Chapitre 3 : « Je veux ignorer… ! »
Une nouvelle semaine allait se consumer et le début du second semestre commençait. Hinata était soucieuse des résultats de son premier semestre, elle savait, malgré l'aide de son amie Karin et les bons conseils de son professeur, que son semestre avait été catastrophique. Elle ne parvenait pas à se concentrer convenablement, elle ne savait quelle méthode employer pour retenir ce qu'elle devait savoir impérativement et par-dessus tout, son manque de confiance la faisait flancher davantage pour se motiver.
En ce début du mois d'août, il faisait chaud, très chaud, le soleil tapait sur votre peau, et les vêtements vous collaient désagréablement à votre corps.
Hinata se vêtit d'une robe de coton blanc en débardeur, et mit par-dessus, une légère veste en fibre transparente, de couleur écru. Elle haussa sa taille avec des escarpins assortit à la robe.
Prête, elle se dirigea anxieuse en direction de l'université.
Elle arriva en classe, et croisa son amie Karin.
- Bonjour…
- Bonjour Hina… ! Tu vas bien… ?
- Oui… Dit-elle sans conviction
- Tu es sûr… Tu parais soucieuse… ?
- Je suis… Inquiète pour les résultats de ce semestre, je sais que j'ai été très nulle…
- Ne dis pas ça, tu as fais de ton mieux Hinata… ! Et puis, l'année n'est pas terminée, tu peux encore progresser !
- Oui… Et toi tu vas bien… ?
- Je fais aller…
- Tu penses encore à Suigetsu… ?
- Oui… Tu sais, on se connaît depuis l'école maternelle, on connaît tout l'un de l'autre… Et… Je souffre surtout qu'il ne vienne pas vers moi… Il s'en moque que notre amitié se soit brisée après toutes ces années…
- Je ne pense pas qu'il s'en moque, je le vois souvent te fixer ou te regarder discrètement…
- …
- C'est vrai, je ne te mens pas…
- Il me regarde sûrement pour se moquer avec Shion…
- Karin… Après toutes ces années d'amitié, tu ne devrais pas douter autant de lui…
- J'ai toujours été un boulet pour lui, la bonne copine qui l'empêche de conclure, ou de se faire des potes, parce que les garçons ne me supportaient pas… !
- Karin…
Hinata ignorait que son amie avait vécue tant d'événement triste. Elle tenait fortement à Suigetsu, elle était amoureuse de lui, elle n'avait que lui, et elle pensait inopportunément que le jeune homme avait honte d'elle.
- Dans le fond, je ne lui en veux pas… C'est normal qu'il… Qu'il souhaite faire sa vie… Il a l'air heureux en plus… C'est tout ce qui compte… Finit-elle laissant des larmes silencieuses rouler.
- Karin…
Contre le mur supportant la porte de la classe ouverte, le jeune homme concerné par cette conversation, ne manquait aucun mot de cette confession.
Suigetsu se sentait étrangement ému. Il ne pouvait s'imaginer que son amie ressente tous ces sentiments douloureux, et elle arrivait encore à souhaiter son bonheur, même sans elle.
- « Karin… ».
Il s'apprêtait à rentrer en classe, laissant le hasard décider des mots qu'il allait débiter, lorsque Shion l'interpella.
- Sui… !
- Shion…
- Salut… Ça va… ? Dit-elle l'embrassant sur la joue
- Ça va…
Les deux jeunes gens rentrèrent en classe.
- Tiens les deux superflus sont déjà là ! Dommage, je te bécoterais en privée plus tard… Dit-elle pinçant ses fesses.
La réflexion de Shion fit sortir le jeune homme de son tumulte. Dès qu'une jeune femme le provoquait, il oubliait tout, même Karin.
- Je savais que tu aimais ça… Taquine ce dernier
Dans le soulagement de Karin, ses amis arrivèrent tous un par un, afin de briser l'ambiance « sexuelle » qu'émanaient son ami et son ennemi.
- Ah… Vivement vendredi, qu'on parte deux semaines en vacances à la plage… Se réjouit Ino
- Tu as raison, je n'en peux plus… Cette chaleur est insupportable… Affirme Sakura se faisant de l'air avec des feuilles.
- Alors mesdemoiselles, qu'allez-vous faire pendant ses vacances… ? Demande Sai
- Plage… Soleil… Bronzage… Tout ce qui brille en été… Répond Sakura
- Et toi… ? Tu vas effectuer ton activité préféré, draguer tout ce qui porte un deux pièces et qui est encore mineur ! Provoque Ino à son ex-mari
- Tu me connais tellement… Sourit-il fièrement
- Ok… Ok… Parlons sérieusement… Tu es prêt pour ton bilan Naruto… ?
- Oui…
- Bonne chance avec Hyûga, j'espère qu'elle ne va pas pleurer… ! Ironise Sakura
Ino rit et en rajouta.
- Tu imagines… Il parait qu'elle est super sensible, tellement que son cousin en à honte… Tu savais qu'il utilisait le nom de famille de sa mère maintenant !
- Sérieusement… ? Ça ne m'étonne pas, il ne veut pas être comparé à la mauvaise « graine »…
Sai rit quelque peu des réflexions de ses collègues, il aimait les femmes mauvaises, avec du piquant.
Dans le contre sens, Naruto trouvait ses réflexions grotesques et pas digne du statut d'enseignant qu'elles occupaient.
- Mon pauvre chéri… On te souhaite bien du courage…
- Et moi je te souhaite bien du courage dans la rechercher de la bonté que tu as perdu… Chérie… ! Crache ce dernier quittant la pièce.
Sasuke rit légèrement à la remarque de son meilleur ami.
- « Brillant »…
Sakura honteusement vexée, courut après ce dernier dans les couloirs.
- Naruto… !
- Quoi… ?
- C'est quoi ton problème, tu ne cesses de me rabaisser depuis quelques semaines, je peux savoir ce que je t'ai fais… ?
- C'est toi qui a un problème… Tes propos ne sont pas ceux d'un professeur ! Tu n'es plus au lycée où tes stupides remarques narcissiques faisaient rire tes copines !
- Elles te faisaient rirent aussi, aussi loin que je me souvienne !
- Rires… ! Je riais quand cela ne dépassait pas la souffrance, tes propos sont blessants et pas du tout correcte vis-à-vis de la profession que tu occupes !
- Arrête un peu Naruto ! Décoince-toi ! Ça reste dans le cadre du privé, entre collègue, je n'irais pas crier ça sur les toits ou dans d'autre établissement ! Je ne suis pas sans cœur non plu…
- Ça c'est bien la question que je me pose au quotidien… !
- Quoi… ?! Tu veux en venir où à la fin…
- Que l'on n'a plus grand-chose en commun toi et moi !
- Retire ça tout de suite…
- Certainement pas ! Tu oses infliger de la méchanceté gratuite dans le dos des gens, j'ai le plaisir de les venger en te faisant par de la tienne en face !
- Non, mais qu'est-ce qu'il te prend ?
- Il y a que j'en ai marre que tu me prennes pour un con !
- Attends, on parle de quoi là, de nous ou de Mademoiselle Hyûga !
- On parle de la vie en général !
- Tu…
- Euh… Excusez-moi… ? Interrompt Gaara
- Oui… ? Demande Naruto
- Je venais te voir à propos de Hinata Hyûga… J'ai retenu la solution de Sasuke concernant des cours de soutiens, et comme tu as sous-entendu lui avoir déjà prévu un programme à suivre, je me disais que si tu es d'accord, tu pourrais effectuer des cours supplémentaires et bien évidement tu serais rémunéré en plus…
- Laisse Gaara… Ta proposition est gentille, mais j'ai décidé que je ferais ça sur mon temps personnel…
- Quoi… ? Attends, et notre vie de… S'indigne Sakura
- Inutile de me rémunérer en plus, je ne veux pas gagner de l'argent sur l'espérance de mon élève, je veux l'aider pour qu'elle ait son diplôme, rien de plus… !
- Tu es certain… ?
- Oui… !
- Tu sais que tu ne peux pas voir des élèves en dehors des cours, sauf si tu y es agréé… !
- Ne t'en fais pas, nous irons à la bibliothèque de l'université et je prendrais soin avec Hinata de pointer nos visites !
- Bien… Comme tu veux…
- C'est décidé !
- Parfait… Alors, vivement le deuxième semestre pour que je vois tes miracles… Je te fais confiance mon ami ! Dit-il prenant congé
- Naruto…
- Quoi… ?
- Ton temps personnel… ? Et notre vie de couple, tu y as pensé… ? Les cours nous prennent déjà suffisamment de temps… !
- Je ferais remarquer à ma chère femme, que tous les lundis, mardis, vendredis et dimanches soirs, elle s'occupe vivement personnellement à aller au pressing, faire du shopping, aller voir une amie en détresse…
- …
- Alors pendant que tu occuperas ton temps, j'occuperais le mien désormais, car tu vois, t'attendre le soir et me retrouver seul, ça me fout le bourdon… Finit-il en embrassant violemment ses lèvres.
Naruto partit après ce dernier geste, laissant Sakura dans l'incompréhension la plus ultime.
Sasuke avait suivi le couple et n'en revenait pas de l'audace subite de son ami.
Il était fier, fier des propos de Naruto, fier de percevoir sa véritable personnalité. Un homme droit, sensible, courageux, ambitieux, juste, et toutes ses qualités complétaient l'homme que Sasuke n'était pas, et c'est pour cette raison que dans ses profondes pensées, il l'appelait comme « un frère ».
- « Je suis fier de toi, Naruto… »
Le jeune homme pénétra dans sa classe, fier d'avoir enfin dit ce qu'il avait sur le cœur. Des mois et des mois que la situation commençait à l'oppresser, à écorcher son cœur, sa raison, ses valeurs de l'amour et tout ce qu'il représentait à ses yeux.
Il ne voulait en aucun cas ne plus être lui et le seul moyen était de se fondre dans sa passion, son métier, afin d'oublier son amour lâche qui ne quitterais pour le moment cette femme, sa femme, Sakura.
- Bonjour à vous tous…
- Bonjour…
- Pour commencer notre journée, je vais vous voir individuellement afin de vous rendre compte de vos résultats semestriel…
- Pourquoi en individuel… ? Demande Kiba
- Peut-être qu'il ne veut pas humilier certaine personne… Intervient Shion, fixant Hinata
- Shion, nous allons justement débattre sur tes capacités inexistantes à être courtoise, et je t'avoue que ça va être si fort que tu ne voudrais pas que tes camarades entendent ! Réplique Naruto, par ironie
- Oh… Monsieur est de mauvaise humeur aujourd'hui…
- Shion, ne soit pas impertinente… ! Se fâche plus sérieusement Naruto
- Je vous prie de m'excuser Monsieur Uzumaki… Se moque celle-ci
- Bref… ! Je commence par Karin… !
Karin et Naruto se dirigèrent dans la salle en face.
- Tes résultats sont excellents Karin, tu es à deux doigts de dépasser Shikamaru… Sourit-il
- Merci Monsieur…
- Surtout continue dans cette voix là… Nous sommes fiers de toi…
- C'est gentil, je vous promets de ne pas flancher et de continuer… !
- Bien… Je voulais également te remercier pour le temps que tu passes avec ton amie Hinata, c'est important l'entraide…
- « Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences. » Françoise Dolto...
- Bien…
- Vous étiez particulièrement convaincant sur cette leçon… ! Rit-elle
- Oui… Ce sont mes valeurs…
- Ça je l'avais remarqué…
- Parfait… ! Tu peux dire à Suigetsu de venir…
- Euh… Oui…
Karin se leva et partit en classe.
- Sui… Tu peux y aller…
- Ok… !
- Une seconde… Intervient Shion se levant. Sui, c'est mon surnom… Toi, tu n'es plus rien pour le surnommer ainsi… Compris… Serpent à lunette…
- Compris…
Karin baissa les yeux par ce sentiment léger de ridicule. Elle s'assoit avec le sentiment d'être encore plus humiliée.
Suigetsu quitta la classe étrangement vexé pour son amie, il devait bien s'avouer que Shion était « cruelle » parfois.
- Suigetsu… Tes résultats sont plutôt bons… Tu progresses sans cesse, c'est bien… Attention, tu es légèrement en dessous de la moyenne en anglais, travail mieux cette matière et ça devrait être encore mieux…
- Oui…
- Suigetsu, j'ai une question…
- Oui… ?
- Pourquoi as-tu changé de place… ?
- Euh…
- Depuis que tu es à côté de Shion, ton comportement est plus éparpillé, tu parles souvent et tu n'es pas toujours concentré !
- …
- Certes, cela n'a pas affecté tes notes, mais prends garde quand même… !
- Oui, Monsieur…
- Bien… Dis à Shikamaru de venir…
- Oui…
Les élèves s'enchaînèrent les uns derrières les autres, quand vint le tour de Shion.
- Shion… Tes résultats sont convenables dans l'ensemble, mais tu peines en philosophie, surtout lors de la rédaction de synthèse, tu as des difficultés à…
- Vous êtes vraiment canon…
- Shion, ne commence pas…
- Vous savez, Saï était un très bon coup, mais je suis certaine que vous êtes mieux que lui, du fait que vous devez être quelqu'un de passionné…
- Shion, tu veux un avertissement…
- Ne soyez pas si strict…
- Tu dépasses les limites, et tu ne devrais pas sollicité ma véritable personnalité qui m'obligerait à te déballer tes quatre vérités… !
- La vérité… ? Je la connais déjà… Égocentrique, mauvaise, perverse, dominatrice, nymphomane, que voulez vous, j'adore ça…
- Tu vas t'en mordre les doigts un jour…
- Oui, et ce jour là, je crierais votre nom dans un lit…
- Sort d'ici… Tout de suite…
- Pourquoi, vous commencer à bander… ?
- Je ne bande que pour les femmes respectueuses…
- Alors ça doit faire un sacré moment que vous n'avez pas fait l'amour à votre femme…
- Exactement…
Shion ne s'attendait pas à ce que Monsieur Uzumaki réplique à sa dernière réflexion. Elle sourit, plutôt fier que son professeur ait du cran.
Naruto se leva, allant chercher lui-même la dernière élève.
- Hinata… Tu viens…
- Oui…
La jeune femme s'assoit inquiète du bilan que va lui infliger son professeur.
- Hinata, tes résultats sont faibles… Et ce dans toutes les matières…
- …
- Est-ce que le programme que je t'ai donné est trop compliqué… ?
- Non…
- Est-ce que je l'ai trop corsé… ?
- Non…
Naruto entendait la voix de Hinata qui se brouillait, sa gorge était remplit de sanglot qui avait honte de tomber.
- Hinata… Ce n'est pas grave… Rassure Naruto d'une voix douce.
- …
La jeune femme ne put retenir encore ses larmes. Un hoquet de tristesse se fit entendre, et Hinata déversa des larmes silencieuses.
Elle entendait déjà le serment de son père, les insultes, les reproches. Il allait prendre plaisir à résumer sa vie future. Elle n'en n'avait aucune.
- Tu sais, je pense que tu as d'excellente capacité, car tu écoutes, tu es attentive et tu t'intéresses à énormément de sujet, il faut juste que tu trouves la méthode qui te convienne…
Hinata releva légèrement la tête.
- Ne te décourage pas… Je vais t'aider…
- …
- Je vais te faire des cours particuliers…
- Hum… ?
- Nous allons aller à la bibliothèque de l'université tous les jours de la semaine, et nous allons étudier ensemble…
- …
- Enfin, si tu le souhaites… ? Sourit-il
- C'est… C'est gentil… Mais… Je ne veux pas vous déranger… Vous avez une vie… Vous n'êtes en rien obliger de sacrifier ça pour moi…
- Bien sur que si… Je suis ton professeur et surtout je suis un maniaque de philosophie… !
- …
- J'aime ma profession, j'aime enseigner et partager des opinions et mon objectif de ce partage est que mes élèves obtiennent tous leur diplôme… Et tu l'auras… !
- …
- Alors… ?
- C'est bien… Mais, la philosophie seule ne suffira pas…
- C'est pour ça que nous ferons toutes les matières ! Excepté l'art ! Car mes visages ressemblent plus à des patates qu'autres choses ! Rit-il
Son rire emporta Hinata à rire elle aussi. Un son qui fit plaisir à entendre.
- Ne te décourage pas… Nous commencerons ces cours dès lundi, le temps que je revois le programme que je t'ai fait !
- Lundi… Mais, c'est les vacances…
- Tu es déjà faignante ! Se moque t-il tendrement
- Non… Rougit-elle. Ça ne me gêne pas, c'est pour vous, vous devez vous reposez aussi…
- Moi… ? Je suis inépuisable, je suis un hyperactif et puis loin de moi l'envie de faire quoi que ce soit de particulier pour les vacances… !
- Euh…
Sans le vouloir, Naruto révélait une partie de sa vie intime. Rien ne le retenait pendant ses vacances, ni la plage, ni les activités, ni le repos, et encore moins sa femme.
- Bien… Je vous remercie…
- Parfait ! Nous nous donnons rendez-vous pour lundi prochain à six heures !
- Oui…
- N'oublie pas de prévenir tes parents !
- Euh… Je vie seule… Ce n'est pas un problème…
- Ah… ? Bien…
- …
- Nous nous retrouverons tous les jours, sauf le week-end, il faut aussi se reposer…
- D'accord…
- Parfait ! Retournons en classe !
- …
Le cours de Naruto fut calme, excepté Shion et Suigetsu, les élèves étaient assidus, ambiance sûrement dû au bon encouragement de leur professeur.
Arrivé l'heure du déjeuner, les élèves furent ravis de finir enfin leur matinée, et partirent se restaurer.
- Alors, avec Monsieur Uzumaki… ?
- Ça va… Mes résultats sont faibles, mais il va me donner des cours particulier…
- Des cours particulier… ?
- Oui… Le programme qu'il m'a fait est un peu dur à suivre seule, alors il veut m'aider…
- C'est gentil… Ah, parfois j'aimerais être une calamité en cours moi aussi…
- Pourquoi… ?
- Pour que Monsieur Uchiha me donne des cours particulier aussi… Rougit-elle
Les deux amies échangèrent un rire complice.
- Tu es incorrigibles… !
- Il est tellement beau et gentil… Je me demande s'il est célibataire… ?
- Il a l'air plutôt mystérieux comme homme…
- Oui et les filles adorent ça, il doit en faire tomber plus d'une…
- C'est certain…
- Et toi… ? C'est quoi ton genre d'homme… ?
- Mon, mon genre… Euh… J'aime les hommes gentils, sérieux, mais qui aime rire, ambitieux…
- Le garçon parfait quoi !
- Oui… Rougit-elle
- Ne t'en fais pas ! Nous allons aller à la plage toutes les deux, et nous allons trouver l'homme parfait !
- Je ne sais pas… La plage doit être loin de Tokyo… ?
- Non… La plage de Kamakura est à une heure de train de Tokyo… Et puis tu verras c'est magnifique, on voit le mont Fuji de la plage, c'est super joli…
- Oui… D'accord…
- Génial !
La semaine fut longue avant l'arrivé des vacances tant attendues. Les élèves avaient tous le sourire en sortant des salles de classe, ils allaient pouvoir se reposer et profiter de la chaleur de l'été.
Hinata, une fois arrivée à son appartement, partit prendre une douche, afin d'enlever la poussière et la sueur du cours de sport. Sous l'eau tiède qui roulait sur son corps, Hinata laissa vaguer ses pensées.
Son professeur était terriblement gentil, Monsieur Uzumaki ne ressemblait à aucun autre professeur, il était patient, attentif et cette initiative de lui faire des cours particuliers sur son temps personnel la charmait.
Secrètement, il lui hâtait d'être lundi.
Le week-end, Hinata fit le maximum pour filtrer les appels de son père. Elle n'osait lui avouer l'inévitable et subir sa colère.
Le lundi suivant fut pluvieux, la jeune femme se rendit en bus jusqu'à l'université. Elle attendit devant le portail, sous un parapluie, l'arrivé de Naruto.
Ce dernier arriva en moto et Hinata essaya de contrôler ses rougeurs, Naruto était incroyablement séduisant en tenue de motard.
Il éteignit son engin, mit la quille et se dirigea vers Hinata en enlevant son casque.
- Bonjour…Sourit-il
- Bonjour…
- Euh, excuse-moi, mais j'ai complètement oublié que l'université était fermée pendant les vacances… !
Hinata en serait tombée à la renverse, comment ne pas y avoir pensé.
- Euh… ?
- Rassure-toi, je ne t'ai pas fait venir pour rien, nous allons aller à la bibliothèque de la ville… !
- D'accord…
Naruto remit son casque et grimpa sur son engin.
Hinata quant à elle, commença à marcher, en direction de l'établissement, quand elle entendit les roues de la moto de son professeur couiner. Elle se retourna et ce dernier lui fit signe.
- Monte enfin !
- Quoi… ? Rougit-elle
- Je ne vais pas te laissais marcher jusqu'à là-bas sous la pluie !
- Euh, mais, vous, vous… Vous êtes mon professeur…
- Et alors… ? Je ne vais pas te harceler… !
- Euh, oui… Rougit-elle encore plus fortement.
Naruto riait sous son casque, les rougeurs de Hinata le surprenaient.
- Allez, monte !
- Oui…
Hinata ferma son parapluie, elle le coinça comme elle put dans son sac et enfila le casque. La jeune femme osait à peine s'accrocher à la taille de son professeur, c'était un « endroit » intime de son corps.
- Accroche-toi bien surtout… !
- Oui…
Hinata n'avait guère le choix, c'était pour sa sécurité. Alors, timidement, elle encercla de ses bras les hanches de Naruto. Ses bras tremblaient légèrement, et heureusement que le casque cachait ses rougeurs imposantes.
Naruto souriait devant la timidité de Hinata, une autre élève n'aurait pas plié trois secondes avant de s'accrocher fermement à sa taille et coller sa poitrine contre son dos.
- « Elle est vraiment spéciale ». C'est partit !
- …
Hinata poussa un léger cri de surprise, Naruto avait démarré assez vite, et les motos roulaient beaucoup plus vite que les voitures. Hinata eut des sensations extrêmes pendant le trajet, elle s'écriait de surprise à chaque virage que Naruto prenait de justesse, puis les feux tricolores qu'il traversait à vive allure, ainsi que les slaloms entre les voitures.
La jeune femme n'était jamais aussi ravie d'être arrivée à la bibliothèque qu'en cet instant. Naruto était stationné dans le parking sous-terrain.
- Descend…
- …
Hinata descendit de la moto, mais resta agrippé à cette dernière. Elle enleva son casque avec mal. Naruto descendit à son tour et enleva son casque également.
- On y va… ?
- Oui…
Hinata fit à peine un pas devant l'autre, que ses jambes encore tremblante de peur ne la supporta pas. Naruto la rattrapa de justesse dans ses bras.
- Ça va… ?
- Oui… Désolée… J'ai… J'ai eu un peu peur… Rougit-elle
Naruto ne put s'empêcher d'éclater de rire. Hinata se sentit frustrée.
- Désolé… Mais tu es vraiment bizarre… S'éclaffe Naruto
- Hum…
- Pardon… C'est un compliment dans le fond…
- …
- Bref… Allons-y…
Les deux jeunes gens se rendirent dans la bibliothèque, accueillit par la responsable.
- Tsunade !
- Naruto… ? Quelle surprise… !
- Comment vas-tu… ?
- Bien… Et toi… ? Que fais-tu ici un lundi à six heures du soir ?!
- Je viens donner des cours à une élève de l'université…
- Euh… ?
- Hinata, voici Tsunade, c'était mon professeur de philosophie à l'université…
- Enchantée… Salua Hinata
- Enchantée…
- Bien, nous allons étudier ! Nous avons très peu de temps ! Tu viens… ?
- Oui…
Naruto et Hinata s'installèrent à une table dans le fond de la pièce, au calme.
- Nous allons faire deux jours de philosophie, une journée d'anglais, une de culture générale et la dernière journée sera pour l'histoire… Ça te convient… ?
- Oui…
- J'ai également revu le programme… ! Il était un peu complexe, je l'ai donc modifié et à nous deux, il sera plus fluide…
- Bien…
- Parfait… ! Nous allons commencer par les cas que je considère comme « facile », j'ai donc rassemblé les programmes des deux dernières années, plus celle de cette année et je l'ai regroupé selon leur thème, de cette façon, nous ferons d'une pierre, deux coups !
- Très bien…
- Commençons…
Naruto s'assit à côté de Hinata et sortit un dossier de son sac.
- Bien… Pour commencer, je vais te donner quelque conseille… Tout d'abord, lorsqu'il s'agit d'un rapport de synthèse, je te conseille de lire une fois le texte, puis de le relire une deuxième fois, mais cette fois-ci en surlignant les éléments important, et j'insiste sur important, parce que les questions porteront toujours sur un point essentiel, donc il est important de voir quels sont les éléments capitaux de ceux qui seront inutiles… !
- Compris…
- Ensuite, sur une feuille de brouillon, tu dois absolument inscrire les mots que tu connais et ceux que tu ne connais pas et en faire une légère analyse…
- Oui…
- Pour ça, il faut absolument commencer par les mots que tu connais, parce que les mots que tu ignores sont souvent la contre-thèse de ton texte… !
- Ah… D'accord…
- Oui, c'est souvent le cas, on n'est souvent frustré par les mots compliqué, mais ils sont souvent appuyés parce qu'ils sont l'antonyme des mots à repérer et qui seront essentiel à la synthèse…
- Je vois…
Naruto fut surpris, il avait l'impression d'apprendre réellement des choses à Hinata, comme si elle les entendait pour la première fois.
- Ensuite, tu fais ton plan, c'est très important, si tu pars à l'aveuglette, c'est mort !
- Oui…
- Et surtout, une méthode qui te fera sans contexte donner des points… ! Si jamais tu bloques sur le développement de ton paragraphe, choisit un mot qui se rapporte à ton titre, et argumente le, car c'est très important de constater qu'un élève connaît la définition et l'origine d'un mot philosophique, si tu peux même rajouter une citation, c'est l'extase… !
- Entendue…
- Parfait… Afin d'évaluer un peu mieux ton niveau, je vais te laisser lire un texte, pas un sujet d'examen parce que ça serait trop long, mais au moins une page et tu en fais une synthèse avec les méthodes que je viens de citer…
- D'accord…
- Pendant ce temps, je vais sélectionner les livres que tu dois impérativement lire… !
- Oui…
- Bon courage… Sourit ce dernier
- Merci…
Naruto laissa la jeune femme travailler et partit dans les rayons choisir des livres. Il fut rejoint par Tsunade.
- Naruto… ?
- Oui !
- Tu sais que tu n'as pas le droit de donner des cours supplémentaires…
- Ne t'en fais pas, Gaara est au courant, et de toute façon, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas…
- Parce que c'est dévalorisant pour tes autres élèves, et puis tu ne peux pas voir l'une de tes élèves en dehors des cours, et surtout pendant les vacances !
- Je ne vois pas le problème, on est dans un lieu public…
- Naruto…
- Écoute Tsunade, je déteste voir un élève en difficulté surtout lorsqu'il a les capacités requises !
- Tu ne ferais pas ça pour autre chose plutôt… ?
- Non !
- Sakura joue toujours double jeu… ?
- …
- Naruto, ce n'est pas en fuyant le problème que ta vie va mieux se porter… !
- Je ne fuis pas le problème… Je me change les idées c'est tout, je suis bien dans mon monde et même Sakura ne pourrait me perturber…
- C'est bien ce que je dis, tu fuis !
- Tsunade… C'est vrai que je profite de la situation, mais je veux réellement aider cette élève…
- Pourquoi… ? Pourquoi elle, des années que tu enseignes et des cas mauvais tu en as vu plus d'un !
- Je ne sais pas… C'est une élève fragile, qui vient d'un milieu austère, je veux l'aider, je ne sais pas, c'est comme ça !
- Bien, au moins ça me rassure, tu n'iras plus à ce bar t'enfiler un whisky sec et un café fort pendant que ta femme s'envoie en l'air avec ton meilleur ami !
- ...
- Naruto, je ne comprends pas… Pourquoi tu ne fais rien, ça fait des années que ça dure, depuis que vous êtes mariés !
- J'aime Sakura… J'ai toujours su que j'étais son bonheur, mais Sasuke son grand amour… Alors, que veux-tu, pour l'instant je m'en contente…
- Tu es le mieux placé pour savoir qu'on ne se contente pas à vie d'une situation inconvenante…
- Je sais… Mais pour l'instant, ça va… Sourit-il
Tsunade souffla d'exaspération.
- Comme tu veux… En tout cas, tu sais que je suis là…
- Oui… Merci…
La jeune femme s'inquiétait pour son protéger. A l'époque de l'université, Naruto était son élève préféré, ils échangeaient facilement leurs idées philosophique, son élève avait toujours les meilleurs notes, frôlant parfois la perfection. Son diplôme littéraire obtenue, Naruto avait choisit sa filière philosophique et avait ensuite passé son concours de professorat. Elle était fière et tenait à le garder comme ami.
Tsunade, arrivant à la retraite, avait repris la bibliothèque du quartier, afin d'apercevoir des anciens élèves, de nouveaux et de continuer en ce lieu sa profession de cœur.
- Madame… ? S'il vous plaît… ? Exclame une cliente.
- Oui, je suis à vous toute de suite… Bon courage !
- Merci…
Naruto scruta du coin de l'œil Hinata, elle paraissait perdue, elle ne cessait de barrer au stylo ce qu'elle venait d'écrire, elle hésitait à surligner certain passage. Le travail de Naruto allait être plus rigide que prévu.
L'heure fut terminé, la bibliothèque fermait à sept heures, le temps passait par conséquent très vite.
- Tu as terminé… ?
- …
- Hinata… ?
La jeune femme avait les larmes aux yeux, inquiet Naruto s'assit à ses côtés et constata que sa feuille était blanche.
- Je suis désolée… Vos... Vos conseilles sont excellents, mais je ne suis pas habitué à une telle méthode et il n'y a pratiquement aucun mot que je connais…
- …
- Je vous fais perdre votre temps…
- Non, Hinata, surtout ne dit pas ça… Je me suis proposé parce que je voulais passer du temps avec mon élève afin de l'aider au mieux…
- …
- Et puis, ce n'est que notre premier jour, il ne faut pas déjà partir négative…
- …
- Je t'ai choisis des livres philosophiques et des romans qui s'en inspirent… Ils sont vraiment bien… Je les ai lu étant moi-même élève, conseiller par Tsunade, je suis certain que tu vas les aimer…
- Merci…
- Allez, je te raccompagne chez toi et repose toi !
- Oui…
Les deux jeunes gens saluèrent Tsunade et partirent au parking.
- Je… Je vais rentrer en bus…
- Tu es sur… ? En moto ça ira plus vite… !
- Non… Merci… A demain…
Hinata le salua et s'en alla furtivement.
Naruto s'inquiétait, il sentait la jeune femme réellement abattue, triste, désemparée, il espérait sincèrement que cela se passe mieux les jours à venir.
Les deux semaines s'enchaînèrent à une allure record. Naruto et Hinata ne se voyaient qu'une heure par jour et ce n'était visiblement pas suffisant. La jeune femme mettait beaucoup de temps à comprendre la méthode, à l'appliquer, elle ne faisait même pas à moitié les synthèses demandées par son professeur.
- C'est… Un bon début…
Hinata savait que son professeur mentait, il ne voulait juste pas la froisser. Elle devait se l'avouer, elle n'arrivait à rien.
- Je ferme Naruto… !
- Oui…
Naruto désespéré quelque peu, visiblement, le temps lui manquait, il avait malencontreusement surestimé les capacités de Hinata.
- Bien… On se voit en cours lundi !
- Oui…
La jeune femme repartait tous les soirs avec le même visage, le désespoir, la honte, le découragement et s'en était trop pour la volonté de Naruto.
- Alors, ça se passe comment… ? Demande Tsunade
- Mal…
- Tant que ça…
- Hinata s'intéresse à tout, mais a réellement du mal à retenir et par conséquent à appliquer…
- Tu sais, elle n'est peut-être tout simplement pas douée pour la filière littérature… ! Elle peut se reconvertir dans une autre filière, ou trouvait une autre formation dans un autre domaine…
- Non, je sais que ça compte pour elle d'avoir son diplôme… C'est la fille aînée de la famille Hyûga…
- Hyûga… ?
- Oui… Son cousin est un géni, tellement que c'est lui qui va diriger les filières de son oncle… Hinata se sent rejetée et abattue, je ne peux pas la laisser comme ça !
- C'est idiot, elle n'a visiblement pas envie de reprendre les filières de son père…
- Oui, c'est donc qu'elle a un autre objectif… Et c'est pour ça qu'elle tient absolument à avoir ce diplôme…
- Tu sais, tu t'acharnes un peu pour rien… C'est son problème…
- Non ! C'est juste qu'une heure par jour, ce n'est pas suffisant !
- La bibliothèque de l'université ferme plus tard, non… ?!
- Plus maintenant, à cause de Saï ! Elle est fermée après les cours désormais !
- Il s'envoyait en l'air dans la bibliothèque… ?
- Il s'est envoyé en l'air dans toutes les pièces de l'université, même les plus inimaginables… !
- Gaara a bien été trop bon ! Il ne devrait même plus exercer !
- Je sais… Il a promit de cesser, et puis, Gaara est pour la deuxième chance…
- Oui…
- Bon, je rentre… ! Bon week-end Tsunade !
- Toi aussi… Mes amitiés à Sakura…
- Je n'y manquerais pas… Sourit-il
Hinata rentra chez elle plus que découragée, elle avait sacrifié ses vacances pour être au point avec son professeur, elle avait du refuser les multiples invitations de sortit par son amie pour rester dans son objectif et tout ça n'avait finalement servit à rien.
Ses sombres pensées furent scindées par un appel téléphonique.
- Oui… ?
- Hina ! C'est Karin ! Ça va… ?
- Pas tellement, je suis une catastrophe, je me demande encore où Monsieur Uzumaki trouve la patience de continuer…
- Ne te décourage pas ! Ça fait seulement deux semaines, c'est un peu court pour faire un bilan… !
- Oui…
- Bon, j'ai une nouvelle qui va te remonter le morale, enfin presque ! Avec la classe pour le dernier week-end on va tous à la plage, alors tu viens !
- Je ne sais pas…
- On ne discute pas ! Ça te fera le plus grand bien ! Tu as travaillé pendant toutes tes vacances, tu mérites de te détendre !
- Tu as raison… Au fait, pourquoi presque… ?
- Parce qu'il y aura Shion et Suigetsu… !
- Je vois…
- Bref ! Je passe te chercher demain matin à dix heures, on prendra le train ensemble !
- D'accord…
- Bien ! Je te laisse te reposer ! A demain, Hina !
- A demain Karin !
Naruto rentra chez lui. A cette heure-ci, Sakura devrait être rentré.
- Salut chéri… Dit-elle l'embrassant
- Salut… Tu es belle…
- Merci… ! Viens… !
Naruto était ravie, Sakura s'était réellement fait belle, il pensait qu'elle leur avait préparé une soirée entre mari et femme, mais il fut très vite déçu en voyant ses amis dans leur salon.
- Salut ! Sourit Saï
- Salut…
- Tu as l'air ravi de nous voir ! Rit Ino, venant l'embrasser
- Désolé… Sourit ce dernier. Je suis content de vous voir…
- J'ai préparé plein de bonne chose ! Tu veux un cocktail chéri… ?
- Euh… Non, pas d'alcool, juste un jus de fruit…
- Quoi… ? Tu ne vas pas faire le rabat-joie… ?!
- Sakura… J'ai mal à la tête, alors je ne veux pas d'alcool…
- C'est le niveau pitoyable de ton élève qui te donne ce mal de crâne… ? Se moque Saï
- Tu t'y mets aussi toi… ?!
- Ça fait deux semaines que tu lui donne des cours particuliers et apparemment, rien n'avance…
- Comment sais-tu ça… ?
- Ta femme, bien sur…
Naruto regarda Sakura fâché.
- Quoi… ? Ne me regarde pas comme ça, c'est toi qui rentre en râlant tous les soirs…
- Je ne rentre pas en râlant ! Je rentre en réfléchissant à chaque fois à une méthode plus juste…
- Elle travaille en dehors au moins… ? Demande Sasuke
- Bien sûr, c'est une élève sérieuse…
- Alors, c'est le temps, une heure c'est très court et c'est vite passé ! Conseille son ami
- Oui… Justement, je me demandais si je n'allais pas rallonger de deux heures nos cours du soir… !
- Quoi… ? S'indigne Sakura
- Je n'ai pas le choix, une heure c'est beaucoup trop court, et il y a trop de leçons à rattraper !
- Non, mais tu plaisantes, ça veut dire que tu ne seras pas à la maison avant neuf heures du soir !
- Tu devrais t'estimer heureuse, ça te fera plus de temps pour toi…
- Je ne vois pas le rapport…
- Moi, je le vois…
- De toute façon tu n'as pas le droit de passer du temps en dehors des cours avec une élève !
- Je me moque bien de ce règlement bidon !
- Tu as mon accord pour ça… ! Sourit Saï
- Pas pour ça idiot ! Je ne suis pas un pervers !
- Et, calme-toi, je plaisante… !
- Tu es tout sauf drôle !
- Ne commence pas à me chercher Naruto, passe ta mauvaise humeur sur quelqu'un d'autre… !
- Sale con…
- Quoi… ?
- Ça va ! Vous la fermez tous les deux ! S'agace Sasuke
- Je ne veux pas que tu vois cette élève en dehors des cours…
Sasuke souffla d'exaspération de la maladresse de Sakura.
- Je ne vois pas pourquoi… ?
- Parce que c'est une fille !
- C'est une élève ! Toi au moins tu seras avec qui je suis…
- Ça veut dire quoi… ?
- Que tu sors à des soirées bien spécifiques dans la semaine…
- Et… ?
- Quoi, c'est suspect… Non… ? Tiens ! Sasuke… ? Si ta femme sortait tous les mêmes jours, chaque semaine et qu'elle était étrangement toujours ponctuelle, qu'est-ce que tu en conclurais ! Dit-il une pointe d'agacement et d'ironie
Sasuke savait que Naruto était au courant pour la liaison qu'il avait avec sa femme. Il n'y avait que Sakura pour être naïve au point de penser que Naruto ne se rendait compte de rien et surtout pas avec qui.
Ils se provoquèrent du regard.
- Elle me trompe c'est évident… Débite ce dernier buvant une gorgée de sa bière.
- C'est plutôt une réponse intéressante… !
Sakura se leva frustrée et claqua la porte de sa chambre.
- Vous êtes vraiment stupide !
Ino se leva et rejoignit son amie dans la chambre.
- Sakura…
La jeune femme déversait des larmes, allongée dans son lit. Ino s'allongea à ses côtés et la pris dans ses bras.
- Sakura… Tu ne crois pas que Naruto est au courant…
- Non… C'est impossible… C'est juste qu'en ce moment, il est sur les nerfs…
- …
- Je n'en reviens pas que Sasuke ai dit ça… !
- C'était voulu…
- Comment ça…
- Sakura… Rend-toi à l'évidence, même Sasuke se rend compte que Naruto se doute de quelque chose !
- Non… Je te dis que c'est impossible, ça fera bientôt quatre ans… ! C'est impossible !
- Si tu le dis…
- Sasuke s'amuse avec moi… J'ai horreur de ça…
- Sakura… Il s'amuse déjà avec toi…
- Qu'est-ce que tu racontes… ?!
- Tu sais bien que Sasuke n'est pas amoureux de toi…
- Qu'est-ce que tu en sais ? C'est vrai qu'il ne m'a jamais rien laissé paraître, mais notre histoire durent depuis trois ans, alors je ne vois pas pourquoi il me garderait uniquement s'il ne faisait que s'amuser… !
- Oui… Ce n'est pas faux…
- Viens, retournons avec eux !
- Euh… D'accord…
La soirée se passa plus calmement, à son retour Naruto s'était excusé, et ainsi ils purent tous rirent et s'amusaient.
Dans la soirée, Sasuke s'isola au petit coin et se rendit dans la salle de bain. La porte fermée, il se sentit coller contre le mur et capturé par des lèvres.
- Sakura… ! Tu es folle !
- Quoi… ? Tu aimes le faire quand Naruto n'est pas loin…
- Tu n'as vraiment aucun remords, aucune honte !
- Non mais écoutez l'amant faire la morale à la femme mariée !
- Je ne veux pas faire ça quand il est là !
- Pourquoi… ? On l'a fait une fois… ?
- C'était dans une maison de vacances et on été une trentaine ! Dit-il partant de la salle d'eau
- Décidément, ils sont tous de mauvaise humeur ce soir… !
Hinata fut sortit de ses rêves par le réveil qui sonnait neuf heures.
Après s'être étirée, Hinata partit prendre une douche, et déjeuna quelque peu. Elle revint dans sa chambre afin de choisir le maillot de bain qu'elle allait porter.
La jeune femme était de nature timide, et elle ne se sentait déjà pas à l'aise d'aller à la plage et se mettre en deux pièce devant ses amis, garçons.
Elle se résigna à enfiler son maillot deux pièces entièrement noir. Par-dessus, elle se couvrit d'une robe en toile bleu pastel.
Pile dix heures, on sonna à son appartement.
- Bonjour Hina !
- Bonjour Karin ! Entre, je t'en pris…
- Merci… Et bien, c'est spacieux chez toi… ?
- Merci…
- C'est drôle, c'est un appartement luxueux, mais tu n'as pas de pièce pour la chambre… !
- Oui, c'est… C'est une résidence étudiante… Rougit-elle
- Quoi… ?
Karin était surprise. L'adresse où se situé l'immeuble de l'appartement de Hinata, était un quartier chic, et la bâtisse paraissait réellement luxueuse, mais rien que cette grandeur était des appartements étudiant.
- Tu en fais une tête…
- Ça doit être bien d'être riche…
- Ça dépend pour quel contexte…
- Oui… Excuse-moi…
- Ce n'est rien… On y va !
- Oui !
Les deux jeunes femmes prirent le train et arrivèrent à destination au bout d'une heure de trajet. Hinata fut éblouit de beauté, la gare desservait sur les côtes de la plage, et la vue était imprenable, et somptueuse.
- C'est beau…
- Oui, on a de la chance, il fait super beau aujourd'hui !
- Oui…
Les deux jeunes femmes se rendirent à la plage.
- Temari… ? Ça va… ? Demande son amant
- Je n'ose imaginer l'état de Karin lorsqu'elle va arriver… !
- Je sais… Mais il ne faut pas que ça gâche ta journée…
- Karin est mon amie et cet abruti s'amuse à la faire souffrir !
- Ça lui passera… Tu sais bien qu'on ne peut pas se cacher la vérité éternellement ! Dit-il embrassant son épaule dénudée
- Oui… Sourit-elle
Karin et Hinata traversèrent leur chemin de sable et elles virent leurs amis installés. Hinata suivait son amie quand cette dernière s'arrêta net.
- Karin… ?
- …
- Karin, tu…
Hinata suivit les yeux de son amie et sa perception tomba sur Suigetsu et Shion. Le jeune homme était allongé sur sa serviette de plage, et sur son corps était entièrement posé Shion et ces derniers s'échangeaient de coquins baisers.
- Karin, on peut rentrer si tu veux… ?
- Non ! Dit-elle sortant de sa léthargie.
- Tu es sur… ?
- Oui, je ne vais pas leur faire ce plaisir… ! Ça va… Viens !
Hinata s'inquiétait pour Karin, la nouvelle lui était arrivée comme un énervement et cela signifiait que la tristesse allait être sévère.
- Salut ! Dit gaiement Karin
- Salut… S'inquiète Temari
- Vous allez bien… ?
- Oui ! Il fait super beau aujourd'hui et chaud ! Il y a plein de jolies filles… ! Se réjouit Kiba
- J'en connais un qui va s'amuser ! Rit celle-ci
- Oui… ! Salut Hinata !
- Salut…
Karin installa sa serviette à côté de Temari. La jeune femme observait son amie, elle paraissait calme et joyeuse. Elle regarda Hinata comme pour avoir une explication, mais celle-ci ne reçu comme réponse qu'un haussement d'épaule : « on verra ».
- Chéri… J'ai mal au dos… Se plaint Shion
- Allonge-toi…
- Non, je suis bien sur toi…
- …
- C'est de ta faute, je t'avais dis que la table du salon était trop dur…
Karin s'étouffa presque avec sa salive. Non seulement ils allaient se pavanaient tous les deux, mais en plus ils partageaient leurs ébats sexuels.
- Euh… Tu ne veux pas être plus discrète…
- Quoi… ! Je mérite tes talents ! Les hommes aiment ça ! Hein Kiba… ?
- Oui… Les hommes aiment se sentir les meilleurs au pieu ! Mais je suis sur que je suis un meilleur coup que Sui !
- Je ne sais pas, je ne t'ai pas testé ! En tout cas, Sui est le meilleur amant que j'ai eu…
- T'es mort mon pote ! Ironise Suigetsu
Temari se sentait réellement mal à l'aise, surtout pour son amie.
- Bien ! On va se baigner, après tout, on est venu pour ça ! Enchaîne cette dernière
- Oui… Se lève Shikamaru
- Je vous suis, il y a deux jolies blondes là-bas que je meurs d'envie d'apprendre à nager… !
- Pervers ! Souffle Shino
- Oh, allez mon pote ! Viens avec moi, elles sont deux !
Kiba entraîna de force Shino vers les deux jeunes femmes.
- Il est vraiment incorrigible ce pervers ! Se moque Temari
- Les joies du célibat… Sourit sournoisement son petit-ami
- Ça veut dire quoi ça… ?!
- Il est célibataire, il peut s'amuser tant qu'il ne fait de mal à personne !
- Ça sonnait plus comme un, « je l'envie » !
Shikamaru rit, sa réflexion avait l'effet escompté. Il prend son amante dans les bras et l'embrasse, langoureusement.
- J'adore te faire enrager…
- Ça je m'en suis bien rendu compte… Tu aimes provoquer les disputes…
- J'adore la réconciliation, c'est pour ça… Confit-il au creux de son oreille
- J'aime cette réponse…
Après un dernier baiser, les deux amants rejoignirent leurs amis dans l'océan.
- On y va nous aussi… ? Sourit Suigetsu
- Allons-y…
Hinata s'inquiétait, Karin était partie nager loin. Les maîtres nageurs ne réagissant pas, elle était sûrement encore dans la ligne de sécurité.
Mais que faisait-elle toute seule… ?
Karin nageait près des bouées de sécurité, elle voulait évacuer son mal-être seule, les larmes ne cessaient de couler le long de son visage, son cœur s'entaillait, et sa tête qui ne pouvait s'empêcher de se remémorer cette image de son ami avec sa pire ennemie, tous les deux, l'un sur l'autre, méritant leur ébat.
Comment… ? Comment Suigetsu avait pu faire l'amour à cette fille… ? Pourquoi… ?
Shion.
Elle était belle, mais terriblement méchante, prétentieuse, sans cœur, sans sentiment, comment pouvait-il toucher une fille avec une telle mentalité.
Elle se mit à fondre en larme, elle imaginait le garçon qu'elle aimait faire l'amour passionnément à Shion, l'embrasser, la toucher, la désirer, lui susurrant des mots affectifs.
C'était déchirant.
Après quelques minutes, Karin se décida à rejoindre la plage, elle ne pouvait pas laisser Hinata toute seule. Il fallait qu'elle profite de son amie.
- Ça va… ?
- Mieux… Sourit-elle
- Tu as les yeux tout rouges…
- Je dirais que c'est le sable…
- Je suis désolée…
- Arrête… Ce n'est pas de ta faute, tu n'as aucune raison de t'excuser… C'est la vie…
- …
Karin et Hinata nageaient avec Temari et Shikamaru. Mais Karin ne parvenait pas à se joindre à l'ambiance de son petit groupe. Elle ne cessait d'admirer la beauté de Suigetsu. Son ami adorait la mer, c'était son élément, l'été était sa saison préférée. Elle se souvenait des nombreuses vacances qu'ils avaient passées ensemble petit avec leurs parents. Ils jouaient, riaient, Suigetsu passait son temps à la chahuter, à lui faire peur, mais c'était toujours de façon amicale, c'est même lui qui lui avait appris à nager…
Aujourd'hui c'était un charmant jeune homme. Le corps parfait, quelque peu mâte, ses cheveux mi-long, ses yeux bleu presque violet une couleur unique des abdos, des biceps correct, et la fabuleuse et impartial tablette de chocolat.
Suigetsu et Shion avaient l'air de fortement s'amuser, ils s'embrassaient sensuellement, se taquinaient, se poussaient, s'éclaboussaient, il avait l'air bien.
Hinata percevant le tourment sur le visage de son amie, lui proposa d'aller se détendre.
- Viens… Allons bronzer… Sourit-elle
- Oui…
Les deux jeunes femmes allèrent sur leur serviette et profitèrent du réchauffement des rayons du soleil, c'était réconfortant.
- Alors, tu le trouves comment Kiba ?
- Pourquoi cette question… ?
- Tu lui plais, il te trouve très belle… Sourit-elle
- C'est gentil…
- Méfie-toi, il va bientôt t'inviter à boire un verre… !
- Ça, sa m'étonnerait ! Avec Shino, ils sont partis manger des glaces avec les deux filles blondes !
- Sérieux !
- Oui… Sourit-elle
- Effectivement… Mais tu sais, Kiba est loin d'être fidèle, il préfère cumuler les conquêtes… !
- J'avais bien remarqué oui ! Rit-elle. Je déteste ce genre de garçon… !
- Moi aussi… Mais Kiba est un gentil garçon, les filles sont pareilles que lui, elles aiment les mecs d'une nuit…
- C'est désolant…
- Je suis bien d'accord…
- Coucou !
Temari était toute mouillée, et c'était allongée sur son amie Karin.
- Non ! Temari ! Rit-elle
- Oh, ma chérie… Tu es toute trempée…
- Tu exagères !
- Ça va… ? Demande celle-ci discrètement
- Oui… Je fais aller… !
- Ignore ces deux idiots !
- Oui…
Temari serra dans ses bras son amie et se mit sur sa serviette.
- Chéri… Tu me mais du monoï… !
- Oui…
Shion se mit sur le ventre, le jeune homme se positionna à califourchon sur cette dernière et enduit le dos nue de sa petite-amie de crème.
- Tes mains sont douces mon amour…
- Merci…
- Tu masses aussi bien que tu fais les préliminaires…
- Shion ! Arrête !
- Quoi… C'est bon, on n'a plus quinze ans ! Shikamaru et Temari sont un couple aussi !
- Sauf que certain détail reste dans le domaine du privé… Enchérit Temari
- Pourquoi… Tu as honte de dire que ton mec est un mauvais coup !
- Je suis certaine de jouir d'une façon que tu ne jouiras jamais, puisque qu'aucun sentiment amoureux ne se dégage de toi ! Répond Temari
- Futile ! Comme si les sentiments avaient avoir avec le sexe !
- Bien sûr pauvre fille… Murmure Karin
- Qu'est-ce qu'elle dit la vierge là-bas ! Dit-elle ayant entendu Karin murmurer
- Vaux mieux être vierge que se donner à n'importe qui !
- Arrête un peu hypocrite, tu enrages que je couche avec le seul homme que tu désires… !
- Ça me coûterais de coucher avec lui maintenant qu'il est salit !
- Pourquoi je te parle au fait… ? Tu ne sers réellement à rien, même tes répliques sont grossières !
- Shion… Arrête… Prononce Suigetsu doucement
- Ah mon chéri… Tu devrais arrêter d'avoir pitié d'elle… Tu devrais carrément lui dire ce que tu m'as dis l'autre nuit…
- Shion… !
- Quoi… ? Ne te défile pas Sui… ! Dis-moi un peu ce que tu as dis à Shion l'autre nuit ! Provoque Karin
- Rien !
- Pour un mec qui baise bien, tu n'as pas réellement de ***** !
- Répètes…
- Tu as parfaitement compris, mais je peux le répéter au cas où ton ego n'aurait pas bien entendu si tu veux !
- Pauvre fille, mais tu me fais vraiment pitié ! Tu veux savoir ce que j'ai dis, j'ai dis que j'avais perdu du temps avec toi, que tu ne servais à rien, que tu étais tellement horrible que j'avais du faire fuir mes futurs potes garçons, que tu étais ennuyeuse quand tu parlais, que ton visage se résumait à dégoûter un mec de goûter au corps d'une femme, mais je vais arrêter là avant de rendre ton ego encore plus minable !
Suigetsu était réellement en colère, son amie l'avait fortement provoqué, et blessé. Oui. Les mots de Karin l'avaient touché et froissé.
Karin se leva avec une colère qui pourrait vaincre celle de Suigetsu. Elle chopa sa serviette remplie de sable et la balança en pleine figure de son ami.
- Va te faire foutre pauvre mec !
La jeune femme enfila sa robe, rassembla ses affaires dans son sac et s'en alla.
- Suigetsu tu as vraiment abusé sur ce coup ! Fit remarquer Shikamaru
- J'en ai rien à secouer !
- Ok, donc ma proposition va être simple ! Se relève Shikamaru. Ou tu poursuis ton amie d'enfance qui te connais par cœur, et que tu viens de détruire ou tu te prends un coup de poing dans la gueule pour des mots qui n'auraient jamais du sortir de ta bouche enfoiré !
Suigetsu se prenait déjà un coup de poing psychologique par son ami. Ses mots avaient totalement dépassées sa pensé. Réalisant comme un éclair ses mots, il se leva précipitamment et partit à la rencontre de Karin.
Il la rattrapa de justesse sur un trottoir.
- Karin ! Dit-il chopant son bras.
La jeune femme se retourna et infligea une forte gifle à son ami. La jeune femme était sur la crise de nerfs et se résignait à contrôler sa crise de larme.
- Ne me touche plus jamais, ne me parle plus jamais, si tu me croises dans les couloirs changent de trajectoire, si tu entends mon nom bouche toi les oreilles, si tous les deux on part dans la même direction alors change de destination ! Tu n'existes plus pour moi sale enfoiré, sale con, pauvre mec, tu me dégoûtes ! Je te déteste… ! Dit-elle s'acharnant à le frapper
La jeune femme tourna les talons et partit en direction de la gare.
- Karin ! S'écria Hinata.
La jeune femme passa devant Suigetsu, et son regard traduisit du mépris, de l'incompréhension et de la colère.
Suigetsu se sentit étrangement transpercé, et au lieu de se laisser envahir par la peine, il laissa le colère prendre le dessus.
- Parfait, ne me parle plus, d'ailleurs je ne sais déjà même plus qui tu es, pauvre meuf, va te faire ****, ça te détendra !
Sur ces dernier mots, le jeune homme repartit à la plage, croissant ses amis. Au passage, il eut le droit à une gifle de Temari, et au regard plus que méprisant de Shikamaru.
- Bah, qu'est-ce qui se passe… ? Demande Kiba surpris du comportement de ses amis.
- Rien ! Alors, vous avez emballé… ?
- Presque ! C'était bien partit, mais elles vivent à Osaka… ! Et moi les relations à distances, ce n'est pas trop en accord avec mes principes ! Dit-il moqueur
- Comme je te comprends ! Allez venez on va piquer une tête !
- Ouais, il y a bien d'autres filles célibataires qui vivent à Tokyo quand même !
Les garçons rejoignirent Shion sur la plage et continuèrent de s'amuser.
Dans le train, Karin ne décrochait pas un mot. Ses pleures avaient cessées, mais c'était sûrement pour mieux éclater chez elle. Temari et Hinata ne cessaient de se regarder, cherchant la meilleure façon de consoler Karin, mais elles se rendirent à l'évidence en constatant que rien ne pourrait réconforter la jeune femme.
Arrivé à la gare de Tokyo, les jeunes gens se séparèrent.
Karin rentra rapidement chez elle, et s'isola dans sa chambre, expulsant tout son mal être.
Hinata était peinée, des minutes entières qu'elle était sous la douche, et pensait aux mots échangeaient entre Karin et Suigetsu.
Comment… ?
Comment deux amis pouvaient en arriver à de tels mots, à de tels actes. Elle les pensait si proche, inséparable malgré leur incalculable dispute.
Par conséquent.
N'est-ce pas justement sous l'appui de la contrariété de l'autre que l'on se rend compte de son importance… ?
Oui.
Hinata pensait que Karin et Suigetsu souffraient tous deux de leur situation qu'ils n'avaient jamais su définir… De l'amitié… ? De la fraternité… ?
De l'amour… ?
Karin et Suigetsu s'aiment tellement qu'ils s'en déchiraient… ?
Ils étaient tant sous l'emprise de l'autre qu'ils ne savaient comment gérer leur sentiment… ?
Ils étaient sincèrement unis, unis au point d'en avoir peur… ?
Cet amour « ultime », est fragile, la peur est amplifié, la jalousie est sans fin, la souffrance est indescriptible, aimer d'une telle force peut être destructeur.
Mais Hinata pensait aussi que ne pas avoir la force de vaincre ces peurs était lâche.
- Il faut absolument qu'ils ouvrent les yeux… S'inquiète Hinata
Lundi matin, jour de la rentrée. Hinata arriva à l'université, et constata que son amie était déjà présente.
- Bonjour…
- Bonjour Hinata… Ça va… ?
- Oui…
La jeune femme s'assit auprès de son amie. Elle avait des cernes marqués, et les yeux rougis malgré le maquillage qui les cachaient.
Leurs amis arrivèrent, venant voir comment aller Karin. La jeune femme était touchée, et rassurait ses amis en leur répondant « ça va… ».
Son humeur était détendue, mais lorsque Shion et Suigetsu firent leur entrée en ce démarquant comme des amoureux transis, la jeune femme craqua. Les larmes lui montaient aux yeux et elle essaya de les contrôler au mieux.
Naruto fit son apparition et le cours commença.
Malgré tous ses efforts, Karin ne parvenait pas à se concentrer, elle avait l'impression que son professeur parlait en chinois et qu'elle entendait des mots pour la première fois de sa vie.
- Bien, maintenant vous allez lire la thèse de Balzano Bernard et répondre aux questions que je vous distribue… !
- Oui…
Naruto vit que Karin ne parvenait pas à se concentrer, il s'approcha d'elle discrètement.
- Karin, tout vas bien… ?
- Oui…
- Tu es sur, tu as l'air ailleurs… ?
- Oui…
Soudainement la jeune femme sursauta en entendant Suigetsu et Shion chahuter.
En découvrant le visage de son élève, Naruto reconnu et compris l'expression qu'elle ressentait.
- « Je vois ». Suigetsu, Shion, je vais vous séparer !
- Quoi… ?
- J'en est assez, depuis que vous êtes côte à côte vous n'êtes plus concentrés, surtout toi Suigetsu… !
- Vous avez dit que ça n'empiétait pas sur mes notes !
- Oui, mais elles peuvent être meilleur, donc tu reprends ton ancienne place !
- Pas question !
- Je te demande pardon… ?! Je suis ton professeur et tu dois respecter les conseilles que je te dicte !
- …
Suigetsu fut contrarié, mais écouta son professeur à contre cœur.
En rejoignant son ancienne place, il croisa le regard de Karin, vide.
Son cœur se perce à cette image, il n'a jamais vu son amie aussi détruite.
Ne supportant pas cette pensée, le jeune homme se lève de nouveau et s'assoit complètement sur la droite de sa rangé, loin de Karin.
- Qu'est-ce que tu fais… ?
- Vous m'avez dit de changer de place, je le fais !
- Bien…
La cloche retentit l'heure du déjeuner.
- Tu as l'air fatigué Karin… S'inquiète Temari
- Ça va… Arrêtez de vous inquiéter, je vais bien… Sourit-elle faussement
Oui.
Il fallait que tout aille bien. S'en était ainsi maintenant, Karin d'un côté et Suigetsu de l'autre.
Rien. Plus rien n'existait entre eux, juste le mépris et l'ignorance.
Alors, la méthode la plus fatale pour oublier cette situation, était de sourire à ses amis, d'échapper à ses noires pensées en se concentrant encore davantage en cours, et pleurer le soir, seule avec elle-même.
La fin de la journée arrivée, Hinata salut ses camarades et se rend à la bibliothèque.
- Tiens… C'est fermé…
- Hinata !
- Monsieur… ? C'est fermé…
- Oui… Je sais…
- Ah…
- Oui, nous avons eu un souci l'année dernière et nous avons du la fermer…
- Je vois… Dit-elle déçue
- Euh, Hinata, ne te vexe pas, mais une heure c'est trop peu pour que tu puisses progresser…
- Oui… Je comprends… Merci pour vos efforts…
- Quoi… ? Non, je ne te dis pas que je veux arrêter, au contraire, je veux continuer à travailler avec toi… Je te propose donc si tu es d'accord, de se voir trois heures par jours… ?
- Euh… Mais… Enfin… Vous… Vous avez une… Une vie…
- Ne t'en fais pas pour moi, si je te propose cette solution, c'est que ta compagnie sera plus intéressante que ma vie quotidienne… !
- Hum… Rougit-elle
- Euh, bref… Reprend ce dernier gêné. Ça te convient… ?
- Oui… Mais, où allons nous aller… ? La bibliothèque ferme à sept heures…
- Chez toi… ! Dit-il assuré.
Hinata en lâcha son sac, avait-elle bien entendue… ?
Monsieur Uzumaki et elle, allait travailler, ensemble, seul à seul, chez elle.
