Chapitre 4 : Le bien-être…
Hinata essayait d'assimiler ce que son professeur venait de lui annoncer. Elle en avait perdu la parole, la réflexion et se concentrait vivement à ne pas rougir devant sa proposition.
Naruto fut surpris, son élève paraissait choquée. Il devait s'avouer qu'étant donné la nature timide de son élève, cette dernière n'allait pas sauter sur l'occasion.
Il sourit tendrement. Jamais il n'avait connu une élève aussi réservée. Il prit son sac, qu'elle avait fait tomber par ébahissement et lui tendit.
- Hinata… ?
- Oui ! Se réveille celle-ci
- Ça pose un problème… ?
- Non, non, non, je vous ai dis que je vivais seule, mais vous êtes mon professeur, vous n'avez pas le droit de venir chez moi ! Débite Hinata, sous l'affolement.
Naruto pouffa de rire.
Hinata était perdue.
- Tu es vraiment bizarre… J'en connais plus d'une qui se serait jetée sur ma proposition…
- Euh… ? Rougit-elle
- Je sais que je n'ai pas le droit de faire ça, mais je tiens vraiment à t'aider, je ne sais pas pourquoi, tu n'es pas une élève particulièrement attrayante et intéressante…
Hinata grimaça à cette réflexion, son professeur était un peu trop franc.
- Mais j'aime bien les élèves dans ton genre… Ceux qui son ambitieux et que quoi qu'il arrive ne veulent abandonner leurs objectifs !
- Oui… Rougit-elle de nouveau
- Alors… ? On y va !
- Euh, oui, oui…
- Désormais je partirais devant, je ne veux pas qu'on nous voit quitter ensemble l'université…
- Très bien…
Hinata se rendit à l'arrêt de bus et prit le numéro cent treize, celui qui conduisait chez elle. Elle s'assit au fond du véhicule et admira la ville par la fenêtre.
L'automne s'installait doucement, la couleur orange de certain arbre faisait deviner la fraîcheur qui arrivait. Elle sourit à cette image, la nature, quelle sérénité. Soudainement sa vision fut troublée, le bus s'était stoppé au feu tricolore, et à côté de cet imposant véhicule, se trouvait la moto de Monsieur Uzumaki. Il la suivait. Il tourna la tête vers sa vitre et cette dernière pivota vivement la tête, honteuse.
Naruto suivait ce bus avec mystère, jamais il n'avait emprunté cette route, et pour cause, celle-ci menait dans le quartier le plus riche de Tokyo. Au loin, il vit le bus s'arrêter à un arrêt et aperçut son élève descendre devant un petit immeuble. Il attendit que le bus redémarre et s'arrêta au niveau de Hinata.
- C'est ici… ?
- Non, c'est le grand bâtiment juste en face…
- Ah !
Naruto fut médusé, en roulant dans le quartier, il avait aperçu de nombreuse villa, de petit immeuble, mais jamais il se serait douté que la jeune femme vive dans la plus haute tour du quartier.
- C'est, c'est beau… Dit-il jaune
- Il y a un parking souterrain, vous pouvez vous garer à la place trois cent huit, c'est celle qui m'est réservée… Sourit-elle
- D'accord ! Rit-il bêtement
Naruto ne s'imaginait pas que son élève eut hérité d'un si bel endroit. Il partit stationner sa moto et rejoignit Hinata dans l'ascenseur. Dans ce dernier, Naruto s'étonnait d'apercevoir énormément de jeune, à l'allure d'étudiant. Par ailleurs, beaucoup d'entre elles, firent les yeux doux au jeune professeur.
Ils arrivèrent à l'étage vingt-cinq, appartement neuf cent.
- Dis-moi, il y a beaucoup de jeune… ?
- C'est normal, c'est une résidence étudiante…
- Quoi ?! Crie ce dernier
- Euh…
- Quoi, juste cet immense immeuble est une résidence pour les jeunes étudiants ?
- Oui…
- Je vois…
Les deux jeunes gens rentrèrent dans l'appartement. Le jeune professeur fut éblouit par la beauté de cet appartement, mais fut également surpris de ne percevoir qu'une seule grande pièce.
- C'est luxueux de l'extérieur, mais je ne me doutais pas qu'il n'y avait qu'une pièce…
- Oui, c'est une mode chez les riches…
- Ah bon… ?
- Oui…
- Quelle mode, celle de ressentir ce qu'un couple sans moyen ressent de vivre dans une seule pièce… ?
- Je sais, c'est dégradant, mais je n'ai pas choisit de vivre ici…
- En tout cas, je suis content, tu ne sembles plus bégayer depuis tout à l'heure ! A croire que dans ton élément tu te sens plus à l'aise !
- Mon élément… ? Quoi les quartiers riches… ? S'agace légèrement celle-ci
- Que tu le veuilles ou non, tu as été élevé dans une famille bourgeoise, tu es donc emprunté de ton rang…
- J'ai l'air d'être une fille de riche… ?
- Tu vis tout de même dans cet appartement, tu dis ne pas avoir eu le choix, mais personne ne t'a menacé au point de vivre ici…
- Oui, c'est vrai… Dit-elle tournant les talons
Naruto fut gêné, il ne sut pourquoi, mais il regrettait déjà son comportement envers Hinata. Ce n'était pas contre elle, mais lorsqu'il voyait une telle richesse, ça le mettait hors de lui. De nombreuses personnes souffraient de pauvreté, de famine, et l'argent investit dans ce bâtiment pour ces enfants de riche, suffirait à nourrir plusieurs pays sous développé.
Hinata s'installa silencieuse sur la table base, près du canapé. Naruto la rejoignit et s'assit en face de la jeune fille.
- Je suis désolé…
- …
- Ce… Ce n'était pas contre toi… C'est juste que quand je vois tout cet argent pour un bâtiment étudiant… Enfin, ce n'est pas de ta faute…
- Je pense comme vous… Mais étant mineur, mon père a refusé de me cautionner pour un appartement dans un quartier… Un quartier…
- Pauvre ! Sourit-il
- Non, mais…
- Arrête… Ne te justifie pas, je n'avais pas à m'emporter… Je n'ai pas le droit de te juger…
- Ce n'est rien…
- Bien, commençons, on va tout reprendre depuis le début, méthode, exercice, lecture, et je vais t'aider à toutes les synthèses pendant un mois, on les fera ensemble et ensuite je te laisserais en autonomie…
- Très bien…
Trois heures passèrent.
Trois longues heures à lire et écrire. Naruto avait guidé Hinata dans sa rédaction de synthèse, lui expliquant les bases essentielles pour intéresser le correcteur. Une curieuse introduction, un développement fluide ainsi que les paragraphes et une conclusion curieuse.
Hinata était ressortit de cette première soirée avec un mal de tête. Naruto quant à lui, était épuisé. Le jeune homme s'étira et bailla bruyamment.
- Bien, ce n'était pas trop mal pour une première soirée !
- Vous m'avez beaucoup supervisé…
- Ce n'est pas grave, le plus important c'est que la méthode rentre dans ta tête, que tu retiennes ce que je fais, de toute façon, c'est en persistant qu'on arrive à un résultat !
- Oui…
- Nous avons fini pour aujourd'hui ! Tu peux détendre ta tête ! Sourit-il
- Merci…
Naruto rangea ses affaires. Il se leva et Hinata le raccompagna à la porte.
- Merci beaucoup Monsieur…
- Je t'en prie, on se voit demain !
- Oui…
- Bonne soirée !
- Vous aussi…
La jeune femme ferma la porte. Puis, elle partit s'écrouler sur son lit. Sans se doucher, ni dîner, Hinata s'endormit profondément.
Naruto rentra chez lui aussi fatigué.
- Bonsoir chéri !
- Salut…
- Tu en fais une tête ?
- Je suis épuisé !
- Mon pauvre chéri, ta petite femme t'a gardé de quoi te festoyer !
- Tu as déjà dîné ?
- Oui, pourquoi ?
- Tu aurais pu m'attendre…
- Tu plaisantes ! Il est neuf heures et demie du soir, je ne vais pas t'attendre tous les soirs pour dîner !
- Je vois ça…
Naruto partit dans la cuisine. Il ignora le repas préparé par sa femme dans le frigo et sortit de quoi ce faire son propre repas.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je me prépare un dîner !
- Mais, il est prêt, il est dans le frigo ?!
- Je n'en veux pas ! Je ne vois pas l'intérêt de manger un dîner fait pour deux, tout seul !
- Tu plaisantes ?! Rit-elle nerveusement
- Non !
- Naruto, mais qu'est-ce que tu as en ce moment ! Tu ne cesse de me rejeter, j'ai fais quelque chose de mal ? S'attriste celle-ci
Naruto éclata de rire nerveusement, devant le visage de sa femme.
- Pourquoi ris-tu ?
- Rien, juste que parfois, je rêverais d'être sourd, au lieu d'entendre tes banales réflexions !
- Quelles réflexions ?
- Celle que tu viens de dire ! J'ai fais quelque chose de mal ? Non, mais tu te fous vraiment de moi !
- Mais enfin, je n'ai rien dis ! Commence à s'agacer Sakura
- Ce n'est pas parce que tu ne dis rien que je ne vois rien !
- Écoute, je ne sais pas ce que tu as, mais reviens me voir lorsque tu as repris ta bonne humeur ! Dit-elle quittant la cuisine, claquant la porte
- Merde ! S'écrie ce dernier, balançant un plat contre le mur
Naruto reprit son calme et nettoya ses dégâts. Il était éreinté, découragé de jouer au chat et à la souris. Il l'aimait, il l'aimait Sakura, de toutes ses forces, de toute son âme, et il avait mal de ne voir en face de lui la femme qui l'avait fait tomber raide dingue amoureux.
Il espérait tant d'elle, plus d'amour, plus d'attention. Il aurait apprécié qu'elle l'attende paisiblement pour dîner, qu'ils racontent leur journée, leur projet, leur sentiment, qu'ils passent une agréable soirée, ensemble, peut importe l'occupation, juste elle et lui.
Rien, l'image du couple marié qu'il souhaitait n'était qu'un rêve insignifiant.
Il dîna seul, enfermé dans son tourment. Puis, affaibli, il partit directement se coucher. Sakura était dans la chambre, tournant le dos à la porte. Il fit de la lumière grâce à son mobile, s'assit sur le lit, et se déshabilla. Exténué, il se glissa avec plaisir dans les draps chaud et s'endormit aussitôt les yeux clos.
Le lendemain matin, le jeune homme se leva le premier. Il partit prendre une douche et se restaura. Sakura se leva ensuite, sans adresser un mot à son mari. Elle vint s'installer à table, silencieuse.
Mais vite crispée par l'atmosphère oppressante et agacée du l'ignorance de Naruto, elle rompit le calme.
- Chéri, tu vas me faire encore longtemps la tête !
- C'est toi qui es partie énervée hier soir !
- Tu n'as rien fait pour te faire pardonner ! Tu ne m'as même pas embrassé avant de dormir… Dit-elle les larmes aux yeux.
Les larmes.
Une force, une faiblesse… ?
Naruto ne supportait cette tristesse chimique, il fondait à tous les coups.
Détestant rendre Sakura malheureuse, il se leva et vint l'enlacer.
- Désolé… Glisse ce dernier dans son oreille
- Je n'aime pas quand tu es froid…
- Pardon… Je ne le serais plus…
- Je ne t'avais rien fait…
- Oui, je m'excuse chérie… Cesse de pleurer…
Sakura essuya ses larmes et se glissa dans les bras de son mari.
- Dis-moi, il est tôt… Ça te dirait de rattraper cette nuit triste… Susurre Sakura
- Ce n'est pas raisonnable…
- Cesse d'être raisonnable et vient faire l'amour à ta femme… Dit-elle l'embrassant langoureusement
- Sakura…
- Je sais que tu en as envie…
- On va être en retard…
- On s'en fiche…
Naruto fut comblé par l'excitation de sa femme. Il l'allongea sur le canapé et enduisit son corps de marque chaude, de caresse sensuelle, puis ils venaient moudre leurs hanches de plaisir.
Arrivé à l'université, le couple se fit charrier par Ino.
- Pile à la sonnerie, que s'est-il passé… ? Rit-elle moqueuse
- Une panne d'oreiller… Répond Sakura
- Une panne ou un stationnement sur le côté… ? Rit-elle
- Ça va, mademoiselle curieuse ! Sourit Sakura
- Très bien, très bien, je n'en saurais pas plus, je laisserais vaquer mon imagination… Dit-elle sortant de la salle
- Sale peste ! Ricane Sakura
Les élèves attendaient patiemment Monsieur Uchiha. Hinata essayait de distraire Karin, mais rien n'y faisait, la jeune femme était capturée par la vision de Shion et Suigetsu, les « amoureux » transis. Le couple ne cessait de rire, de se taquiner, de s'embrasser de façon ardente et sensuelle, sous les yeux quelque peu gêné de leurs camarades.
- Karin, ça va… ?
- Oui, désolée… Tu me disais à propos d'hier… ?
- Que c'était étrange de recevoir un professeur chez soi ! En plus, j'ai l'impression qu'il perd son temps !
- Non, ne t'en fais pas, il prend du temps personnel pour venir t'aider, et en plus chez toi, c'est qu'il croit en toi ! Sourit-elle
- Oui… J'espère ne pas le décevoir…
- Non…
Sasuke fit son entrée et les élèves se mirent à étudier.
La journée fut calme, les élèves semblaient fatigués et affaiblit par ce temps pluvieux d'automne.
Cinq heures et demie, Hinata retrouva Naruto devant la porte de son immeuble.
- J'ai été plus rapide aujourd'hui ! Sourit ce dernier
- Oui…
Les deux jeunes gens montèrent à l'appartement et se mirent tout de suite au travail. Trois heures de nouveau pesante, la concentration et l'attention étaient lourdes dans la tête de l'élève et de son professeur.
- Je vais te laisser… On a assez travaillé pour aujourd'hui !
- Bien…
Le jeune homme plia bagage et partit.
- A demain ! Glisse ce dernier
- A demain Monsieur et merci…
- Pas de quoi !
Naruto rentra chez lui avec impatience, il avait hâte de retrouver sa femme, de dîner en sa compagnie, de s'occuper d'elle et de la serrer fort contre lui. Sa rancune de la veille s'était volatilisée aux bonnes attentions de Sakura. Elle savait toujours le mener là où elle le souhaitait, oubliant vite les raisons de son agacement envers elle.
Mais en rentrant, Naruto redescendit rapidement de son nuage.
Non seulement il savait qu'elle s'était « envoyé en l'air » avec Sasuke, mais ce dernier retrouva sa femme ainsi que trois autres femmes dans son salon.
- Bonsoir… Glisse ce dernier
- Ah chéri !
Sakura se leva et vint embrasser son mari.
- Je n'attendais que toi !
- …
- Avec les filles, on regardait la lingerie et je voudrais évidement ton avis avant d'acheter !
La jeune femme tira son mari vers ses amies.
- Bonsoir Naruto ! Dit l'une d'elle
- Toujours aussi canon ton cher mari ! S'exclame une seconde
- Le célibat te fait dire des bêtises ! Rit Ino
- Alors chéri, j'ai craqué sur cinq ensembles, le rose à dentelle…
- Sakura ! L'interrompt brutalement Naruto
- Euh oui… ?
- Je peux te voir une seconde dans la chambre !
- Mais attends, je veux que tu regardes…
- J'ai dis tout de suite ! S'impatiente ce dernier
- Bien, d'accord…
Sakura se leva et suivit son mari dans la chambre.
- C'est quoi ce bordel ?
- Comment ça ce bordel… ?
- Je te rappelle qu'on est mardi, que demain j'ai cours, que je rentre sagement chez moi pour être en paix avec ma femme et je constate qu'une fois de plus tu as dîné sans moi et que tu invites ta basse-cour sans m'en parler !
- Ma basse-cour, c'est comme ça que tu appelles mes amies ?
- Excuse-moi elles ressemblent plus à des poules qui veulent se faire sauter par le premier coq venu que des amies qui cherchent ton bonheur et ton équilibre !
- Quoi ?! Mais comment tu parles, tu crois que tes amis valent mieux que les miens, ça se voit que tu es vraiment naïf !
- Ah bon, je suis naïf… ? Pourquoi, il y a quelque chose que je ne vois pas et que je suis censé savoir… ?
- Euh… Et bien…
- Et bien quoi, chérie… ? Dit-il se rapprochant d'elle
- Rien…
- Mais si, dis-moi mon amour…
- Arrête, je n'aime pas quand tu as ce ton…
- Alors parle ! Crie ce dernier. Tu vas vraiment finir par me rendre dingue !
- Naruto, arrête… Pleure celle-ci
- Non, non, pas tes larmes de crocodile ! Ou tu déballes ce que tu as à me dire ou tu la ferme !
- Mais enfin qu'est-ce qu'il te prend ? Je ne te reconnais pas !
- Dans ce cas on est deux et tout ça est de ta faute !
- Je ne t'ai rien fais à la fin ! Oui, je ne suis pas parfaite, mais je t'aime et je refuse de te perdre, tu es bien la dernière personne que je me refuse à abandonner !
Naruto rit nerveusement à cette confession.
- Ce n'est pas possible, je rêve !
Naruto avait envie d'expulser cette vérité, cette douloureuse exactitude. Mais il serait trop facile de l'accuser, elle serait parfaitement se défendre, s'époumoner à dire que c'est faux, elle ferait l'innocente, encore, desservant des arguments bouleversant qui enlèverait cette accusation de la tête de Naruto.
Oui.
Il voulait la pousser à le dire elle-même.
Il souhaitait qu'elle s'accuse.
- Naruto… Je t'aime… Je… Je ne sais pas ce que j'ai pu te dire ou te faire que tu as tellement pris mal que tu cherches à te venger, mais je t'en prie, arrête de me crier dessus, arrête de me rejeter, je n'aime pas quand tu es comme ça…
Elle pleurait à chaude larme, elle semblait sincèrement penser ce qu'elle exprimait. Non, elle n'était pas parfaite, mais Naruto l'avait toujours aimé telle qu'elle était, et elle le détruisait, détruisait parce que Sakura voulait toujours les deux.
Naruto et Sasuke.
Pour elle, juste pour elle.
L'un n'avait pas besoin de se résigner, seul lui connaissait les raisons d'être l'amant. L'autre devait combattre jour après jour l'évidence même s'il partageait celle qu'il aimait.
Pourquoi… ?
Pourquoi les deux personnes qu'il aimait plus que tout en ce monde le faisaient souffrir au point de vouloir en mourir parfois.
Sakura vint se glisser dans les bras de Naruto et le serra fort contre elle. Il resserra son étreinte, il plongeait, encore une fois, croyant à ses efforts, à ses paroles, pensant chaque jour qu'elle se déciderait à changer.
- Tu sais ce que je vais faire… Je vais dire aux filles de partir et je te fais l'amour comme une reine…
- …
- Tu veux… ?
- Oui… Souffle ce dernier sans grande conviction
Sakura l'embrassa et partit dans le salon rejoindre ses amis. Les trois jeunes femmes prirent congés et laissèrent le couple à leur réconciliation.
La jeune femme fit voyager Naruto. Malgré la souffrance qu'elle pouvait lui infliger, elle le connaissait par cœur, elle savait quels mots allaient le calmer, le charmer. Elle savait le rendre fou d'amour, possessif et sauvage dans leurs ébats. Cette nuit fut torride, et l'esprit de Naruto tranquille.
Cependant.
Le soir suivant, Sakura n'était pas présente à leur demeure. Il se rappelait qu'un mercredi par mois, elle dînait chez ses parents. Un mot simple était placé sur la table, sans « bisous », sans « je t'aime » sans un mot sur leur sentiment. Aucun dîner n'était préparé avec attention. Il grignota seul, devant un documentaire, il corrigea tristement ses copies et partit se coucher seul.
La semaine s'acheva aussi banalement qu'elle avait commencé, aussi ordinairement que les précédentes, des promesses, des pardons, et toujours ce grand vide sans bonheur.
Le lundi suivant se présenta.
Hinata et Karin étaient seules en classe et discutaient.
- Alors, comment ça se passe avec Monsieur Uzumaki… ?
- Bien, mais… Je le sens dans ses pensées depuis jeudi…
- Ah oui… ?
- Il est peut-être lassé et fatigué…
- Non… Fatigué sûrement, mais tu sais, ce professeur est une vraie pile d'énergie ! C'est juste une passade !
- J'espère…
Les deux jeunes femmes furent interrompues dans leur conversation, par l'arrivée bruyante de Shion et Suigetsu. Les deux jeunes gens rentraient toujours de façon grossière, se tripotant impudiquement, leur baiser obscène, sans gêne.
Dans le plus grand soulagement de Karin, ses amis arrivèrent juste après, ils comblaient les bruits lubriques de ce couple, non assortis.
- Débrouille-toi ! Rit Shion
- Tu es à côté de quelqu'un toi, tu peux suivre à deux !
- Il faudrait que je rapproche les bureaux, et puis c'est Lee ! Grimace celle-ci
- Allez, Shion… Dit-il l'embrassant
- Même pas en rêve !
- Tu ne veux même pas me rendre ce service ridicule !
- Tu n'avais qu'à pas oublier ton livre ! Dit-elle partant à sa table, le snobant
- Je vais me faire lyncher ! Boude ce dernier
Karin regardait Suigetsu. Elle se disait que c'était bien fait pour cet imbécile qui devrait se concentrer sur ses études plutôt que devant sa « cruche ». Mais comme à son habitude, elle avait de la peine, de la compassion, elle se serait volontiers levée pour lui prêter son livre. Cependant, la jeune femme ne voulait subir les répliques de Shion par ce geste.
Soudainement, son regard croisa celui de Suigetsu. Il la regarda, calme, il savait qu'elle n'aurait pas hésité à lui rendre ce service, elle l'avait déjà fait de nombreuse fois.
Mais après tous ces mots échangés, ces insultes, ces vérités, leur amitié était rompue. Ni l'un, ni l'autre n'irait s'excuser, les deux « ex » meilleurs amis, détournèrent le regard.
- Bonjour à tous ! Réplique Naruto
- Bonjour Monsieur… Répondent les élèves.
Naruto annonça le cours. Il voulait commencer par une lecture et des exercices. Il indiqua les pages, les consignes et laissa ses élèves travailler. Au bout de quelques minutes, il fit le tour des tables pour voir comment ses étudiants s'en sortaient.
- Suigetsu… ? Tu ne travailles pas ?
- Désolé, j'ai oublié mon livre !
- Quoi ? C'est au lycée qu'on oublie son livre, vous êtes à l'université là !
- Désolé…
- Va à côté de Karin et rattrape ton retard !
- Pourquoi Karin ! Râle Shion
- Parce que je sais que Suigetsu va travailler avec elle et discuter et être déconcentré avec toi !
- Je ne veux pas que cette espèce de laideur se mette avec mon mec !
- Et ! Ça suffit, tu gardes tes répliques de gamines pour les récréations, encore un mot et tu vires de classe ! C'est clair !
Shion se fit toute petite devant l'humeur massacrante de son professeur, elle se retourna, furieuse.
Suigetsu ne fit pas un pli devant les ordres de son professeur et s'installa rapidement à côté de Karin, son professeur était effrayant en colère.
- Tu es déjà aux pages suivantes…
- Ce n'est pas grave, je vais relire ce que j'ai écris…
- Merci…
Karin se concentra sur sa feuille, avoir Suigetsu à ses côtés la rendait heureuse, ça ne faisait que quelques jours, mais des années lui semblaient passées depuis leur dernière conversation amicale. Elle le regarda du coin de l'œil, il paraissait concentré, mais aussi perdu. Elle ne put s'empêcher de le trouver séduisant, son air sérieux lui donnait un charme fou.
- Tu… Tu veux de l'aide… Demande celle-ci naturellement en chuchotant
- Je ne veux pas t'embêter !
- Idiot, si je propose c'est que ça ne me dérange pas !
- Je veux bien, je coince sur la question trois !
Karin se rapprocha de Suigetsu et lui expliqua la question et où et comment argumenter sa réponse. La jeune fille se mit à sourire subitement, envolé les mots douloureux de son ami, son amour pour lui débordait tellement qu'elle effaça les souvenirs malheureux et essaya par tous les moyens d'être encore plus proche de son meilleur ami, du garçon qu'elle aimait.
- Ah oui, je vois…
- Tu vois, il fallait juste relire pour mieux comprendre…
- Tout a l'air tellement facile pour toi, tu dois avoir un dictionnaire intégré là-dedans ! Dit-il poussant sa tête avec son index, affectueusement et souriant
- Peut-être… Rougit-elle
Le temps s'arrêta. Il se figea. Ce regard, qu'ils échangeaient en cet instant précis, ils voulaient le faire perdurer à vie. Ce moment où ils se comprenaient sans se parler, ce regard échangé qui voulait tout dire, ces nombreux sous-entendus qui n'appartenaient qu'à eux, cette amitié rempli de mystère, la vie de l'un n'avait pas de secret pour l'autre.
Peut importe tous les mots qu'ils pourraient se dire, ils savaient tous deux qu'ils étaient liés par ce fil invisible qui traduisait leur appartenance mutuelle.
Enfermé dans leur bulle, les pulsions de chacun firent éruptions en eux et se libérèrent tellement le moment était savoureux.
Suigetsu regardait d'un air séduit Karin, comme le premier regard que l'on donne à une inconnue qui nous charme. Le regard de Karin était cajoleur. Elle toujours en train de jouer les forts caractères, pouvait-il seulement se rendre compte à quel point était sa tendresse pour lui, qu'elle pouvait être la femme qu'il souhaitait.
Suigetsu, une véritable girouette, envolé son attirance pour Shion, en cet instant, il voulait jouer avec son amie, une envie de la draguer l'envahissait.
Comme toujours.
Les conquêtes de Suigetsu étaient chacune éphémères, elles venaient remplir les pernicieux soucis de sa vie, puis le matin au réveil, lorsqu'il rejoignait la seule personne qui le connaissait par cœur, il oubliait et se répugnait, se dégoûtait d'oublier ainsi, alors que la femme définition de son bonheur était juste à ses côtés. Il revenait toujours vers elle, attiré par une étrange alchimie, elle le comblait en tout point, mais il se sentait lâche, il avait peur, peur de n'avoir point la capacité à lui appartenir entièrement.
Karin était aussi rouge que la couleur de ses cheveux, le regard de Suigetsu la troublait et son cœur palpitait encore davantage, lorsqu'elle vit le visage de son ami se rapprocher. Il engouffra sa tête dans son cou et lui murmura sa confession.
- Tu es loin d'être laide, Shion t'envie, c'est pour ça qu'elle te dit ça…
- Arrête de dire des conneries Sui !
- Non, c'est vrai, tu verrais son corps, les os paraissent de sa peau et sa poitrine est aussi développé qu'une gamine de douze ans… Grimace ce dernier
Karin ne put s'empêcher de rire sous les dires moqueurs de son amie. Rire qui interpella toute la classe, surtout Shion. Tous sentirent la foudre s'abattre sur les deux amis, par la rivale et le professeur.
- Monsieur ! Vous pouvez venir ! S'écrie Hinata
Tous la regardèrent à son tour, et la jeune femme rougit de honte.
- J'arrive ! Sourit enfin Naruto, comprenant son intervention.
- Merci… Souffle Karin
- Je t'en prie…
Naruto s'approcha de Hinata et s'accouda à son bureau.
- Alors, qu'est-ce que tu ne comprends pas ! Taquine ce dernier
- La… La question quatre, je…
- Tu as répondu un pavé ! Sourit-il fièrement
- Non, ne lisez pas… Rougit-elle
- Chut… Souffle ce dernier
Naruto lut attentivement toutes les réponses de son élève et il devait reconnaître le large progrès de Hinata.
- Je suis impressionné…
- Quoi ?
- Tu commences à prendre le coup de main et tes réponses sont intéressantes ! Je suis fier… Sourit-il plongeant son regard dans le sien
- Mer… Merci…
Naruto reposa la feuille de son élève et repartit à son bureau.
Le cours se termina.
- Merci pour ton aide… Remercie Suigetsu
- Je t'en prie…
- Sui ! Se fait entendre la voix criarde de Shion
- Oui… ?
- C'est une blague ou tu parles avec cette truie !
- Arrête de crier… On a travaillé c'est tout… Dit-il prenant ses affaires
- N'espère pas que ce moment arrive de nouveau toi ! Pauvre fille !
- Calme chérie…
Suigetsu se saisie de la nuque de sa petite-amie et l'embrassa fougueusement.
- On y va… ? Je meurs de faim ! Demande ce dernier
- Oui…
Avant de partir, Shion se pencha sur Karin et lui dévoila quelque chose à l'oreille.
- Tu vois pauvre tâche, ça c'est un baiser que Sui ne te donnera jamais, parce qu'il est à moi et que la simple idée d'enlacer ta vieille langue lui tord le ventre…
Elle s'éloigna rieuse et étant donné l'air abattu de Karin, cette dernière avait atteint la sensibilité de la jeune femme.
Karin mordit sa lèvre inférieure et retient les sanglots qui envahissent sa gorge.
Pourquoi… ? Pourquoi fallait-il que Shion gâche toujours sa vie, que lui avait-elle fait pour mériter un tel châtiment de sa part, pour la détruire en sachant parfaitement qu'elle allait atteindre ses sentiments en référençant Suigetsu.
- Karin… Ça va… ? Demande Hinata
- Oui ! Viens, allons déjeuner !
Elle se leva, furtivement et n'adressa un regard à personne.
Pendant le cours de sport, Karin était absente, elle ne participait pas, n'exécutait aucun exercice et restait figée, les yeux contemplant le sol.
Une fois de plus, l'homme qu'elle aimait, la rendait malheureuse.
Pourquoi s'amuser avec son cœur ainsi… ?
Il était tendre, charmeur, joueur, attentif et à l'instant où Shion mettait un pied dans son espace, le mauvais Suigetsu surgissait.
- Le cours est fini ! À lundi !
Karin se changea vite. Elle salua sobrement Hinata et s'en alla.
- Quel temps ! Râle Temari, observant la pluie tomber abondamment
- Oui…
Hinata avait à peine écouté son amie, elle s'inquiétait pour Karin, la mine dépressive qu'elle tenait n'avait rien de rassurant, elle espérait seulement qu'elle ne fasse aucune bêtise.
- Hinata, tu m'écoutes ?!
- Quoi ?
- Passe un bon week-end !
- Merci, toi aussi… Sourit-elle devant ce couple qui courait sous la pluie
La jeune élève étendit son parapluie et se dirigea à son arrêt de bus. Arrivée chez elle, elle croisa Naruto, déjà présent. Ils rentrèrent dans le bâtiment et prirent l'ascenseur.
- Vous êtes toujours en moto avec ce temps ?
- Oui, j'ai toujours du mal à laisser tomber mon engin ! Mais je crois qu'il va falloir ! Sourit-il bêtement
- Oui… Sourit-elle gênée
Ils pénètrent dans l'appartement et se mirent au travail.
Ils étaient concentrés lorsque soudainement, ils entendirent un énorme grondement. Hinata sursauta de peur.
- On a peur de l'orage ?
- Un peu… Rougit-elle
- Il y a beaucoup de vent surtout, je me demande si une tempête ne se lève pas ! Dit-il s'approchant de la baie-vitré.
À peine Naruto avait posé sa main sur le carreau, qu'un énorme éclair déchira le ciel et une étonnante bourrasque de vent fit vibrer la vitre. Naruto prit peur et se recula de surprise. La tête de son professeur fit éclater de rire Hinata. Le jeune professeur se retourna vers son élève, étonné de l'entendre rire de bon cœur. Étrangement, son rire fit trembler son être, comme heureux d'écouter ce rire sincère et amusé.
Naruto sourit, c'était bon de passé un agréable moment sans dispute, sans doute, sans suspicion, sans se poser toutes les minutes d'incalculable question.
Le jeune homme vint s'asseoir en face de Hinata et le rire de la jeune femme cessa en présence de son professeur. La jeune femme rougit fortement et abaissa son regard.
- Désolée ! Je ne voulais pas me moquer !
- C'est rien, j'aime ton rire, ça fait du bien… Sourit-il charmeur
- Euh…
Hinata devient encore plus rouge à cette confession et plongea son nez dans le livre.
Les trois heures passèrent à allure folle. Naruto était de plus en plus fier de son élève, elle faisait les exercices seules désormais, sachant trouver les bons termes, se poser les bonnes questions, argumenter convenablement, tout n'était pas parfait, mais ses progrès ravissaient Naruto.
- Bien, il est tard, on va s'arrêter là pour aujourd'hui !
- Oui…
L'orage, la pluie et le vent, s'engouffraient dans la ville. Les citadins restaient enfermés dans les boutiques et les habitants cloîtraient chez eux. Hinata alluma la télévision pour s'informer de la météo. La présentatrice annonçait une forte tempête et conseillait à tous de rester enfermé, où qu'il soit.
Hinata observait son professeur et ce dernier était en train de se vêtir.
- Monsieur !
- Oui ?
- Vous n'allez pas sortir avec ce temps !
- Je ne veux pas te déranger !
- Vous plaisantez, ils conseillent à tous de rester à l'abri et en plus vous êtes en moto !
- Oui… Je sais mais…
- Restez là s'il vous plaît, ça peut être dangereux…
Naruto sourit devant l'air inquiet de son élève, Hinata était décidément trop adorable.
- D'accord, je vais attendre que cela se calme, je vais quand même appeler ma femme pour la prévenir !
- Oui, bien sûr…
Naruto s'isola dans le coin cuisine et appela Sakura.
- Naruto, qu'est-ce que tu fais !
- Je suis bloqué chez mon élève, tu as vu le temps dehors !
- Oui, je sais… Quelle idée de donner ses cours aussi !
- Je suis désolé…
- Ce n'est pas grave chéri, de toute façon, je ne suis pas à la maison !
- Ah bon ?
- Non, je suis chez Ino !
- Je vois…
- Je vais essayer de ne pas rentrer trop tard !
- Oui… A tout à l'heure, bonne soirée avec ton amie, amusez-vous bien !
- Merci !
Naruto raccrocha aussi sec. Il savait une fois de plus que sa femme n'était certainement pas chez Ino. Son « idiote » de femme n'avait même pas remarqué qu'elle se contredisait elle-même. Ino avait certifié aller désormais tous les vendredis soir en salle de sport pour rencontrer son « super » professeur de gym. Sakura n'était jamais attentive à rien, et surtout pas au détail de ses proches, bien trop obnubilée par Sasuke.
Le jeune homme revint dans le salon et s'installa à la table base.
- Tout va bien ? Demande Hinata
- Oui, ça va… Sourit-il
- Vous… Vous voulez boire quelque chose !
- Un café, serré s'il te plaît !
- Oui…
Hinata partit dans la cuisine disposer. Elle confectionna quelques encas et revint avec la demande de son professeur.
- Merci…
Hinata prit place en face de son professeur, mal à l'aise.
- Alors, tu as un petit ami ? Demande subitement Naruto
- Euh, non !
- C'est bien, au moins, tu es concentrée sur tes études !
- Oui…
La jeune femme trouvait son professeur étrange, il paraissait de mauvaise humeur en cet instant et antipathique.
- Dis-moi, pourquoi tu tiens à avoir ce diplôme ? Tu ne tiens pas à reprendre la filiale de ton père et puis ton cousin en est déjà presque l'adjoint ?!
- Et bien… Je veux… Je veux juste prouver à mon père que je peux y arriver… Que je suis courageuse, ambitieuse, je veux lui montrer que cette fois-ci, je n'ai pas l'intention de laisser tomber !
Naruto ouvrit grand les yeux devant cette conviction assumée de la part de sa timide élève. Elle semblait déterminée, passionnée, elle voulait démontrer à tous ses compétences.
- Je suis heureux de cette réponse et d'autant plus fier de t'aider à y parvenir… Dit-il plus sereinement
- Merci…
- Excuse-moi pour le ton que j'ai employé avec ma question indiscrète…
- Ce n'est rien…
- Je suis toujours sur les nerfs quand il s'agit de ma femme, j'ai l'impression d'avoir épousé une étrangère parfois, elle est loin de la femme parfaite que je voyais en elle…
- …
- Ah ! Désolé ! Je te parle de ma vie privé maintenant ! Dit-il d'un grand sourire gêné
- Ce n'est pas grave ! Sourit-elle
- Est-ce que tu es toujours aussi conciliante, rien ne semble d'importuner ! Dit-il un peu moqueur
- Et bien… J'essaye d'être le plus juste possible… Rougit-elle
Naruto regarda son élève tendrement. C'était une jeune fille sans contexte étrange et unique. Timide, joviale, courageuse, très peu de jeune femme avaient ce comportement aujourd'hui, elle dégageait quelque chose de spécial, de serein, comme une facilité.
Il tourna les yeux sur la gauche et aperçut une bibliothèque. Il se leva curieux de savoir ce que lisait son élève.
- Tu as de bon goût !
- Merci…
- Tu les a tous lu ?
- Non…
- Marc Levy, un classique !
- Je l'aime énormément…
- Moi aussi…
Les deux jeunes gens discutèrent de nombreuses minutes de cet auteur qu'ils appréciaient en commun. Ils partageaient leurs idées, leurs échanges, leurs visions de l'auteur et de ses œuvres.
Naruto passait un agréable moment, s'était si simple en la présence de Hinata de parler, de partager, de se confier, il parlerait de sa passion durant des heures, c'était son refuge, son univers et jamais aucune personne n'avait donné autant d'échange avec lui que son élève.
- Tu es une fine observatrice de roman, tu ferais une bonne critique !
- Ah…
- Je ne plaisante pas… Ta façon de voir certaines œuvres, ressemble énormément à ma vision…
- Euh, merci…
- Tu as déjà réfléchit à un avenir… ?
- Non, pas vraiment… C'est vrai que j'aime beaucoup la lecture, mais c'est surtout une échappatoire…
- Une échappatoire à ce monde qui n'est pas celui que tu voudrais, tu as l'impression que dans cet imaginaire, tu es écoutée et comprise…
- Oui !
- Je comprends ce que tu ressens !
Aussi jeune que son élève, Naruto s'était toujours plongé dans la lecture, dans le savoir, la curiosité des autres horizons, échappant ainsi à sa vie rempli d'incertitude.
Naruto regarda Hinata, intensément, il avait le bonheur de se reconnaître en elle, de la comprendre sans faille, de partager ce sentiment de solitude.
La jeune femme rougissait devant ce regard mystérieux, Naruto était tellement séduisant et ce regard charmeur la faisait fondre. Elle se concentra pour éteindre ses rougeurs.
- Je… Je vais y aller, la tempête s'est calmée !
- Oui ! Oui !
Naruto se leva subitement, des frissons avaient traversé son échine, et son corps s'était subitement retrouvé sous un feu ardent, comme du désir.
- Bon week-end ! Dit-il fuyant comme un voleur
- Vous… Vous aussi…
Naruto enfourcha sa moto et rentra vivement chez lui. Il se traita de tous les noms, comment avait-il pu se laisser aller ainsi avec son élève, se confiant à elle comme à une veille amie, et désireux de fantasme… ? Son bien-être était tellement intense, qu'il aurait pu croire à une soirée entre âme-sœur.
La semaine suivante fut quelque peu morbide. Le temps était toujours au gris, et le moral des élèves au plus bas. Le froid, la fatigue s'emparaient d'eux.
Karin était comme absente, elle parlait peu, se concentrer fortement sur les cours pour s'éviter de penser, mais Hinata voyait souvent des larmes briller sur son visage pâle.
Le cours de philosophie terminé en ce vendredi, Naruto ne partit déjeuner et s'accouda à l'une des fenêtres de l'établissement, admirant ce temps morose.
Le jeune homme ne cessait de se disputer et de se réconcilier avec sa femme. Des cris, des pleures, des incompréhensions, puis soudainement, le mal être d'être encore en froid et la réconciliation amer se faisait sous la couette.
Naruto était de plus en plus dégoûté de « passer » sur le corps de sa femme après Sasuke, il en avait la nausée, l'envie de pleurer sa peine le rongeait, il aimait Sakura et subirait à vie de n'avoir ce sentiment en retour.
- Naruto ?
- Salut Gaara…
- Tu ne déjeunes pas avec les autres ?
- Non, je n'avais pas très faim…
- Tu as l'air déprimé ces derniers temps ?
- Réaliser, se résigner, ce sont bien les deux sentiments les plus difficile…
- Tu savais bien que tu ne pourrais supporter cette situation à vie…
- Oui…
- Tu vas la quitter… ?
- Le souci est là Gaara, je ne sais pas ce que je veux… Du moins, je désire tout, être encore son mari, l'embrasser chaque jour, la regarder chaque matin, chaque soir, je voudrais continuer à l'aimer… Mais je n'arrive pas à me résoudre à la partager, je voudrais qu'elle ne soit qu'à moi, que l'on soit un véritable couple de marié, mais cette vie n'est qu'une banale fiction, elle n'aime que Sasuke, Sasuke, Sasuke…
- Tu ne crois pas tout simplement que tu mérites mieux… ?
- …
- Je sais que c'est difficile d'être amoureux d'une personne qui ne vous aimera jamais, et il est bien évidemment normal d'espérer et d'attendre, mais tu ne crois pas que tu es arrivé au bout de ta patience… ? Tu as tout fait pour elle, sans que rien ne l'atteigne, il est peut être tout simplement temps de lui dire « adieu » que tu l'aimes ou pas, Sakura ne te mérite aucunement et pour être honnête je doute qu'un jour elle t'aime autant que tu l'aimes…
- …
- Je suis désolé de te dire tout ça, mais tu passes pour l'homme stupide dans l'histoire ! Tout le monde connaît ta fidélité, ton amitié démesuré, ton bon vouloir à satisfaire tout le monde, à venir en aide à chacun, mais les personnes comme toi oubli que le bonheur des autres passent avant tout par le sien ! Cesse d'être généreux envers les autres et égoïste envers toi-même ! Vie Naruto ! Réveille-toi, ou tu vas mourir de cet amour !
- Je sais…
- Tu sais que j'estime Sakura… C'est une fille assez égoïste, mais elle est aussi joyeuse et généreuse, mais chacun sait depuis des années qu'elle se sert de toi, tu es sa roue de secours Naruto, pour ne pas être seule ! Sais-tu combien de nos amis étaient terriblement mal à l'aise le jour de ton mariage, tout le monde savait pertinemment que ce n'était pas un mariage d'amour et dans les yeux de Sakura s'était plus que voyant !
- Gaara, tu es inspiré aujourd'hui ! Dit-il moqueur
- J'essaye de te faire réagir c'est tout !
- Je sais Gaara et je te remercie, tes mots m'ont fait beaucoup de bien… Sourit-il sincèrement
- J'espère que se ne sont pas des paroles en l'air ! Car je ne vois pas l'intérêt d'être ton ami dans ce cas !
- Je ne ferais rien sans toi, tu le sais mon ami…
- Dans ce cas, enregistre mes paroles et passe-les de temps en temps en boucle !
- Oui… Monsieur le Directeur ! Sourit-il taquin
- Mouais…
- Et toi ? Comment vas-tu… ?
- Ça va ? Je suis en train de me battre avec le rectorat !
- Pourquoi… ?
- Notre psychologue s'en va à la fin du mois et je dois trouver une remplaçante en plein mois de novembre, ce n'est pas évident !
- Oh… Tu vas trouver une solution, je te fais confiance !
- J'espère aussi, beaucoup de nos élèves profitent de notre psychologue, je ne voudrais pas à avoir à leur en priver !
- Ce que tu dis est inquiétant surtout !
- Oui… Mais tu sais, beaucoup de nos élèves sont étrangers, ou vivent seuls, ils ont besoin de se confier, tout simplement…
- Certes… En tout cas, si tu ne trouves pas ! Tu pourras toujours la remplacer à mi-temps ! Se moque ce dernier
- Très drôle !
Les deux amis échangèrent un sourire complice et partirent déjeuner ensemble.
À la cafétéria, le tête à tête de Karin et Hinata resta silencieux. Toute la semaine, son amie était restée sans prononcer un mot, à peine « bonjour » comme prisonnière d'une léthargie.
- Karin…
- Mh… ?
- Je m'inquiète pour toi…
- Désolée Hinata… Je suis très fatiguée…
- Je comprends…
- Tu n'as qu'à rejoindre les autres, je vais prendre l'air dans la cours…
Karin se leva sans demander son reste, et partit, laissant Hinata seule.
La jeune femme tenait énormément à son amie, et décida d'agir absolument. Karin était tellement joviale, pétillante, son état faisait peur à voir et elle ne cessait de se demander si son amie risquait de faire une bêtise ou non.
Hinata se leva, déterminée. Elle rejoignit ses amis dans la salle réservée aux élèves et se mêla au groupe.
- Suigetsu…
- Oui ?
- Je peux te parler… ?
- Bien sûr !
Le jeune homme se leva, mais fut vite interpellé par Shion.
- Tu vas où là ?
- Bah, parler avec Hinata !
- Ah oui et de qui crois-tu qu'elle va te parler idiot ?!
- Je n'en sais rien ! Dit-il naïf
- De son mollusque d'amie !
- Mais non… Râle ce dernier
- Je te préviens, tu reviens dans cinq minutes !
- Oui… Dit-il faisant les gros yeux
Hinata et Suigetsu s'éloignèrent. Hinata savait pertinemment que Shion allait les suivre afin d'entendre leur conversation, elle décida par conséquent d'emmener discrètement Suigetsu, sur le toit, loin de la porte.
- Je t'écoute…
- Écoute, je ne sais pas ce que tu éprouves pour Karin, mais elle va très mal… Elle ne dit rien, mange peu, se concentre trop sur les cours, je la vois parfois pleurer et se retenir d'éclater en sanglot, alors s'il te plaît, dis lui n'importe quoi, mais vas la voir, je m'inquiète trop pour elle ! Finit-elle en larme
Suigetsu fut surpris des larmes de Hinata, elle paraissait sérieusement s'inquiéter pour Karin et le fit flipper par la même occasion.
- Calme-toi Hinata…
- J'ai peur qu'elle fasse une bêtise…
- Non…
Suigetsu prit Hinata dans ses bras et la berça.
- Arrête de pleurer, Karin est forte tu sais, mais c'est promis, je vais aller lui parler tout de suite…
- Merci…
- Et ! Arrête de pleurer ! Dit-il remontant son menton et lui souriant. Dis-lui de venir ici et je te promets qu'elle ira mieux…
- Je ne veux pas que tu te moque d'elle, elle a besoin d'un réel soutient !
- Tu as sans doute remarqué que je ne suis pas un mec parfait ! Mais… Karin est très importante pour moi, c'est ma meilleure amie, et tu m'inquiètes, alors… Alors…
Suigetsu ravalait sa fierté. C'était comme si il avait une double personnalité. Le garçon « cool », joueur, dynamique, rieur, le bon pote, et puis le garçon tendre et sensible, surtout lorsqu'il s'agissait de Karin.
- S'il te plaît… Fait-là venir… Dit-il se détachant de son étreinte
- Oui…
Hinata partit à la rencontre de Karin. Elle la trouva en train de pleurer dans un couloir. Hinata la traîna de force sur le toit, sans lui dire pourquoi elle la forçait à aller là-bas et lorsque Karin aperçut Suigetsu, elle paniqua et chercha à s'enfuir.
- Non, je ne veux pas le voir ! Se débat-elle
- Karin, je t'en prie, tu en as besoin !
- Non !
Sans faire attention, Karin infligea un coup à la joue de Hinata, qui la stoppa dans ses gestes brusques.
- Hinata ! Pardon… Ça va ?
- Oui… S'il te plaît, je m'inquiète pour toi alors, va lui parler…
- D'accord… Se résigne celle-ci
- Merci…
Hinata enlaça quelque peu son amie et la laissa seule.
Karin respira profondément, elle se prépara à affronter Suigetsu. Elle se retourna anxieuse, quand deux bras vinrent l'enlacer.
Suigetsu tenait fermement Karin dans ses bras, une main sur sa taille et l'autre dans son dos, sa main posée sur sa longue chevelure rousse.
- C'est toujours pareil n'est-ce pas ! On s'engueule, je suis odieux, tu es triste, puis je viens me faire pardonner et tu acceptes mes excuses d'ami minable… Dit-il d'un air désolé
- Sui…
- Karin, s'il te plaît… Serres-moi contre toi… Chuchote ce dernier
La jeune femme déversa des larmes, de bien-être, de souffrance, elle ne savait pas, mais cette demande emballe son cœur et elle serre de toutes ses forces la taille de son ami, elle se confine en lui, comme si c'était la dernière fois.
- Je suis désolé…
- Sui, quand est-ce que tu feras enfin un choix ? Un choix entre l'homme débauché et l'homme responsable !
- Je ne sais pas…
- Tu me fais mal Sui… J'en ai assez de… De…
- De m'attendre… ?
- …
- Je ne veux pas te perdre… Tu sais que tu es…
- Non ! Crie celle-ci, cessant leur étreinte
- Je suis fatiguée d'entendre ça ! Je suis tout pour toi et cinq minutes après tu replonges dans ton monde de débraillé ! Tu ne sais pas ce que tu veux, tu es un éternel insatisfait !
- Le fait est que j'ai quand même besoin de toi !
- Non ! Non, tu n'as pas besoin de moi, tu ne veux pas de moi, tu veux seulement que je reste auprès de toi au cas où tu tomberais de ta place de mec trop « cool » !
- Karin…
- Non ! Non ! Non ! Tu m'as dit des choses horribles à la plage ! Je sais que notre amitié a toujours été tumultueuse, qu'on se dispute tout le temps, mais ça n'a jamais était comme ça ! J'avais l'impression que tu me détestais vraiment !
- Je ne te détesterais jamais !
- Tu mens ! Encore !
- Karin, tu peux comprendre que j'ai peur, peur d'être bloqué dans une vie confortable !
- Non ! Non, il n'y a pas de peureux en amour, il n'y a que des lâches ! Tu es faible et tu ne veux aucunement t'en sortir, tout ce qui te console c'est ta vie de fêtard !
- Tu ne m'as jamais parlé comme ça…
- C'est parce que je suis à bout, tu comprends ! Je suis éperdument amoureuse de toi depuis toujours, je sais tout de toi, parce que tu as voulu que je sois la seule à connaître ce qui t'empêchait de t'épanouir dans la vie, et toi, tu… Tu…
Karin ne parvenait à finir sa phrase, elle éclata en sanglot.
Suigetsu se sentait mourir, il n'avait jamais fait autant souffrir son amie, elle semblait perdue, désemparée, fatiguée et lassée d'espérer.
Le jeune homme avait un complexe, un complexe lourd à supporter dans sa vie, il avait subit autant de moquerie que Karin, et un jour, ces moqueries avaient cessé, il s'était sentit fort, adulé, oubliant ce qu'il était réellement, ce pourquoi Karin l'aimait autant, car elle, n'avait jamais fait de différence.
Il avait envie de pleurer devant ce spectacle minable qu'il offrait, lui qui avait changé en une seconde, lui qui avait honte des personnes qui l'aimait le plus. Il s'engouffrait dans cette vie dites en « vogue », ce personnage que l'on crée hypocritement, sachant que les autres allaient se complaire en cette « fausse » personnalité, faire semblant d'être quelqu'un d'autre, vouloir à tout prix plaire à ceux qui vous déteste, à ceux qui vous jugent, mais ces personnes là, n'admirons qu'une éternel personne qui n'existe pas.
Il sourit finalement, c'était tellement « stupide » la vie. Réaliser soudainement, attendre inlassablement ce déclic frappant qui vous fait atterrir, qui vous ouvre les yeux, c'était douloureux, mais efficace.
Apercevoir Karin à bout de force l'affaiblissait, son corps se déliait dans un inconsommable tourment.
Ciel qu'il était amoureux de cette jeune femme, qu'il lui donnerait tout, de l'amour à s'épuiser.
Il s'approcha de son amie, elle recula, il continua d'avancer, elle continuait de l'ignorer, mais le mur la bloqua, elle ne pouvait plus bouger et Suigetsu l'enlaça fortement dans ses bras.
- Attends-moi encore un peu…
- Non !
- Karin… S'il te plaît !
- Non !
- Je veux juste combattre ce sentiment, je veux leur parler, leur dire ce que je ressens, je veux me libérer de cette affreuse honte…
- Non !
- Je veux être heureux, avec eux, avec toi…
- Non… S'essouffle celle-ci
- S'il te plaît…
- C'est trop facile Sui ! Ce n'est pas la première fois que tu me dis ça !
- Je le veux vraiment cette fois-ci ! S'écrit-il lui faisant face
- C'est une autre promesse que tu as aussi tenté de tenir et tu abandonnes à peine après avoir juré que tu le ferais !
- Karin, s'il te plaît, accorde moi le bénéfice du doute !
- Non ! Je suis fatiguée !
- Karin… Mais…
Le jeune homme l'enlaça une nouvelle fois, très fort.
- Je t'en prie, crois-moi !
- Je ne te croirais plus jamais !
- Ne me dis pas ça ! Tu sais combien j'ai besoin de toi !
- Non, c'est faux !
- Karin ! Bordel ! Je suis fou de toi et tu le sais très bien !
- C'est trop facile de me dire ça… Je n'arrive plus à te croire, je n'arrive plus à avoir confiance en toi !
- Ne me dis pas ça… Souffle-t-il, attristé
- Je ne…
- Oui ! J'ai compris… Alors… Écoute-moi… Je te demande de me croire une dernière fois… Seulement, une dernière fois… Si, je ne tiens pas ma promesse, tu…
- Je t'oublie ! Définitivement !
- Oui…
Ce fut un « oui » sincère, Suigetsu se demandait réellement où Karin puisait cette force pour devoir dire de tel mot à l'homme qu'elle aimait, par quel cran pouvait-elle affirmer qu'elle l'oublierait définitivement… ?
Souffrait-elle à ce point… ? L'aimait-elle au point de se libérer de lui… ?
- Jure-moi de m'attendre… ?
- Sui ! Râle celle-ci
- Bien… Je n'insiste pas, je prends ça pour un oui…
- Lâche-moi maintenant, on est déjà en retard de quinze minutes !
- On s'en fiche…
Suigetsu resserra avec force son étreinte, et plongea davantage dans le cou de Karin. Le jeune homme se laissa envahir par ses désirs, il embrassa, mordilla, et lécha le cou de son amie.
- Sui… Gémit-elle
- La pluie c'est érotique…
- Arrête…
- Ta peau frissonne…
Le jeune homme prit un plaisir débordant d'embrasser le cou de Karin, tellement qu'il glissa une de ses mains sous le haut de son amie.
- Non ! Sui !
Elle essaya de se défaire de ses bras, mais la force du jeune homme résista à son poids de femme.
- Sui… Non… Sui ! Arrête !
- Tu es délicieuse…
Pourquoi… ? Pourquoi il lui infligeait ça ? Il n'avait rien effectué de sa promesse qu'il profitait déjà d'elle !
Pensait-il se faire déjà pardonner ainsi, il pensait que se serait aussi facile que ça ?
- Sui ! Arrête ! Se fâche celle-ci, pleurant
Suigetsu cessa toute caresse et libéra Karin.
- Pardon…
- C'est sérieux Sui ! C'est… C'est prétentieux, mais je veux que tu me mérites, tu m'as fait trop de mal !
- Je comprends… Mais je n'ai pas fait ça pour me faire pardonner… J'en avais simplement envie…
- Tu as déjà une petite-amie pour ça !
- Shion ne te vaux pas, en aucun cas…
- Tu couches pourtant avec elle ! Dit-elle partant
- Je vais la quitter ce soir ! Dit-il la suivant
- Bah voyons !
- Karin !
Il chopa sa main et plongea son regard dans le sien.
- Je sais que je suis le pire des salauds, mais crois-moi au moins un peu quand je te dis quelque chose !
- Ne me laisse pas seule…
- Quoi ?!
- Je te crois… Mais si tu la quitte, elle… Elle va…
- Elle ne te fera rien… C'est juré… Je resterais auprès de toi…
- …
- Karin, je…
- Viens, on n'est déjà suffisamment en retard comme ça !
- Oui…
Les deux amis se rendirent en salle de sport. Ils se changèrent et rejoignirent anxieux leur professeur.
- Ah ! Quand même ! Râle Naruto
- Désolé du retard Monsieur… S'incline les deux amis
- Oui, oui ça va ! Je passe parce que c'est le sport, mais ne recommencez pas !
- Oui…
Les deux amis se séparèrent et rejoignirent leur groupe.
- Alors, elle baise bien ? S'acharne Shion
- Quoi ?
- Tu étais en train de t'envoyer en l'air par pitié, pauvre chéri, tu es si dévoué !
- Arrête Shion, je n'étais pas avec Karin…
- Non, mais tu me prends pour une idiote !
- Pour une fois non ! J'étais bien avec elle pendant quelques minutes, mais après j'ai rejoins une amie !
- Une amie ?
- Oui ! Elle veut qu'on sorte ensemble samedi soir et m'a fait gentiment un aperçu de notre future soirée !
- Tu te fous de moi là !
- Non…
- Tu n'es qu'un pauvre type !
- Je t'avais dis que j'étais un salaud, je me suis bien éclaté au pieu avec toi et maintenant je te balance !
- Tu mens !
- Shion, tu crois vraiment que j'irai me taper Karin, alors qu'elle me débecte, tu n'as pas entendu l'opinion que j'ai d'elle ? Je te quitte pour me satisfaire d'une pouffe !
- Connard ! Dit-elle le giflant
La jeune femme s'en alla rejoindre son groupe d'amie, excédée.
- Vous croyez que s'est fini entre nous ? Demande-t-il avec ironie, à Kiba et Shikamaru
- C'est même définitivement…
- Terminé ! Enchaîne Kiba
- On peut avoir l'explication de cette scène ? Questionne curieux Shikamaru
- Je deviens adulte, ça vous pose un problème !
- Combien de fois tu nous as sortit le même discours ! Grimace Kiba
Suigetsu se morfondait, il était bel et bien, définitivement un imbécile.
- Oui, oui, je sais, mais j'ai perdu Karin et j'essaye de tout faire pour la reconquérir et puis, vous savez aussi ce que j'ai à régler !
- Ça va aller… ? Demande plus sérieusement les deux amis
- Mais oui mes chéris, j'ai mes deux potes pour me maintenir ! Dit-il riant fortement
Karin entendait le rire forcé de Suigetsu.
- « Cet imbécile s'en sort toujours bien ! »
Finalement, elle sourit, elle était de nouveau, heureuse, du moins, elle l'espérait.
- Karin… ?
- Ah ! Hinata !
La jeune femme enlaça son amie.
- Merci pour tout !
- Tu vas mieux ?
- Beaucoup mieux, je te raconterais tout plus tard, mais… Merci infiniment…
- Les amies sont là pour ça !
- Oui…
Les deux amies se sourirent, complice.
Le cours de sport se termina, les élèves se changèrent et rentrèrent chez eux pour un week-end, mérité.
Hinata prit le bus et se rendit chez elle, où l'attendait Naruto.
Ils rentrèrent dans l'appartement et au moment de commencer à travailler, Naruto se rendit compte qu'il avait oublié tous ces dossiers.
- Quel idiot, j'ai tout oublié !
- Ce n'est pas grave…
- Si, je veux que tes cours soient parfaits ! Zut !
Naruto se leva.
- Où allez-vous ?
- Chez moi, je n'en ais pas pour longtemps, je reviens !
- Mais ?!
- A tout de suite !
Le professeur prit congé devant l'étonnement de Hinata, décidément, Monsieur Uzumaki ne faisait rien à moitié.
Naruto rentra chez lui, il ouvrit la porte et constata à l'instantané des vêtements gisant sur le sol. Des vêtements d'hommes et de femmes.
- « Non, elle n'aurait pas osé… ? »
Naruto suivit le chemin de vêtement qui menait jusqu'à sa chambre. Il resta pétrifié devant les bruits jouissant de sa femme et de son amant.
- « Ils font ça… Sous notre toit… ».
Soudainement, il entendit un coup sur la porte, sûrement le corps de Sakura porté de façon érotique par Sasuke.
- Tu ne crois pas que c'est exagéré de faire ça ici ! S'indigne Sasuke
- Chez toi, chez moi, quelle importance, et puis c'était un fantasme…
Leurs corps s'échappèrent de la porte pour s'écrouler sur le lit.
Naruto se sentit vide, pâle, il avait la désagréable impression de combattre une crise cardiaque, il se sentait mourir.
Comme un automate, il quitta l'appartement, sans omettre de laisser sa clef sur le meuble de l'entrée.
Il prit sa moto de manière inquiétante, le jeune homme démarra sur les chapeaux de roue et roula à allure folle, il dépassa la vitesse autorisée, il slalomait de façon risqué entre les véhicules, soudainement, il ne voulait plus vivre.
La moto de Naruto crispa sous sur le béton, il ne savait plus ce qu'il faisait, lorsque le signe du destin s'abattit sur lui, dépassant le feu rouge du carrefour, il heurta de peu une voiture. L'homme du véhicule sortit, excédé.
- Connard, tu ne pouvais pas faire attention ! S'écrie le conducteur.
Naruto enleva son casque, confus.
- Excusez-moi…
Un coup se fit entendre, l'homme ayant terriblement peur – surtout pour ces deux enfants, passager à l'arrière – infligea son poing dans la figure de Naruto. Il le chopa par le col et le fit se lever.
- Petite merde ! Va te faire foutre en l'air ailleurs que sur la route !
L'homme balança Naruto sur la route et s'éloigna.
Les voitures klaxonnèrent d'impatience, Naruto était désabusé, il aurait pu commettre l'irréparable, tout ça pour cette femme, sa femme, qui osait coucher avec son meilleur ami dans leur lit, dans leur lit conjugal.
- Casse-toi de là ! Crie un chauffeur
Naruto réagit enfin, il ramassa sa moto et l'enfourcha de nouveau. Il roula longtemps et s'arrêta dans un bar, le bar se situant en face de l'immeuble où vivait Sasuke.
- Naruto ? S'étonne le barman de son état
- Comme d'habitude s'il te plaît !
- Qu'est-ce que tu as, tu t'es battu ?
- Un verre s'il te plaît !
- Oui… Tout de suite…
Naruto le bu cul sec.
- Un autre !
- Bien…
Naruto enchaîna les verres de Whisky sec, devant les yeux étonnés du barman.
- Un autre… Dit-il vacillant
- Tu as assez bu !
- J'en veux un autre…
- Naruto, rentre chez toi !
- D'accord…
Naruto glissa sur le comptoir et prit les clefs de sa moto, lorsque le patron l'en empêcha.
- Tu rentres en taxi !
- C'est bon…
- Naruto, arrête ton délire ! J'appelle un taxi !
Naruto ne tenait même plus debout, il s'écroula sur la porte et resta assit là, jusqu'à l'arrivé du taxi. Le barman l'aida à se lever et le mit dans le taxi. Il indiqua au chauffeur son adresse et laissa son fidèle client, rejoindre son foyer, l'air abattu.
Dans le taxi Naruto combattait la fatigue. Le jeune homme n'avait aucune envie de rentrer chez lui, voir sa femme s'approcher de lui comme si de rien n'était, il ne voulait encore imaginer leurs délicieux fantasmes, sentir légèrement le parfum de Sasuke encore présent sur sa peau, goûter aux lèvres de Sakura ayant valsées avec celles de son amant.
Il interpella difficilement le chauffeur et lui demanda de s'arrêter dans le quartier où vivait Hinata, il avait oublié qu'il avait des cours à donner.
Il descendit de la voiture, paya le taxi et se dirigea comme une loque à l'appartement de son élève. À l'intérieur, Hinata s'inquiétait, plus d'une heure que son professeur s'était absenté, elle craignait qu'il eu un accident, ou un grave problème.
Soudain, elle entendit sonner à sa porte, elle se leva et ouvrit cette dernière.
- Monsieur Uzumaki…
Ce dernier empestait l'alcool, il était à moitié penché sur la porte, il ne tenait plus du tout debout.
- Dé… Désolé… Du… Retard…
Naruto était tellement soul qu'il n'était plus en capacité de s'exprimer. Il avança d'un pas, mais c'était le geste de trop, il s'écroula lourdement sur Hinata, l'entraînant au sol.
- Monsieur ! Monsieur !
Elle le secoua en vint, son professeur s'était clairement endormit.
Hinata était paniquée, pourquoi son professeur était-il partit se saouler… ?
Elle ne pouvait rester devant sa porte à se morfondre. Elle poussa le corps de son professeur sur le côté et se libéra de son emprise. Elle ferma sa porte et partit chercher un oreiller et une couverture, elle n'avait plus la force de le soulever.
Elle posa le cousin sous sa tête et couvrit son corps de l'édredon.
Hinata attendait avec patience, que son professeur daigne se réveiller.
