Coucou tout le monde !
Me revoilà avec un deuxième chapitre d'Infidèles, même si techniquement c'est le troisième en comptant le premier écrit par Dagron !
Pour ce chapitre, on va avoir des petites explications sur la situation ( Il y a-t-il eu un Conan, l'Organisation a-t-elle été vaincue) et j'ai aussi légèrement mentionné Ran (en fin de compte). J'espère que vous allez aimer ce chapitre, même s'il est plus calme que le précédent.
Bonne lecture !
Disclaimer : les personnages appartiennent à Gosho Aoyama (je serai de toute façon incapable d'inventer de pareilles merveilles), seule l'histoire est de moi (et encore l'idée de départ appartient à Dagron)
L'inspecteur Megure fixait le jeune homme qu'il connaissait bien, assis en face de lui.
"Donc, Kudo, tu es arrêté pour vol ?
- Oui c'est ça.
- …
- …
- Tu te fiches de moi, là ?
- Non pas du tout.
- Et qui t'a mis dans cet état ?
- Le propriétaire.
- Qui est ?
- Heiji Hattori."
Megure poussa un long soupir, c'était du gros n'importe quoi et ils le savaient tout les deux. Kudo-kun ne volerait jamais rien, alors en plus à son ami…
Ah oui. C'est vrai. il allait vraiment falloir qu'il arrête de l'appeler Kudo-kun par habitude. Le détective qu'il avait connu lycéen était maintenant un homme de 27 ans, il n'était plus un gamin, il devait arrêter avec le suffixe -kun. Même si pour lui, il resterait toujours Kudo-kun. Ou même Conan-kun. Car oui, il était au courant.
En fait, ça faisait longtemps qu'il n'y avait plus de Conan-kun qui leurs trainait dans les pattes. Il avait appris, par hasard il faut l'avouer, que les deux génies n'étaient en fait qu'une seule et même personne. Puis celui-ci avait arrêté de se cacher dans ce corps d'enfant d'une organisation secrète. Le jeune homme avait repris sa taille réelle quelques temps après la mort de...
Enfin bref. Revenons à l'affaire. Pourquoi Hattori-kun, hum, Hattori n'avait-il pas dissipé le malentendu ? Parce qu'il y en avait forcément un, Kudo n'aurait jamais volé quoi que ce soit à moins d'avoir une excellente raison, mais si c'était le cas Hattori serait forcément au courant.
Shinichi vit Megure soupirer à nouveau puis lui demander :
"Alors, qu'est-ce que tu as volé ?" Shinichi le regarda droit dans les yeux avant de lâcher :
"Sa femme".
Houla, on se calme ! … Quoi ?! On parle de quoi là ? D'un vol ? Où on rajoute un i ? Non, elle était forcément consentante, il n'aurait jamais fait ÇA. Megure se rassura : Kudo n'était pas un violeur. Il s'agissait tout simplement d'adultère. Quand même, ça partait loin. Comment en étaient-ils arrivés là ?
L'inspecteur avait toujours pensé que l'accusé en face de lui allait finir avec Ran Mouri, qu'ils allaient se marier et faire plein d'enfants. Ça fait peut-être conte de fée, n'empêche qu'ils s'entendaient vraiment bien les deux tourtereaux. Et puis Ran décéda dans de mystérieuses circonstances, à cause de cette organisation, malheureusement toujours active. Sa mort détruisit le jeune homme qui n'était alors qu'un lycéen et il arrêta d'être détective, même si Megure se doutait bien qu'il continuait d'agir dans l'ombre. Bref, la police n'avait plus eut de nouvelles du célèbre Shinichi Kudo.
En tout cas jusqu'à cet instant, et en plus pour une histoire d'infidélité. Ce n'est pas comme ça que l'inspecteur s'était imaginé son retour.
En tout cas, cette histoire n'était clairement pas le problème de la police.
"Bon Kudo, maintenant on va te laisser partir parce qu'on a d'autre affaires à gérer. Vous vous débrouillez comme vous voulez mais vous réglez cette histoire. Et je ne veux pas me retrouver avec une affaire de meurtre sur les bras. Est-ce que c'est possible ?"
Le détective se leva en marmonnant :
"Pour moi pas de problème, mais après, est-ce que cette tête de mule pourra se retenir cette fois ?"
o O o
Quand Shinichi quitta le commissariat, il ne remarqua pas l'ombre noire dans son dos.
o O o
Heiji était assis dans le canapé, ou plutôt étalé dessus. Quand il avait découvert que Kazuha était enceinte, mais pas de lui, il avait été en colère. En colère est un euphémisme. Il avait littéralement pété un câble, oui ! Il fallait bien se l'avouer, il avait eu du mal à ne pas tout détruire sur son passage. C'était plus que de la colère, c'était de la haine, qu'il ressentait. Il détestait qu'on le prenne pour un idiot, et une trahison, même s'il avait déjà de sérieux doutes à ce moment, ça fait toujours mal.
Il avait crié, il avait dit des mots qui blessent à sa femme, mais au moins, la seule chose qu'il avait frappé, c'était cette stupide photo, qui n'avait plus de sens désormais.
Puis il était partit, laissant Kazuha les larmes au coin des yeux. Elle avait toujours été forte et il savait qu'elle se retenait de pleurer devant lui, mais Heiji pouvait deviner que dès qu'il était sortit de la chambre, elle avait laissé ses larmes rouler sur ses joues.
De toute façon, il valait mieux ne pas rester dans la même pièce, sinon ça allait mal finir. Le détective de l'ouest avait donc fait un tour en moto, ça l'avait toujours calmé. Il était rentré fatigué, mais l'esprit plus clair. Il était arrivé à la conclusion suivante : une petite discussion s'imposait. Malgré la colère et la déception. De toute façon, la situation ne pouvait pas durer éternellement.
Et puis voilà, il avait eu le malheur d'entrer dans cette pièce, et de le voir, LUI, dans SA maison, en train de consoler SA femme, il n'avait pas pu se contrôler. Maintenant, il regrettait. Il regrettait d'avoir frappé Kazuha (il n'en avait pas eu l'intention), et un peu Kudo, mais seulement un peu (parce que lui, il en avait bien eu l'intention, et pas qu'un peu).
À propos, la maison était bien silencieuse. Trop silencieuse. Il n'entendait plus la jeune femme qui, encore quelques minutes plus tôt, faisait les cents pas au-dessus de sa tête. Elle s'était sûrement calmée, et ça tombait bien, lui aussi était plus ou moins calme ! Parfait ! C'était le moment pour enfin l'avoir, cette petite discussion !
o O o
Shinichi marchait depuis déjà une demi-heure, pourtant il ne semblait pas avoir de destination particulière. En vérité, c'était parce qu'il sentait que quelqu'un le suivait, et ne voulait pas donner à cette personne, bienveillante ou malveillante, des informations personnelles telles que l'endroit où il logeait et/ou le lieu où habitaient ses proches. Il ne voulait plus prendre de risques, répéter les mêmes erreurs.
Même s'il n'y avait que très peu de chance, il était tout de même possible qu'il s'agisse de l'Organisation. Après tout, même s'il avait bien progressé ces dix dernières années, et mis un certain nombre de Ravens sous les verrous, il restait toujours certains des membres les plus importants en liberté : Gin, Vodka, Vermouth et enfin Ano Kata. Il devait rester prudent.
Soudain, il entendit des bruits rapides de pas qui se dirigeaient vers lui. Avant qu'il ne puisse fuir ou même se retourner, elle était là.
"Shinichi, je t'ai enfin trouvé !
En reconnaissant cette voix familière, l'interpellé se retourna mais ne parvint qu'à bredouiller :
- Kazuha ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
La réponse eut au moins le mérite d'être claire :
- Fuyons ensemble, je ne veux pas qu'il te tue !"
o O o
Heiji se tenait dans une chambre désormais vide. Kazuha n'était plus là, et ça ne lui plaisait pas. Mais alors pas du tout. Où était-elle encore passée ?
À suivre...
J'espère que vous avez bien aimé, surtout n'hésitez pas à mettre une review si vous avez un avis, une critique, un commentaire et je vous répondrai ( normalement) sauf si vous êtes un guest là je ne pourrai pas, dsl.
Je pense qu'après celui-ci, il ne restera qu'un seul chapitre à part si je suis soudainement très inspirée pour décrire plus longuement l'action, parce que oui il y en aura dans le prochain (plus ou moins), contrairement à dans ce chapitre là.
À la prochaine !
