Chapitre 2 : Mon reflet dans tes yeux…
Karin tournait et tournoyait dans son lit. Elle était offensée et triste. Des années que « cet imbécile », gambadait dans sa tête, dans son corps, dans son cœur.
Oui, elle lui criait dessus, était souvent énervée aux moindres de ses gestes, de ses mots, mais c'était pour évacuer sa frustration de n'être rien que son amie criarde pour lui, la fille que tous les garçons évitent, l'intellectuelle ennuyeuse, « la mocheté », disaient mêmes certains et par certains, elle entendait Shion et son groupe de harpies.
Elle se leva et se regarda dans le miroir. Elle ne comprenait pas. Elle avait un joli corps, fine, svelte, des formes généreuses, pourquoi n'attirait-elle pas les garçons… ? Ce n'était tout de même pas ces lunettes… ? Elles étaient modernes et de toute façon, elle ne pouvait pas s'en passer.
Mais surtout, pourquoi « lui », ne la complimentait jamais… ? Pourquoi l'ignorer après toutes ces années, aucune ambiguïté ne s'était formée entre les deux amis, aucun baiser volé, aucun regard suspicieux, il ne la défendait pratiquement jamais, ils riaient ensemble, parfois, mais le jeune homme avait tellement d'amis, et des filles particulièrement.
Elle devait se l'avouer, elle l'aimait, énormément, depuis longtemps sûrement, mais « lui », elle ne resterait que sa perpétuelle amie.
Le plus triste, c'est qu'elle ne savait même pas quelle amitié ils entretenaient. Était-elle malgré ses défauts sa meilleure amie… ? Une confidente, sûrement… ! Mais ce n'était que pour se venter de ses conquêtes et des nuits qu'il passait avec elle.
Elle dut se faire une raison.
- « Il ne se passera jamais rien entre nous, je dois l'oublier ».
Chagrinée, elle partit prendre son petit-déjeuner.
Hinata arriva la première en classe, aujourd'hui, c'était culture générale et histoire. Elle prit son bouquin de cours, et se mit à lire le livre à la première page.
Son amie Karin arriva, elle avait la tête ailleurs, elle ne dit aucunement « bonjour », et mit sa tête entre ses bras.
- Karin… Ça va… ?
La jeune fille tourna sa tête vers son amie et les larmes reluisaient sur ses joues. Hinata sentit son cœur brisé, Karin pleurait sincèrement, des larmes ne cessaient de couler de ses deux jolis yeux. Elle rapprocha sa chaise de celle de son amie et caressa affectueusement son dos.
- Que se passe t-il… ?
- Tu n'a sûrement pas envie d'entendre mes soucis !
- Et bien… Je sais qu'on ne se connaît que depuis hier, mais je suis sincèrement inquiète… Pourquoi être si abattu… ?
- J'aime un garçon… Depuis longtemps…
- C'est, c'est ton ami d'hier… Sui… Sui…
- Suigetsu…
- Oui… Rougit-elle de n'avoir retenu son prénom
- Je me prends la tête avec lui, j'espère depuis trop longtemps qu'il se passe quoi que se soit entre nous et… Rien…
- As-tu essayé de le séduire… ? Dit-elle gênée
- Non, je sais que c'est peine perdu, tu verrais les nombreuses filles qu'il fréquente, elles sont toutes mon entière opposé !
- …
- Ce matin, je me suis résignée à l'oublier, à me détacher de lui, en plus je me suis rendu compte que nous n'étions pas si ami que ça… !
- Karin…
- Tu comprends ça fait mal d'abandonner en soit le souhait de conquérir la personne que vous aimez, je ne pourrais plus me permettre les espérances que j'avais et même si elles font mal, au moins tu te dis que rien n'est perdu…
Karin fondit en larme, elle se résignait à oublier l'homme qui la faisait fondre et c'était douloureux.
Hinata posa sa tête sur la chevelure rousse de son amie et caressa son bras tendrement. Après quelques minutes, les larmes s'estompèrent.
- Je suis désolée d'avoir craqué comme ça…
- Ne t'excuse pas, nous avons tous nos moments d'abattement…
- C'est gentil à toi d'être resté auprès de moi…
- Je n'ai rien fait de spécial…
- Tu sais dans ces moments, rien n'a d'importance, alors seule une présence suffit…
- Oui…
- Je reviens, je suis sûre que je suis hideuse avec mon maquillage qui a du couler à flot… !
- Va…
La jeune fille partit se rafraîchir. En revenant dans la classe, la plupart de ses amis étaient arrivés et Suigetsu discutait tout sourire avec Shion. Elle passa à leur côté, et aucun des deux ne se préoccupèrent de son passage.
- Ça va… ? Lui chuchota Hinata
- Oui, ne t'en fais pas…
Temari s'approcha de son amie rousse.
- Ça va Karin, on dirait que tu as pleuré… ? S'inquiéta son amie
- Ne t'en fais pas, ça va, je t'expliquerais…
- D'accord…
La jeune fille embrassa la chevelure de son amie et repartit aux côtés de son fiancé. Suigetsu remarqua l'attention particulière de la blonde et la brune envers son amie d'enfance et du coin de l'œil, il put apercevoir ses yeux rougit et un curieux pincement au cœur s'invita à lui.
Sasuke faisant son entrée dans la classe, le jeune homme partit à sa place. La jeune femme ne put retenir son envie d'admirer sa nuque et sa chevelure mi-longue d'une couleur encore rare. Son cœur tambourina et une envie de continuer de pleurer la prise soudainement.
Sasuke ayant involontairement pris la serviette de son ami, partit à la rencontre de ce dernier dans sa classe afin de les échanger.
- Je reviens…
Suigetsu se tourna immédiatement vers Karin.
- Je peux savoir pourquoi tu ne pas attendu ce matin… ?
- Quoi, nous ne sommes plus au collège, on n'a pas besoin de venir ensemble en cours tous les jours !
- Je m'en fous de ça, heureusement que ta mère était encore là, et qu'elle m'a dit que tu étais partit, sinon je pouvais toujours attendre ! S'agaça ce dernier
- …
- La prochaine fois que tu viens seule, préviens au moins, ça m'évitera d'être de mauvaise humeur le matin !
- Tu ne seras plus de mauvaise humeur puisque nous ne viendrons plus en cours ensemble désormais ! Dit-elle sur le même ton
- Parfait, parce que je commençais à me lasser de perdre dix minutes de marche à venir chez toi !
- …
Le jeune homme se retourna et Karin fit rouler des larmes silencieuses sur son visage. Il s'en fichait complètement de savoir pourquoi, d'avoir été « abandonné » par son amie, il ne s'était ni inquiété, ni posé de question, non tout ce qu'il regrettait c'est d'avoir perdu du temps.
Sasuke revint en classe et annonça le sujet de leur premier trimestre.
- Nous allons nous intéresser à un sujet assez vaste… La génération ! Je vais vous en donner la définition littéraire, puis sociale et ensuite nous verrons dans son ensemble ce que peut représenter une génération…
La classe fut emportée par ce cours, Monsieur Uchiwa Sasuke était un professeur aussi passionné par sa matière que Monsieur Uzumaki et les élèves écoutaient et retenaient par conséquent avec plus de facilité. Les quatre heures passèrent à une vitesse fulgurante.
- J'ai adoré ce cours, ça m'a remit d'aplombs ! Sourit Karin
- Ravi de voir que je vous mets de bonne humeur…
La jeune fille n'avait pas remarqué que son professeur était encore présent.
- Euh… Oui… Rougit-elle
Sasuke lui sourit fièrement et leur souhaita à tous une bonne journée.
- Il est génial ce professeur ! Rêvait Karin
- Tu sembles l'apprécier… Sourit Hinata
- Oui, j'ai toujours aimé ses cours…
- Ses cours ou ses petites fesses rebondit ! Se moqua Suigetsu
- Tu viens Hinata, on va déjeuner…
La jeune fille prit son amie par la main et l'entraîna au réfectoire.
- Désolée… Mais je n'avais pas envie de lui parler…
- C'est rien…
- Dis-moi, sans vouloir te contrarier, j'ai l'impression que tu n'es pas une lumière dans cette matière aussi !
- Oh… Oui… Je t'ai dis que je serais une calamité dans tous les cours…
- Tu sais, si tu as besoin d'aide pour réviser ou autre, n'hésite surtout pas…
- C'est gentil, mais je ne voudrais pas te faire perdre du temps !
- Tu plaisantes, je ne voudrais pas jouer les prétentieuses, mais je suis une excellente élève, alors tu ne me feras jamais perdre mon temps !
- Oui… C'est adorable de ta part…
Les deux jeunes femmes partirent s'installer à une table.
- Que veux-tu faire après ton diplôme… ? Demanda Hinata
- Je voudrais rentrer dans une école de journalisme…
- Ah… ? Tu es passionné par ce métier… ?
- Oui, depuis petite, j'ai commencé par les ragots à l'école ! Dit-elle d'un clin d'œil
Hinata rit à sa réflexion.
- Je voudrais casser un peu le cliché des méchants journalistes… Il y a des rédacteurs qui ne font pas de l'intox ou juste des papiers pour vendre, je veux vraiment prouver que beaucoup font ça par passion et pour dénoncer des corruptions, des trafics et tout ce qui tourne autour de l'illégalité…
- Tu as l'air de tenir à ce métier, c'est bien…
Hinata était admirative, Karin savait ce qu'elle voulait et avait l'air plus qu'exaltée.
- Et toi… ?
- Moi… Je t'avoue que je ne sais pas… J'étais censé reprendre une filiale de mon père, mais je n'en ai pas du tout envie… Le monde des affaires ce n'est pas du tout mon penchant et si tu veux une première information, ça grouille de vice… !
Karin rit, elle ne doutait pas de ce que son amie lui disait.
- Je ne sais pas ce que je veux faire, je voudrais un travail utile, ou je pourrais aider les autres… Donner mon savoir ou mon savoir faire…
- Ne t'en fais pas, nous sommes jeunes, tu as tout le temps d'y penser…
- Oui, c'est vrai…
Hinata était ravie, elle ne pouvait pas espérer mieux comme amie que cette jeune fille, elle était gentille, douce et réconfortante.
- Karin…
- Oui… ?
- Surtout, n'hésite pas si tu as besoin de quoi que se soit… Enfin, j'espère que nous sommes amies… ?
- Évidement, idiote ! Quelle question ! Sourit-elle. Mais je te préviens, on ne dirait pas comme ça, mais j'ai un sale caractère !
- Ce qu'elle oublie de te dire c'est qu'elle ne le ressort que pour son Sui chéri ! Intervenu Temari, s'installant avec les filles.
- Temari ! Rougit cette dernière. Et puis, qu'est-ce que tu fais là, tu n'es pas avec Shika !
- Non, j'ai réellement envie de savoir les raisons qui ont fait que tu étais triste ce matin… ? Même si je devine que c'est à propos de Sui… D'ailleurs, pourquoi l'ignorer… ?
- J'en ai assez de souffrir, c'est tout… Je… Je suis amoureuse du plus crétin des hommes ! Il ne me verra jamais autrement que comme son amie… Et de toute façon… Je ne suis pas le genre de fille qu'il fréquente… Alors, je veux l'oublier…
- …
- Il s'en fiche de toute manière, ce matin, tout ce qu'il a embêter c'est d'attendre pour rien devant chez moi, il ne s'est même pas inquiété ou demandé pourquoi j'étais partie sans lui… Dit-elle dans un sanglot.
- Karin, ne sois pas si dur dans votre relation, je ne dirais pas que Sui ce fiche complètement de toi… C'est vrai qu'il n'est pas du genre patient, mais tout de même…
- Temari, c'est gentil d'essayer de me réconforter mais… Depuis ce matin, je l'envoi promener sincèrement, ce n'est pas une chamaillerie, je suis réellement en train de le repousser et est-ce que tu le vois s'inquiéter de cette situation… ? Non !
La jeune fille blonde tourna la tête vers la table des garçons. Sui riait de bon cœur, il taquinait des filles qui étaient venues se joindre à eux, sans prêter un instant à l'absence de son amie d'enfance.
- C'est rien… Ça va passer… Je vais me consacrer sur une nouvelle proie et je l'oublierais ! Hein, Hinata, nous sommes deux célibataires endurcies, nous allons trouver un homme gentil et patient, car nous le méritons !
- Euh… Oui…
- A ce propos, Kiba craque complètement pour toi Hinata, il ne cesse de nous parler de toi !
- Ah oui… ? Rougit-elle
- C'est ton genre… ?
- Et bien, je, je n'ai pas de genre particulier, mais… Il… Il a l'air d'un séducteur non… ?
- Oui, c'est vrai qu'il collectionne les conquêtes… ! Sourit son amie
- Je n'aime pas les hommes ainsi… Dit-elle gênée.
- Oui, Hinata mérite mieux !
- Je suis entièrement d'accord, mais je voulais juste qu'elle ne s'étonne pas si Kiba devient collant ! Rit Temari
- Oui, c'est sûr… !
Après le déjeuner, les trois amies partirent se rafraîchir les idées dehors.
- J'adore le printemps, il fait doux… Sourit Karin s'allongeant dans l'herbe.
- Oui, j'aime aussi cette saison…
Karin apprécia l'air frais et doux se fondre sur son visage, mais son bien-être fut vite brisé par les rires du garçon qui la hantait. Elle tourna légèrement la tête, et put l'apercevoir avec un petit groupe de fille, les amies de Shion. Il ne cessait de rire avec elle, de les toucher, les chatouiller, les papouiller. Elles se fondaient dans ses bras sans gêne, ses bras devaient être chauds et rassurants. Suigetsu semblait apprécier ce contact, il souriait.
Karin enviait ces filles, jamais son ami de l'avait prise dans ses bras, ou n'avait affiché une telle bonne humeur, elle en fut triste. Concentrée dans ses pensées, Karin ne s'aperçut pas que Suigetsu avait tourné son regard sur elle, et le jeune homme fut surpris de l'air si triste de son amie, elle au caractère bien trempé, à la joie de vivre un peu encombrante, quel était ce regard remplit de chagrin.
La jeune rousse détourna le regard, sans avoir remarqué que son ami l'avait fixé. Suigetsu se concentra sur ces autres amies aux humeurs plus charmantes, même si son cœur avait subit une drôle de sensation au visage si peiné de son amie.
Les élèves repartirent en cours, ils avaient trois heures d'histoire avec Ino.
- Alors, cette année, nous allons commencer par : Les États-Unis d'Amérique entre mille sept cent et mille neuf cent soixante dix.
- Barbant… Souffle Shikamaru
- Un commentaire Monsieur Nara… ? S'agaça la professeure
- Non, non…
- Je vais vous distribuer un dossier que vous allez lire et ensuite répondre aux questions qui se trouve sur les dernières pages… Si vous avez des questions n'hésitez pas et vous pouvez également vous aider entre vous… !
- Hinata, n'hésite pas si tu as une question, même des centaines ! Rit la rousse
- Oui, merci Karin… Sourit-elle
Les élèves lurent tranquillement leur dossier, pendant que leur professeur corrigeait déjà des copies d'autre classe. Hinata se torturait l'esprit, il y avait déjà un mot qu'elle ne comprenait pas, mais n'osait interrompre Karin. Elle se mit à tripoter embarrassée son crayon, quand Karin se tourna vers elle, perturbé par ce geste.
- Tu veux quelque chose… ?
- Euh… !
- Je… Je vais te déranger toute les cinq minutes… Dit-elle confuse
- Tu sais quoi, tous les mots que tu ne comprends pas, tu n'as qu'a les surligner, et après je te les explique !
- Vraiment… ?
- Bah oui !
- Merci…
Suigetsu reconnaissait bien la générosité de son amie, c'était ce qu'il appréciait le plus chez elle, c'était une fille attentionnée.
- Hey, Karin !?
Suigetsu se retourna.
- C'est quoi ce mot… ?
La jeune femme sentit son cœur partir dans tous les sens, il était si proche d'elle. Elle faisait tout pour contrôler les rougeurs qui tentaient de s'incruster sur ses joues, il ne fallait pas qu'elle succombe et pourtant, son air d'enfant perdu la fit fondre.
Mais soudainement, quelque chose la perturba, Suigetsu sentait le parfum, le parfum de femme, de différente femme, il câlinait toutes les filles, sans retenus, elle ne comptait plus ses conquêtes, ni le nombre d'amie du sexe féminin qu'il côtoyait. Elle se sentait triste, pourquoi ne pas se contenter de son amitié, elle n'était donc pas spéciale pour lui… ?
- Demande à la prof… !
- Quoi… ?
- Demande à la prof, tu es sourd !
- Mais qu'est-ce que tu as avec moi aujourd'hui !
- Rien, laisse-moi !
- Karin, Suigetsu… ! Un problème… ? Interrompt la professeure
- Non, non, rien Madame, désolé ! Dit-il se retournant.
La fin des cours sonna, Karin se leva, elle dit furtivement au revoir à Hinata d'un léger sourire et partit. Elle se retournait quelque fois, afin de savoir s'il la suivait, ou lui courait après, mais rien, il était là, tout sourire, à discuter avec d'autre fille, il ne se préoccupait pas de leur situation. Ses jambes finirent dans une course rapide, loin de cet « idiot ».
Suigetsu vit son amie partir clandestinement, comme poursuivit. Il n'y prêta aucune attention, elle devait encore être dans un de ces mauvais jours se dit-il. Il était davantage préoccupé par les mots coquins que lui glissaient à l'oreille l'une de ses amies.
- Chéri, le dîner est prêt… !
- J'arrive…
- Qu'est-ce que tu fais… ?
- Je termine la fiche de révision pour Mademoiselle Hyûga…
- La fiche de révision… ?
- Oui, elle voulait se monter la tête avec tout plein de livre, mais je lui ai fortement déconseillé cette méthode, je pense qu'avec mon petit programme, elle devrait s'en sortir… Sourit-il fièrement.
Sakura passa ses bras autour du cou de son mari.
- Mon cher mari, toujours aussi attentionné… Cela étant, je ne serais pas aussi confiant que toi, il lui faudrait un soutient pour réussir tout ça !
- Un de ces camarades l'aidera ! Elle a l'air de bien s'entendre avec Karin… !
- Oui, mais il ne faut pas que cela pénalise les autres… !
- Karin est toujours à zéro virgule trois point de Shikamaru, notre génie, ça ne vas pas la pénaliser, rassure-toi…
- Quel optimiste… ! C'est bien pour ça que je t'ai épousé… Sourit-elle
Naruto n'entendit pas ce compliment comme les autres maris comblés en ménage, ce compliment était amer, sans saveur, une qualité qu'elle trouvait sans doute basique, et que ne possédait aucunement Sasuke. Il fronça quelque peu les sourcils.
Quand les lèvres chaudes de son épouse caressaient son cou. Elle y déposait des baisers savoureux. Il gémissait à ce contact, elle allait encore gagner.
- Chéri… Le dîner va refroidir…
Naruto se leva précipitamment, il ôta le tablier de sa femme, enleva son haut, déboutonna le chemisier de Sakura et l'allonge sur le canapé.
- Chéri, le repas…
- On s'en fou, je te veux maintenant ! Dit-il intensément.
- Naruto… Fit-elle se cambrant de plaisir.
Il en était fou, il aimait sa femme comme jamais et il souffrait, souffrait de ne lui convenir tout entier, avait mal de ne lui apporter depuis toutes ces années ce que Sasuke avait de plus que lui… ?!
Il la dévora, comme s'il pouvait la charmer de façon ultime, pour que la décision ferme de ne plus le tromper se posait à elle.
Il la possédait, lui faire l'amour de tout son être, de tout son amour, tendrement, parfois sauvage. Il voulait l'entendre jouir son nom, en trois ans, elle ne s'était jamais trompée de prénom, elle reconnaissait donc si bien que ça leur façon de faire l'amour… ?!
Leur jouissance atteinte, ils partent dîner le sourire aux lèvres de s'être donné l'un à l'autre.
Dans la soirée, Sakura se rendit dans la salle de bain. Rangeant quelque peu leur appartement, Naruto se stoppa devant la salle d'eau. La porte était à moitié ouverte, il pouvait l'apercevoir sourire, elle tenait fermement son mobile dans les mains.
- « Ils se voient demain ».
Naruto sentit le monde s'écrouler, encore une fois, il n'avait pu combler sa femme au point qu'elle laissa son message de « bonne nuit » à son amant.
Le plus douloureux, c'était qu'il avait mal pour elle, car il savait très bien que son meilleur ami n'était aucunement amoureux de la jeune femme, et elle, l'espérait chaque jour.
Il partit dans leur chambre, s'allongea et plongea dans son monde.
Le lendemain matin, Hinata se leva avec le sourire. Elle espérait que son professeur aura pensé à elle et lui aura soigneusement préparé son projet.
Elle rentra dans la classe et encore ce matin, Karin était en avance.
- Bonjour… Glisse-t-elle doucement à son amie
- Bonjour… Dit-elle tout bas
- Ça va… ?
- Bof, je me sens bizarre… J'ai une énorme boule dans la poitrine… Je crois que je n'ai pas encore assez pleuré ! Rit-elle forcé. Et toi… ? Tu es tout sourire… ? Une bonne nouvelle… ?
- Pas vraiment… Rougit-elle
Tous les élèves arrivèrent dans la classe. Quand soudainement, Suigetsu fit une entrée fracassante qui étonna tout le monde.
- Dit donc toi, ça t'amuse de me planter sans rien dire devant ta baraque !
- Quoi… ?
- Pour qui tu te prends sérieux, tu crois que ça m'amuse d'attendre un quart d'heure devant chez toi, pour que finalement ta mère me dise que tu es partie !
- Je t'ai dis que je ne voulais plus t'accompagner le matin…
- Quoi, quoi, attends, déjà c'est moi qui t'accompagne, et c'est moi qui me lève plus tôt pour une cruche qui n'est même pas capable de garder une bonne humeur cinq minutes !
Suigetsu était vert de rage contre son amie. Shikamaru commençait à être abrutit, et le jeune homme alla un peu trop loin dans ces mots.
- Sui… Arrête… S'agace Shikamaru
- T'en mêle pas ok, je ne suis pas un gamin ! Et toi, ne pense même plus à m'adresser la parole, tu veux te la jouer, parfait, chacun de son côté, de toute façon tu m'ennuie pauvre fille que tu es, va t'acheter des amis, au moins, ils seront à tes espérances et tu ne leur feras pas honte !
Le jeune homme se retourna, jeta son sac et s'asseye, énervé.
Karin n'en revenait pas de tels mots. Son cœur se déchira en deux, se brisa et s'émietta dans tout son être. Les paroles de son ami résonnaient en elle en répétition.
- Bonjour à tous… Dit Sasuke entrant dans sa classe.
Sasuke donna les instructions pour les exercices. Il s'asseye à son bureau pendant que ses élèves travaillaient.
Karin n'en pouvait plus, elle avait mal, si mal, elle sentait son corps s'engourdir, elle avait une douleur au cœur, la boule qui s'était formé dans sa poitrine devint de plus en plus oppressante, les larmes coulaient sans qu'elle puisse les contrôler. Elle plaça ses deux mains sur sa bouche, elle se sentit pâlir, un hoquet fit sortit de ses songes le professeur.
Il vit son élève au bord de la crise d'angoisse, il se leva, partit à sa rencontre, la fit de se lever calmement, sous le regard interrogateur de ses camarades, il l'attrapa par la main et sortit de la classe avec elle.
Sasuke l'entraîna vite dehors, sous un préau, ou personne ne les verra. Il s'appuya contre un mur et prit la jeune fille dans ses bras.
- Pleure…
La jeune fille éclata en sanglot comme jamais, elle évacua tout son mal-être. Elle s'accrocha fortement au gilet de son professeur et déversa sans honte ses larmes salées. Sasuke s'alluma une cigarette et passa une main dans le dos de la jeune fille et la serra contre lui.
Une heure. Il resta une heure à tenir la jeune fille dans ses bras, à l'entendre déverser ses larmes, à crier son nom, à l'insulter pour se soulager.
- « L'amour, c'est vraiment déchirant ». Pense le jeune homme
Elle se sépara de ses bras chauds, elle essuya ses joues imbibées d'eau salé et rougit de honte.
- Est-ce que ça va mieux… ? Demande son professeur.
- Oui… Merci…
- Va à l'infirmerie te reposer et reviens en cours pour la dernière heure…
- Euh, oui…
Sasuke lui sourit légèrement et repartit dans sa classe.
La pause arriva enfin. Hinata sortit de la classe et rattrapa son professeur.
- Monsieur Uchiwa… ?
- Oui… ?
- Où est Karin… ?
- A l'infirmerie…
- Merci…
- Hinata… ?
- Oui… !
- Dans une heure tu iras la réveiller, afin qu'elle suive au moins la dernière heure…
- Oui Monsieur…
Hinata pénétra dans l'infirmerie. Son amie dormait profondément. Ses yeux étaient rouges, sa peau pâle et son visage cogné d'un incroyable stress. L'amour peut-il être si dévastateur que ça… ?!
La jeune fille devait s'avouer que les mots de l'homme qu'elle aimait avait été particulièrement cruels, pourquoi la rejeter avec une telle violence.
- Hinata… ?
- Oh, Karin, ça va… ?
- J'ai mal à la tête, mais ça va…
- Tu peux encore dormir une heure… Sourit-elle
- Ah oui… ? D'accord…
Karin se rendormit aussitôt, sous les yeux attendrit de la jeune fille. Hinata retourna en classe.
- Sui… Tu crois que tu y allais un peu fort avec Karin… ? Demande Kiba
- Pas du tout, elle m'agace, elle est jamais contente, puis j'en ai marre, ce n'est pas parce qu'on se connaît depuis la maternelle qu'il faut rester collé !
- Personne ne te demande ça… ! Mais Karin est une amie proche, cesse de la considérer comme toutes tes autres copines ! S'énerve Shikamaru
- Crois-moi, je considère vraiment mieux mes autres amies que Karin… Sourit-il fièrement.
- Tu n'es qu'un pauvre con !
- Répète…
- Tu n'es qu'un pauvre con qui va s'en mordre les doigts, tu as compris là ! S'énerve réellement Shikamaru
Les deux hommes se levèrent et se firent face, mais Temari vint se moudre dans les bras de son petit-ami, pendant que Shino, stoppa Suigetsu. Les deux jeunes gens se dévisagèrent, et retournèrent chacun à leur place.
Sasuke arriva et continua le cours. Au bout d'une heure, il fit signe à Hinata de partir chercher Karin. Mais à peine avait-elle poussé la porte, qu'elle se retrouva face à son amie.
- Ah… Sourit cette dernière
Karin lui rendit son sourire et partit s'installer à sa place. Une heure passa vite, et les deux amies partirent déjeuner.
- Tu as le sourire, ça fait plaisir…
- Je vais beaucoup mieux, oui, je n'en reviens pas que Monsieur Uchiwa met pris dans ses bras pour me consoler… Rougit-elle
- Il a fait ça… ?
- Je t'ai dis que les professeurs ici étaient différents… !
- Oui…
- Il sent bon, il est si réconfortant, dommage qu'il soit mon professeur !
- C'est certain…
- J'irais le remercier à la fin de la journée…
- Oui…
Les cours de l'après-midi furent philosophie avec Naruto. Après deux heures de cours, à la pause, le jeune homme retenu Hinata. Il se dirigea à son bureau.
- Je t'ai fais le programme comme promis, je t'ai indiqué les sujets essentiels… Avec ça, tu devrais t'en sortir et je t'ai également précisé certaine méthode !
- Oh… Merci beaucoup Monsieur…
- Je t'en pris, surtout si tu as besoin d'aide, n'hésite pas… !
- Oui… Rougit-elle
La fin de la journée s'annonça enfin.
- Hinata, tu m'accompagne jusqu'à la salle des professeurs… !
- Bien sûr…
Karin frappa à la porte et fut ouverte par Sakura.
- Oui… ?
- Euh, est-ce que Monsieur Uchiwa est là… ?
- Oui… ! Sasuke, une élève pour toi !
- Oui… ? Dit-il s'approchant.
Karin fut soudainement gênée de le remercier devant tous ses professeurs, mais elle tenait réellement à lui dire merci.
- Euh, merci énormément pour ce matin Monsieur…
- C'est rien… Mais ne pleure plus pour ce débile qui ne comprend rien aux femmes, compris !
- Oui… Bégaya-t-elle.
La jeune femme s'inclina et partit avec Hinata.
- Qu'est-ce que tu as fait… ? Demande curieusement Sakura
- Je l'ai consolé… ?
- Quoi… ? S'exclame Ino
- Elle avait du chagrin à cause d'un garçon… Je l'ai consolé…
- Comment ça consolé… ? Sourit Saï
- Sale dépravé ! Je l'ai juste prise dans mes bras et laissé pleurer !
- Sasuke, tu n'as pas le droit de faire ça… ! S'exclame Sakura
- Alors ça, j'en ai rien à foutre !
Naruto ne disait rien, il reconnaissait bien là les gestes attentifs de son ami, il sourit, juste fier d'être son meilleur ami.
Karin rentra seule, la présence de Suigetsu lui manquait plus que tout. Son rire, sa voix, ses délires, ses histoires agaçantes, tout, tout lui manquait, tout ce qui faisait de lui l'homme qu'il était.
Elle rentra vite chez elle. La jeune fille s'enferma dans sa chambre et déversa les quelques larmes qui étaient encore présentes en elle.
- Suigetsu… Suigetsu… Ne cesse-t-elle de prononcer
Hinata scruta avec attention les notes de son professeur. Elle était touchée, qu'il ait fait ce dossier pour elle, qu'il n'ait mit qu'une journée pour le faire, qu'il avait passé de son temps personnel dessus et qu'il avait tout simplement pensé à elle.
Comme dirait Karin, « dommage qu'il soit leur professeur ».
Le jeudi passa assez vite, il n'avait cours que le matin et c'était art.
Karin et Suigetsu s'ignoraient totalement, à tel point que le jeune homme avait changé de place. Il était partit s'installer devant, juste à côté de Shion, sa nouvelle complice.
- Karin…
- Ne t'en fais pas, ça va… Ce pauvre mec descend dans mon estime s'il s'abaisse désormais à fréquenter cette fille !
- Euh… Oui…
Le vendredi s'invita rapidement, au plus grand plaisir d'Hinata qui aurait pour toute une journée Monsieur Uzumaki, philosophie et sport l'après-midi.
Les heures de la matinée passèrent à une allure folle, Naruto avait un don pour captiver ses élèves. Il faisait de cette matière difficile et parfois ennuyeuse, une vraie leçon de vie, recherchant toujours des exemples de la vie courante pour assouvir de curiosité et de savoir, les jeunes gens devant lui.
L'après-midi, Naruto effectuait les heures de sport à deux classes, la terminale littérature et celle des sciences où se trouvaient les fières amies de Shion.
- Alors, nous allons pendant un bon mois, effectuer des exercices de gymnastique… Les barres symétriques, les tremplins, et autre… Trois tours du gymnase pour commencer !
Toutes les jeunes filles se pavanaient devant Naruto, c'était un homme vraiment séduisant, et elles maudissaient toutes leur professeur d'anglais pour être la femme de cet apollon.
Au fil du temps, Naruto avait eu autant de succès que Sasuke.
- Tu en fais une tête Hinata… ?
- Je déteste la gymnastique, je suis trop mauvaise…
- Ne t'en fais pas, Monsieur Uzumaki est un bon professeur… Et puis le sport n'est que facultatif !
- Oui, je sais, mais j'entends déjà les rires de ces filles !
- Les amies de Shion sont de véritables pestes, c'est certain, ne nous mêlons pas à elle pour les activités, c'est tout… !
- D'accord…
Le professeur demanda à ses élèves de se mettre par trois et de faire le circuit. Karin, Hinata et Temari se mirent ensemble. Karin ne put s'empêcher de savoir avec qui Suigetsu faisait équipe.
- « Évidement, Shion et l'une de ses amies, Olan ».
Il ne cessait de rire et de les taquiner.
- « Non Karin, ne recommence pas ! ».
Les jeunes filles firent le circuit calmement. Hinata se débrouillait plus ou moins bien avec l'aide de ses amies. Elles arrivèrent aux barres parallèles. La jeune brune eut des difficultés à atteindre les barres.
- Je n'avais pas remarqué que tu étais si petite Hinata… ? Sourit Temari
- C'est vrai, combien tu mesures… ?
- Un mètre soixante… Rougit-elle
- C'est tes talons qui nous ont trompés… Rit son amie
Hinata ne parvenait réellement pas à atteindre les barres, quand elle sentit des mains enlacer ses hanches et la tirer vers le haut afin qu'elle s'accroche. Elle poussa un cri d'étonnement.
- Et bien, Mademoiselle, ce n'est que moi… ! Sourit son soutient
Elle tourna légèrement la tête et aperçut une chevelure dorée et deux yeux bleus translucide la regarder. Naruto était venu à son aide.
- Allez, grimpez !
- Oui…
La jeune fille souleva son corps de toutes ces forces et parvint à se mettre debout sur la barre. Elle devait maintenant se maintenir fortement à la plus haute, élancer son corps, tourner et se lâcher.
- Allez Hinata, tu as fait le plus compliqué…
- Oui…
La jeune fille ne se sentait pas en confiance, elle avait horreur du vide.
- N'est pas peur, c'est un simple exercice… Sourit Naruto
Le jeune homme se plaça devant elle et tendit ses bras.
- Aurais-tu le vertige… ?
- Un peu…
- Je suis là, ne t'en fais pas, tu ne risques rien… Tu vas réussir…
- Oui…
Hinata sentit ses joues se rougir, son professeur était vraiment attentif avec elle. Son regard était si doux en cet instant, tendre, rassurant, le cœur de la jeune femme rata plusieurs battements.
La jeune fille se lança, mais perturbée de devoir terminer son vole dans les bras de son professeur, ses mains glissèrent et elle tomba en trombe sur Naruto qui cria de surprise.
Le jeune homme se releva, Hinata était placée entre ses jambes, honteuse.
- Je… Je suis vraiment désolée… Pardon… !
Naruto éclata de rire.
- Euh… Mais… « Il se moque de moi… ? »
- Vous êtes vraiment une catastrophe ! Rit-il toujours
Hinata grimaça à sa réflexion, il pensait réellement que la jeune fille était un boulet et d'une maladresse dans tout ce qu'elle faisait.
- Hinata, ça va… ? Lui demande Karin
- Oui… Murmure cette dernière
- Désolé… Je ne voulais pas rire… Mais vous êtes vraiment étrange… !
- Monsieur, je ne voudrais pas vous vexer, mais vous ne savait pas complimenter les femmes ! Fit remarquer Temari devant le visage dépité d'Hinata
Naruto sourit et prit la main d'Hinata pour la relever.
- Désolé… Je ne voulais pas vous froisser, c'était ma façon de vous remercier de m'avoir fait rire…
- Euh… ?
- Allez, continuez !
Hinata sentit son cœur valser, son regard était si charmeur en cet instant, quel charisme, quel naturel.
- Hinata, tu rêves ! La réveille Karin
- Ah, désolée…
- Pourquoi tu rougis comme ça… ? La taquine la blonde
- Pour rien…
- Ce n'est que notre professeur !
- Oui, oui, je sais… Dit-elle revenant à la réalité.
- C'est vrai que Monsieur Uzumaki ne rit plu… ! Fit remarquer Karin. Il est toujours enthousiaste, en train de rire, de s'amuser, de nous divertir, mais là, il est toujours plongé dans un livre !
- Quel constat, tu le mate toi aussi ! Rit Temari
- Non ! Rit cette dernière. Mais, c'est vrai que ça faisait longtemps qu'on n'avait pas entendu le rire de notre professeur.
- Oui…
Les jours passèrent, les mois défilèrent et Hinata faisaient tout son possible pour réussir ses devoirs, mais les mauvaises s'accumulèrent, les références et les méthodes de Naruto étaient les meilleurs lui répétait Karin, mais la jeune fille ne parvenait toujours pas à se débrouiller seule.
Elle s'en voulait, car elle ne faisait pas du tout honneur aux célèbres méthodes de ses professeurs.
Le premier trimestre était passé et les professeurs se réunirent avec le Directeur pour faire part de leur compte rendu.
- Shikamaru Nara… !
- Cet élève est impressionnant, il passe son temps à bailler, à dormir sur la table, mais il a toujours les meilleures notes et aucunes d'entre elles ne s'abaissent en dessous de quatre-vingt dix huit. Commence Ino
- Est-ce le cas dans toutes les matières… ?
- Oui… Il est le meilleur élève de toute l'université… ! Appuie Sakura
- Dans ce cas, pas besoin de s'attarder, restez tout de même bienveillant et attentif… Conseilla Gaara
- Oui…
- Karin Kusa ?
- Elle pourrait presque atteindre le niveau de Shikamaru, mais est toujours deuxième ! Sourit Naruto
- Oui, c'est une élève très attentive, elle est passionnée par tout, rien ne l'ennuie, c'est plutôt agréable… Complimenta Sasuke
- Bien… Les mêmes consignes que pour Shikamaru dans ce cas… ! Suigetsu Hôzuki ?
- Pas mal, il maintient son niveau par rapport à l'année dernière ! C'est un élève un peu perturbateur avec ses camarades, mais il travail plutôt bien ! Sourit Sakura
- Bien…
Les autres élèves suivirent par ordre de classement. Toute la classe avait un niveau correct excepté Hinata.
- Hinata Hyûga… ?
Le silence se fit.
- Et bien, comment dire, c'est la déception ! Répondit Sakura
- Oui, je m'attendais au moins à un niveau convenable, mais là, c'est vraiment une calamité ! Rajouta Ino
- Il est vrai que ses notes sont toutes inférieures à la moyenne… Soupira Gaara
- Je ne comprends pas, elle vient d'un milieu modeste, toutes les écoles font l'éloge de son cousin, pourquoi autant de différence, c'est incompréhensible ! Répliqua Ino
- Naruto, tu ne lui avais pas fait un programme personnalisé, avec tes méthodes de mémoires… ? Demande Sakura
- Oui… Mais, je pense que toute seule, elle ne doit pas s'en sortir… !
- C'est certain qu'un soutient scolaire lui serait plus favorable… Renchérit Sasuke
- Soutient scolaire… ? Sasuke, on n'est plus au collège ! C'est ridicule… ! Répond Ino
- Je suis d'accord, que fait-elle à l'université si son niveau est si bas ! Ajoute Sakura
- Elle y est peut-être obligée par son père… Soupire Naruto
- C'est idiot, son cousin reprendra sans doute ses affaires, et il a grand intérêt même ! Rit Ino
- C'est certain même, à moins de vouloir un crac boursier ! Rit son amie
- Vous parlez du collège mais vos répliques ont le même niveau ! Répliqua agacé Sasuke.
- Il a raison, ce n'est pas gentil… ! Tous nos élèves son égaux et il est hors de question de laisser Hinata en dehors du lot ! Ils auront tous leur examen ! Répond Naruto
- Puisque tu es si malin, donne-lui des cours supplémentaires, si tu as du temps à perdre ! Réplique ironique sa femme
- Du temps à perdre… ? Ou est-ce du temps qui va grandement t'arranger… ? Dit-il sur les nerfs.
Sakura n'apprécia guère ce genre de réflexion, elle détestait quand son mari la contredissait et était désagréable.
- Bon, je vais réfléchir au cas de Hinata… Merci d'être resté si tard, à lundi !
- Bonsoir…
Chacun se leva et prit congé.
- Naruto, tu as vu comment tu m'as parlé… !
- Sakura, tu parlais de l'une de tes élèves, pas d'une camarade de classe !
- Oui, d'accord, je reconnais, ce n'était pas délicat, mais ce n'était pas méchant de ma part !
- Certes mais…
Sakura fit sa moue de femme blessée. Naruto se haïssait, car il céda devant son visage. Il s'approcha d'elle, posa sa main sur sa joue, lui sourit et lui donna un doux baiser.
- Désolé…
- C'est rien… Sourit-elle
- On rentre dîner… ?
- Oui, mais avant je dois passer à la teinturerie… ! J'ai mis un tailleur assez fragile à laver… !
- Bien, je prépare le repas et je t'attends…
- Merci…
Sakura l'embrassa tendrement et partit en compagnie d'Ino.
Au coin d'une rue, elle se sépara de son amie pour rejoindre Sasuke. Une fois arrivé, elle se précipita sur ses lèvres, mais fut vivement repoussée.
- Pourquoi tu me repousses… !
- Parce que ta réflexion était vraiment conne !
- Quoi, alors toi aussi tu m'en veux… ?
- C'était débile ! Je n'aime pas les gens stupide !
- Ah, je suis stupide maintenant ! Je me suis excusée de mon comportement, ça va, c'était pas si grave, je ne souhaite rien de mal à cette jeune fille !
- Tu as étais stupide quand même ! Dit-il s'allumant une cigarette, se posant à sa fenêtre.
- D'accord, je suis débile, c'est mieux comme ça !
- Tu es vraiment idiote…
- Bon, je vois que tu n'es pas d'humeur ce soir… Je m'en vais !
Sakura, prit son sac, sa veste, ouvrit la porte, mais constata tristement que Sasuke ne la retienait aucunement. Frustrée, elle referma la porte, balança ses affaires et se posa devant son amant.
- Tu pourrais être plus enthousiaste à l'idée de me voir !
Crachant la fumée qu'il avait consumée, il passa sa main dans sa nuque et l'embrassa ardemment.
- Sasuke… Gémit-elle.
- Je termine ma cigarette, va sur le lit… !
- D'accord… Souffle-t-elle
Sakura ôta ses chaussures et s'allongea sur le lit.
- Sasuke…
- Quoi… ?
- Tu as entendu la réplique de Naruto tout à l'heure… ? Tu n'as pas trouvé ça révélateur… ?
- Je m'en tape !
- Peut-être, mais pas moi !
- Alors, pourquoi tu le trompes… ?
- Parce que… Parce que… Naruto me comble, mais c'est toi que j'aime… Tu le sais…
- Tu n'as donc aucun remords… ?
- Et toi alors, c'est ton meilleur ami, comme ton frère, ne me balance pas la pierre !
- Je ne t'aime pas Sakura…
- Arrête, je le sais, mais en amour il y a parfois des choses qui nous suffisent !
- Non, pas éternellement… Un jour, tu ne pourras plus t'en contenter…
- Peut-être, mais pour l'instant je le vis bien, ça fait trois ans et moi je suis heureuse comme ça…
- Oui, tu as toujours eu tendance à ne penser qu'à toi et être quelque peu égoïste… !
- Décidément, je suis une mauvaise fille ! Râle cette dernière tristement
- Non, Naruto t'aime comme tu es…
- Tu essayes de faire quoi là, de me culpabiliser !? Tu ne crois pas que ça me fait mal de lui faire subir ça, à chaque fois qu'il me fait l'amour c'est avec amour et passion et moi je déverse des larmes à chaque fois, car je sais très bien qu'on ne fait pas l'amour de la même façon… ! Pleure cette dernière
- …
- Et toi alors, tu crois que tu es mieux, tu couches avec moi alors que tu ne m'aimes pas !
- J'ai mes raisons…
- Ah oui, lesquelles ?!
- Le contentement…
- Quoi… ?
- Rien…
Sasuke tira la dernière latte de sa cigarette et ferma sa fenêtre, quand celui-ci fut médusé du détail qui manquait ce soir.
- « Il n'est pas là… ? »
Sasuke fut amèrement choqué de cette vision. Depuis trois années, Sasuke avait à chaque jour ou Sakura venait chez lui, aperçut son ami dans ce café, buvant son café et sa boisson alcoolisée, toujours… !
Par temps de pluie, de neige, de tempête, aux heures tardives, même s'il avait un empêchement, il voulait être là, dans ce café, à attendre qu'elle sorte.
Mais ce soir… Naruto n'était pas là…
- « Pourquoi… ? »
