Chapitre 8 : Désarmé
Nota de l'auteur :
Je tiens à tous vous remercier pour vos commentaires… Je l'ai lis tous sans exception et à chaque fois le sourire me gagne en lisant vos merveilleux compliments de lecteur… Je tiens aussi à m'excuser car je n'ai pas toujours le temps pour l'écriture et je veux que cette fiction soit bien faite aussi… Merci à tous ceux qui me suivent régulièrement, ça me fait chaud au cœur, sincèrement… Je vous souhaite une bonne lecture et me hâte de lire vos avis.
Une nouvelle journée se leva sur la ville. L'automne s'installa, assez fraîchement.
Hinata sortit de la cabine de douche en grelottant, elle attrapa vite une serviette qu'elle entoura autour de son corps. Elle s'approcha de son miroir et enleva la buée. Elle regarda son reflet profondément, aucune expression particulière, elle se demanda même ce qu'elle devait ressentir. La honte pesa sur sa conscience, et le bonheur déchira son cœur. Elle semblait se reconnaître devant cette glace, mais sa vilenie se trouvait au fond de son âme. Être consciente d'être une amante, en rajoutant le statut et l'âge de Naruto, était souvent pesant pour Hinata.
Elle aurait voulu mourir hier, sous cette pression qui lui serrait les tripes en se confrontant à la femme de Naruto, aussi son professeur. Cette femme ne l'aimait visiblement pas. De plus, Hinata se voyait comme une impasse à leur amour… ? Peut-être méritaient-ils une seconde chance… ?
Hinata pensait, et pensait encore à la situation. Sasuke était l'amant de Sakura. Naruto était trahit par les deux personnes qu'il aimait sincèrement. Et cette femme. Quel était son nom déjà… ? Ayame. Elle ne semblait pas être pour rien dans ce tourment amoureux. Son professeur, Monsieur Uchiha, avait des signes de caractères tendus lorsqu'ils étaient dans la même pièce. Cette façon de fuir en se servant d'elle comme prétexte… !
Tellement d'interrogation trônait dans la tête de Hinata. Sa tristesse était du qu'elle se pensait de trop dans ce monde, dans cette vie qu'ils avaient tous les quatre. Elle se sentait à l'écart, et culpabilisait de la faute qu'elle commettait.
Une déchirure dans son cœur se faisait entendre.
Hinata partit à l'université les idées encore noires. Aucune humeur ne la tenait. Elle était à la fois heureuse et malheureuse.
Comment être épanouit dans une relation qui n'était pas la sienne, tenant une place délicate et mensongère.
Sa tête et son cœur, supporteraient-ils encore longtemps leur rang.
Hinata était tellement dans ses pensées, qu'elle percuta sans faire attention un ami.
- Et bien, où sont tes pensées jolie Hinata ? Demande Kiba
- Ah, excuse-moi Kiba !
- Bah, c'est rien ! Tu vas bien ?
- Oui…
- Tu avais l'air perdu !
- Non, je suis juste fatiguée…
- Ok ! Tu n'es pas encore embêtée par les mots de notre professeur d'anglais au moins !
- Non… Sourit-elle, le cœur battant
- Bon, sinon, je suis prêt à tout faire pour te changer les idées ! Dit-il tirant ses joues
Hinata se mit à rire. Kiba était un véritable clown et il était très gentil, malgré son air éparpillé.
Dans une salle de pause, un regard féminin se posa sur ces deux élèves. Elle souriait de façon fière, déjà prête à commérer.
- Et bien, de nouveau petit couple se forme… Réplique Ino
- Les femmes ! Toujours à voir de l'amour lorsqu'une femme et un homme se parlent ! Suppose Saï
- Tu as raison, pour un homme ça veut juste dire parfois, « tu veux coucher avec moi » ! Dit-elle fixant méchamment son ex-mari
- L'humain a des bas instincts ! Répond ce dernier
- Allez, arrêtez tous les deux ! Rit Sakura, s'approchant de la fenêtre
- Les hommes ont toujours réponse à tout de toute manière ! Continue la blonde
- Les femmes sont pas mal dans le genre non plu ! Renchérit Naruto, d'un clin d'œil
- Ah, ah ! Se moque Ino
- Tu parles d'un couple, ce n'est pas le genre de Kiba ! Réplique soudainement Sakura
- Tant que la fille est mignonne les mecs se foutent de savoir ce qu'elle a dans la tête ! Impose Ino
- Kiba… ?
Naruto se leva et se posta à côté de sa femme. Il regarda ce couple qui engageait la conversation et à la vue de Hinata et Kiba, le cœur de Naruto se tordit et son esprit s'énerva tout de suite.
- Hinata est mignonne, mais Kiba est souvent avec des filles superficielles ! S'engage Sakura
- Vous êtes effrayantes de vous intéresser d'aussi prêt à la vie de vos élèves… Réplique enfin Sasuke
- Pourquoi, tu préfères qu'on parle de la vie des professeurs ou du personnel ! Le provoque Sakura, se référençant à Ayame
- Tu dis vraiment des choses inutiles parfois ! S'acharne Sasuke
- Je ne vois pas pourquoi vous polémiquez de toute façon ! Kiba va la sauter et après, qu'est-ce que ça peut vous foutre !
Naruto sortit cette phrase avec toute la haine qui le rongeait. Il posa sa tasse de café violemment et comptait sortir lorsqu'une réplique de Saï le retient.
- Ce n'est pas le genre de Mademoiselle Hyuga de se faire « sauter » ! Sourit-il fièrement
- Il n'y a pas de genre de femme, elles sont toutes pareilles ! Dit-il sortant de la pièce très en colère
Sasuke fut intrigué. Son ami n'avait pas l'habitude d'employer un tel vocabulaire, ça ne lui ressemblait pas, comme l'impatience et la colère, depuis quand Naruto perdait ses moyens… ? Le jeune professeur se leva et partit rejoindre son ami, déjà en classe.
- Et, ça va… ? Prononce ce dernier, se posant contre la porte
- Bien sûr que ça va ! Tu as fais de ma vie un tourbillon d'emmerdement, mais ça va ! Dit-il sérieusement
Sasuke savait qu'il était honnête et sincère dans sa déclaration. Il savait qu'il avait gâché sa vie, qu'il n'avait véritablement pas réfléchit aux conséquences lorsqu'il avait décidé d'être l'amant de sa femme pour se conforter dans son propre bonheur perdu. Naruto était tout ce qui lui restait. Il avait perdu son frère, la femme qu'il aimait, et Naruto n'avait pas fléchi une seconde dans son rôle de meilleur ami, le soutenant, le consolant timidement, et il l'avait lâchement trahit.
- Je suis désolé…
- Bah voyons ! Tu as gâché ma vie, celle de ton frère probablement, ne parlons pas de Ayame et maintenant Sakura ! Je te félicite d'être un sale enfoiré égoïste !
La fierté de Sasuke en prit un coup. Il se rendait compte du mal qu'il avait fait autour de lui et qu'il fera probablement encore. Il se haïssait, et considérait ne rien mériter. Ce fut par ailleurs la seule raison qui le poussait à éviter Ayame, si elle savait l'homme qu'il était devenu, elle serait déçue et peut-être dégoûtée de sa personne. Sasuke voulait tout, sauf que son amie le prétende être un monstre, mais cette action aussi était égoïste.
Décidément, Sasuke ne savait jamais rien faire de bien.
Déçu par lui-même, et envahit subitement d'une tristesse infini, il partit sans dire aucun autre mot.
- Bonjour Monsieur… Réplique Karin, croissant Sasuke dans les couloirs
Ce dernier passa sans avoir entendu l'attention de son élève. Karin avait bien remarqué que sa tête été dans les nuages, et ceux depuis plusieurs jours. Sa réflexion se coupa lorsque Hinata, Kiba et Suigetsu la rejoignirent.
- Bonjour Karin… Salut Hinata
- Bonjour Hina ! Ça va… ?
- Oui !
- Karin, je peux te voir en privé… Demande Suigetsu
- Euh, plus tard ! On va être en retard !
Karin attrapa la main de Hinata et la conduisit en classe. Les deux jeunes femmes rentrèrent en salle et furent surprises d'apercevoir déjà leur professeur.
- Ah, bonjour Monsieur… Réplique Karin
- Bonjour Karin…
- Bonjour Monsieur… Annonce Hinata à son tour
Naruto la snoba, il la regarda, mais ne lui répondit aucunement. Karin était trop dans sa torpeur pour remarquer ce détail, quant à Hinata, elle se demandait pourquoi son « amant » l'ignorait ainsi. Elle se posera la question plus tard et préféra se concentrer sur son amie.
- Tu n'es pas un peu dur avec Sui… ? Chuchote Hinata
- Écoute, j'en ai assez de ses manières… !
- Ses manières… ?
- Il pense que me récupérer est facile, que c'est en me flattant qu'il va y parvenir, mais moi, je ne veux pas de ça !
- Alors qu'est-ce que tu veux… ?
- Je n'en sais rien… J'aime Sui tel qu'il est ! Il n'a pas besoin de… De…
- De te séduire…
- Rho, c'est super gênant !
- Je comprends mieux… Tu es en réalité juste très timide ! Sourit Hinata
- Non, ce n'est pas de la timidité… Je… C'est trop compliqué…
Karin fut soudainement triste. Seule elle connaissait les raisons de son refus envers son ami, elle devait cacher quelque chose de plus profond que la rancune et la timidité. Mais que pouvait bien avoir dans la tête son amie pour être aussi renfermée devant l'homme qu'elle aimait.
- Karin… Je ne sais pas ce qui t'angoisse, mais ne laisse pas ce sentiment éloigner la personne que tu aimes… Avance Hinata tendrement, prenant sa main
- Hinata… Tu es adorable… Seulement, c'est plus compliqué ça…
- Karin, tu sais…
- Mademoiselle Hyuga, chuchotez plus discrètement ! Se plaint Naruto subitement
- Euh… Désolée…
Karin et Hinata se tenaient soudainement droite. Elles furent choquées par le comportement glacial de leur professeur, alors que d'ordinaire, celui-ci était calme et gentil. Elles baissèrent le regard et s'observèrent curieuses, la façon brusque de Monsieur Uzumaki.
Les autres élèves pénétrèrent dans la salle et l'heure de commencer le cours se fit venir.
- Bien ! Aujourd'hui nous allons mettre en place vos projets de fin d'année afin de vous orienter vers vos spécialités de l'année prochaine ! Vous devez faire un mémoire, développant un sujet ! Vous devez me le rendre pour mi-février ! Afin de vous faciliter la tâche et d'être plus motivé, je vous ai mis par groupe de deux !
Naruto annonça les groupes. Hinata n'était pas surprise de son duo, étant déjà mise au courant. Shikamaru n'était pas déçu, Hinata était une fille paisible et posée, il pourra se concentré convenablement. Temari s'étouffa quelque peu se retrouvant avec le rigolo de service, Kiba. Karin sentit son cœur se décrocher en entendant que Suigetsu sera avec elle pour le projet. Ils devront se voir souvent, l'un chez l'autre, seul à seul, son corps commençait déjà à se crisper et de l'angoisse s'empara de son ventre. Suigetsu lui, était plutôt confiant, il remercia intérieurement son professeur de lui rendre un service crucial. Tenten et Shino étaient satisfaits du choix. Quant à Shion, elle fut mécontente, se retrouver avec Lee la répugnait et décida de ne pas le garder pour elle.
- Monsieur, puis-je changer de partenaire !
- Shion, tu n'es pas à la maternelle ! On ne choisit plus son copain ou sa copine !
- Mais je serais beaucoup plus à l'aise avec Suigetsu, étant donné que nous nous connaissons par cœur… Dit-elle mielleusement
- Shion ! Tais-toi ! Ne remet pas mon autorité en doute, compris ! Maintenant est-ce que quelqu'un d'autre a à se plaindre de son partenaire ?! Mademoiselle Hyuga par exemple… ? Un autre choix… ?! Dit-il agacé
- Euh… Non…
- Bien ! Commencez à réfléchir sur vos sujets !
Hinata était stupéfaite du comportement de Naruto, pourquoi diable paraissait-il autant énervé… ? Il s'en prenait à elle comme si elle avait commis une faute irréparable. Elle commençait à s'inquiéter, est-ce qu'il se reprochait une erreur, avait-il eu une conversation avec sa femme qui l'aurait fait culpabiliser, regretter, s'en voulait-il… ?
Elle était dans l'incompréhension totale.
Naruto observait Hinata, son air inquiet le rendait interrogateur. Aurait-il été trop loin dans ses propos, dans son accusation non fondée. Cependant, son amante avait des tords. Ne lui avait-il pas défendu d'être proche, complice avec Kiba, de s'écarter de lui. Il savait ce que son élève voulait de sa camarade, une nuit sur le divan de ses parents, partit pour le week-end.
- « Quel pauvre type ! » S'enrage Naruto
Naruto baissa les yeux, mais releva immédiatement son regard. De ses deux yeux bleues azurs, il souhaitait que cette jeune femme lui appartienne à lui seul. Elle était sa partenaire, sa rencontre, sa bonne humeur, son réconfort. Elle devait être à aucun autre homme excepté lui, cette jeune femme était sienne.
Complètement crispé, Naruto essaya de se concentrer sur Hinata. Elle était splendide, encore aujourd'hui. Il ne cessait de guetter ce joli foulard de couleur gris et blanc. Elle l'avait soigneusement entourée autour de son cou, pour camoufler le suçon passionné qu'il avait infligé à cette merveilleuse jeune fille. Quelle fierté d'être son amant.
Une fierté qui le rendait encore plus nerveux. Pourquoi avec toute l'attention qu'il avait pour elle, Hinata le provoquait ainsi, refusant d'abdiquer à ses conseils… ! Les femmes seraient-elles toutes les mêmes.
Le cours se termina dans une ambiance assez sobre et même froide. Les quatre heures de philosophie avaient paru interminables. L'heure de déjeuner s'accueillit avec plaisir.
Dans la salle des professeurs, un jeune homme se retrouva seul avec lui-même. Il était assit sur un fauteuil, l'air pensif et dégustait un café noir bien serré.
L'état de Naruto l'avait perturbé. Il ne pensait pas l'avoir rendu autant malheureux, allant jusqu'à lui-même posséder une maîtresse. Il avait détruit sa vie, son amour et pire, il l'avait détruit sa personne. Le Naruto amoureux et droit s'était effondré sous le poids d'un homme meurtris, assaillit par les coups que lui donnaient les personnes qu'il chérissait.
Il s'en voulait d'avoir détruit l'ami qu'il aimait comme un frère.
Une entrée courtoise enleva les pensées morbides de Sasuke. Ayame pénétra dans la salle de repos. Elle ferma la porte et s'appuya contre celle-ci.
- Salut… Prononce cette dernière
Sasuke regarda Ayame. Un ange venait se poser au pied d'une prière, la grâce d'Ayame l'avait toujours déstabilisé. Une sensualité déconcertante, au grand damne de ce dernier. Elle avait tellement changé, en réalité, non, elle était toujours la même, mais quelque chose en elle paraissait plus mûre.
- On… On n'a pas eu le temps de discuter…
- Je ne vois pas ce qu'on a se dire !
- Depuis le temps, je pense qu'on n'aurait pas de mal à…
- Ayame !
Sasuke posa sa tasse de café, il tourna le dos à Ayame et s'appuya sur la table pour calmer les tremblements de son corps.
- Je n'ai pas envie de te voir, ni de t'entendre, ni de savoir ce que tu es devenue, d'accord… Je n'ai pas envie de ça ! Compris !
- Sasuke… Je suis…
- Ayame ! Je ne veux pas entendre tes niaiseries, tes gémissements, tes excuses, que tu prennes pitié à m'expliquer ta vie parfaite !
- Mais, Sasuke…
- Non, casse-toi !
- Sasuke, laisse-moi au moins…
- Casse-toi ! Dit-il se retournant
- Enfin, tu ne me laisses même pas le…
- Casse-toi ! Hurle ce dernier
Ayame prit peur d'une telle colère venant de Sasuke. Son ami ne lui laisserait donc aucune chance de s'expliquer.
- Sasuke…
- Dehors !
Ayame quitta la pièce. L'humeur de Sasuke était trop stridente pour commencer une quelconque conversation. Elle partit triste, et blessée. Dans les couloirs, Naruto et Sakura croisèrent leur collègue et le jeune homme vit des larmes ruisselantes sur les joues de son amie.
- Ayame… Prononce ce dernier
Naruto décida de poursuivre son amie, mais une main agrippa fortement son bras.
- Laisse-là… Souffle Sakura, méprisante
- Pourquoi… ? Dit-il l'air menaçant
- Ne te préoccupe pas de cette histoire…
Naruto se libéra de l'emprise de Sakura et la snoba en continuant son chemin vers la salle de repos.
- « Ne joue pas avec mes nerfs Sakura ! » S'agace ce dernier
Le jeune professeur retrouva son ami en salle de repos et décida de provoquer, sa femme et son amant.
- Alors, pourquoi Ayame sort de cette salle en pleure… ? Demande ce dernier agressivement
- Naruto… Murmure Sakura
- Quoi, je n'ai pas eu le droit de consoler Ayame, j'ai donc le droit de demander à Sasuke, non… ? Dit-il l'affrontant
- Naruto… Prononce cette dernière énervée
- Alors… ? Qu'as-tu dis à notre charmante amie pour qu'elle soit dans cet état… ?!
- Ça ne te regarde pas ! Répond Sasuke, tournant le dos
- Une amie est triste à cause d'un abruti, j'ai encore le droit de m'intéresser à la raison !
- Écoute, Naruto, je ne sais pas à quoi tu joues, mais ce n'est vraiment pas le moment !
Sasuke voulait quitter la pièce, il étouffait ici, sa tête allait exploser de colère. Naruto ne s'avoua pas vaincu et arrêta son ami.
- Ne joue pas à celui qui sera le plus con Sasuke !
- Tiens, je croyais avoir déjà gagné pourtant !
Sasuke arriva à se défaire de l'emprise de Naruto et partit à bout de nerfs loin de cet établissement. Le jeune homme s'en alla sans réfléchir, il avait encore cours cet après-midi, mais il s'échappa avec sa voiture, et prit la direction d'un lieu où ses pensées seront plus légères.
Cependant, c'était surestimer sa volonté. La tête de Sasuke le conduisit dans le dernier endroit où il aurait dû se rendre. Leur point de rendez-vous. Il pénétra dans ce café anxieux. Des années qu'il n'avait mit les pieds dans cet endroit, rempli de nostalgie, de bonheur. Rien n'avait changé, la couleur, la disposition, la décoration, tout était semblable et cela rajouta davantage de frisson à Sasuke. Le fait que rien n'ai été modifié engendre encore plus la peur, celle de tout retrouver, comme avant, que les souvenirs soient restés figés, là où ils les avaient laissé, rêvant de ne jamais les revivre.
Il monta à l'étage, et choisit leur table habituelle. Il commanda un chocolat chaud, encore. Il regarda la place vide qui se trouvait en face de lui. Il revoyait comme une silhouette, une jeune femme, portant une robe grise, une écharpe dentelle en laine couleur marron, des talons à ses pieds, toujours. Ses cheveux étaient délicatement remit sur un côté, le droit, le gauche, ça dépendait son humeur. Elle écrivait, de la main gauche, une écriture ronde et soignée pour cette particularité. Elle était concentrée, passionnée davantage par ce qu'elle apprenait. Elle avait soif de connaissance, de compréhension. Elle relevait la tête parfois et glissait un somptueux sourire, la définition de son bien-être.
Oui.
Ils étaient bien tous les deux ici. Seuls. À l'abri des regards, ce coin calme et reclus l'excitait. Être abandonné, tous les deux, sans que personne ne puisse les apercevoir, combien de fois il avait rêvé de lui voler un baiser, d'abord amoureux puis langoureux, de caresser son épaule, d'enlever son écharpe pour la couvrir de baiser papillon, de poser sa main dans sa nuque et de griffer cette peau au toucher doux. Oui, c'était stimulant cette proximité, l'interdit aussi, savourer cette femme appartenant déjà à un autre, tout en étant persuadé de manière arrogante qu'on la rendrait bien plus heureuse, et surtout qu'on la satisferait de façon bien plus gourmande.
Une tension c'était toujours dissimulée entre eux. Ils se regardaient souvent, touchaient leur lèvre du bout de la langue, remplissaient de pétillant leur yeux, touchaient une partie de leur corps, la main, le bras, la cuisse, pour inviter le regard de l'autre vers cette direction.
Ayame riait souvent à cette attention. Pudiquement éprise de frisson délictueux de s'unir tous les deux en cet endroit confiné.
En s'en souvenant, Sasuke rentra en ébullition. Il donnerait n'importe quoi pour revivre un de ces moments et agir au lieu de simplement la provoquer par fierté masculine. Jamais une femme ne lui avait fait connaître telle sensation. Celle de la possession. Cette soif, ce saoul d'assouvir l'être aimé, de la regarder toute une journée être elle-même, de la complimenter dans son fort intérieur, de se rendre fier d'avoir dans sa vie cette personne, et de savoir qu'elle vous appartient, tous ces sentiments se réunissaient le soir lorsque vous franchissez la porte de vote habitat, et que vous pouvez enfin goûter, déguster, vivre la sensation de ne former qu'un alors que vous êtes bel et bien deux personnes.
Sasuke pourrait s'en rendre malade. Son corps tremblait tellement qu'il pourrait s'en évanouir. Pourquoi être devenu l'homme qu'il était… ? L'amant, l'ami infidèle, le frère abdiqué, le premier amour déchu.
Dès qu'il l'avait aperçu, sa grâce l'avait foudroyé, et si sa vie n'était pas ce qu'elle était devenue, il l'aurait séduit dès le premier jour de leur retrouvaille.
Mais aujourd'hui, il avait honte de sa situation, se sentant plus bas, plus que petit que tout.
Quel chemin emprunter pour retrouver le bonheur… ?
En classe, les élèves attendaient leur professeur, loin de se douter que ce dernier ne se présenterait pas.
Shion commençait à s'ennuyer profondément et une idée coquine traversa son esprit. Elle se leva et se dirigea vers Suigetsu.
- Eh bébé, si on allait faire l'amour dans les toilettes en attendant le professeur !
Suigetsu et ses amis restèrent bouche-bée devant cette proposition plus qu'indécente, Shion n'avait-elle donc aucune limite.
- Euh, non !
- Pourquoi ? On l'a déjà fait pourtant !
Ce souvenir sûrement agréable pour Shion, dégoûta Karin. Alors Suigetsu était comme ça, se donnant à n'importe qui, n'importe où, ne respectant ni l'intimité, ni son propre corps. Il pouvait succomber à cette bassesse, sans répulsion.
- Je t'ai dis non Shion…
Suigetsu se sentait mal à l'aise, il fallait encore que son ex petite-amie nargue Karin, rendant la jeune femme triste et provoquant de la répugnance. Il avait beaucoup de mal à se racheter, à faire comprendre ses véritables sentiments à son amie, et cette « pimbêche » venait gaspiller ses efforts réalisés.
- Bon, tant pis, dans ce cas, jouons à un jeu ! Sourit la jeune femme
- Shion, on est plus des gamins ! Fait remarquer Temari
- Alors pourquoi vous paraissez toujours comme des adolescentes pré pubères !
- Tu n'es qu'une…
- Laisse-là… Je suis certain qu'elle ne s'est même pas comment s'écrit la moitié des mots qu'elle emploi ! Défend Tenten
- Oh, la grosse tête défend sa copine, c'est trop mignon ! Débile !
- Shion, arrête, tu es insupportable… Défend Suigetsu
- D'accord, j'arrête bébé, mais c'est bien parce que c'est toi !
Shion retourna à sa place. Silencieuse. Mais son esprit provocateur ne faisait que commencer la partie. Elle voulait atteindre cette « rouquine » devenue une rivale abjecte qu'elle rebutait. Non pas que Shion soit amoureuse comme pouvait l'être Karin de Suigetsu, mais lorsque la jeune blonde voulait quelque chose, elle se devait de l'avoir, même s'il fallait imposer une lacération sans morale à ses « ennemis ».
- Quel est l'endroit le plus fou où vous vous soyez envoyé en l'air ? Questionne la jeune femme
- C'est quoi cette question ! Ricane Lee
- Moi je la trouve intéressante ! Sourit Kiba
- Et bien commence dans ce cas ! Provoque Shion
- Le plus fou… ?! Il y en a de trop, mais je pense que le plus existant c'était dans une voiture, sur le parking d'un bar !
- Mmh… Pas mal !
- Et toi… ?
- Moi, avec Suigetsu sur la plage cet été !
Suigetsu souffla d'exaspération, il posa le stylo sur son bureau et en signe de d'espérance, il frotta son visage avec sa main et la posa sur sa bouche, retenant la colère qui rongeait son être, sa jambe droite se balançant violemment en récolté le résultat.
- Bien, bien ! Rit Kiba. Alors, où notre charmant couple d'amoureux s'en est donné à cœur joie !
- Tu es répugnant Kiba ! Râle Temari
- Sous une toile de tante en camping !
- Shikamaru ! S'emporte Temari, le frappant avec son cahier
- Quoi, c'est un bon souvenir !
- Idiot ! Rougit-elle
- Bon, et toi Sui ! Demande Kiba
- Je n'en sais rien !
- Menteur, avec toutes les filles que tu t'es tapé, tu as le choix des souvenirs !
- Je t'ai dit j'en sais rien !
- Ok, calme-toi… Et toi Hinata… ?
- C'est privé… Dit-elle simplement
- Rho, vous n'êtes pas drôle !
- Eh la rouquine, et toi ?! Provoque enfin Shion
- C'est… Privé aussi…
Suigetsu s'étonna de cette réponse. À sa connaissance, Karin était encore sans expérience.
Il se trouva stupide d'un seul coup, ce n'était pas le genre de détail qu'on aimait crier sur tous les toits. Shion ne cessait d'insister pour Karin, ce qui fatigua l'humeur du jeune homme et décida de détourner l'attention.
- Et toi Lee ?!
- Et bien…
- On s'en fout, je veux savoir pour Karin ! Insiste Shion
- Tu es sourde ou quoi, je t'ai dit c'est privé ! S'agace soudainement Karin
Chacun fut surpris, mais plutôt fier que Karin montrait enfin de la résistance à cette gamine insolente. Cependant, Shion n'avait pas caractère à se faire écraser, encore moins par une personne qu'elle n'appréciait guère. Vexée, la jeune fille se leva de façon brusque et se dirigea violemment vers Karin. La jeune fille prit peur et recula avec sa chaise. Suigetsu se leva et retint Shion.
- Non mais je rêve ! Ricane Shion. Tu as peur de moi en plus ! C'est trop drôle !
- Arrête Shion…
- De toute façon, je connais déjà la réponse…
- …
- Être encore vierge à ton âge, c'est dégradant… Sourit-elle vicieusement
- Shion !
- Quoi ?! Après tout c'est bien toi qui m'a dit ça…
Suigetsu sentit une pression monter, s'il n'était aussi respectueux, depuis de nombreuses minutes Shion aurait une marque rouge sur sa joue, faisant taire cette fille qui se permettait tout et n'importe quoi au nom de personne. Il fronça les sourcils, comme une menace pour ordonner à Shion d'arrêter ses propos. Mais la jeune femme n'en fit qu'à sa tête et ce n'était pas le visage d'intimidation qu'offrait Suigetsu qui allait stopper cette jeune fille.
- Il faut être complètement déchiré pour avoir une envie de se la taper, ce sont tes mots mon chéri…
- Tu n'es qu'une sale garce !
- Mais tu adores ça pas vrai !
Une boule se forma dans la gorge de Karin, son cœur s'emballa, une pointe dans le dos se positionna, elle avait envie d'exploser sa peine, elle ne s'imaginait que son ami eu des mots aussi cruel pour elle, révélé dans l'intimité avec la personne qui la haïssait le plus au monde.
- Bon, ce n'est plus drôle votre jeu… Râle Shikamaru
Shion retourna à sa place et Suigetsu se rassit, mollement, son corps ne le portait même plus tellement la honte le pesait. Il ne pouvait nier la confession de Shion puisqu'elle était vraie, mais la regrettait déjà amèrement.
Comment Karin allait lui pardonner cet affront, cette humiliation, ce déshonneur pour une femme, cette intimé entièrement violée.
Au bout de quelques minutes, un surveillant vint annoncer qu'ils n'auraient pas cours, toutefois ils devaient rester en classe et s'occuper à leur dossier.
Hinata observa son amie, elle pleurait en silence, cachant son visage dans sa main, son air était vraiment froissé, elle était atteinte au plus profond d'elle-même. La jeune fille ne sut que faire ou que dire pour apaiser la conscience de son amie. Quels mots pourraient soulager une telle dégradation, elle savait qu'en tant que femme que ce secret intime était une protection de coton. C'était une situation vivante, fière et donatrice pour la femme, qu'elle ne donnait à n'importe qui, et qu'elle souhaitait en garder un souvenir mémorable, non pas parfait, mais gravé respectueusement.
Les heures furent longues avant que l'horloge sonne enfin la minute finale de cette journée. Hinata se leva et tenait à dire au moins un mot réconfortant à Karin, mais son amie était déjà loin dans les couloirs, s'enfuyant, poussée par sa honte.
Suigetsu ne pouvait rester sans rien faire et décida de rattraper son amie, afin d'implorer une chance d'être pardonné.
- Ah, la, la, ces deux là, ils sont intenables ! Réplique Kiba à Hinata
- Shion est vraiment détestable !
- Ah, c'est une gamine c'est tout !
- Et alors, il n'y a aucune excuse à son comportement !
- C'est trop rigolo de te voir énerver ! Rit Kiba, touchant la joue de la jeune femme
- Ce n'est pas drôle, j'ai de la peine pour elle !
Hinata était tellement en connexion avec la peine de son amie, qu'elle ne s'était rendu compte du geste intime de Kiba et qu'un regard azur foudroyait cet instant. Descendant les escaliers, Naruto était tombé sur ce spectacle affligeant et tout son être bouillonnait de colère. Décidément, sa jeune amante était une femme parmi tant d'autre, une profiteuse, une séductrice, étant flattée de plaire toujours davantage.
Ayame passa au même moment où l'impulsion de Naruto allait prendre le dessus pour corriger son élève d'un naturel si modeste que des soupçons grossier et dangereux auraient pesés sur les deux amants. Mais le visage triste et malheureux d'Ayame reteint son attention et le jeune professeur passa devant ses deux élèves en les snobant.
Hinata en eut des sueurs froide, elle n'avait gère apprécié le regard de son amant, son air méchant, défendeur, et brutal. Elle aurait cru mourir sur place tellement les sentiments de Naruto à son égard était foudroyant de culpabilité.
Naruto rattrapa Ayame. Il retint son bras et serra son amie fortement dans les bras. Il avait pressentit qu'un éclat de larme voulait vite se libérer de cet esprit morbide.
- C'est… De ma faute… Sanglote celle-ci
- Non… Tu n'y es pour rien…
- Je suis responsable de son comportement…
- Quel comportement ? Panique Naruto
Le jeune homme craignait qu'Ayame ait découvert la relation de Sasuke et Sakura, et qu'elle s'accuse d'être la source de leur tourbillon de fléau. Ce n'était nullement le cas, rien ne justifiait une attitude malsaine, surtout pas celui de Sasuke.
- Il est distant, froid… Il n'a plus… Cet air doux… Il est impassible à tout…
Ayame n'avait visiblement pas tord. Sasuke était devenu d'une humeur exécrable. Se comportant indignement avec lui, avec Sakura, avec Ayame, sa famille, rien ne comptait pour lui, sauf sa propre tranquillité. Il voulait faire justice à sa façon, sans se rendre compte qu'il entraînait avec lui, toutes personnes l'aimant.
- Je n'aurais pas du lui faire tant de mal… J'ai été d'un égoïsme absolu… Je…
- Arrête !
- …
- Ayame… Tu as fait des erreurs, tout le monde en fait ! L'important c'est de les assumer et de vouloir les réparer…
- Mais c'est trop grave…
- Trop grave ? Crois-moi, il y a pire que le choix que tu as fait… Tu l'aimais, mais sans être sur de votre bonheur, c'est mieux que d'avoir gâché vos sentiments…
- Mais c'est Itachi qui a payé…
- Et alors ? Vous avez eu des moments heureux, c'est tout ce qui compte…
- Je sais, mais…
- Donne-moi ton portable !
La jeune femme exécuta la demande de son ami. Naruto inscrivit sur un message l'adresse de Sasuke.
- Va le voir, et parle-lui…
- Il refuse de m'écouter…
- Il acceptera… Parce qu'il t'aime !
- Euh… Ayame rougit de tout son vivant.
- Et ne rentre pas chez toi avant de vous être donné l'un l'autre compris !
- Naruto ! Rit Ayame
- Je suis incorrigible !
- Merci…
- Je t'en prie !
Naruto observa son amie partir, elle avait un regard rempli d'espoir. Et ce regard fit jubiler le jeune homme. Il tourna son corps vers la droite et put observer son reflet dans une vitre de la porte. Il ne se reconnut. Il était satisfait ! Satisfait de savoir que Sasuke et Ayame allaient se mettre enfin ensemble et courir le parfait amour, sous le regard de Sakura. Une vengeance de plus coulait dans les veines glaciales du jeune homme.
C'était pourtant une chance opportuniste qu'il envoyait à Sasuke, lui, amant de sa femme, le seul obstacle à leur idylle, il offrait une chance de vivre un amour parfait, celui qu'il ne pourrait vivre. Ayame aussi était évidement responsable de son malheur, si elle avait assumé ses sentiments, jamais Sasuke n'aurait joué le jeu avec sa femme.
Mais.
Réaliste dans le plus profond vaisseau de son cœur, celle qui le faisait souffrir à crever était seulement Sakura. Car si la jeune femme avait accepté leur amour, leur mariage, le bonheur, jamais une telle souffrance n'aurait bouffé Naruto de tout l'intérieur de son âme.
Alors.
Fier, blessé et joyeux, il ressentait de nouvelles sensations effrayantes. Celle de la haine. Sentiment lourd et macabre à porter en soit. Une bête qui vous ronge la raison, la vérité, seule la réjouissance de faire subir pareille désolation vous fait sentir vivant.
Karin courait dans les rues de la ville. Elle voulait échapper à son poursuivant qui le suppliait de s'arrêter. Mais la force de cet homme le fit parvenir à ses fins, il réussit à devancer son amie et la retenir. À l'aide de sa main, il agrippa la manche de veste et stoppa ainsi la course effrénée de la jeune fille. Elle essaya de se débattre, mais sans succès, Suigetsu la tenait fermement dans ses bras désormais.
- Laisse-moi !
- Karin, je t'en pris, écoute-moi !
- Non ! Je n'arrive pas à croire que tu es put dire de telles choses sur moi ! Dit-elle pleurant et frappant violemment son ami sur les bras pour qu'il cède
- Karin, je regrette, je suis désolé ! Dit-il sans sûreté.
Véridique. Quels mots employés pour excuser un moment misérable. Salir la pureté de son amie, l'insulter, la partager, une cassure inguérissable.
- Lâche-moi ! Je te déteste, tu n'es qu'un sale enfoiré ! Un mec parmi tant d'autre !
- Karin…
- Quoi ?! Quoi Karin ?! Je suis désolé, je ne savais pas ce que je faisais ! C'est ça, c'est ça que tu as envie de dire !
- Non… Répond ce dernier penaud
- Je me fiche de tes excuses minables ! Je n'arrive pas à croire que je compte si peu pour toi en fait !
- Karin, c'est faux, je te considère comme…
- Mais tais-toi ! Tu ne considères rien ! Tu aimes juste paraître ! Voilà ! Le paraître, c'est lui que tu aimes ! Tu n'es qu'un peureux, haineux, sans personnalité, égocentrique, tu me dégoûtes ! Tu entends, tu me dégoûtes ! Crie-t-elle fortement
Devant tant de barbarie dans les mots de Karin, Suigetsu se retrouva lamentablement atteint. Son cœur se brisa en deux à l'entente de l'opinion de son amie de toujours. Il fut tellement choqué par ce qu'il venait d'entendre que les muscles de son corps le lâchèrent et l'emprise qu'il avait devint légère.
Karin se défit de l'emprise de son ami.
Mais toute cette rancœur lui donna des vertiges, et elle s'appuya aux portes d'une cabine téléphonique. Elle éclata en sanglot, des pleures durs et bruyants, comme il était douloureux de reconnaître les vices d'une personne que l'on aimait.
Rien, il ne restait plus aucun lien entre Karin et Suigetsu. Ils se détestaient, puis s'aimaient, dominant la haine pour ensuite ressentir un manque, mais la trahison l'emportait sur l'estime, encore et sans fin.
- Je ne sais plus Suigetsu… Je ne sais plus ce que je veux… Tu me déçois tellement, tous les jours… Tous les jours je souffre à cause de toi…
Suigetsu sentit sa gorge se serrer et son cœur être poignardé. Il regardait tristement Karin débiter toute sa façon de penser.
- Tu n'es jamais le même ! Le garçon dont je suis tombé amoureuse n'existe plus… Tu as dit de tel méchanceté à mon sujet, m'a traité comme ton bouc émissaire pour paraître cool ! Tu t'es servit de moi, de mon impopularité pour faire briller la tienne ! Je t'en veux tellement, tellement…
Suigetsu ne l'aurait jamais cru de sa vie mais il pleura, à l'instant. Il vit défiler les atrocités qu'il avait faite à l'intention de Karin, la seule personne qu'il aimait pourtant de tout son être.
Pourquoi ? Pourquoi avoir choisit la satisfaction de soi à travers les autres, au lieu de laisser la personne qui l'aimait le glorifier au sommet.
Qu'est-ce qui avait pesé lourd dans la balance ce jour où il s'était décidé de faire un choix entre Karin et les autres, entre son amour et sa personne.
Il l'avait respecté horriblement, la trouvait irrésistiblement belle, la qualifié d'une grande intelligence, d'une effronté générosité, d'un trop de tendresse, d'une somptueuse attirance pour ce corps délectable.
Alors pourquoi l'être aimé n'avait eu le dessus.
La peur ? Le reflet de cette relation ? Le regard de l'entourage ? La sécurité de n'appartenir à personne ?
La gourmandise de la liberté ?
La liberté d'être normal.
Car dans ce monde d'étiquette, le normal était en réalité l'anormal. La gentillesse un défaut, le courage une prétention, la délicatesse une mauvaise pureté, le respect une faiblesse, la gentillesse une supériorité.
Et ce doigt que l'on vous pointe comme appartenant à cette catégorie vous blesse au plus au point dans ce que vous êtes. Peu importe les personnes que vous bousculaient au passage, vous n'êtes « l'étiquette ».
- Karin… Je ne pourrais jamais me faire pardonner… Alors…
- …
- Je peux juste te promettre que j'ai grandi et que j'ai décidé d'être moi-même ! Et la personne que je suis est amoureuse de toi…
Le cœur de Karin fit un bond étrange, des mots censés de tous sens venaient de le percuter. Il pouvait croire en la détermination de Suigetsu, recevant sincèrement cette déclaration. Les battements cognant fortement contre la poitrine de Karin, fit trembler Suigetsu. C'est le pas lent, qu'il s'approcha de Karin et la prit dans ses bras. La jeune femme obtempéra, laissant aller la chaleur de son ami la réchauffer.
Ils s'aimaient. S'aimaient éperdument, ne parvenant parfois à comprendre l'autre, à le fuir, à le haïr. Quel genre d'amour avaient-ils l'un envers l'autre ? Mystère, la nature se refusait parfois à répondre à de tel questionnement.
Il en était de même pour Naruto et Hinata. Cette essence de sentiment flamboyait de toute part, égratignant de réaliser le bonheur d'être à deux.
Suigetsu plongea sa tête dans le cou de Karin. Il voulait sentir son parfum et effleurer sa peau. Cette petite sensation fut délectable. Son ventre papillonnait, l'enthousiasme de pouvoir être si proche de celle qui faisait chavirer son cœur.
- Je pourrais rester comme ça des heures… Souffle Suigetsu
- Il faut que je rentre…
- Karin !
- Laisse-moi, je t'en prie… J'ai besoin de temps…
- Je t'attendrais… J'attendrais que tu me pardonnes… Dit-il prenant son visage en coupe
Karin se mit à rougir. Avoir son ami aussi près, sentir son souffle sur son menton, avoir son regard tellement proche, Suigetsu lui donnait chaud.
- À demain…
Karin s'échappa de sa cage de coton. Le jeune homme la regarda s'enfuir peinée. L'impatience rongeait son être, il voudrait posséder son amie tout de suite, et récupérer ce temps perdu. Mais, il avait promis, promis d'attendre que la jeune femme ait la force de se donner à lui.
Hinata avait commencé à travailler en attendant son professeur. Il était en retard ce soir et il choisit le jour où Hinata avait le plus d'interrogation, elle s'impatientait.
À peine Naruto avait franchit la porte de l'appartement, que la jeune femme s'empressa de quémander sa requête.
- Monsieur, j'aimerais voir une partie en…
Hinata se sentit pousser contre le canapé, Naruto s'empara de son bras qu'il serra fortement et il appuya sur son corps pour qu'elle ne s'échappe.
- C'est quoi que tu n'as pas compris quand je t'ai dis de ne pas t'approcher de Kiba !
- Je… Je suis désolée, mais…
- Mais quoi ?! Tu aimes plaire, tu aimes te sentir désirer !
- Non, pas du tout…
- Bien sûr que si ! Ces années à être chaste ont du être lancinantes…
Hinata eut un électrochoc. Comment Naruto pouvait utiliser de tels mots à son égard, être aussi cru et éculé, la rendre vulgaire. Elle utilisa sa colère pour repousser le bras de Naruto et parvient à se lever. Elle n'eut le temps d'aller bien loin, que le jeune homme avait jeter Hinata sur le lit, se positionnant à califourchon.
- Tu crois échapper à ta trahison !
- Trahison… ?
Hinata comprenait. La peur d'être de nouveau trompé rongeait Naruto. Il pensait que les femmes ne pouvaient que l'assaillir d'infidélité et qu'elle ne dérogeait pas à la règle. Cette preuve peina la jeune femme, même si elle pensait la colère de son professeur abusif, elle pouvait aussi la comprendre. Mais pas en employant de tels mots.
- Naruto… Prononce celle-ci doucement
- …
Le jeune homme fut surpris. Son prénom prononcé avec autant de grâce l'implorait de stopper son immonde irritation. Pour quelle espèce d'être humain avait osé prétendre Naruto concernant sa tendre amante. Était-ce la preuve qu'il tenait un tant soit peu à elle… ?
Évidement.
- Naruto, je…
- Je suis désolé ! C'est de ma faute, j'ai été déplacé ! Pardon ! Dit-il se relevant
- Euh…
- Seulement, je ne veux plus que tu sois aussi familière avec Kiba ! Ment lui si c'est indispensable !
- Lui mentir ?
- Oui, dit lui que tu es avec quelqu'un et c'est tout !
- Hum…
- D'accord ?! Demande ce dernier un peu sur les nerfs
- Oui… Naruto, je veux que tu ais confiance en moi… Demande celle-ci des larmes tombant
Le jeune professeur fut touché par sa révélation. Hinata était irrésistiblement douce, patiente, aimante, adorable, comment oser aspirer à des accusations concernant cet ange. Elle n'était visiblement pas comme les autres femmes, le vice ne faisait pas parti de ses principes, comment douter d'un tel regard sincère, remplit d'amour.
Amour.
Naruto oubliait souvent que la jeune élève était éprise de lui, qu'elle offrait chaque parcelle de sa nature féminine à un inconnu marié, dont la profession les empêchait d'être ensemble, dont les sentiments étaient d'un genre encore inconnu.
Cependant, être près d'elle était vital pour Naruto, elle était son souffle. Ces moments où vous êtes tellement bien que vous ne le réalisez même pas.
Il posa une main sur sa joue, plus délicate. Il caressa son visage, il sourit et vint embrasser sa dulcinée, éperdument envieux. Il mêla ses lèvres aux siennes, pour expressément unir leur langue. Un baiser passionné, Hinata avait un don pour embrasser. Elle entrelaçait douceur et sensualité, c'était exquis.
Il ne tarda pas à passer l'autre main sous son pull pour caresser la peau de son ventre. Par ce chemin, il vint défaire le bouton de pantalon et enleva ce vêtement gênant. Il remonta de sa cuisse à la poitrine et posa une main dans son dos pour la relever légèrement afin de se débarrasser du haut dissimulant ses deux seins fascinant. Il embrassa son cou et descendit jusqu'au creux de son ventre. Il mordit sa hanche et revint capturer ses lèvres.
Il rallongea la jeune femme tout en défaisant son propre tee-shirt, l'impatience le gâtait. Il échappa un geste pour défaire d'une main de maître l'agrafe du soutien-gorge de son élève et revint happer sa bouche. Il la couvrait de caresse, glissait sur ses bras, sa nuque, sa joue, ses cheveux.
Il se fit tomber sur le dos apportant le corps frêle de son amante sur le sien et lui réclama une faveur.
- Enlève mon pantalon… Dit-il mordant sa langue
Hinata rougit, la requête la mit dans tout ses états, elle avait peur, peur de mal s'y prendre. Au-delà que son professeur la mette à l'aise, elle ne se sentait pas d'une confiance glamour et encore moins sensuelle. Cependant, l'envie de faire plaisir à son bien-aimé était plus forte et ce fut par des effleurements maladroit et tremblant qu'elle exécuta la demande.
Naruto avait sentit du bout de ses doigts, sa peau devenir moite, observant les grains de son épiderme se dresser. Son regard était fixe, elle paraissait concentrée, ne voulant échouer la sollicitation de son amant. Le jeune professeur en sourit, la timidité de son élève l'étonnera toujours, mais il devait s'avouer qu'il aimait particulièrement ce trait de caractère chez elle. Ce vêtement fut par conséquent un chemin de frisson dans le ventre de Naruto, sensation nouvelle appréciable.
Ayant ôté son pantalon avec toute l'intimidation du monde, elle cherchait que faire désormais. Le jeune homme coupa vite à son élan de panique en venant capturer ses lèvres. Elle était tellement attendrissante. Il l'assit sur lui et serra fort se corps frêle contre le sien. Il l'embrassa à perdre haleine, c'était un régal. Il récoltait chaque plaisir que cette jeune fille lui cultivait. Ses mains dansaient donc sur son dos lisse.
Puis, les limites commençant à pousser sur la rapidité, il rallongea son amante et enleva sa culotte trop longtemps restée squatter à son endroit préféré. Il se hâta de se délecter au fruit de sa dulcinée. Ce préliminaire la rendait folle. C'est vrai, toutes les femmes y étaient sensibles, mais Hinata semblait empoigner un bien-être unique, jamais encore parcouru par aucune autre. Ses cris, ses mouvements, son souffle, tout semblait différent chez cette jeune fille, elle était fascinante.
De cet adjectif, Naruto s'anima encore et le souhait de la faire sienne envahit sa tête et le rendit fou. Il retira aussi son dernier vêtement d'où se dressait la fierté impatiente du jeune homme. Il vint embrasser son amante et pénétra en elle assez sauvagement. Hinata poussa un cri de surprise, mais l'extase dépassa la douleur dans sa course. Les deux amants étaient dans une osmose parfaite.
Ils se caressaient, s'embrassaient toujours plus, bougeaient vite, et de plus en plus fort. Ce n'était plus de la saveur, mais de l'insipidité, ils consumaient cet échange avec goût et délectation.
Le bonheur.
Naruto amena sa main dans l'intérieur de la cuisse de son amante et vint effleurer ainsi quelque peu son intimité. La jeune femme se contracta, elle se sentit chatouilleuse et ressentit une dose de plaisir en plus.
Le jeune homme était à bout de ses exigences, il voulait crier son orgasme masculin. Il lança ses reins rapidement, de toutes les forces qui lui restaient et embrassa fougueusement son amante.
Hinata ne put contenir son ravissement, elle griffa le drap et gémit plus fort le plaisir donné par son professeur. Naruto ne pouvait espérer meilleur répartit, il souleva subitement la jeune fille et vint l'asseoir sur lui. Il étendit un regard séducteur, brillant de sensualité et fit sautiller son amante.
Naruto regrettait de n'avoir proposé cette position plus tôt, car le plaisir fut tel qu'il acheva les deux amants.
D'épuisement, ils s'allongèrent tous deux sur le dos et reprirent leur respiration.
Mais le professeur était déjà reposé et Hinata n'eut le temps de prendre la bouteille d'eau situé sur sa table de nuit, qu'elle se sentit prise par les hanches pour retomber dans les bras chaud de Naruto.
Il vint caresser son nez avec le sien. Cette tendresse fit rougir la jeune fille, son professeur était adorable, câlin.
- C'était bon… Complimente ce dernier
- Oui… Confirme celle-ci timidement
Il vola un baiser puis un deuxième et remit le drap sur eux comme pour cacher leur idylle. Naruto se sentait indéfiniment bien. Hinata se croyait au paradis. Un nuage la transporta de merveille en merveille, avec un temps illimité de satisfaction et présent que ce voyage ne s'arrêtera jamais.
Seulement. Cette pensée heureuse la rendit subitement malheureuse.
Et si ce bonheur était éphémère… ? Ils ne resteront pas toute leur vie ensemble. Ces instants intenses auront sûrement une fin. Hinata ne le désirait pas, elle voulait vivre et mourir avec Naruto. En si peu de temps, elle en était tombée amoureuse, ayant trouvé son homme idéal, ayant les mêmes passions, les mêmes idées, la même simplicité, ils étaient attirés l'un par l'autre.
Naruto sentit son cou se serrer, les bras de son amante se refermaient fortement. Le jeune homme sentit immédiatement que ce geste traduisait une tristesse.
- Quelque chose ne va pas… ? Demande ce dernier doucement
- Je voudrais rester là… À… À jamais… Finit-elle dans un sanglot
- Hinata…
Il était touché par cette confession, son amante lui portait un amour étonnant, elle le pardonnait, le comprenait, le choyait, le surestimait. Mais dans tous ces sens que prenait leur relation, Naruto avait des difficultés à mettre un point à leur relation, égoïstement, il voulait profiter de chaque instant et savoir où ça le mènerait.
Naruto était certain d'en vouloir à Sakura.
Naruto était certain de vouloir rester avec Hinata.
Il concilierait les deux, quelque soit le résultat émotionnel pour chacun d'entre eux.
- Je ne suis pas parti encore… Sourit ce dernier
- Je sais… Mais… Le mot avenir semble impossible… N'est-ce pas… ?
- Écoute… Nous on avons déjà discuté… Je ne veux pas te quitter malgré toute la douleur que cela engendre, mais je n'ai pas le droit de te retenir alors est-ce que tu veux tout arrêter… ?
- Je ne sais pas…
Hinata savait.
Rester avec Naruto était un bonheur sans limite, mais elle savait également que lorsque son professeur prendrait la décision de sa vie, elle n'était pas certaine d'en faire parti. Alors, entre vouloir rester, et ne pas vouloir souffrir, la frontière était si mince qu'elle vous bouffez tout entier.
Mais qu'importe. Le cœur se jouait toujours de la raison, c'étaient les deux ennemis de la vie. Sentiment et moral. Hinata choisirait les sentiments.
- Je ne veux pas arrêter… Dit-elle caressant sa joue
- Tout va bien dans ce cas… Répond ce dernier, l'embrassant
Hinata ne voulait pas d'un simple baiser, elle voulait une preuve de l'ambition de son professeur et ce fut elle qui entreprit sensuellement de mêler sa langue à celle sucrée de son partenaire. Le jeu attira l'appétit de Naruto et approfondit son souhait.
- Je crois qu'on ne va pas travailler aujourd'hui… Sourit de façon espiègle Naruto
- Ce n'est pas sérieux… Dit-elle rendant son sourire
- On peut faire une exception…
- Une seule alors… Rit-elle
- Ou plusieurs… Confirme ce dernier volant des baisers
- Monsieur, vous n'êtes pas professionnel… Se moque Hinata
- Je préfère étudier ton plaisir plutôt que ton intelligence…
- Alors ça, c'était nul ! Ricane celle-ci
- Oui c'est vrai… Je ne suis pas doué pour la drague… ! Boude ce dernier
Le visage enfantin de Naruto fit rire de nouveau Hinata. Il avait une mine adorable, il savait qu'il venait de faire une bêtise. Séduit par ce son définissant bonheur, il remit convenablement les oreillers et les draps sur eux et le jeune professeur enveloppa contre son corps, celui de sa précieuse amante.
Sasuke était allongé sur son lit. Il lisait un livre, où plutôt, lisait entre les lignes. Ses yeux étaient dans le vide, désorientés par ses lourdes pensées. Sa tête ne cessait de se remémorer les souvenirs de l'université. Tout semblait parfait à cette époque, il arrivait à se contenter de la situation délicate, il profitait de la personne qu'il aimait en silence et vivait dans sa réalité.
Son mensonge se termina par un souffle bruyant et il jeta son livre par terre de colère. Il se mit sur le côté et passa une main sur son visage. Sasuke était fatigué de constamment se battre contre lui-même. Quand ce tourment cesserait… ?
- Je devrais…
Sa réflexion se coupa à l'entente de sa porte étant cogné par un passant. Il fut mécontent de cette visite, mais décida de se lever, cette venue tardive exposant sa curiosité. Il tourna la poignet et fut stupéfait de tomber sur Ayame.
- Salut…
- Au revoir !
Sasuke claqua brutalement la porte. La jeune femme fut terriblement surprise d'une telle fuite, mais ne s'avoua aucunement vaincue.
- Sasuke… Souffle celle-ci cognant sur le bois
- …
- Sasuke, ouvre s'il te plaît…
- …
- Sasuke ! Laisse-moi au moins m'expliquer !
- …
- Sasuke, serais-tu devenu lâche !
Cette provocation lui valut la vision de son ancien amant. Il ouvrit la porte d'un air prétentieux et abasourdi.
- Tu crois vraiment m'avoir avec ce genre d'argument !
- Je veux juste te parler… Dit-elle plus calmement
- Je n'ai rien à te dire !
- Mais moi je tiens à te dire certaine chose…
- Quoi ?!
- Je… Je peux rentrer…
Sasuke hésita réellement, mais il n'avait aucune envie de voir un de ses voisins débarquer et l'entendre se plaindre. Il fit donc un furtif geste de la main pour indiquer à Ayame son autorisation de rentrer.
Elle pénétra dans l'appartement gênée. L'intimité de Sasuke était sobre. Avec son bon salaire, il vivait dans un vieil immeuble et l'appartement était petit, juste une pièce. Le lit était au milieu poussé contre le mur, à droite la salle d'eau et à gauche le coin cuisine. Il avait une télé ancienne posée sur un nombre indéterminé de livre. Elle sourit, elle reconnaissait bien la fantaisie simple de son ami.
- Pourquoi tu souris ?!
- Ton appartement est… Tout à fait toi…
- Ouah, on apprend de ces termes dans la psychologie ! Qu'est-ce que tu veux ?
Le jeune homme était posté debout, à quelques pas de son amie. Son cœur tambourinait si fort qu'il fut certain que même la voisine du premier étage l'entendait. Il tremblait horriblement, il ressentait de l'angoisse, de l'anxiété et du désir.
- Je voulais d'abord m'excuser pour ce que je t'ai fais il y a des années…
- C'est cool !
- Sasuke… Je t'en prie… C'est difficile de dire pardon à quelqu'un, alors écoute-moi sérieusement…
- Je ne veux pas te parler, je ne veux pas t'entendre, je ne veux même pas de ton empathie ! Je veux que tu quittes ma vie est vite !
- Sasuke… Je suis revenue pour toi…
- Ah, mais quelle bonne nouvelle ! Tu es revenue en ville avec ton cher mari et vous venez vous la jouer « désolé » pour essayer de vous libérer la conscience, c'est pitoyable !
- Sasuke… Tu n'as donc rien remarqué…
- Quoi ?!
La jeune femme tendit sa main gauche et Sasuke fut tout de suite captivé par cette partie de son corps.
- Je suis divorcée… Sasuke…
Le jeune homme regarda attentivement cette main. Il ne voyait plus cet anneau grotesque et hideux entourant son annulaire. Et comme un électrochoc, il revit son cassier, sa pancarte sur la porte de son cabinet, le nom Uchiha n'était pas inscrit. Sasuke eut la tête qui tourne. Il réalisa en une seconde que la femme qu'il aimait, était libre.
- C'est vrai… ?! Dit-il inconsciemment
- Oui… Sourit-elle
Dans le vif de la réponse, Sasuke agrippa la main d'Ayame, il l'attira dans ses bras et l'embrassa fougueusement. La jeune femme répartit tout de suite, elle entoura le cou de son bien-aimé et répondit à son baiser passionné.
Le jeune homme resserra son étreinte et bloqua Ayame entre le mur et son corps. Il caressa sa joue, ses cheveux, et atterrit dans son décolleté pour lui ôter son gilet violemment. La jeune femme suivait le rythme de son compagnon et enleva le tee-shirt de manière vive.
Tous deux étaient dans une excitation sans fin. Des années qu'ils ne s'étaient vus, touché, respiré, regardé, leurs désirs les plus enfouit depuis tant de temps implosaient dans chaque picotement de leur peau.
Sasuke leva les jambes de sa partenaire et entoura ces dernières autour de ses hanches et exposa ainsi sa fierté impatiente. Il quitta ses lèvres goûteuses pour fondre dans son cou et le mordre sauvagement. Un cri de plaisir s'échappa de la bouche de la jeune femme l'entraînant à griffer le dos de Sasuke.
Cette action le rendait fou, il se défit du mur pour jeter Ayame sur son lit et la couvrir de baiser tout en enlevant son soutien-gorge. Il dévora sa poitrine généreuse, la caressa, la lécha, la mordilla, il voulait que chaque grain de peau soit tatouer de son amour.
Ils retirèrent leurs vêtements rapidement. La sensualité s'effaça, les deux amants avaient davantage de convoitise à s'offrir l'un l'autre, définissant pour chacun le manque qu'ils avaient ressentis durant tout ce temps.
Nus, ils cherchaient à dominer l'autre en premier, voulant le faire succomber de ces plus chastes talents. Sasuke ne se laissa gagner par cette femme fragile et descendit apprécier le fruit du pêché qu'il savoura goulûment.
Quelque peu gêné par cet élan de désir, Ayame fut intimidée subitement. Réaliser que Sasuke lui appartenait enfin, corps et âme sans aucun remord, ni regret, ni erreur l'émeut au plus haut point.
- Sasuke…
Le jeune homme releva la tête et regarda son amante verser des larmes.
- Tu peux… Éteindre la lumière…
- Certainement pas !
Sasuke remonta à son niveau et vint lui offrir d'innombrables baisers langoureux. Le jeune professeur n'éteindrait sous aucun prétexte cette lumière, cette lumière qui lui permettait de savourer son visage, son sourire, son timbre, son odeur...
Tapis dans l'ombre, il avait depuis le premier jour où il était l'amant de Sakura assombris la pièce pour pouvoir concentrer ses souvenirs en direction de Ayame. Il n'avait pût être aidé que par le parfum semblable à celui de Ayame se dégageant de Sakura pour imaginer faire l'amour à la femme de sa vie.
Aujourd'hui son parfum ne comptait plus, elle était là, dans ses bras, avec lui, avec aucune barrière, aucune règle ne les séparerait désormais, ils étaient libre.
Quelle torture. Il s'était auto fait souffrir, se confinant dans la chimérique pour être unis à Ayame, aujourd'hui, ils étaient unis et Sasuke ne la laisserait plus jamais, au grand jamais disparaître.
- Je veux te voir Ayame… Je veux voir ton visage…
- Euh…
- Et bien… Depuis quand tu es timide… ? Taquine ce dernier
- Je ne suis pas timide d'abord !
Sasuke rit quelque peu et vint capturer la bouche de son amante, qu'il croqua et lécha. Ce geste piquant emporta Sasuke à s'unir. Il écarta les cuisses de sa bien-aimée et pénétra en elle avec une satisfaction débordante. Ils jouissaient tous deux à ce premier contact, quel délice. Le jeune homme s'agrippa aux barreaux du lit et commença une cadence incessante. La jeune femme ne souffla que des « oui », justifiant de son bonheur d'être enfin avec Sasuke. Ce dernier dévora sa poitrine, puis il vint déposer un suçon possessif dans le cou délicat de sa compagne. Il gémissait, gémissait à perdre haleine, aucun plaisir n'était comparable à se que lui procurait Ayame.
C'était la femme qu'il aimait, qu'il chérissait, celle qui le rendait spécial, celle qui lui faisait baisser les armes pour évaporer sa faiblesse humaine. Ciel qu'il aimait son visage, sa gentillesse, sa douceur, son calme, sa tranquillité, son intelligence. Dieu qu'elle aimait son côté paisible, son sarcasme humoristique, sa force, son exquise façon d'être homme, protecteur, jaloux, son esprit réfléchit et serein.
Ils s'aimaient pour les raisons qui faisaient d'eux ce qu'ils étaient et ce qu'ils donnaient.
Les deux jeunes amants arrivèrent à bout de souffle. Ils supplièrent la nature de leur accorder plus de temps, mais cette dernière se fit joueuse et la précipitation de se lier eut raison d'eux.
Sasuke donnait des coups de reins secs et vifs, et emporta son amante ainsi que sa personne dans l'orgasme absolu.
Sasuke s'effondra sur son amante, mais prit possession rapidement de ses lèvres qui les guidaient vers un nouveau baiser langoureux et amoureux.
Le jeune homme se laissa tomber sur le côté et dirigea son amante à se poser contre son torse. La jeune femme papouilla sa peau, pendant que son amant jouait avec ses cheveux. Ils profitaient de ce moment sans réellement le réaliser, mais savaient qu'ils voulaient le vivre comme il se devait.
Sasuke vint déposer un baiser sur la chevelure d'Ayame. Cette attention la rendit souriante, elle aimait son amant cajoleur.
Ils ne se disaient rien, ne sachant quels mots employés. Devaient-ils encore une fois s'excuser, se faire pardonner, prier pour que l'autre n'est plus aucune rancune, aucune haine.
Ayame se sentit perturbée, mais le baiser mielleux que vint déposer Sasuke sur ses lèvres la réconforta. Elle rougit, toujours intimidée par ce grand regard noir, cette prestance mature, ce caractère indomptable, Sasuke n'avait pas changé.
- Je suis bien… Souffle la jeune femme
- J'aime ton parfum…
- Euh… Merci…
- Je suis bien aussi… Dit-il se positionnant à califourchon
- Sasuke… Je…
- Ne dis rien…
- Mais…
- Tu as vraiment envie que l'on rentre dans ce jeu… Ce qui s'est passé m'est égal… Tu es à moi maintenant… Dit-il capturant ses lèvres de façon possessive
Leur baiser se fit intense. Ils jouaient avec la langue de l'autre, mordant leurs lèvres, se glissant des mots taquins. Ils étaient heureux.
La sonnerie du portable du jeune professeur, immobilisa ce moment.
- Ton portable sonne…
- Laisse sonner…
Les deux amants savourèrent le goût de leurs baisers échangés. Un délice.
Mais la sonnerie se fit répétitrice et ennuya quelque peu Ayame.
- Tu devrais répondre…
- Jamais de la vie…
Sasuke se serra encore davantage contre Ayame et glissa sa main dans ses cheveux.
L'interlocuteur insistait lourdement pour joindre le jeune homme et ce dernier tenta d'appeler sur le fixe.
- Décroche… Rit-elle
- Il y a le répondeur…
Pendant que la sonnerie s'amusait à biper au rythme sauvage du baiser des deux amants, le bonheur d'être enfin réuni se fit court, lorsque la voix de Sakura se fit entendre.
- Sasuke… Répond moi s'il te plaît… Tu me manques… J'ai envie de toi…
Ayame redressa son corps pour être certaine de bien entendre ce que son ouïe lui permettait de comprendre.
- Nos nuits me manquent… Depuis le retour d'Ayame, tu m'ignores complètement… J'ai peur… Rappelle-moi s'il te plaît… Naruto rentre encore tard ce soir… Je t'attends…
Ayame pensait rêver et elle mit un certain temps avant de réaliser et de saisir la situation entre Sasuke et Sakura.
Elle se leva précipitamment du lit et se rhabilla.
- Non, non Ayame, je vais t'expliquer !
- M'expliquer ? Quoi ? Que tu es en couple avec Sakura !
- Non, pas du tout !
- Mais attend… Si tu couches avec elle… Ça veut dire que tu es son amant et que tu trahis Naruto… !
- Non, Ayame, écoute, c'est beaucoup plus simple que ça !
- Plus simple que ça ? Tu te tapes la femme de ton meilleur ami et tout est simple !
- Non, écoute…
- Non, tu es vraiment dégoûtant !
- Mais laisse-moi au moins m'expliquer !
- Ça fait longtemps… ?! Demande celle-ci enfilant son pantalon
- Aucune importance…
- Combien de temps Sasuke… ?!
- Depuis leur mariage…
Ayame en resta bouche-bée, depuis trois années Sasuke et Sakura entretenaient une relation. Une relation malsaine qui plus est. Sasuke, comme un frère dans le cœur de Naruto. Sakura, l'éternelle femme de sa vie. Son ami de toujours était poignardé par les deux personnes qu'il aimait le plus en ce monde. Lui seul depuis l'enfance, orphelin, méprisé, rejeté puis aimé, se retrouvait dans la pire des souffrances qu'un Homme puisse vivre : la trahison.
- Tu me dégoûtes…
La jeune femme comptait remettre son haut, mais le jeune homme l'empêcha d'agir.
- Non, écoute Ayame !
- Lâche-moi Sasuke !
- Mais laisse-moi te dire au moins trois mots !
- Je ne veux pas entendre votre immonde excuse !
- Ayame !
- Non !
- Tout ça c'est de ta faute ! S'écrie ce dernier
- Ma faute… ?
Ayame relâcha la pression, tellement que le jeune homme s'empara du corps de la jeune femme pour le positionner sur le sien, allongé sur le lit.
- J'étais horriblement perdu sans toi ! Tu étais la seule personne à me faire rire, sourire, à me détendre… Tu m'as offert une fantastique nuit, mais tu as tout de même choisit de partir avec mon frère…
Ayame n'en revenait pas d'une telle confession, il lui semblait entendre des sanglots se coincer dans la gorge de son bien-aimé.
- J'étais anéanti… Et voir mon meilleur ami se marier avec une femme qui ne l'aimait absolument pas me répugnait… Je me suis dis que toutes les femmes étaient les mêmes !
- Sasuke…
- Tu me manquais tellement… Sakura est épouvantablement vicieuse, au point de s'acheter le même parfum que toi…
- Le… Même parfum…
- Quand… Quand je faisais l'amour avec elle…
- …
- J'avais l'impression d'être avec toi… Dit-il échappant dans un sanglot
Ayame vit une larme silencieuse rouler sur la joue de Sasuke. Il confiait une douloureuse cicatrice qui s'était chaque jour un peu plus ouverte. Se regardait-il dans le miroir chaque matin… ? Sûrement non. Être conscient de sa faute, tout en étant lucide de continuer pour sa propre satisfaction, une vérité bien meurtrit.
- Je t'aime Ayame… Murmure ce dernier
- …
- Je t'aime…
- Sasuke…
La jeune femme releva son visage et regarda attentivement le jeune professeur.
Elle se rendit compte du mal qu'il avait subit de son choix égoïste. Inconsciemment, elle était responsable de sa faute, même injustifiée, Ayame avait conduit Sasuke à se soumettre à la faute en épousant son frère.
- Est-ce que Naruto le sait… ?
- Oui… Il le sait…
- Et… Comment il va… ?
- Mal… Il est éperdument amoureux de Sakura et… Il souffre tellement qu'il a lui-même une maîtresse…
- Vraiment ? Naruto ! Une amante… ?
- Oui…
- …
Ayame s'assoit sur le bord du lit et réfléchit. Sasuke vint immédiatement se positionner derrière elle et l'amena contre lui.
- Je suis désolé que tu l'es appris de cette façon…
- Elle te manque ?!
- Pas du tout…
- Trois ans c'est long…
- Une éternité…
- Sasuke…
- Je t'en prie… Oublie ça Ayame…
- L'homme que j'aime a couché pendant trois années avec la femme d'un de mes amis ! Tout ça pour me remplacer ! Dit-elle se relevant
- Tu veux faire mon profil psychologique… Dit-il d'un ton ironique
- Sasuke…. Rit-elle légèrement.
- Je sais… Tu es fâchée, dégoûtée, répugnée, je te comprends… Je voudrais oublier tout ça… Je voudrais que tu oublies… Je ne veux plus vivre sans toi Ayame… Dit-il lui faisant face
- Jure-moi que… Que c'est moi que tu aimes, et que tu n'as jamais pris de plaisir avec elle et qu'elle, qu'elle ne te manquera jamais…
- Jamais, jamais… C'est toi que j'aime… Seulement toi…
- Moi aussi je t'aime… Dit-elle versant des larmes
Sasuke n'en revenait pas d'entendre enfin ces trois mots tant espérés. Il était amoureux fou de cette jeune femme, son tempérament, sa droiture, sa manière, tout, il aimait définitivement tout chez elle.
Sasuke positionna ses bras sous les fesses de sa bien-aimée et la souleva de toutes ses forces dans les airs. La jeune femme rit aux éclats. Elle écarta les bras et se pencha en arrière pour sentir l'atmosphère se glissait entre sa peau. Elle avait l'impression de voler, d'être forte. Elle repencha sa tête vers son partenaire et vint l'embrasser. Le jeune homme n'avait guère honte sous le poids de sa compagne de se rendre compte qu'il était amoureux, et de le ressentir tel quel. La femme qui lui souriait, lui donnait envie de vivre, juste pour elle. Par elle.
Les deux amants scellèrent leurs lèvres et s'engouffrèrent de nouveau dans un échange luxurieux.
Naruto et Hinata travaillaient. Le jeune professeur ne cessait de taquiner son élève, l'embrassant dans le cou et la concentration avait du mal à tenir sa place.
- Monsieur… Il faut que je travaille… Rit-elle
- Monsieur… ? Je t'ai demandé de m'appeler par mon prénom…
- Désolée… Arrête !
Le jeune homme vint capturer ses lèvres et l'embrassa langoureusement.
Soudainement, le mobile du jeune homme sonna. Il le choppa et maudit son correspondant, excepté lorsqu'il vit s'afficher le prénom de sa femme. Il coupa court au baiser et se releva pour faire les quatre cents pas dans l'appartement. Hinata était froidement vexée, sa femme tenait encore le dessus sur elle.
- Allô !
- Naruto… Tu rentres bientôt…
- Tu as une toute petite voix, tout vas bien ?!
- Je veux te voir…
- Hein ?!
- Je voudrais que tu rentres maintenant…
- Ok, j'arrive !
Naruto raccrocha. Il partit enfiler son blouson et rassembla ses affaires.
- Faut que je parte !
- Je vois ça… S'attriste la jeune femme
- On se voit demain !
Naruto partit sans même donner un dernier baiser à Hinata. Il s'enfuyait tel un voleur sur le point d'être rattrapé. La jeune femme s'effondra sur sa table basse. Décidément, c'était Sakura qui occupait tout son cœur.
Le jeune professeur jubilait seul avec lui-même. Il savait pertinemment pourquoi sa femme le réclamait, le quémandait brusquement, l'absence de son amant engendré par le retour de son unique amour. Il ne serait comment remercier Ayame de réapparaître dans leur vie au bon moment. Sa femme allait enfin ressentir la souffrance d'être révoquée, refoulée, repoussée, étant le cœur de la cible.
Il rentra chez lui et vit sa femme dans le canapé. L'apercevant, cette dernière se jeta dans ses bras et vint lui donner multiples baisers, baisers que Naruto rendit fièrement.
- Chéri… Fait moi l'amour…
- Maintenant… ? Demande ce dernier taquin
- Maintenant !
Naruto souleva sa femme et la poussa dans le canapé. Il la déshabilla ardemment, l'embrassa goulûment, la caressa diligemment, il était satisfait du résultat, bien plus qu'escompté. Ils s'emportaient tous deux dans l'insatisfaction consciente.
Douloureux moment.
La nuit tomba. Naruto était paisiblement allongé dans son lit. Près de lui, sa femme, endormit. Il venait de prendre un plaisir monstre à faire l'amour à sa femme. Sa femme qu'il aimait éperdument. Mais ce soir, en regardant les rayons de la lune traverser son volet, une pensée le préoccupa. Son élève.
Faire l'amour avec Hinata et Sakura étaient deux moments intenses en émotions. Ce qu'il le dérangeait, c'était de ne savoir, percevoir laquelle de ses relations le rendait réellement heureux. Il ne couchait avec sa femme que par vengeance, faim, envie, et avec Hinata par punition, représailles, soulagement.
Il ne savait plus ce qu'il désirait, voulait.
Il avait mal de torturer ainsi sa femme et d'en donner le rôle principal à Hinata. Car si Sakura méritait un temps soit peu cette souffrance indirect, sa jeune élève n'en méritait pas tant.
Elle était belle, gracieuse, coquine, charmeuse, tout ce qu'il aimait… Où croyait aimer… ?
Perdition.
Naruto ne se retrouvait plus lui-même, il ne savait plus l'homme qu'il était, il voulait juste aimer… Avec Sakura. S'évader… Avec Hinata.
