêter de m'ignorer. »
« Je ne peux pas comprendre ce que tu dis avec ton visage enterré dans ce fichu oreiller, » se moqua la voix avec dégoût, et Harry dut admettre qu'il n'avait pas tort. Il se prépara mentalement à affronter la douleur et se retourna.
La douleur l'avait attendu comme prévu et se jeta sur lui dès qu'il entreprit d'ouvrir les yeux. Harry haleta. La peau de son visage et de son torse lui causait des élancements, le tirait dans tous les sens et le brûlait, comme si la marque s'était dupliquée sur la totalité de son corps. Il cligna des yeux et grimaça lorsque la lumière sembla vouloir lui découper les yeux. Mais il pouvait quand même discerner les éléments proches de lui, alors il se concentra sur la personne qui se trouvait juste à côté de son lit.
Malfoy lui lançait un regard furieux. Son poignet gauche était enchaîné au poignet droit d'Harry, et la chaîne s'était complètement emmêlée lorsque Harry s'était retourné dans son lit. Il y avait une importante rougeur qui entourait ses yeux, ce qui fit grandement plaisir à Harry. Ca voulait dire qu'il avait soit pleuré ou qu'il avait été sacrément en colère, et devait donc savoir comment Harry s'était senti.
« Tu ne peux pas faire ça, » dit Malfoy d'un ton autoritaire. « Tu n'as aucun droit de me garder prisonnier. Laisse-moi partir. »
« Et tu n'as aucun droit d'agir comme si je t'avais offensé en permanence, » rétorqua Harry. « Si tu t'attends à ce que j'attende six ans pour toi, tu peux te mettre le doigt dans l'œil. Tu as passé ton temps à t'enfuir comme le putain de lâche que tu as toujours été sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Alors je te garderai là jusqu'à ce que tu te décides. Et si tu décides que tu ne veux pas de moi, alors la première chose que je ferai c'est d'aller me taper un mec blond qui te ressemble mais qui a un bien meilleur tempérament. »
Le visage de Malfoy se tordit en plusieurs expressions à la suite, et Harry le regardait d'un œil critique en se demandant laquelle d'entre elles finirait par dominer.
« Mr. Potter, pourquoi est-ce que vous êtes déjà éveillé ? » s'exclama une voix choquée derrière lui, qui interrompit plutôt mal leur moment. Madame Pomfrey fondit sur Harry, et s'arrêta brusquement lorsqu'elle remarqua leurs poignets emmenottés. « Est-ce que c'est une blague ? » demanda-t-elle avec suspicion.
« Non, juste une précaution, » répondit Harry, et il se redressa en ignorant le fait que ça avait tiré Malfoy vers lui. « Qu'est-ce qui s'est passé, Madame Pomfrey ? » Parler commençait à devenir douloureux et Harry passa la langue sur ses lèvres. Elles étaient fendues et saignaient, il cligna des yeux, surpris de ne pas avoir remarqué jusqu'à présent.
Madame Pomfrey fit une pause, les regardant l'un et l'autre à tour de rôle comme si elle espérait toujours obtenir une explication censée pour les menottes, mais elle sembla abandonner rapidement et secoua la tête. « Votre agresseur, dont nous ne connaissons toujours pas l'identité, » Harry commença à ouvrir la bouche mais il décida que révéler l'identité de son agresseur pouvait attendre la fin de l'énumération de ses blessures, « vous a lancé un sort provoquant d'intenses brûlures. Le maléfice était censé brûler toute votre peau, couche par couche, et ainsi infliger des dommages permanents, voire vous tuer. Heureusement, grâce à la rapide réaction de Miss Parkinson et de Mr. Zabini, ça n'a eu le temps que de brûler la première couche. Vous allez avoir mal pendant quelques temps, mais ce n'est rien qui ne puisse être guéri. »
Harry hocha la tête. « Merci. Au fait, j'ai vu le visage de l'agresseur. C'était Theodore Nott. »
« Quoi ? » s'exclama brusquement Malfoy. « Mais c'est un Slytherin ! Il n'aurait eu aucune raison de t'attaquer ! Tu dois te tromper. »
« Oh, Merlin, » dit Harry doucement en se tournant vers lui. « Il semblerait que quelqu'un choisisse de rester loyal à sa maison et aveugle à la vérité plutôt que d'accepter de voir la vérité des attaques qui se sont passées juste sous son nez et qu'il aurait pu arrêter. »
Le visage de Malfoy se colora d'une jolie teinte rougeâtre. Vraiment, avec la façon dont ses cheveux se collaient à son front, pensa Harry, et la sueur goutant de ses tempes, il avait tout aussi bien l'air de quelqu'un qui venait de sortir du lit ou de la douche. Et cette fois Harry s'en fichait complètement que quelqu'un puisse remarquer son érection. Ils n'avaient peut-être pas la possibilité de faire grand chose pour l'arranger pendant qu'ils étaient à l'infirmerie, mais ils auraient tout le temps plus tard.
« Vous êtes sûr, Mr. Potter ? » demanda Madame Pomfrey. « Utiliser ce maléfice est une sérieuse infraction, qui entraînera très probablement l'expulsion de Mr. Nott de l'école.
Harry leva les yeux au ciel. « Je m'en fous que cet imbécile soit expulsé, pour être honnête. Et oui, je l'ai vu de près. Zabini et Parkinson pourraient probablement confirmer la même chose, s'ils n'étaient pas en train de privilégier la loyauté à leur copain. » Il se tourna vers Malfoy et le regarda à nouveau avec insistance. Si Zabini et Parkinson avaient repoussé Nott mais ne voulaient toujours pas donner son identité, alors ça voulait dire que toutes les actions d'Harry en leur défense n'avaient servi à rien. « Je pense que les menottes étaient une erreur, n'est-ce pas ? Je pense que toute cette histoire était une erreur, si tu préfères toujours penser que les Slytherins ne font jamais rien de mal. »
« Ca n'a juste pas de sens, » dit Malfoy d'une voix plaintive qui donna envie de rire à Harry. Malfoy vivait dans un monde où les gens attaquaient les Slytherins au hasard et où un puissant Mage Noir avait réussi à se soulever en étant presque ignoré par le Ministère, et il espérait que les choses aient du sens ? « Pourquoi… Pourquoi aurait-il attaqué quelqu'un qui essaye de nous aider ? Et pourquoi est-ce que tu n'as pas réussi à l'arrêter à temps ? » ajouta-t-il, en semblant retrouver un peu de son air supérieur.
« Hermione a fait quelques recherches sur le serment, » répondit Harry en fixant Malfoy. « La marque m'empêche de me déplacer aussi vite que d'habitude ou de lancer des mauvais sorts à l'égard de ceux que j'ai juré de défendre. Avec quelqu'un d'autre, j'aurais probablement pu esquiver le sort à temps, mais pas avec un Slytherin. »
« C'est… ridicule, » dit Malfoy, et son visage se tordit comme si quelqu'un venait juste de le forcer à avaler un gros citron.
« Oui, » confirma Harry, en hochant la tête tristement. « Je suis ridicule. Le serment que j'ai juré est ridicule. C'est ridicule que je doive tous vous défendre alors que je suis le seul à me retrouver à l'infirmerie, encore et encore. »
« Mr. Potter, » l'interrompit Madame Pomfrey. « Vous êtes certain que c'était Mr. Nott ? »
« Oui, » répondit Harry. « C'est probablement aussi lui qui m'a jeté le maléfice sur le terrain de Quidditch et qui m'a causé une hémorragie interne. » Il ne jeta pas un coup d'œil à Malfoy, mais il sentit son tressaillement à travers la chaîne. « Quant à la raison pour laquelle il a fait tout ça, il faudra aller lui demander. Mais je suis près à faire une déposition pour dire que c'était lui, et Zabini et Parkinson devraient en faire de même. » Et si ils ne le font pas, Harry irait leur dire deux mots pour les convaincre.
« Mais les autres attaques étaient vraiment l'œuvre de Gryffindors, de Ravenclaws et de Hufflepuffs contre les Slytherins, » dit Malfoy, comme si il essayait de se convaincre lui-même.
Harry le dévisagea avec impatience. « Je n'ai jamais dit qu'elles ne l'étaient pas. Ca n'a rien à voir avec les autres attaques. On pensait juste que c'était le cas, et c'est la raison pour laquelle on a eu tant de mal à découvrir ce qui se passait. Mais je suis sûr que Nott était derrière les deux des plus dangereuses attaques sur moi. » Il observa Malfoy et ajouta : « Dis-moi, est-ce que Nott possède une cape d'invisibilité ? »
Malfoy se pinça les lèvres. « Je ne peux pas te dire ça. »
« Mais vous le direz à la directrice, » intervint Madame Pomfrey d'une voix menaçante. Puis elle commença à s'affairer comme elle le faisait toujours lorsqu'elle voulait que les visiteurs quittent l'infirmerie. « Enlevez ces menottes, Mr. Potter. »
« Non, » répondit Harry. « Où qu'il aille, j'irai avec lui, jusqu'à ce qu'il se décide d'arrêter de jouer les imbéciles. »
Malfoy ouvrit grand la bouche comme pour protester, mais aucun son ne sortit. Harry haussa les sourcils, d'ennui et d'impatience. Qu'est-ce que Malfoy attendait de plus de lui ? Ils s'étaient déjà établis sur le fait que Harry n'allait pas le chasser pour toujours, et que Malfoy avait été stupide d'ignorer les tentatives d'Harry. Pourquoi ne devrait-il pas s'attendre à ce que les choses évoluent en sa faveur après leur petite conversation ?
« Mr. Potter, vous n'êtes pas en condition de quitter le lit, » dit Madame Pomfrey, de façon prévisible.
« Mon état ne peut pas être si terrible que ça, » dit Harry. « Sinon, Malfoy se serait déjà évanoui et aurait crié d'horreur à l'idée d'être enchaîné à une créature aussi laide, au lieu de se vexer parce que je veux que la personne qui ait essayé de me tuer soit expulsée. »
« Quoi, » dit Malfoy, comme si ces deux choses n'étaient en aucun cas comparables. Harry se tourna vers lui, mais comme il n'ajouta rien d'intéressant, il reporta son attention sur Madame Pomfrey.
« Je veux que Nott soit puni, et expulsé aussi vite que possible, » dit-il. « Si vous ne voulez pas que je marche, vous n'avez qu'à faire apparaître un brancard qui me porterait ? Ca serait plus confortable pour moi, et comme ça Malfoy n'aura qu'à marcher à côté de moi. »
Madame Pomfrey soupira, regarda fixement Harry, et sembla enfin se décider car elle savait qu'elle ne pourrait pas le faire changer d'avis. Elle acquiesça, agita sa baguette et fit apparaître le brancard.
« C'est un scandale, » s'exclama Malfoy. « J'exige qu'on me libère de cet emprisonnement humiliant, maintenant. »
« Elle ne peut pas annuler le sort, » dit Harry. Il savait que ça sonnait très arrogant, mais il s'en fichait. Il se sentait toujours blessé par le fait que Malfoy se souciât plus de sa maison que de lui, mais il ne l'admettrait jamais, même sous la torture. « Je suis le seul à le pouvoir. C'est un petit sort qu'Hermione m'a appris l'année dernière, pour s'assurer que seul celui qui les a créé puisse s'en débarrasser. »
« Vous feriez mieux de vous y habituer dans ce cas, Mr. Malfoy, » marmonna Madame Pomfrey, en faisant léviter Harry jusque sur le brancard. La chaîne entre eux se tendit, et Malfoy n'eut d'autres choix que de suivre en piétinant le sol. Harry sourit d'un air suffisant et s'étira de tout son long. « Lorsque tu verras la Directrice, elle parviendra sûrement à trouver une solution. »
« Non, » dit Harry. « Le sort résistera à tous les anti-sorts. »
Le soupir Madame Pomfrey les suivit hors de l'infirmerie et alla se perdre quelque part dans les couloirs alors qu'ils se dirigeaient vers le bureau de McGonagall.
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Malfoy ne prononçait pas un mot et il avait toujours cet air offensé sur le visage. Harry le fixa un instant puis dit : « Tu sais, tu pourrais facilement te libérer de moi. »
Pour quelque raison, Malfoy ne bondit pas de joie. Il fit encore quelques pas avant de demander d'une voix monotone : « Comment ? »
« Dis-moi que tu te soucies plus de Theodore Nott que de moi, » dit Harry. « Dis-moi qu'un Slytherin qui attaque un Gryffindor est toujours un Slytherin et donc toujours ton ami et que ça a plus d'importance que tout ce que tu apprécies à propos de moi et tout ce que j'ai fait pour ta Maison. Dis-moi tout ça et j'abandonne, la chaîne sera rompue. »
Malfoy tourna la tête vers lui. « Tu sais que ce n'est pas ce que je ressens, » dit-il. « Qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus pour te montrer que je te veux et que tu es important pour moi ? »
Enfin, pensa Harry. Son cœur avait commencé à tambouriner comme pas possible dans sa poitrine, mais il maintint un regard froid et calme, et fronça les sourcils. « Eh bien, ça en a tout à fait l'air. J'ai vu le visage de Nott. Je t'ai dit que la marque me ralentit lorsque j'essaye d'affronter un Slytherin. Et Zabini et Parkinson l'ont très certainement vu puisqu'ils l'ont repoussé. Mais ils n'ont quand même rien dit. Ce qui me fait penser que leur loyauté envers Slytherin est plus importante que tout le reste, malgré toutes mes tentatives désespérées pour les sauver de tes pleurnicheries. »
« Je ne fais pas ça, » dit Malfoy froidement.
Harry claqua des doigts devant le visage de l'autre imbécile. « Priorités, ça te dit quelque chose ? Tu me tournes le dos pour protéger Nott. Tu ne veux pas me dire si il a une cape d'invisibilité, et je suis sûr qu'il en a une puisque je n'ai pas été capable de voir mon attaquant sur le terrain de Quidditch. Tu ne veux pas admettre quelles pourraient être ses motivations. Tu préfères juste penser que je suis celui qui ment. Admet-le, Malfoy. Peut-être que tu as envie de moi, mais en attendant tu feras toujours passer la loyauté envers Slytherin en premier. Merlin, je sais que ma loyauté envers Gryffindor est aussi l'une des plus grandes forces de ma vie, et que tu étais jaloux lorsque je passais du temps avec mes amis, mais là c'est différent ! Tu es en train de protéger Nott de quelconques représailles, c'est ça ? Parce que tu es toi, et que je suis moi, et que je suis bien inférieur à tous tes précieux Slytherins, c'est très simple. »
Malfoy le fixa du regard, respirant de plus en plus bruyamment, comme s'il contenait sa colère. Puis, il finit par s'exclamer : « Retire ce que tu viens de dire ! Est-ce que tu n'as aucune idée à quel point ils m'ont ridiculisé pour oser dire que j'avais envie de toi ? Est-ce que tu réalises à quel point j'ai vécu dans la peur toutes ces années que quelqu'un aille te voir, te blesser ou même te tuer, juste parce qu'ils savaient que tu m'étais important ? »
« Non, » répondit Harry, et il croisa les bras. Ce qui tira la chaîne des menottes vers lui, et Malfoy avec, ce qui fut plus que satisfaisant. Il avait une expression sauvage sur le visage. « Tu ne me l'as jamais montré. Si j'étais si important, pourquoi est-ce que tu as tout fait pour faire virer Hagrid en troisième année ? Et lorsque tu as rejoint la brigade inquisitoriale en cinquième année, je suis sûr que je devais t'être vraiment important. Mais là tu veux que je reconnaisse tous tes sentiments d'un seul coup, sans même avoir confiance en moi. Simple question, Malfoy. Est-ce que tu as suffisamment envie de moi pour supporter l'expulsion d'un de tes amis qui a juste essayé de me tuer, ou non ? »
« C'est plus compliqué que ça, » répondit Malfoy, en passant la main dans ses cheveux. « Il y a forcément quelque chose qu'on ignore. »
« Et la façon dont les Gryffindors vous ont agressé était aussi plus compliqué que de la haine, j'imagine ? » demanda Harry d'une voix sarcastique. « Même si c'était plus compliqué, ça n'enlève pas le fait que c'est mal et qu'il est dangereux. » Il fit une pause, mais Malfoy se tenait toujours là avec sa précieuse petite expression confuse. Harry grogna. « Peut-être que je me suis trompée. Peut-être que Nott est celui que tu aimes te taper, celui que tu t'es tapé pendant tout ce temps. » De la bile lui était monté à la gorge, mais il continua, parce que le visage de Malfoy s'était assombri et ça ne pouvait qu'être une bonne chose. « Peut-être que je n'étais qu'une diversion, et que tu voulais me voir humilié, me voir te supplier. Et bien, merci pour cet enseignement, Malfoy. La prochaine fois qu'un mec me supplie de devenir son copain, je saurai me méfier. Je pense que je vais réessayer les femmes, et voir si Ginny veut… »
Malfoy produisit une suite de bruits complexes, comme une combinaison de grognements et de petits cris plaintifs, puis il grimpa sur le brancard et l'embrassa avec acharnement. Harry fit aussitôt disparaître les menottes, mais Malfoy ne sembla même pas remarquer. Il coinça Harry sous son corps et commença à lui mordre sauvagement le cou.
Bien, pensa Harry, et il se cambra pour se coller encore plus contre Malfoy, attrapa son cou et commença également à le mordiller là où sa clavicule dépassait. Maintenant qu'il avait commencé, il n'allait pas s'arrêter. C'était la façon Gryffindor : irriter ses ennemis jusqu'ils ce qu'ils se déclarent d'eux-mêmes.
« Tu n'as aucune idée à quel point tu m'appartiens, » dit Malfoy, ayant l'air plus indiscipliné que jamais avec ses cheveux dans tous les sens et sa main farfouillant pour attraper le pénis d'Harry. Ce dernier sentit ses yeux rouler à l'intérieur de son crâne lorsque Malfoy le toucha. Il prit une profonde inspiration, il n'allait pas se laisser dominer. Il attrapa à son tour le pénis de Malfoy et le serra avec force.
Malfoy siffla et s'ébranla comme si la prise qu'Harry avait sur lui était la meilleure chose qui soit. Harry lui sourit. « Douleur et plaisir, hein ? » dit-il dans un souffle. « C'est bon à savoir. »
« Ta gueule, » grogna Malfoy, et il mordit l'oreille d'Harry. Harry, impuissant, roula la tête de côté, sa bouche s'ouvrant et se fermant d'elle même. Malfoy sourit avec sarcasme et éclata de rire. « Tu disais ? »
« Ta gueule, » rétorqua Harry à son tour, et puis il commença à s'agripper à lui encore plus, à glisser contre lui, à le serrer, pouvant à peine bouger sa main sous le poids du corps de Malfoy et la façon dont il se tortillait sur Harry. Ses coudes, et ses genoux, et ses yeux sauvages, et ses mains encore plus sauvages, le serraient et le poussaient et exploraient chacune des courbes d'Harry, ses hanches et ses fesses.
Malfoy rit, puis plongea pour l'embrasser. C'était chaud, sa langue glissait contre la sienne, puis caressa ses dents et il se recula pour mordiller les lèvres d'Harry.
« C'est mieux comme ça, n'est-ce pas ? » ironisa Harry, et il entoura les hanches de Malfoy de ses jambes, le serrant et le plaquant contre lui le en même temps, alors qu'il tordait le pénis de Malfoy de côté.
Malfoy gémit comme, eh bien comme quelqu'un faisant l'amour, devait admettre Harry qui n'avait pas de meilleure comparaison à donner, et Harry le sentit frissonner, même ses os semblaient se secouer sous sa peau. Et, une seconde plus tard, il sentit de l'humidité contre sa main, et Harry cria victoire.
Pas pour longtemps, toutefois, car Malfoy avait commencé à se frotter contre l'entrejambe d'Harry, clairement décidé à lui rendre la pareille. Tout son corps était chaud comme la braise, et les caresses de Malfoy sur son corps étaient des brûlures dont il ne pouvait se passer.
Harry ne s'était jamais senti aussi bien qu'au moment où il jouit. Il était à moitié en train de pleurer, mais ça n'avait pas d'importance, parce que personne n'aurait pu l'entendre lorsque Malfoy l'embrassa à nouveau. Sa langue contre la sienne, ses cheveux contre sa joue, toute cette pression contre lui, c'était tellement bon.
Malfoy le couvrit de baisers et entoura ses épaules d'un bras possessif. Harry ferma les yeux. Il ne pensait pas avoir besoin des menottes à nouveau.
Mais il se résolut à garder le sort dans un coin de son esprit, juste au cas où. On ne savait jamais.
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« Vous avez quelque chose à dire pour votre défense, Mr. Nott ? »
Juste comme Harry l'avait pensé, Nott s'était ratatiné sur place lorsque la Directrice l'avait confronté, et avait gardé les yeux rivés au sol alors que Harry énumérait ses soupçons à propos des attaques et sur le fait que Nott possédât une cape d'invisibilité lui ayant permis de s'échapper sur le terrain de Quidditch. Zabini et Parkinson, qui avaient été appelés pour témoigner, avaient admit à contrecœur qu'il s'agissait bien de Nott et que si il avait bien dirigé la plupart de ses sorts vers Harry, plusieurs d'entre eux auraient pu les atteindre si Harry ne les avait pas protégé d'un Charme du Bouclier.
Malfoy, ou plutôt Draco, supposa Harry, s'était lancé plusieurs sorts pour s'assurer qu'il ne donnait pas l'impression de s'être fraichement envoyé en l'air juste avant qu'ils n'atteignent le bureau de la Directrice, mais Harry remarquait tout de même que ses joues étaient bien plus colorée que d'habitude. Draco se pencha en avant et secoua la tête avec désapprobation. « Tu aurais pu lancer un bouclier qui vous protège tous les trois, » murmura-t-il.
« Je pensais que c'était quelqu'un qui voudrait faire du mal à Zabini et Parkinson, pas moi, » lui répondit Harry. « Et je te rappelle que j'étais plus faible à cause de la marque. »
Malfoy retroussa les lèvres. « Il va falloir qu'on fasse quelque chose à propos de ça, » murmura-t-il, puis il reporta son attention sur Nott.
« Alors ? » répéta McGonagall, en se redressant, comme si ça allait encourager Nott de se confesser. Qui savait, peut-être que ça marcherait, pensa Harry. Le visage de McGonagall était blanc de rage et de déception. « Est-ce que vous niez ces accusations ? »
Nott leva les yeux et son regard voyagea de visage en visage. Il s'arrêta sur Harry le plus longtemps, et, là, le stupide masque, qu'il avait porté jusqu'à présent, sembla enfin tomber. Il sourit et les mots déferlèrent de sa bouche comme si quelqu'un les tirait hors de lui.
« Pour combien de temps ces agressions ont-elles duré avant que vous ne remarquiez ? Si tu étais le foutu héros que tu prétends être, tu aurais remarqué bien avant que ça ne prenne une telle ampleur. Tu aurais dû soit nous sauver dès la première attaque, ou nous laisser résoudre ces problèmes de notre côté. Venir aussi tard donne juste l'impression que tu veuilles être le grand héros à nouveau, sauver les pauvres Slytherins. Eh bien, on peut prendre soin de nous-mêmes, et on n'a pas besoin de toi pour nous sauver. Tu te soucies bien plus de ton image que de nous. »
Harry soupira. « Ce n'est pas vrai, » dit-il. « Mais je n'ai même pas envie de discuter de ça, Nott. Ouais, c'est compliqué et c'est de la merde. Et oui, tu as tous les droits de ressentir de la douleur et de la colère. Mais au lieu d'essayer de m'en parler, de me dénoncer, de me jeter un sort, tu as essayé de me tuer. Alors excuse-moi si j'ai un peu de mal à ressentir une quelconque sympathie pour toi. »
Nott montra les dents mais ne dit mot. McGonagall intervint à nouveau. « Vous revendiquez la responsabilité de ces attaques, alors ? » demanda-t-elle sévèrement. « Celle qui est arrivée un peu plus tôt, ainsi que celle sur le terrain de Quidditch ? »
« Oui, évidemment, » répondit Nott, en croisant les mains derrière son dos et en levant la tête comme s'il était un soldat menacé d'exécution. « Je l'ai fait. Pourquoi le devrais-je le nier ? Je déteste Potter et tout ce qu'il représente, cette philosophie de bonne âme Gryffindoor qui se montre toujours trop tard pour aider les véritables victimes. Où est-ce que tu étais l'année dernière, Potter, quand on se faisait torturer et qu'on était forcé de torturer ? Où est-ce que tu étais quand les Mangemorts ont pris l'école ? C'était à ce moment là qu'on aurait bien eu besoin d'un héros, mais tu ne t'es montré qu'à la fin, quand c'était sans danger et que tu pouvais t'attribuer le mérite d'avoir vaincu le Seigneur des Ténèbres. »
Harry leva les yeux au ciel. « Tu pourrais presque réussir à me faire sentir coupable si tu n'avais pas essayé de me tuer, » dit-il. « Je serais ravi de continuer à répéter ça jusqu'à ce que ça rentre, mais le problème c'est que je ne pense pas que ça rentrera. »
Malfoy passa un bras autour de ses épaules, et se pencha en avant. « Oui, Theo, » dit-il. Nott le regarda aussitôt, et Harry se souvint la façon dont tous les Slytherins se précipitaient toujours pour obéir à Malfoy. « Et si tu pensais qu'on allait te remercier pour t'être débarrassé d'Harry, puis-je te rappeler qu'il est mon copain maintenant ? Imagine l'horreur que ça aurait été pour toi dès l'instant où je l'aurais découvert. »
« Blaise et Pansy m'auraient défendu, » grommela Nott.
Harry jeta un coup d'œil à Parkinson et Zabini qui semblaient tous deux mal à l'aise. « Je peux les pardonner pour ça, » dit-il noblement. « Après tout, ils se sont retrouvé piégés entre loyauté envers leur ami et loyauté envers quelqu'un qui pourrait les débarrassé d'un problème. Et ils n'ont pas essayé de me tuer.
Zabini lui offrit un faible sourire. « Merci, Potter, » dit-il. Parkinson hocha la tête discrètement.
« Et merci de me rappeler que les Slytherins ne sont pas tous décents, » continua Harry d'une voix gentille, en retournant son attention sur Nott. « J'en aurais besoin comme j'essaye de décider quoi faire de ce serment et des amis que je me fais à Slytherins. » Malfoy s'appuya sur lui lorsque Harry prononça le mot « amis », mais Harry s'était dit qu'il n'était pas forcément nécessaire de rentrer dans les détails. Ils auraient tout le temps de faire des démonstrations publiques pour montrer à quel point ils sont amis.
« Je crois que nous avons donc suffisamment de preuves, » dit McGonagall, vivement. « Les Aurors se chargeront de votre cas, Mr. Nott, puisque vous êtes majeur. En ce qui concerne l'école, il est de mon devoir de vous renvoyer, par mesure de sécurité. » Nott ne dit rien et se contenta de lui jeter un regard renfrogné.
Le reste d'entre eux quitta le bureau de la directrice au moment où McGonagall lui confisquait sa baguette et la cape d'invisibilité qu'il avait toujours fourré sous sa robe, et fit appel aux aurors par feu de cheminée. Harry s'attendait à ce que Malfoy le lâche lorsqu'ils furent dans les couloirs, mais sa prise ne s'intensifia que davantage, même lorsqu'il se tourna vers Parkinson et Zabini.
« Maintenant, » dit Malfoy. « Si jamais j'entends que vous avez comploté contre Harry à nouveau, même juste dissimulé quelque information à propos de choses qui pourraient lui arriver, je vous enfermerai dans une pièce et je vous ferai écouter les mots que je vous ai dit la première nuit où on est arrivé cette année, en boucle. »
Zabini et Parkinson devinrent pâles tous les deux. Harry n'était pas sûr de vouloir savoir pourquoi. Mais alors Parkinson toussa, donna un petit coup de coude à Zabini, et chuchota : « Souviens-toi, il sera tiendra plus tranquille maintenant qu'il a Potter. »
Le visage de Zabini s'illumina, il hocha la tête, lança un regard de compassion à Harry, puis s'éloigna le long du couloir, Parkinson marchant à grands pas à côté de lui. Harry les fixa jusqu'à ce qu'ils disparaissent, puis tourna la tête vers Malfoy.
« Tu peux lâcher mes épaules, » dit-il.
Malfoy força Harry à lui faire complètement face. Et Harry devint soudainement vraiment conscient du calme des lieux et d'à quel point ils étaient seuls. Il passa la langue sur ses lèvres et croisa le regard brillant et sauvage de Malfoy, pas certain de ce qui allait ensuite se passer. C'était une chose de se peloter l'un l'autre sur un brancard, mais ç'en était une toute autre de tenir une discussion.
« Je prévois de ne jamais me séparer de toi, » murmura Malfoy. « Tu le sais, n'est-ce pas ? »
Harry cligna des yeux. Ce n'était pas si dur que ça après tout. « Quelle partie du moment où je t'ai enchaîné à moi avec des menottes impliquait que je n'étais pas d'accord ? »
Malfoy cligna des yeux à son tour, et lui offrit un sourire timide. « Ca t'a pris du temps pour comprendre. Je voulais donc te le dire, clairement, pour qu'il n'y ait pas de confusion. »
Harry secoua la tête. « Je sais ce que je veux et ce que toi tu veux maintenant, et ce dont nous avons besoin. Mais j'aimerais quand même savoir pourquoi tu as passé toute la dernière semaine à m'éviter et agir comme si tu ne voulais plus sortir avec moi. »
Malfoy baissa les yeux au sol et haussa les épaules. « Je voulais que tu me poursuives, que tu me prêtes plus attention. Je voulais m'assurer que ça n'allait pas disparaître dès l'instant où je regarde ailleurs. Je voulais… Peut-être que je voulais te faire souffrir pendant six ans. Je ne sais pas. »
« Très bien, » soupira Harry. « Du moment que tu ne me refais pas un coup stupide pareil. Laissons nos conflits dans le passé. »
« Je ne dirais pas ça, » dit Malfoy en levant les yeux. « Il y a toujours ton serment et le fait que nos Maisons ne s'entendent pas. Ca va faire beaucoup de conflits. »
« Tes amis avaient l'air soulagé pourtant, et les miens le seront aussi maintenant qu'on sait qui était derrière tout ça, » répondit Harry. « Et en ce qui concerne les autres, ils peuvent toujours protester, du moment qu'ils n'essayent pas de me tuer. »
« Oui, je pense que le cas de Theo sera un bon exemple. » Malfoy eut l'air nostalgique pendant un instant. « Tu comprends pourquoi est-ce qu'on l'aurait soutenu ? Je n'avais honnêtement aucune idée que c'était lui qui t'avait attaqué dans les couloirs, je te promets.
Harry acquiesça. « Je ne pourrais jamais savoir tout ce que vous avez enduré l'année dernière, » dit-il, et il serra les mains de Malfoy. « Mais ce n'est pas une raison de vouloir s'en prendre à moi physiquement, n'est-ce pas ? »
« Tu as raison, » répondit Malfoy. « Je suis le seul qui devrait pouvoir le faire. » Il fit un pas en avant, et Harry réalisa que sa respiration s'était accélérée et que Malfoy avait regard prédateur. « En fait, je pense que j'aimerais même le refaire là tout de suite. »
Harry sourit et, juste pour tester ce que cela faisait, juste pour entendre comment ça sonnait, il dit : « Draco. »
Draco l'embrassa au point d'en faire tourner la tête d'Harry et de le faire tomber à genoux. Là, ses mains s'immiscèrent déjà dans les robes de Malfoy.
Il était celui qui avait commencé, ce qui voulait aussi dire qu'il était responsable pour les heures de retenue qu'ils reçurent lorsque McGonnagal sortit de son bureau et les trouva là enroulés l'un contre l'autre, en sueur comme jamais et surtout pratiquement nus.
Voir à quel point Draco ne pouvait pas le lâcher des yeux, même lorsque McGonagall cria, assura Harry qu'il pourrait supporter bien plus que des retenues, du moment que Draco était là.
Et si Draco essayait de s'enfuir, ou s'il quelqu'un essayait de l'arracher de force…
Il y aurait toujours les menottes.
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Fin
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