Réponses commentaires :
Reymah : Je te remercie infiniment pour tous tes compliments, je suis heureuse de savoir que tu reçois chacun de mes écrits avec émotion, ça me flatte et me comble sincèrement... J'espère que cette suite te plaira tout autant... Ton commentaire m'a vraiment touchée, j'espère encore longtemps vous faire rêver ...
Wendy : Ton commentaire me ravie parce que tu ressens exactement ce que je veux transmettre du personnage de Naruto ... Entendre que tu es accro à ma fiction m'honore et encore plus le compliment que tu fais de ma façon d'écrire... Un immence merci ...
Leila : Ta soeur et toi pouvait respirer, voici la suite ! Vous êtes mignonnes j'espère que ce chapitre vous plaîra... Merci de me suivre...
Je voulais aussi remercier tous ceux qui me laissent des commentaires d'encouragement et me demande toujours la suite, ça me touche et j'espère vous satisfaire jusqu'à la fin ...
Chapitre 9 :
Obstination...
Déjà plusieurs minutes que le serveur avait apporté ce café qui ne fumait plus désormais. Ayame était bien trop occupée à cogiter sur tous les événements qui s'étaient accumulés durant ces trois années d'absence à Tokyo.
Elle n'avait pas eu le courage de se réveiller avec le regard de Sasuke sur elle ce matin. Après avoir su que Sakura trompait son mari, Naruto, elle devait prendre conscience que l'homme qui avait à jamais brisé le peu d'amour qui liait ce couple, n'était autre que l'homme qu'elle aimait.
Sasuke, le grand amour de Sakura. Sakura, le grand amour de Naruto. Sasuke, le frère que Naruto n'avait jamais eu. Un trio d'ami que tous admirait à l'époque du lycée, puis de l'université. Trois amis que rien ne pouvait séparer, et rien n'aurait pu détruire et encore moins envahir leur intimité. Excepté ce triangle amoureux. Non sans exagéré, chaque élève de l'établissement ne pouvait passer auprès d'eux sans se demander, « qui est avec qui », ou pire, « est-ce qu'ils le font à trois ? ».
Les jeunes adultes ont des questions parfois bien directes, relatant de leur soif de curiosité et de leur satisfaction à critiquer la nature d'une relation. À l'époque, Ayame observait de loin ce trio, plus les gens étaient populaires, plus la jeune femme s'en désintéressait, elle n'aimait pas les premiers plans, plutôt les seconds, les personnes mystérieuses, à l'écart, comme un débordement d'empathie. Cependant, très vite, elle s'était rendu compte que ces trois amis, n'étaient pas aussi superficiels que les apparences pouvaient l'insinuer. Naruto avait la réputation d'être un garçon très actif, glissant toujours un sourire, à tout le monde, et très généreux, il rendait des services, sans rien demander en retour. Sakura était à l'image de Naruto, le même caractère, mais plus pudique, discrète lorsqu'il s'agissait d'avoir son opinion, et puis, son admiration pour le décent Sasuke ne laissait pas de place pour autre sentiment.
Sasuke. Il valait un peu plus sa réputation futile que les autres. D'abord froid, puis ignorant de tout ce qui pouvait l'entourer, ne parlant jamais, ne s'exprimant que rarement, pas souvent énervé et peu causant, plus de sarcasme que de sympathie pour ce garçon paressant au-dessus de tout.
Et pourtant. Il avait fallu d'une soirée de révision pour qu'il conquise le sérieux d'Ayame. Il s'était ouvert, avait même partagé un rire, ils s'étaient fascinés mutuellement, sans comprendre, et sans chercher à émettre un « pourquoi », c'était naturel. Toutefois, Sasuke avait de grand moment de solitude qui angoissait Ayame. Sasuke n'envisageait aucunement son avenir, il ne savait quel sens donner à sa vie, il voulait être professeur pour suivre même sans l'avouer le même cursus que Naruto. Venant souvent rendre visite à Itachi, Ayame avait croisé plus d'une fille sortir de la chambre de son « beau-frère ». Il n'était pas stable ni valeureux, il pensait avec grande naïveté que la vie le pousserait comme le vent souffle l'océan, vers l'inconnu. Des sensations, encore plus de sensation, Sasuke s'ennuyait vite et Ayame se contentait très vite, deux opposés.
Seulement, pendant que votre âme combattait avec les règles de la vie, votre cœur lui s'agenouillait devant vos désirs et venait un matin vous cogner, vous réveillant d'un long sommeil, définissant vos convoitises les plus luxueuses.
De ce jour, même en couple avec Itachi, Ayame avait déguisé son savoir réfléchi contre une séductrice. Elle jouait avec Sasuke, s'amusait de savoir que le jeune homme aspirait fantasme, une complicité s'était tissée, brisant le trio infrangible formé depuis l'enfance. Ayame avait brisé le nid confortable, faisant de Sakura sa pire ennemie, de Naruto son allié et de Sasuke son fantasme inavoué.
Puis, les heures, les jours, les mois passèrent, et l'amour se tenait, mais l'être aimé ne changeait pas, il restait tel quel, Sasuke ne grandissait pas, et Ayame se sentait pousser des ailes. Elle ambitieuse, lui inconsidéré, l'amour que portait la jeune femme à Sasuke ne suffisait plus, auprès de Sasuke, elle ne ressentait aucune sécurité, elle ne savait plus distinguer le concret du jeu entres eux, et ce jour qu'elle avait dit « oui » à la demande en mariage d'Itachi, en fut le témoin.
Ayame commençait son combat avec elle-même, se bousculant un matin, rendant rapport à sa vie, aimait un homme, donnant espoir, puis le faire souffrir, l'anéantir.
Dans ce café au présent, Ayame se mit à pleurer. C'était sa faute, elle avait fait de Sasuke un monstre, il avait fait espérer une femme, et trahit son ami, comme Ayame l'avait fait trois années auparavant, le voilà le bilan de sa vie, la jeune psychologue avait gâché entièrement l'amitié de ces trois personnes.
Elle se haïssait, se maudissait, se détestait, elle avait mal au ventre et avait envie de vomir. Elle était furieuse après elle, en colère contre Sasuke, en voulait à Naruto, et maudissait Sakura.
Ayame ne comprenait rien, elle était perdue.
...
À une table plus éloignée, un homme savourait ce moment. Cette jeune femme se torturait. En vérité, il avait de la peine, Naruto cherchait un coupable à sa situation, alors que le seul coupable était sa propre personne. Son amour était devenu un caprice, un rêve d'enfant, une ambition têtue, vorace, possédé. Il avait tout, et il voulait encore plus, la femme qu'il aimait, Sakura. Dès l'instant où ils avaient échangé leur premier baiser, il avait su que Sakura n'avait éprouvé aucun frisson. Naruto était une consolation pour Sakura, une façon de se sentir aimante, là où Sasuke répondait absent.
Une nuit, une nuit passée ensemble, s'était le plus beau moment de sa vie, déguster la femme qu'il aimait depuis l'âge de dix ans. Il pouvait librement savourer chaque parcelle de sa peau, chaque geste qu'il adorait. Aux creux de ces bras, Naruto savait que Sakura se sentait rassurée, parce que dans le regard de son ami, elle se voyait belle, intelligente, désirable, drôle, en brève, tout ce qu'elle souhaiterait que Sasuke aime à sa personne.
Mais jamais.
Jamais Sasuke n'avait montré le moindre intérêt pour elle, juste une solide amitié, un frère peut-être, rien qu'un proche. Admiration, dévotion, sacrifice, Naruto se rendait subitement compte que tout tournait autour de Sasuke. Sa faute, d'être l'amant de sa femme, son erreur, de n'avoir jamais su conquérir Ayame avant qu'elle n'épouse Itachi. Aujourd'hui, ce bel homme au regard de braise, chamboulait la vie de chacun. Il avait ce qu'il voulait, Ayame. Encore plus belle, inchangée et surtout, divorcée. Libre.
Aux larmes de son ancienne amie, il en conclu qu'elle savait pour la relation de Sasuke et Sakura et le grand cœur de son amie devait se partager entre colère et accusation personnelle.
Naruto reposa son verre d'alcool après avoir bu la dernière gorgée. Il en était réduit là, à boire, il sonnait tout juste huit heures du matin que son sang hérissé ce liquide fort. Loin d'être alcoolique, il en prenait le chemin. Avoir frôlé l'accident mortelle il y a quelques semaines ne lui avait apparemment pas servit de leçon, mais en ce jour, il était bouleversé.
Le retour d'Ayame allait chambouler leur quotidien. Il était évident que Sasuke se donnerait exclusivement et ceux jusqu'au dernier jour de sa vie à cette femme. Alors. Qu'adviendrait-il de Sakura… ? Qu'allait faire sa femme au sang vif, au tempérament de feu. Allait-elle abandonné, se faire une raison, acceptait l'amour unique de Naruto… ? Rien ne rendrait plus heureux le jeune homme, que sa femme prenne cette éventualité, d'essayer de vivre pleinement leur mariage.
Il rit subitement, seul, il savait pertinemment que ce jour ne viendrait jamais, à moins d'un miracle. Sakura ne renoncerait pas, comme Sasuke n'a jamais renoncé à Ayame.
Il sourit, à la limite du désespoir, il aimerait revenir quelques mois en arrière, lorsque tous ignorait cette relation, lorsqu'il attendait sa femme dans ce bar, au moins, Sakura était épanouie, heureuse, elle avait un amant et un amoureux, c'était simple. Qui aurait cru que cette simple rentrée allait tout chambouler, à commencer par sa rencontre avec Hinata.
L'égoïste qu'il était devenu, oublier souvent cette partie de sa vie. Hinata, son amante, son élève surtout, il couchait avec l'une de ses élèves, le professeur professionnel ayant prêté serment se mutilait dans ces propres valeurs et le mari fidèle ayant juré devant dieu s'immolait. Il se vengeait, faire goûter le sentiment de trahison à Sakura, mais sa femme allait apprendre la vie avec, encore, Sasuke, maintenant qu'il serait avec Ayame, elle allait sentir la douleur tordante de la séparation. Son appel d'hier soir en été la preuve, son amant avait dû refuser de l'accueillir chez lui, et s'était son « héro » Naruto qui avait volé à son secours, pour soulager son cœur égratigné.
Il avait laissé Hinata, partant comme le plus abject des gougeât, alors qu'ils venaient de passer un moment intime unique tous les deux. Une image parfaite du couple, complicité, envie partagé, un silence rempli de bruit, rythmé par les battements de cœur savourant l'instant. Naruto, auprès de cet ange, était un homme comme jamais il n'aurait imaginé l'être. Il était lui, avec sa maturité, drôle, séducteur et admiré pour son savoir et sa passion pour la philosophie.
Hinata était belle, sereine, timide et son innocence le rendait dingue. Ils passaient véritablement de bons instants, ensemble c'était l'osmose parfaite, et il se surprenait quelques fois, à ne vouloir quitter son appartement, à rester une nuit, même plus, mais la question était toujours la même, pour quelle raison avoir ce désir… ? Par vengeance, par véritable envie… ?
Naruto n'était pas de ceux à agir par instinct, il réfléchissait avant d'agir et jamais, à aucun moment, il ne s'était joué des sentiments de quiconque et pourtant, Hinata était la première à subir ce pêché, l'orgueil. Tant que Naruto se satisfaisait dans sa tourmente, il ne cesserait de faire l'amour à Hinata. Il en prenait un plaisir prétentieux, jouissant d'être entièrement le dominant, et sa partenaire semblait en être tout à fait conquise.
Néanmoins, il n'avait aucunement l'intention de faire souffrir Hinata, il avait deviné les sentiments amoureux de son élève et semblait espérer à chaque minute qu'il plaque tout pour elle et vagabonder vers un amour parfait. Mais trop de circonstance en dépendait, on ne claque pas la porte d'une vie en un instant, tous détails se planifie, résultant de tout organiser pour que tout finisse bien et rien dans cette histoire ne finirait bien, le « happy end » ne s'écrirait jamais.
Naruto ne voulait en cet instant même renoncer à Hinata, elle était plus qu'une amante désigné pour le satisfaire, la jeune femme avait des yeux plongés dans les siens comme jamais personne n'avait osé. Une admiration, encore. Naruto était pour Hinata ce que Sasuke était pour Sakura, une obsession et il comprenait, saisissait le terme « comprendre », lorsqu'une situation nous échappe, il suffit d'attendre que la roue tourne pour réaliser à quel point personne n'est né pour juger un comportement humain, car un matin, il est possible de se réveiller et de se tenir devant ce qu'on réfute le plus, trahison, tromperie, vole, ambition, rêve, tout peut arriver.
- Ne jamais dire jamais… Napoléon trois… Dit-il avec philosophie.
...
Assise sur un fauteuil sur le balcon, un verre de jus de fruit entre les mains, Sakura rêvassait aux événements passés. Le retour d'Ayame arrachait le cœur de la jeune mariée. Elle savait que cette femme était l'unique et grand amour de Sasuke, qu'il ne jurait et ne comptait que par elle. Sakura était consciente de l'amour sans faille qu'il lui portait, même en étant son amant depuis trois années, la jeune femme ne comptait plus les fois où Sasuke avait jouit le prénom d'"Ayame" sans même s'en apercevoir.
Elle en rit, s'était de sa détermination, Sakura avait sournoisement acheté le même parfum que sa rivale pour rendre Sasuke hors de contrôle au contact de cette odeur. Il venait comme un chien à ses pieds, elle en faisait tout ce qu'elle voulait, tout ce qu'elle désirait, il l'exécutait. Mais cette teneur avait un prix, la souffrance, la solitude et le mépris. Jamais Sasuke n'avait eu de mot tendre pour elle, aucunement de l'attention, s'était l'amant, c'est tout, il se tenait à se rôle néfaste à la perfection, sans faillir.
Elle sourit nerveusement, il n'était là que pour soulager son inaction lorsqu'Ayame avait épousé son frère aîné sous ses yeux. Il était resté là, planté, presque à retenir des larmes, elle se souvenait même que Naruto l'avait retenu par le bras lorsque le maire avait demandé la présence d'une personne qui s'opposerait à cette union.
Le silence. Et pourtant, elle l'avait vu, remarqué, cette crispation sur le visage d'Ayame, elle espérait sûrement secrètement que Sasuke intervienne, scandalise l'union, invoque la foule et jure devant l'assemblée que c'était lui l'homme qui devait épouser cette femme, mais rien, le néant, la future épouse avait dégluti avec dégoût, réalisant que la plus grosse erreur de sa vie était désormais achevée.
Le regard d'Ayame s'était glissée de larme, elle souriait pour essayer de le traduire en joie, mais Sakura reconnaissait ces yeux de désespoir, la désolation, la pitié de soit et de son manque de courage, Sakura avait eu le même regard lors de son propre mariage.
Au fond, ces deux femmes avaient tout en commun, elles avaient à peu d'écart accompli la même tragédie, épouser un homme qu'elle n'aimait pas, et la seconde était simple, elles étaient toutes deux amoureuses du même homme.
Damnation.
Néanmoins, Sakura haïssait Ayame, son air à ne pas y toucher, sa trop grande naïveté, son cœur si gros qu'il en devient hypocrite, elle ressemblait trait pour trait à Naruto, ils auraient du finir ensemble, tout serait plus simple.
Elle rageait, l'épouse Uzumaki rongeait, bouillonnait de l'intérieur, pourquoi cette cruche était revenu en ville, où avait-elle trouvé ce cran, divorcer, recommencer à zéro et avec l'homme qu'elle avait toujours aimé, son Sasuke.
Une colère s'empara d'elle, et Sakura jeta son verre par terre, le réduisant en morceau. Cette femme n'avait aucunement sa place parmi eux, il fallait qu'elle parte, qu'elle sache que sa vie n'était ici, elle lui rendrait le quotidien impossible, jusqu'à la faire fuir, jusqu'à la rendre folle.
Sasuke ne serait jamais à aucune femme qu'à elle.
...
Plusieurs minutes qu'elle tournait la cuillère dans son bol de thé, sa réflexion l'emmenait dans un tourbillon sans suite. Hinata n'était pas motivée ce matin, elle avait mal dormi, cauchemardant sans cesse. Le départ précipité de son professeur hier soir, traduisait la vérité la plus angoissante. Un matin, la femme de son professeur avouerait ses fautes, demandant le pardon, voulant une seconde chance, Naruto abdiquerait, sans hésiter.
Cette relation ne mènerait nulle part, Naruto n'était pas à elle, mais bien à une autre femme, à laquelle il était marié, engagé, et soumis.
Oui, de la soumission. Quel mari accepterait d'être humilié de la sorte, trahit, trompé par sa femme, celle qu'il aimait, ayant choisit son amant avec subtilité, son meilleur ami. Pourquoi cette réalité ne faisait pas fuir son professeur, tout plaquer pour tout recommencer. Comment faisait-il pour toucher le corps de sa femme alors que plus tôt elle fut souillée par un autre...? Hinata avait mal, tellement de douleur dans ses tripes qu'elle se mit à pleurer de tout son être.
Elle le voulait pour elle, seule, l'unique, l'âme-soeur, c'est ce qu'elle rêvait d'être, mais en réalité, qui était-elle...? L'amante, la maîtresse, l'acquise. Hinata était la seule "chose" que Naruto pouvait encore contrôler dans sa vie, la décision lui appartenait, c'était lui le meneur, lui qui avait les règles du jeu, seul sa personne décidait, elle était le peu de fierté qu'il lui restait, ce sentiment premier non ébranlé par outre individu.
Et elle, pensait-il à elle...? À chaque instant c'était le même refrain, "je ne sais pas pourquoi je suis là, mais je veux continuer". Avait-elle le choix ? Non. Lorsqu'on est amoureuse, le choix ne nous ai pas permit, on saute dans le vide par envie, et parce que c'est la seule contentassions que l'on peut percevoir de l'autre.
Un sacrifice. Elle s'en tenait la tête, elle allait exploser à force de combattre entre le bien et le mal. Hinata était amoureuse, terriblement éprise de cet homme, il était fantasque, admirablement gentil, passionné, un amant patient l'emmenant en voyage à chaque fois. Comment résister devant autant de bien-être...? Renoncer. Ce mot ne lui avait jamais effleuré l'esprit, pas une seule fois, elle ne romprait pas la première, c'était une évidence, une certitude, elle resterait l'amante, le pêché, la trahison, le second plan.
Elle en fut détruite et courut prendre une douche froide glaciale pour calmer les pulsions de son cœur l'amenant vers la crise d'angoisse.
...
Hautain. C'est l'allure que présentait cet homme dans la rue, sa fierté l'écrasait, essayant de le faire chuter sans honte. Sasuke n'en revenait pas que sa bien-aimée soit partie telle une voleuse après cette délicieuse nuit passée ensemble. Ils s'étaient retrouvés, pouvaient conquérir le monde, prendre les décisions qu'ils souhaitaient sans crainte, mais non, Ayame avait fuit, encore une fois.
Un affront, elle avait donné une autre punition à Sasuke, lâche, son amante était lâche, peureuse, aigri, quelles qualités pouvait-il lui dénicher parfois pour l'aimer autant...?
Il sourit, effrontément, c'était bien là son charme, cette pureté à tout rompre, même la tête du diable. Le désir, cette femme n'était que désir inassouvie, et où était-elle partie se ronger les sangs...? À leur café habituel sûrement, mais il ne s'y rendrait pas, assez de répondre au caprice de Madame, elle n'avait guère confiance en lui, c'était flagrant. Ayame n'avait de foi qu'en sa petite personne, pas étonnant qu'elle était devenue psychologue, elle préférait écouter les soucis des autres que de défier les siens.
Il l'ignorait, toute la journée, jusqu'à ce qu'elle vienne frapper à sa porte. Il en était fini le temps d'apprendre à cet enfant comment aborder la vie, leur amour ne pourrait survivre qu'en s'accordant la confiance la plus ultime.
Arrivant aux portes de l'université, Sasuke s'épuisait d'avance de songer à son autre souci, Sakura. Il l'avait bien cherché, s'accommoder d'un souvenir pour satisfaire sa propre lubie. Par quels moyens allait-il se débarrasser de Sakura, il devrait avoir les reins solides pour écarter cette sangsue de sa vie, elle le pourrirait, c'était certain. Mais qu'importe, ce matin Sasuke était égoïstement heureux, sans réel reproche à se faire, Ayame lui avait donné une force de titan, il se sentait invincible, irrésistible pour acquérir à jamais celle qu'il aimait.
...
Elle regarde son professeur rentrer dans la cours, il émet un sourire victorieux, l'observatrice en rit, qu'est-ce qui peut mettre d'autant bonne humeur dès le matin...? Elle souffle, encore un mystère masculin.
Karin détourne son regard, et observe les nuages gris qui s'avancent sur la ville. Elle venait toujours tôt à l'université, elle appréciait le calme et la sérénité des lieux. Ce bâtiment charmant paraissait encore plus secret sans élève, comme si une marque dérobée allait apparaitre devant ses yeux, relatant de fait passé.
Mais le calme fut de courte durée, elle entendit son téléphone sonner la réception d'un message. C'était Suigetsu, apparemment, il était venu la chercher pour les cours, mais ne trouvant son amie, il l'interrogeait sur l'endroit où elle se trouvait.
Karin se sentit honteuse, rien qu'à la lecture du destinataire du message, son cœur commençait à battre la chamade, des frissons envahissaient son ventre et sa gorge se gonflait de bonheur. Elle relut le message encore et encore, ne sachant que répondre, elle mourait d'envie de le voir, d'être avec lui, mais elle se heurtait aux raisons qui la poussaient à ne pas encore pardonner les multiples humiliations qu'il avait engendrées en rumeur.
Elle fut triste, aussi vite qu'elle était heureuse, éprise de son ami depuis l'âge de six ans, le temps n'avait fait que les séparer et les retrouver, sans jamais tirer profit de leur divergence. Que faire en cet instant...? Suigetsu avait mille fois tenté la séduction avec elle, essayant de se contenter d'un "désolé" et d'effacer les horreurs qu'il avait commit à son égard. Un pardon, un pardon égoïste, voilà ce qu'il voulait, qu'elle lui fasse savoir que c'était toujours un garçon charmant, que tout peut s'oublier avec l'amour...? Non, jamais elle ne s'abaisserait à ça, elle était beaucoup trop blessée et égratignée pour pardonner aussi facilement, il allait devoir être patient, très patient.
Karin rangea son portable dans sa poche de veste et décida de laisser le néant comme réponse à son ami.
...
Suigetsu s'attristait du temps que son amie abusait pour répondre, elle n'avait pas encore envie de le voir, ni de l'écouter. Il reposa son mobile dans son sac et décida de partir motivé à l'université, il n'avait pas l'intention de laisser encore plus d'espace s'accumuler entre elle et lui.
Oui.
Il avait osé l'insulter en public, dévoiler ses plus intimes secrets, la négliger, déposant un vide entres eux, un mur infranchissable. Karin était le douloureux souvenir de cette enfance bafouée, diminuée, il était seul, à subir les moqueries, seule son amie pour défense, et l'humiliation se faisait encore plus rude en ces instants, défendu par une fille, "il" deviendrait comme ces deux papas, une lavette ou plus familièrement « un homo ».
Une cassure dans son cœur, dans son âme, la tristesse l'avait forgé, mais à l'inverse du bien. Suigetsu était devenu méchant avec ses parents et Karin, les fautifs de son manque de confiance, de son rejet par les autres, c'étaient eux les coupables.
Rentrant au lycée, cette popularité si intense, rejeter les autres lui avait donné une immense estime de soi, seulement, c'était les mauvaises personnes qu'ils avaient fait reculer, les trois individus qui l'aimait tel qu'il était, sans plus, sans moins, c'étaient eux qui avaient reçu le châtiment.
Il se haïssait en cet instant. Le moment où il avait enfin expliqué à ces deux pères ce qu'il ressentait, ce qu'il avait vécu, avait été si simple, ils avaient compris, souffrant avec lui et pardonnant ses fautes, mais le convaincant de l'amour irréprochable qu'ils éprouvaient pour leur fils.
Cette soirée était la gifle qu'il méritait depuis des années, il était enfin devenu l'homme qui sommeillait au fond de lui, quelqu'un de bien, de simple, de drôle, d'enjôleur, le Suigetsu qui avait charmé "sa" Karin.
Ces regrets douloureux le firent sprinter, il mourrait d'envie de retrouver son amie, de se faire pardonner, de faire tout, tout ce qu'elle demanderait pour que le bonheur d'être à deux, un couple fort, unit, s'affirme. Ses pas le guidèrent à vitesse folle à l'université et il savait d'avance où trouver son amie.
Perchée en haut du bâtiment, Karin avait aperçu son ami courir à toute allure, viendrait-il ici… ? Il fallait qu'elle parte avant qu'il ne monte la rejoindre, elle n'avait aucunement confiance en ces principes, et se retrouver seul avec Suigetsu était dangereux pour ses valeurs.
Karin partit rapidement, mais pas assez vite, personne ne pouvait rattraper le cœur affolé de ce jeune homme prêt à tout pour séduire l'être aimé, elle se heurta à lui, devant la porte, et cette dernière poussa un cri de peur. Elle se précipita sur la porte, mais se fut trop tard, ils étaient coincés.
- Non ! Dit-elle cognant le fer
- Quoi… ?
- Sui, tu n'as pas remarqué qu'il n'y a pas de poignet de ce côté de la porte !
- Merde !
Les deux amis étaient bloqués sur les toits. Karin essaya de joindre Hinata pour la prévenir, mais le réseau ne passait pas en lieu si élevé. La jeune femme désespéra, elle allait rater les cours, être absente sans justificatif, le professeur allait joindre ses parents, ils s'inquiéteraient sûrement, leur fille était pourtant partit, comme à son habitude, elle pâlit.
- Tu es toute blanche Karin, ça va !
- Imbécile ! Hurla-t-elle. On est bloqués ici par ta faute, je vais rater les cours tout ça à cause de ta stupidité ! Tu ne pouvais pas faire attention pour une fois !
Karin s'éloigna de son ami, une envie de le gifler lui prenait dans tout son être. Et lui, il souriait, bêtement, il avait envie d'éclater de rire, ça se percevait sur son visage. Elle s'exaspère, décidément, Suigetsu ne prenait rien au sérieux, il ne s'en faisait jamais, toujours fier de ses bêtises, n'assumant aucunement les circonstances.
- Ça t'amuse… ?!
- Tu flippes vraiment pour rien !
- On va rater les cours par ta faute !
- Arrête Karin, on rattrapera…
- C'est quoi ton problème ?
- Et le tien de problème ?!
Les deux amis d'enfance se défièrent du regard, lorsque Suigetsu fit reculer le corps de Karin jusqu'au mur et la bloqua avec son torse. Il la regardait intensément, des braises à la place des pupilles, des pensées luxurieuses le hantaient, du désir, une folie, une bêtise, la liste de ce qu'il souhaitait assouvir à l'instant avec Karin.
- Tu n'as pas envie de profiter de la situation… Glisse-t-il sensuellement
- …
- Ça m'excite, d'être enfermé avec toi, ici, sans que personne ne nous voit, ni ne nous entendent…
- Sui…
- J'ai envie de t'embrasser…
- Non…
Karin sentait son cœur battre à vive allure. Le parfum de Suigetsu, ses lèvres qui frôlaient son visage, son corps collait au sien, elle avait chaud, terriblement chaud, elle avait des difficultés à déglutir, elle sentait sa bouche s'humidifier, ses yeux se fermaient, elle ne tenait plus debout.
Mais rapidement, les mauvais jours revinrent comme un boomerang, il était cruel, tellement odieux avec sa féminité, hors de question de lui donner ce qu'il voulait. Elle le repoussa, de toutes ses forces, mais il résista et la coinça davantage.
- Non Sui…
- Karin, profite de la situation pour une fois…
Ces trois derniers mots furent fortement mal interprétés par la jeune fille, et elle le gifla de tout son poids. Ce dernier recula de stupeur, il vit son amie se mettre à pleurer et s'écarter, jurant de tous les noms son ami et s'éloignant de sa personne avec dégoût, avec peur, avec supplice de rester loin d'elle.
Le cœur du jeune garçon se brisa en deux, il n'avait pas mesuré les circonstances de cet acte, le résultat étant que désormais, Suigetsu répugnait Karin.
...
Dans les couloirs de l'université, une tension régnait. Dans la mesure où le hasard faisait naturellement bien les circonstances de la vie, les quatre acteurs principaux de cette immense pièce de théâtre firent leur apparition au même moment.
Sasuke s'apprêtait à ouvrir la porte de la salle des professeurs, lorsqu'il reconnut le bruit des talons qui claque contre le carrelage ne pouvant appartenir qu'à la femme qu'il aimait. Le son qu'elle dégageait lorsqu'elle marchait été spécial. Un détail que seule l'ouïe de l'amour pouvait discerner parmi tant d'autre.
Lorsqu'il se retourna pour vérifier sa pensé, une femme divinement classe apparut. Un tailleur noir, un haut à voile blanc, une tresse en épis tenue sur le côté, un maquillage délicat, des lèvres brillantes, un glamour chic dans cette vieille université. Son cœur bondit avec toute l'évidence naturelle qu'il éprouvait pour cette délicate créature.
Cependant, derrière cette céleste apparition, sortit de l'ombre une tâche chocolat, ou plutôt rose bonbon, Sakura. Elle marchait derrière elle, aussi collante qu'une ombre, un regard de mépris, comme cherchant à jeter un mauvais sort.
Naruto arriva de l'autre côté de la pièce, il fit tomber ses clefs sur le sol et le bruit des objets qui tombèrent, firent tourner vers lui, l'attention. Ramassant son appartenance, il découvrit six yeux l'observant, comme ayant détruit toutes leurs pensées.
Le professeur de philosophie, accorda sa première attention à sa femme. Elle s'était vêtue de marron, une couleur bien terne, un affront au gris triste, c'était une couleur de détermination négative.
Puis, il regarda Ayame, une beauté sans pareille, il devait bien l'avouer.
Enfin, son meilleur ami, détournant instantanément le regard pour se concentrer sur sa bien-aimée. Mais cette dernière, croisant le regard de Sasuke, ouvrit la porte et s'enferma dans son bureau.
Ce geste de fuite redonna mouvement à Sakura, qui sourire victorieux aux lèvres, s'approcha de son mari et l'embrassa furtivement. Elle tourna les talons, et rentra dans la salle des professeurs, saluant toute de joie, sa meilleure amie, Ino.
Sasuke rentra à son tour, et partit directement se servir un café. Il le fallait, car une tempête se préparait. Naruto emboîta le pas de son ami se dirigeant à son tour vers les boissons chaudes. Voulant se servir un thé, il sentit une main ferme l'empêcher de verser le sachet dans la tasse. Naruto regarda sa femme, que s'apprêtait-elle à divulguer.
- C'est plutôt un café serré qu'il te faut !
- Subtile…
- Tu pues l'alcool !
À cette annonce, les collègues de Naruto le fusillèrent du regard. Comment leur ami tellement sein de corps et d'esprit, pouvait apprendre qu'à peine huit heure trente du matin sonné, il empestait le whisky.
- Tes yeux brillent et tu vacilles !
- C'est fascinant… Tu me connais depuis l'âge de trois ans et tu ne sais toujours pas quel est mon dessert favori ! Par contre, tu as toujours été doué pour me faire des reproches… Je trouve ça… Philosophique… Rit-il
- Naruto… Souffle Sasuke
Sasuke n'eut le temps de prononcer mot pour calmer les ardeurs des spectateurs. Naruto se prit la tasse de café bouillante dans la figure, lancée avec violence et colère par Sakura.
- Et toi depuis l'âge de trois ans, tu sais toujours quoi faire pour que je te remarque !
La jeune femme partit, claquant la porte, résultant de son immense déception.
Naruto essuya son visage, se ressassant les mots cruels de Sakura. La pire des vérités venait d'être prononcée par sa femme. Il était toujours là au bon moment, lorsque sa meilleure amie était déprimée à cause de Sasuke, quand elle se sentait trop faible par rapport aux autres, il était là, prenant toutes les opportunités pour la séduire, la faire craquer, montrer à cette femme que sa personne n'était dévouée qu'à son cœur.
Osait-elle prétendre que c'était comme du harcèlement… ? L'observant comme un prédateur prêt à saisir sa proie, bondir sur l'animal blessé et attaquer. Il en eut des frissons, Naruto devait s'avouer à lui-même que c'était une révélation correcte. Il ne la quittait jamais des yeux, surveillant ses humeurs, ses dires, ses actions pour séduire Sasuke, attendant patiemment que son ami la rejette pour intervenir, se faisait ainsi passer pour le meilleur ami parfait, l'homme attentif, quelqu'un de dévoué, une âme-sœur.
Naruto se répugnant de sa propre personne. Qu'était-il devenu au juste… ? Un jouet, un pion, un pantin.
- Un homme soumit… Sourit-il sournoisement
Le professeur quitta ce lieu où tous ces regards devenaient pesants, le confortant dans cette réalité. Cependant, se mettant à rire fièrement, il constatait encore une fois que tout relatait à s'accuser. Avec Sakura, c'était toujours pareil, c'était la faute des autres, jamais la sienne. Aussi loin qu'il se souvienne, jamais la jeune femme ne l'avait rejeté, ou demandé de la laisser seule, elle se servait de lui comme d'un mouchoir, versant ses larmes et jeté ensuite lorsque tout s'arrangeait.
Une hypocrite, sa femme était hypocrite, elle ne devait savoir ce que le mot « faute » signifiait. Elle se pensait parfaite la bougre, et il l'aimait malgré la liste de défaut qui se déroulait.
Rentrant dans sa classe, sa surprise fut de croiser le regard de Hinata. Elle l'avait entendu ouvrir la porte, reconnaissant sa façon de marcher. Il paraissait étrange, fatigué, un peu froissé et ses dires se confirmèrent lorsqu'elle le vit s'effondrer sur sa chaise.
Elle avait envie de pleurer, était-il fatigué de sa nuit, avec sa femme, de tendre et passionné retrouvaille, faisant l'amour dans chaque recoin des pièces de l'appartement comme il aimait le faire. Il avait une marque rouge dans le cou, il osait afficher la preuve d'un échange charnelle, ou les lèvres de Sakura avait brulé la peau de Naruto. Une envie de vomir prit la jeune élève, ce regard insoutenable qu'il avait sur elle ne voulant strictement rien dire. Elle percevait la fin arriver, la rupture empestait, une odeur de terre mouillée, de fer rouillé. Hinata allait éclater en sanglot, lorsqu'un élève s'approche d'elle.
- Bonjour Hinata…
Elle leva les yeux et vit Shikamaru.
- Tu es toute pâle ça va… ?
- Oui… Bonjour Shika… Je… Je peux t'aider…
- Ouais ! Je voulais savoir si on pouvait travailler chez toi ? Mes parents refont la maison et ça empeste la peinture et je t'en passe, du coup, ça serait plus pratique chez toi, enfin, si ça dérange pas… ?
- Hum et bien…
Hinata regarda du coin de l'œil son professeur. Il la fixait toujours, ne sachant aucunement l'objet de cette observation pointue. Shikamaru chez elle, devant l'accueillir jusqu'à la fin de l'année. Elle ne verrait plus son professeur, ils devraient travailler la nuit autrement, et les samedis et dimanches étaient consacrés à sa femme. Elle fut piquée au cœur, comme une piqure traversant la chair, allant jusqu'à toucher son os.
- Hinata ?
- Euh, oui, bien sûr, il n'y a aucun problème ! Je… Je te note l'adresse tout de suite !
Ce qu'elle fit, le cœur gros, mais peut-être était-ce la bonne solution, la voie de secours à prendre pour fuir ses sentiments ardents qu'elle éprouvait pour son professeur de philosophie. Elle donna ce bout de papier où se trouvait le lieu de son habitat, le cœur gros. Shikamaru s'empara de la note, regardant cette jeune fille fragile. Ses mains étaient moites, sa peau encore plus blanche qu'à son habitude, elle paraissait effrayée, ou plutôt angoissée.
Naruto ne détourna pas son regard d'Hinata. Que pouvait lui marmonner son élève, qu'elle était fatiguée, triste, et non épanouie. Il savait que son élève était la seule à véritablement souffrir dans cette spirale, qu'elle subissait des dommages collatéraux suite aux vengeances personnelles de chacun.
Et pourtant.
À l'instant, la seule chose dont il avait envie, c'était de se fondre dans les bras de son amante, sentir son parfum d'orchidée, donnant à sa peau un goût sucrée qu'il appréciait mordiller. Elle l'apaisait, le rendait calme et serein, confiant et aimant. Il surprenait parfois son cœur s'emballer au contact de ses lèvres, mais rien encore de comparable au touché de ceux de sa femme.
Il se sentait minable, cette jolie marguerite ne méritait pas le piquant des roses, égratignant ses pétales douce et délicate. Même le soleil ne possédait plus la capacité de l'éclore.
Les élèves rentrèrent un à un, annonçant que l'heure des cours commençaient. Naruto se sentit épuisé, un mal de tête l'écrasait. Il avait envie de dormir, ne sentant plus aucun des muscles de son corps.
Divaguant, il fit une interrogation surprise à ses élèves pour une longue durée de deux heures. Puis, surpris, ils virent leur professeur s'écrouler sur le bureau, s'endormant. Ils furent tous surpris de constater que Naruto s'était bel et bien endormi profondément.
Hinata en fut blessée, mais inquiète également. Que s'était-il passé avec sa femme pour qu'il soit dans cet état aujourd'hui… ?
Subitement, souhaitant oublier son mal intérieur, elle constata seulement maintenant, que Karin et Suigetsu comptaient absents en cette matinée. Elle regarda son mobile, peut-être n'avait-elle entendu un message ou un appel, mais rien, ses deux amis n'avaient donné aucune nouvelle. Étrange qu'il soit tous deux absents en même temps.
...
Sur le toit de l'université, le silence prenait place depuis plusieurs minutes. Karin s'était assise par terre près des barrières, elle regardait le paysage à perte de vue, bientôt les nuages gris rempli d'eau allaient tomber sur eux.
Suigetsu, assis contre le mur de la porte, regardait sans relâche son amie affichait un air peiné. Elle se retenait de pleurer, de crier, que pouvait-elle résoudre, quel monde parfait imaginait-elle… ? Sûrement une vie où son meilleur ami ne l'aurait jamais blessé, ni abandonné, une existence habitant une confiance ultime, se satisfaisant de ce qu'il possédait, deux parents aimant et une amie dévouée.
Pour le jeune garçon, c'était comme si ces années n'avaient jamais existées. Il s'était pardonné à lui-même, le jour où ses deux pères avaient clairement expliqué leurs attentions de parent, leur amour pour cet enfant un jour abandonné, recueillit par deux êtres qui s'aimaient, mais sans que nature ne fasse d'eux des parents génétiques.
Karin avait été à chaque instant infaillible devant les souffrances de Suigetsu, présente, même à des heures improbables, à des moments importants, toujours à ses côtés, tenant sa main avec tendresse et amour.
Aujourd'hui, les mauvais jours étaient derrière lui, voulant passer à autre chose, avancer avec elle et construire une histoire, intense, avec passion, envie.
- Karin, viens t'abriter, il va pleuvoir !
La jeune femme ne répondit aucunement, elle ne prit même pas le temps de tourner la tête, elle l'ignorait complètement.
Une première goutte tomba sur sa joue, puis ses cheveux roux, pour ensuite être agressée par une pluie torrentielle. Elle ne bougea pas pour le moins, elle fixait toujours ce point invisible, permettant de ne pas perdre le fil de ses pensées.
Suigetsu l'appelait, la convint depuis plusieurs minutes de se mettre à l'abri avant d'attraper froid. Elle percevait sa voix, un son d'homme, fort, beau, puissant, ce ton l'avait toujours rendu folle, elle aimait l'entendre parler, lui parler, croisant son regard tellement bleue. Elle se releva, faiblement, et prit place à côté de son ami.
- Enlève ta veste… Conseille Suigetsu
Karin obéît, elle ôta son vêtement mouillé, et enfila la veste de son ami. Dans un geste de protection, elle ramena ses jambes près de son corps, elle entoura ses dernières avec ses bras et posa son menton sur le creux que formaient ses genoux.
Suigetsu la regarda et sourit. Elle était belle positionnée comme ça, elle semblait fragile, une envie de la protéger le rongea. Subitement, il vit des larmes rouler sur ses joues, il s'inquiéta.
- Pourquoi tu pleures Karin… ?
- Parce que… Parce que tu sens bon…
Cette révélation avouée avec peine, ne put empêcher d'étirer un sourire affectueux sur le visage du jeune homme. Un compliment le flattant, louant l'affection particulièrement intime qu'éprouvait Karin à son égard, devenant folle rien qu'en respirant son odeur.
Il se tourna légèrement et prit sa main dans les siennes.
- Karin, je t'en prie, dit-moi ce que je peux faire pour que tout soit normal…
- Tu ne peux rien faire… C'est à moi d'oublier…
- Alors laisse-moi t'aider à oublier…
Suigetsu se sentit envahir par l'amour. Il se leva et passa une jambe de l'autre côté du corps de Karin, la jeune femme recula du mur, laissant la place à son ami de s'asseoir. Il écarta quelque peu les jambes et vint dès à présent prendre le corps de son amie pour la prendre contre lui et la serra dans ses bras. La jeune femme se sentit chaude, ses joues rougies traduisaient sa gêne, mais très vite, comme une habitude, elle ferma les yeux et savoura les coups de tambour que provoquait le cœur de Suigetsu contre son bras.
Ils savouraient cet instant, sérénité, confort et osmose. Il partageait enfin un instant unique, chaud, ou ni dispute ni reproche n'avaient leur place. Ils se retrouvaient, profitant l'un de l'autre sans modération.
...
À l'heure du déjeuner, les élèves de la classe n'osaient réveiller leur professeur de philosophie, même la cloche bruyante ne l'avait sorti de son profond sommeil.
Hinata restée seule, s'approcha du bureau de son amant. Naruto dormait profondément, insouciant qu'il venait de provoquer une rumeur sanglante. Quel professeur digne de ce nom empestait l'alcool aussi tôt, et osait s'endormir à son propre cours, laissant ses élèves seuls avec leur feuille.
Il souffrait. Elle passait son temps à le blâmer alors qu'elle savait pertinemment que cet homme était profondément blessé. Mais n'était-il pas trop facile de se morfondre sur lui-même, où était-ce simplement parce qu'il n'avait pas encore trouvé le courage de tout dire à sa femme et de la quitter.
Hinata se sentit défaillir, elle quitta la pièce, profondément triste, tellement qu'elle bouscula Ayame au passage, s'excusant à peine. La psychologue n'en tint pas rigueur, cette jeune élève avait l'air terriblement bouleversée.
- Encore un chagrin d'amour… Soupire celle-ci
Continuant son chemin, Ayame traversa le couloir, mais revint sur ses pas pour vérifier sa bonne vision. Non, elle n'avait pas rêvé, Naruto était bien endormi sur son bureau. La jeune femme s'approcha de lui et secoua son épaule.
- Naruto… Naruto…
Le jeune homme se réveilla difficilement, il se releva quelque peu et se tient la tête, une migraine l'envahit. Il se massa les tempes et regarda qui venait le déranger. Ayame remarqua ses pupilles dilatées et son regard brillant, et en se penchant sur lui, elle constata qu'il sentait légèrement l'alcool.
- Tu as bu… ?
- J'ai bu…
- Mais pourquoi… ?
- Parce que ton petit-ami couche avec ma femme...
Ayame avala difficilement sa salive, elle pressentit le mal arriver.
- Non, en fait, ce n'est pas le pire, tant qu'ils étaient amants je contrôlais la situation, mais maintenant que tu es revenue, je réalise que tu vas semer le chaos dans notre quotidien !
- Ouah, excuse-moi de bouleverser votre partouze géante !
- Mmh… Ce mot sonne divinement bien dans ta bouche, mais dis-moi, tu n'as pas l'air choqué… Tu sais que Sasuke est l'amant de ma femme…
- …
- Mais dis-moi un peu… C'était avant ou après avoir fait l'amour avec lui ?
Ayame n'en revenait pas d'entendre des mots aussi cruels. Une colère noire la rongea, pourquoi devrait-elle assumer à la place des autres la faute qu'ils commettaient depuis tant d'année. C'était injuste, elle se sentait certes coupable, mais elle n'avait demandé à personne de formé un triangle de trahison.
Cet air si sûr que prenait Naruto, ce visage si peu reconnaissant, hier il l'encourageait à pardonner à Sasuke et aujourd'hui c'était un reproche. Elle ne comprenait rien.
Ne supportant ce regard accusateur, elle le gifla fortement, afin qu'il ravale ces paroles.
- Je n'ai fait de choix pour personne Naruto ! Les décisions que vous avez prises ne relatent que de votre personne ! Moi j'ai su assumer, à votre tour !
Ayame quitta la classe, prise d'une crise de larme assourdissante et s'enfuit s'enfermer à double tour dans son bureau.
Naruto regrettait déjà ses paroles, il ne voulait pas s'en prendre à son amie, il était vraie qu'elle n'y était pour rien dans les circonstances et les séries d'événements depuis son départ. Mais le jeune homme voulait constamment trouver un coupable, il maudissait se punir lui-même, alors il châtiait son entourage.
Le jeune homme était perdu et pensant en avoir terminé avec les leçons de morales, une grande tasse de café vint se poser violement sous son nez. Il leva le regard et vit Gaara. Cependant, s'il pensait pouvoir s'adresser à l'ami, c'est au Directeur de l'université qu'il allait se heurter.
- Naruto, j'apprends encore une fois que tu es venu en cours soul, je te renvoi, c'est clair ?!
- Au nom de notre grande amitié j'espère… Rit-il pour se moquer
- Au nom de ce qui est juste, Monsieur le philosophe !
Gaara se retira et laissa Naruto seul avec sa migraine et ses remords. Le professeur se remémora ce mot « ce qui est juste ». Il savait ce qui était juste, c'était de se venger de sa femme qui abusait sans modération de son amour, qui le gaspillait sans honte, osant séparer tout respect qui les liait tous les trois.
La rage, était bien le sentiment qui guidait les pas de Naruto depuis sa rencontre avec Hinata. Comme le murmure d'un ange, une voix de Dieu en réponse à une prière.
...
Sasuke s'admirait dans cette glace. Il observait les parties de son corps qu'Ayame avait caressé avec douceur, amour et volupté. Jamais une femme ne l'avait savouré avec tant d'ardeur, de plaisir, de sensualité. Sasuke était le mensonge que créaient les hommes, la femme était leur seul point de séduction, la seule qualité qu'il possédait, cet être féminin, les guidant dans leur meilleur jour, construisant leur vie avec poigne, confiance et principe. Elle appuyait leur masculinité, leur force, c'étaient elles qui traduisaient leur arrogance, leur fiabilité, c'était grâce aux femmes que l'homme était puissant, mais seulement lorsqu'elle donnait grâce.
Sans femme, l'homme ne serait qu'un animal sauvage. Celle qui donnait la vie, éclos ce parfum d'humanité.
Ayame était la femme de sa vie.
Sa pensée se noircit. Une tâche apparait devant son songe. Sakura. Elle ouvrit la porte des toilettes des hommes sans honte, avec vivacité, elle ne voulait surtout pas oublier un seul mot de son intervention. Sasuke s'attendait au pire venant de sa vieille amie. Il connaissait son bon cœur, mais il avait aussi connaissance de son égoïsme fatal.
Les jeux étaient faits, rien n'allait plu.
- Très jolie griffure dans le cou… Dit-elle avec ironie
- Sakura…
- Non, je sais ce que tu vas me dire… C'est fini ! Sauf que c'est hors de question ! J'en ai assez de n'avoir Sasuke que comme une option à ma vie ! Je veux te conquérir…
- J'aime Ayame Sakura… Tu vas perdre ton temps…Et surtout, tu vas souffrir…
- Je ne peux souffrir plus que je ne souffre déjà…
- Sakura…
- Et puis, il n'y a pas que mon temps que je vais perdre, mais celui d'Ayame aussi… Elle a l'air assez fragile… Un couple ne résiste pas lorsqu'une troisième personne est dans votre vie, j'en sais bien quelque chose non… ?
- Tu te crois puissante n'est-ce pas ? Naruto t'a gâté à ce point ! Au point de devenir cupide !
- Cupide ? Est-ce un défaut de vouloir obtenir ce que l'on désir ?!
- Non, sauf si cela implique de blesser les autres !
- Sasuke… Je t'aime…
Le jeune homme ne pouvait pas recevoir ces trois mots de façon rageuse. Chaque personne aimait les entendre et flattait notre âme à chaque fois. Même avec tous les reproches que Sasuke pouvait faire à cette femme, il la savait sincère, mais terriblement dangereuse. Elle allait tout tenter, le vice rongeait Sakura, Naruto l'avait bien trop gâté, répondant toujours par « oui » à ses nombreux caprices, il avait fait d'elle une femme se pensant due de toute chose.
Sasuke croyait en l'amour d'Ayame, mais il était vrai qu'elle était plutôt fragile depuis qu'elle savait cette relation triangulaire malsaine. Elle se sentait coupable, même si le juge de nos actes est notre propre personne, son amant pensait être le trop, la goutte d'eau ayant fait déborder le vase.
- Sakura… Tu as un mari aimant… Pourquoi ne pas profiter de l'amour qu'il te porte… Est-ce que Naruto t'importe tant que ça ?!
- Non… J'ai… J'aime Naruto, mais à ma manière… Je ne serais pas sa femme sinon…
Sasuke rit de manière arrogante et moqueuse. Sakura venait de parfaire sa personnalité de femme girouette. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait, ou plutôt elle ne savait pas comment l'obtenir, Naruto n'était qu'un vulgaire mouchoir sur lequel elle essuyait ses larmes, pour le jeter une fois rassurée. Il n'était qu'une éponge aux jours sombres de cette femme, elle se sentait forte grâce à lui, mais tout ce courage ne servait pas à l'aimer en retour, bien au contraire, elle le faisait crever à petit feu, comme rien.
- Tu sais Sakura, pour l'instant tu ne le réalise pas mais… Un jour tu perdras tout et tu auras des regrets qui te détruiront lamentablement, sans pitié ni répits…
- Naruto ne me quittera jamais, il m'aime, quitte à tout accepter ! Cet idiot doit être le seul homme sur terre à accepter que sa femme le trompe sans faire scandale ! C'est un amoureux transis, le genre d'être à tout sacrifier même sa fierté pour garder celle qu'il aime… Et puis surtout, c'est un naïf, jamais il ne saura…
- Ouah… Tout ça c'est beau et merdique à la fois… Tu abuses de son amour comme pas permis, et ça, ça me fout en l'air !
- Tu es mon amant pourtant…
- Oui, mais uniquement par intérêt !
- Tu es odieux… Dit-elle la voix en sanglot
- C'est bien le seul point en commun que l'on possède…
Sasuke s'épuisait, cette conversation tournait en rond et il était fatigué de ne jamais pouvoir chasser cette femme de sa vie. Soufflant d'agacement, il quitta la pièce, la tête aussi lourde qu'un sac de plomb. Ce tourbillon ne s'arrêtait-il jamais… ? Assez des faux semblants, des mensonges, de vivre la peur au ventre, déprimé et dépité, se dégoûtant de toute chose. Il voulait vivre, assumer sa vie d'homme épanoui.
La femme qu'il aimait enfin pour lui, juste à lui, il ne laisserait rien gâcher cette amour pure, même s'il fallait mettre les pieds dans le plat.
...
Des minutes, des heures que Karin et Suigetsu étaient dans la même position. Le jeune homme n'avait pas une seconde faillit, il tenait son amie entre ses bras, fortement, de peur qu'elle s'échappe, encore une fois.
Il était fiévreux, son cœur ne cessait de gigoter, son sang circulait au point de faire de l'hypertension, commençant à titiller sa fierté. Cette position, ce temps pluvieux, cette situation, tous les deux seuls sans personne, dans un lieu public, l'excitait dans toute sa foie. Un fantasme qu'il voudrait assouvir à l'instant.
Karin se sentit rougir, l'organe masculin de son ami poussait contre sa cuisse depuis quelques secondes. Son cœur cognait si fort qu'il frappait son bras, et le corps de son ami était aussi bouillant que le sien. La jeune femme n'avait jamais été dans une posture plus agréable. Elle était confinée dans les bras du garçon dont elle était amoureuse depuis un temps indéterminé, et cette chance, cet espoir qui se réalisait enfin en était presque effrayant.
Etait-elle en train de rêver, était-elle dans une espèce de transe ou d'illusion. Non, elle était bien dans le temps présent, dans les bras que beaucoup de femme avait voulu s'obstiné à capturer pour en abuser sous ses yeux envieux.
Suigetsu sentait terriblement bon, tout son parfum enivrait ses sens, déterminant sa réelle présence à ses côtés. Elle souhaiterait rester là, des heures durant, et profiter enfin d'une intimité parfaite avec son ami. Dans une innocence naturelle, Karin enfouit plus précisément sa tête dans le cou du jeune homme. Il frissonna à ce contact intime, il ne tenait plus, il mourait, il rêvait d'un baiser ardent, de déguster les lèvres pulpeuses jouant sur sa peau.
D'un geste tendre, il posa sa main sur la joue de Karin et affronta son regard. La jeune femme rougit davantage, n'ayant jamais partagée autant de désinvolture avec Suigetsu.
Cependant, au-delà des frissons piquant que ressentait Karin, par-dessus l'envie irrésistible d'embrasser son ami maintenant, elle déchanta. Et repoussa le garçon avec ses bras. Suigetsu fut surpris, l'ambiance était tellement électrique, pourquoi stopper… ?
La jeune élève se releva précipitamment, comme une peur de tomber. Pourtant, Suigetsu n'avait pas déliré, son amie avait autant envie que lui de l'embrasser, de se toucher, de se serrer fort, que se passait-il.
Il se mit debout et s'approcha de Karin. Il empoigna son bras et l'attira vers lui, elle qui s'était de nouveau réfugiée sous la pluie. Il la regarda, un peu frustré, mais surtout interrogateur, son amie était toujours tellement fuyante, autre son sentiment de lui en vouloir pour tout le mal qu'il avait commis, le jeune homme percevait une autre quiétude dans le cœur de Karin.
- Karin, qu'est-ce que tu as… ? Souffle-t-il, caressant sa joue
- Rien…
- Pourquoi tu me fuis sans cesse… ?
- Je…
Un bruit strident se fit entendre, une ferraille poussé sur le béton, la porte dérobée s'ouvrait. Karin profita de l'instant pour se défaire de l'emprise de Suigetsu et se dirigeait vers la bonne âme qui venait les délivrer.
Ayame fut surprise d'apercevoir deux élèves enfermés ici. Ils avaient l'air troublé et perturbé, la jeune fille était trempée jusqu'aux os et ce jeune garçon avec son aspect d'homme bafoué. Quel genre de scène tragique s'était encore joué en ce lieu.
- Madame, par…
- Inutile, ce n'est rien, je suis moi-même déjà restée coincée ici… Sourit-elle
- Hum…
- Partez-vous sécher à l'infirmerie, vous allez attraper un rhume monstrueux autrement…
- Oui… Merci…
Suigetsu suivi son amie sans oublier de remercier gracieusement cette nouvelle intervenante de l'université. Elle avait un regard doux et mélancolique en les regardant s'échapper. Décidément l'adolescence, quelle inoubliable période qu'on ne se relacerait de revivre, en ne changeant rien, ou en améliorant juste un peu.
Ayame avait besoin de prendre l'air frais. Cette pluie ne voulait pas s'arrêter de s'abattre, elle qui aurait voulu savourer le panorama de la ville à l'aide de ce vieux bâtiment.
- Dommage…
- Ne t'en fais pas, ils finiront ensemble !
La jeune femme ne se retourna pas, la voix de cet homme était unique, décidément, ils ne pouvaient plus se séparer. Observant que la jeune femme ne faisait attention à sa personne, Sasuke claqua la porte avec force. Ce bruit eut le don de faire sursauter Ayame et de constater qu'ils étaient à leur tour pris au piège. Elle se tourna brusquement mais fini dans les bras puissant de Sasuke.
- Je pensais que la première fois que je te ferais l'amour à l'université, ce serait dans une de mes classes, ou dans ton bureau…
- Sasuke, je n'en ai pas envie…
Assez.
Trop de temps gaspillé, Sasuke ne voulait plus que se concentrer sur leur bonheur. Il se foutait du monde entier, ce qu'il voulait c'était elle, eux, et rien de plus. Qu'importe la répercussion, les troubles faites, les obstacles et les menaces, il détruirait tout un par un juste pour le radieux sourire de sa bien-aimée.
- Tu sais que Naruto est venu ivre ce matin…
- Je sais… Dit-il la collant entre le mur et lui
- Il est détruit Sasuke…
- Tant mieux…
- Pardon ?
- Naruto n'est pas l'homme naïf et blessé que Sakura pense connaître, il est fort, il est juste dans la période où il doit se battre contre lui-même ! Entre l'idéal qu'il a de la femme qu'il aime et la réalité !
- C'est ton meilleur ami Sasuke, il ne souffre pas qu'à cause de Sakura…
- Non… Non Ayame… Lorsque la personne que l'on aime nous trahit, évidemment, on n'en veut à la personne complice, mais c'est bien celle que l'on idéalise qui paie le prix ! Tout ça ne nous concerne plus !
- Mais…
- Ayame… Naruto m'a foutu son poing dans la gueule, en me disant qu'il avait une maîtresse… Il est en train de rentrer dans le jeu de Sakura, c'est une histoire entre elle et lui…
- Sauf qu'elle t'aime toujours…
- Je m'en fous ! Je te veux toi !
Sasuke joignit sa possession au geste, et embrassa fougueusement Ayame. Plus rien ne semblait vouloir arrêter cet homme en transe. Il enleva le haut de sa partenaire et vint déboutonner son pantalon pour le descendre jusqu'aux délicates chevilles de sa dulcinée et se permit de venir directement s'abaisser à son fruit défendue et de le torturer malgré le tissu.
Ayame poussa un cri de jouissance, son amant était le plus valeureux des charmeurs.
Le professeur ne parvenait plus à résister et se lassant de lécher ce tissu fin, il poussa sur le côté le sous-vêtement et caressa de ses lèvres la peau chaude et humide de son amante. Ayame s'envola, elle agrippa la chevelure corbeau de Sasuke en signe de continuer sans se stopper. Dans la fougue, il attrapa sa jambe et la posa sur son épaule, puis vint malaxer un de ses seins.
La jeune femme posa sa main sur celle de Sasuke et imita ces gestes d'une sensualité déconcertante, ces deux êtres se désiraient au plus haut numéro que le ciel pouvait porter en matière d'érotisme.
Des minutes à torturer le pêché et le sien s'impatientait dans ce jean maintenant bien trop serré. Il se releva et embrassa son amante. Il défit sa ceinture, déboutonna son bas et descendit son boxer. La fierté du jeune homme n'attendait que de posséder cette créature tentatrice de toute destruction à la vertu.
Il s'empara des deux jambes fuselées de sa bien-aimée et vint les entourer autour de ses hanches. Ayame s'agrippa de toutes ses forces au cou de Sasuke et vint lécher ses lèvres en guise de gourmandise.
Sasuke admirait sa belle, si désirable, si prude d'ordinaire, les timides étaient des farouches frustrées. Il pénétra en elle avec tout le soulagement que cette planète puisse soupirer et vint faire danser son bassin contre la paroi pour donner un plaisir inassouvie à celle qu'il aimait.
Cette position n'avait rien de romantique, ce partage semblait bestial, et pourtant, le regard de ces deux amoureux pétillait aussi intensément que les étoiles. Ils ne parvenaient à s'imaginer le manque que l'autre à traverser, impossible de savoir combien de fois ils auraient souhaité passer ce cap et venir s'assouvir dans la plus sale des luxures.
L'amour n'avait pas de domicile, il vagabondait toujours vers l'être désiré, porteur d'engagement ou non.
Dans leur corps, ça grondait, cognait, tremblait, frappait, les organes naturelles avaient une manière de prouver à l'humain tout le bien être d'un échange corporel, à condition qu'il soit partagé avec un être que l'on aime. Il nous dépasse, quelle preuve d'amour sauvage, elle pouvant être exploitée de n'importe quelle manière, sincère ou impromptu, les voilà dans l'échange le plus aimant de leur vie.
Succombant à mère nature, ils jouissaient de façon bruyante et s'embrassaient ardemment, mêlant leur langue dans une danse mouillée.
- Sasuke…
- Tu es une divine le visage envahit de plaisir…
Elle rit et l'embrassa furtivement, heureuse, rassurée. Ce moment de folie était délicieux à vivre, une liberté soufflée par les cieux. La jeune femme se rhabilla, gênée subitement, elle venait de vivre cet instant comme un rêve affreusement pornographique. Honte de piétiné les principes romantique de l'amour. Toutefois, elle n'hésiterait pas à revivre ce moment.
Sasuke s'approcha d'elle et prit son visage à pleine main, pour venir poser amoureusement ses lèvres contre les siennes. Cette femme l'enivrait, il était accro à son visage, ces deux yeux pétillants couleur noisette l'observant d'une manière indescriptible, c'étaient les yeux de l'amour.
Heureux, sans honte, cet homme pouvait crier à ce monde qu'il était épanouit et préparé à accomplir sa vie d'homme auprès de cette femme.
- Sasuke…
- Tu n'arrêtes pas de prononcer mon nom…
- C'est pour entendre ta réponse…
- Mh ?
- Rien, un truc de fille… Sourit-elle
- Je vois…
- Mais j'y pense on est…
Ayame s'était dirigée subitement vers la porte, elle semblait avoir entendu Sasuke la fermer en rentrant, mais elle constata avec rougeur qu'il avait bloqué la porte avec la planche. La jeune femme s'intimida, n'importe qui aurait pu monter et les entendre ou les voir, quelle honte.
- Ne t'en fais pas mon ange, tu jouis très bien…
- Sasuke !
Elle tapa sur son torse, timide. Cet acte devait être pur et pudique, quiconque n'avait à entendre ou regarder, elle s'en voulait d'avoir osé partager son intimité dans ce lieu public. Ayame emboîta le pas pour quitter les toits, sous le rire moqueur de son amant, se ravissant de la mettre autant mal à l'aise.
...
La journée se termina, soulageant beaucoup de cœur lourd. La cloche sonna l'heure de quitter l'université pour partir se détendre chez soi. Cependant, la journée n'était pas encore arrivée au point de demain, et les événements perturbateurs n'avaient pas d'heure.
- Shikamaru ! Interpelle Hinata
- Oui ?
- Tu veux bien qu'on commence à travailler ce soir ?
- Ouais si tu veux, c'est parfait !
Shikamaru se dirigea vers sa dulcinée et l'embrassa pour un au revoir. Hinata se sentit un peu soulagée, elle n'avait aucune force d'affronter Naruto aujourd'hui, les voyant partir ensemble, son professeur renoncerait à une visite ce soir.
Ils quittèrent les lieux et se rendirent chez Hinata. Le jeune homme trouvait son amie étrange, elle semblait très fatiguée et dérangée. Son regard reflétait une envie de pleurer et son corps semblait peser des tonnes.
Arrivé dans l'appartement de la jeune femme, Shikamaru resta ébahit, il ne s'imaginait pas trouver un aussi luxueux lieu de vie pour une simple étudiante, sa famille était vraiment riche. Shikamaru se souvenait que son amie était une Hyûga, deuxième plus grosse fortune du pays après les Uchiha, famille de son professeur. Par ailleurs, ce détail l'avait toujours étonné, son professeur de français en statut de fonctionnaire au lieu de président directeur.
- Tu veux quelque chose à boire… ?
- Un verre d'eau ça ira, merci…
Hinata apporta le contenu et s'assoit près de son ami. Ils ouvrirent des dossiers, des documents, et commencèrent leur laborieux travail pour leur projet de fin d'étude.
Dans le coin du couloir, un homme observait la porte de son étudiante. Il avait oublié que son élève était en projet, il devrait attendre qu'elle termine de travailler avec son ami pour la rejoindre. Naruto partit dans le couloir de droite et s'assit par terre, attendant sagement.
...
Karin marchait vite, très vite dans les rues, elle sentait une présence la suivre. Elle ne voulait être rattrapée par cet individu, craignant le pire, la méchanceté.
- Tu me fuis ma parole ! Ricane une voix stridente
Shion ne cessait de suivre Karin, elle voulait sûrement débiter son lot de moquerie sur elle, brisant toute sa confiance, toute sa pudeur. Soudainement, trop prise par la panique pour remarquer quelconque obstacle, elle percuta un passant.
- Pardon…
- Ce n'est rien Karin…
La jeune femme reconnu cette voix, Suigetsu. Par quel moyen était-il arrivé avant elle à ce carrefour, ils étaient partis en même temps. Le jeune homme sourit à son ami. Il remarqua son air confus, il leva la tête et comprit son tourment.
Shion, encore et toujours.
Suigetsu prit la main de Karin et l'attira pour continuer leur route.
- Tu viens, notre projet ne va pas s'écrire tout seul !
- Mais, Sui…
Karin se fit trainer par son ami, en direction de son domicile. Shion les suivait toujours, murmurant des insultes à l'égard de la jeune femme. La rousse ne tenait plus, elle se mordait les lèvres pour retenir des larmes. Cette blonde était odieuse, elle s'acharnait sur sa personne sans véritable raison, abusant de sa faiblesse, de n'être une professionnelle du conflit, détestant cette situation. Le pire fut lorsque Shion employait des mots que soi-disant Suigetsu avait servi. Monstrueux. Attaque sur son physique, sa personne, sa personnalité, elle allait craquer.
Subitement, elle sentit la main de Suigetsu la lâcher. Il fit demi-tour et s'approcha de Shion brusquement. Elle n'avait jamais aperçu un regard aussi violent de la part de son ami.
- Tu sais ce que tu es Shion… Une ordure…
- C'est pour ça qu'on va bien ensemble chéri…
- Non… La différence entre toi et moi, c'est que j'avais des raisons pour être ainsi, j'ai vécu la solitude comme une maladie incurable… Tandis que toi tu es une petite fille pourrie gâtée, trouvant satisfaction à faire du mal aux autres !
- …
- Je te plains… Vraiment je te plains…
Suigetsu laissa Shion digérer ces mots brusques et lourds de sens. Elle n'en revenait pas d'avoir été pour la première fois de sa vie humiliée dans son égo, se sentant manipulée et écrasée. Elle ressentit une cassure dans son cœur et son ventre. Shion rebroussa chemin, dégoûtée.
Karin observa Suigetsu. Elle n'avait jamais vu autant de méchanceté à la limite de la vengeance dans son regard et ses propos. Au fond d'elle, Karin était plutôt fier, Suigetsu venait de prendre incontestablement sa défense, ayant résumé à la perfection la personne abjecte qu'était Shion.
Le jeune homme semblait toujours sous tension. Karin, rougissante, se fit violence pour oser prendre la main de Suigetsu dans la sienne. Le jeune homme surpris, regarda instinctivement son amie. Timide. Elle voulait le rassurer, le calmer. Un geste qui réussit, Suigetsu resserra la pression et sourit de nouveau.
Arrivés chez Suigetsu, Karin sentit son cœur s'emballer. Elle pressentit une tension électrique entres eux, comme des électrons cherchant à s'attirer. Ils montèrent tous deux à l'étage, dans la chambre du jeune homme. Des mois qu'elle n'était pas venue en visite, qu'elle n'avait pas pénétrée dans le lieu intime de son meilleur ami. Surprise. Certaine décoration avaient quitté la pièce, et quelques meubles avaient changé de place. Le lit était désormais collé parallèlement au mur, au côté de la fenêtre. Une commode à gauche du lit, avec deux cadres photo.
Karin était intriguée naturellement, et se dirigea vers le meuble pour apaiser sa curiosité. Elle captura entre ses mains la première photo et son cœur rata un battement, les deux pères adoptives de Suigetsu étaient capturés par le temps. La jeune femme ressentit une fierté vis-à-vis de son ami, jamais auparavant il n'aurait accepté de les avoir près de lui, et aujourd'hui il prouvait par cette attache l'importance que ses parents avaient dans sa vie.
Elle reposa l'objet, souriante. La seconde, créa l'arrêt cardiaque à Karin. Le souvenir date de l'école primaire, une photo prise en vacance d'été, où Suigetsu et Karin posaient tous deux. Ils souriaient, tous les deux, content de jouer dans le sable, partageant la construction d'un château fort.
Deux mains se posèrent sur ses épaules, enlaçant son corps.
- J'aime cette photo, on est complice… Souffle-t-il
- …
Karin reposa la photo et s'échappa de l'étreinte de Suigetsu. Le jeune homme ne savait plus que faire pour conquérir son amie. Elle fuyait, n'importe quel geste, une approche, une révélation, elle s'échappait, fuyante, sentant son corps se contracter de peur.
Il s'inquiétait. Avait-il surestimé l'amour que lui portait son amie. Peut-être que son comportement odieux avait diminué, voir anéanti ses sentiments amoureux.
Le jeune homme se dirigea vers la table base, et s'installa, penaud.
- Bien, mettons-nous au travail, je vois que tu n'attends que ça… Dit-il une pointe d'agacement
Karin sortit ses affaires de son sac, et s'installa en face de son ami. Elle avait bien remarqué qu'il s'impatientait et se questionnait sur son comportement. Repensant à leur proximité de ce matin, le corps de la jeune fille se contracta, quel moment sucré. L'envie d'embrasser Suigetsu, de fondre dans ses bras et de profiter de la situation l'avait rongé, envahit, jusqu'à perdre pied et ne plus contrôler la situation.
Mais.
Karin avait une peur misérable cachée en elle, au fond de son cœur, de son âme, comment expliquer un tel tourment à un garçon, à l'homme qu'on aime et qu'il est impossible de décevoir.
...
Les heures passèrent et le projet de Karin et Suigetsu avait fortement avancé. Il faut dire qu'avec les talents de la jeune élève, le jeune garçon ne pouvait rêver mieux. Elle était tellement cultivée, intelligente, encore deux qualités qu'il appréciait chez elle. Son amie avait été différente durant ces trois dernières heures, sûre d'elle et dirigeante, elle métrisait à la perfection son don. Pourquoi ne pas se conduire ainsi avec ses sentiments… ?
Suigetsu ne tenait plus, il craquait. Apercevant neuf heures du soir à son portable, il se décida à jouer sa dernière carte, le romantisme.
- Karin, tu as faim… ?
La jeune femme fut surprise par cette question, elle regarda l'heure à son mobile et constata qu'il était tard. Elle commença à ranger ses affaires, comptant partir.
- Qu'est-ce que tu fais… ?
- Je rentre, il est tard…
- Non, reste manger avec moi…
- Tes parents vont bientôt rentrer…
- Non, ils sont absents jusqu'à dimanche à cause du travail…
- Ah…
- Je vais nous faire chauffer des pâtes ça te vas… ?
Joignant l'acte à la parole, Suigetsu se leva et partit immédiatement dans la cuisine, rapporter deux plats chauds et des boissons. Il revient quelques minutes plus tard, muni d'un plateau qui devrait calmer leur appétit. Karin rangea les affaires et fit de la place sur la table. Son ami ne cessait de sourire, il semblait ravi qu'elle soit restée, est-ce que Suigetsu y tenait tellement… ?
- Tu veux que j'allume la télé ? Demande le jeune homme
- Si tu veux…
Il s'exécuta, et mit une chaine de divertissement. La télévision comblait le silence entre Suigetsu et Karin. La jeune femme ne savait quoi dire, quelle conversation aborder, jamais un calme aussi plat s'était glissé entres eux.
- Je suis désolé…
- Hum… ?
- J'ai réussi à creuser un vrai gouffre entre nous… À tel point que tu ne sais plus quoi me dire…
- Sui…
- Je te le répète Karin, dit moi ce que je dois faire pour te conquérir…
Effrayé par ces mots inattendus, Karin renversa de la sauce sur son gilet. Elle souffla d'effroi, et Suigetsu se précipita vers elle avec une serviette mouillée pour essuyer la tâche. Il posa une main sur son épaule et frotta contre le sein droit de son amie, une caresse indirecte qui eut le don de faire grimper la température et monter le désir.
- Ça ne part pas, enlève ton gilet… Susurre-t-il
La jeune femme, innocemment, enleva le vêtement, délicatement, un geste attentif faisant fondre inconsciemment Suigetsu. Il se rendit ivre, cette sensualité mêlée à une douceur extrême, Karin était unique et il atteignit le point de non-retour en constatant que son amie ne portait qu'un débardeur noir, rehaussant sa fondante poitrine.
Il suffoqua, Suigetsu courait à sa perte.
- Qu'est-ce que tu es belle…
- Mais arrête Sui !
Karin se leva subitement, en larme, d'un coup, le jeune homme s'inquiéta et se releva, il ne comprenait pas. Chaque compliment, chaque tentative, chaque preuve se vouaient par un échec, son amie le rejetait catégoriquement, refusant toute alliance avec ses sentiments, le vide, le néant, était le seul pardon qu'elle accordait.
- Karin, je… Je suis perdu, pourquoi tu me rejettes sans cesse ?! Je sais que je t'ai fait du mal, que je t'ai blessé et pire même, mais je veux te faire oublier tout ça, non pas par pitié, mais parce que je veux être avec toi !
- Mensonge !
Karin rentra dans une crise larmoyante. Elle était en colère, tout son esprit se vidait en cet instant, tout ça n'était que trop, assez de se cacher, elle voulait cracher en pleine figure la vérité à Suigetsu, tant pis pour le résultat, son cœur hurlait ce qu'il retenait depuis trop d'année.
- Tu mens Sui ! Tu mens effrontément ! Belle, belle, belle, tu ne sais pas ! Tu ne sais rien ! J'ai dix-neuf ans Sui, dix-neuf ans et je n'ai jamais entendu ces mots autres que de la bouche de ma mère !
- Karin…
- Mais non !
Elle recula, comme fuyant ce diable persécuteur, son bourreau, sa déchéance.
- Tu ne sais pas ! Jamais embrassée, jamais cajolée, jamais invitée, jamais désirée ! Toujours, toujours derrière toutes ces filles que tu t'es envoyés, pendant que moi je pleurais sur ma pauvre tête de bigleuse, de vierge gluante, c'est bien ça, ce sont tes mots !
- Karin…
- Non, tais-toi ! Tu prétends savoir ce qu'est la solitude, mais tu ne sais rien ! Tu mens, tout le temps !
La jeune femme était en furie, tout son corps la brûlait, il flambait entièrement, toutes ces années de souffrance, de douleur accumulé dans le silence sous le regard arrogant du garçon qu'elle aimait. Ciel, qu'il faisait sombre.
- Tu ne sais pas ce que c'est, d'être repoussé, d'entendre des chuchotement à son égard, moqueur et irrespectueux, de voir toutes les filles danser au bal sauf toi, que le garçon charmeur fait rire toutes les filles sauf toi, que tout le monde fait la même chose, au même moment, sauf toi ! D'être la risée, la saint nitouche, alors ferme-là !
Karin se recula et s'écrasa sur la commode. Elle avait des difficultés à reprendre son souffle, elle pleurait et combattait son démon en même temps, ne réalisant qu'elle poignardait Suigetsu à chaque révélation.
- La solitude… Mais tu ne sais pas ce que c'est d'être réellement seul Sui… Tu ne sais pas…
Suigetsu. Pleure.
Il venait d'être saigné par tous les incubes de Karin, il réalisait seulement maintenant qu'elle annonçait toute la vérité de leur relation. Le jeune homme n'avait jamais été seul, il cherchait simplement une identité, une liberté, pendant que la femme qu'il aimait elle combattait contre tous, seule, ne pouvant construire une personnalité devant tant de rejet, son rejet.
Il avait blessé cette fille pure, cette merveille, cette perle qu'il chérissait comme un trésor. Il s'en voulait au point de vouloir se jeter par la fenêtre, il comprenait, il devinait que le rejet de Karin était dû à la douleur de ne pas avoir confiance en soi.
Elle était bafouée en tant que femme.
Suigetsu saisissait qu'aucun mot ne soulagerait ces dix-neuf années de douleur et ce en partie à cause de lui. Il ne pouvait que la guider, la conforter dans le bonheur d'être deux.
Il s'approcha, tremblant, et se jeta contre son amie pour la serrer fort dans ses bras. Il l'étreignit avec une force démesurée, il ne comptait pas la perdre, jamais.
- Sui…
- Je n'aurai pas assez d'une vie pour me faire pardonner, mais je veux toute une vie à tes côtés apprenant chaque leçon de notre vie à deux, tous les deux, juste toi et moi, tu comprends !
- Sui…
- Ce matin j'avais une envie irrésistible de t'embrasser et de te toucher, d'abuser de ce moment tellement excitant !
- …
- Je sais que tu l'as ressenti, tu avais cet air coquin dans les yeux, mais tu n'as pas osé !
- Sui !
- Karin, je ne sais pas pour les autres hommes, mais je sais que jamais je n'ai autant désiré faire l'amour qu'en fantasmant de le faire avec toi !
- …
- J'ai envie de toi, de ton corps, de ton caractère, je veux qu'on apprenne ensemble ! Peut-importe si certaines filles ont préféré gaspiller leur première fois, la tienne sera parfaite parce que je te donnerais la plus extrême des tendresses !
- Sui… Tu…
- Non, je te charme si tu veux, je te drague si tu veux, mais je ne te mens pas !
Karin rêvait. Elle ne réalisait pas toute cette vague d'amour dont l'enroulait Suigetsu. Des nuits à imaginer cette scène des milliers de fois, mais jamais elle n'aurait pensé le vivre aussi intensément. L'espace tournait autour d'elle, le temps s'était sûrement arrêter, le monde allait s'écrouler, rien n'était possible, où l'homme qu'elle aimait la désirait réellement.
Comme pour répondre à son interrogation, Suigetsu fit face à Karin. Elle n'osait le regarder, le moment était bien trop gênant, elle rougit comme un coquelicot, elle s'insultait de petite-fille. Mais le jeune homme en sourit, la timidité de son amie était charmante, attendrissante, c'était un côté de sa personnalité qui la rendait unique devant toutes ses conquêtes, innocente, le charme qui l'hypnotisait le plus chez son amie.
Le cœur de Karin s'emballa sentant une main se poser sur sa joue. Son visage remonta et elle ferma les yeux de peur. Suigetsu la serra de plus en plus contre lui. Elle ressentit des frissons partir de son bas de dos jusqu'à sa nuque, son thorax se contracter au rythme du chemin imaginaire que parcourait la main de son partenaire caressant son dos et lorsqu'elle sentit les lèvres de Suigetsu pincer les siennes, elle se sentit légère, subitement.
Chaleur, humidité, confort, douceur, « c'est ça un baiser », se questionne-t-elle.
Elle resta fixe, se contentant de suivre les mêmes mouvements de Suigetsu. Karin ne réalisait pas, elle échangeait un baiser, qui plus est le garçon qu'elle aimait. Son cœur se libéra en glissant des larmes de joie sur son visage et vint spontanément poser une main sur la joue du jeune homme. Il captura cette main pour l'installer derrière son cou et s'empara de la seconde qu'il posa au même endroit, puis il glissa ses mains jusqu'au hanche et vint coller son front contre le sien.
Suigetsu respirait profondément, son rythme cardiaque ne voulait se stabiliser, ce baiser était encore plus délicieux que toutes les fois qu'il l'avait songé. Il voulait plus, beaucoup plus, il s'empara de la bouche de Karin de manière gourmande et chatouilla sa lèvre supérieure avec sa langue. La jeune fille recula, ressentant un picotement gênant dans sa chair. Il rit, amusé, et recommença.
- Donne-moi ta langue…
Karin se sentit mal à l'aise, elle n'avait jamais embrassé et ne savait comment s'y prendre, mais Suigetsu semblait être d'une patience d'ange et guida sans complexe sa bien-aimée. La jeune fille entrouvrit légèrement la bouche et sentit immédiatement la langue chaude de Suigetsu caresser la sienne. Il l'enroula et démarra une danse langoureuse. Karin souffla un gémissement incontrôlable, c'était délicieux. Le jeune homme fut emporté dans une fièvre à l'attente des souffles jouissifs de son amie et la serra encore plus fort contre lui, glissant sa main sur sa taille fine, caressant du bout des doigts ses seins.
- Mmh… Sui…
Il souleva Karin, capturant de nouveau ses lèvres, et avança sur le côté pour l'allonger sur son lit. Il caressa son bras, puis vint malaxer l'un de ses seins. La jeune femme ressentit un poids sur son intimité, elle était excitée, mais horriblement terrifiée, tout va bien trop vite, Suigetsu avait-il l'intention de brûler des étapes.
...
Shikamaru pliait ses affaires, l'heure du diner était dépassée et il se devait de rentrer chez lui. Hinata avait grandement insisté pour qu'il reste tardivement, étrange par ailleurs, il avait l'impression que son amie redoutait d'être seule, comme essayant de gagner du temps.
- Excuse-moi je t'ai retenu tard…
- Ce n'est pas grave, au moins on a bien avancé…
- Oui…
Hinata ouvrit la porte, presque avec retenue, elle glissa même sa tête à l'extérieur pour être certaine de ne pas apercevoir son professeur. Shikamaru trouvait la situation de plus en plus bizarre.
- Hinata, tout va bien… ?
- Oui, oui, désolée…
Shikamaru sortit dans le couloir, et observa son amie. Elle paraissait fragile, elle était pâle et ses mains semblaient humides. Stressée, angoissée, Hinata ressemblait à un agneau égaré dans une forêt infestée de loup.
- Hinata, tu as un souci… ?
- Non, non, excuse-moi ! Rentre bien surtout… Sourit-elle difficilement
- Oui, merci… À demain !
La jeune femme ferma la porte à double clé.
Dans les couloirs, Naruto entendit les portes de l'ascenseur s'ouvrir pour se refermer, et entendit le bip indiquant que l'appareil descendait. Fait, il se releva et marcha d'un pas décidé à l'appartement d'Hinata.
Cette dernière, en train de préparer un thé, entendit sonner à sa porte. Ses mains se mirent à trembler, elle espérait que le visiteur n'était autre que Shikamaru, ayant oublié une affaire. Elle s'approcha de la porte et regarda dans le judas. Dans l'œil de bœuf se refléta la silhouette de son professeur. Aucune envie de le voir, de l'entendre, elle redoutait sa visite, il était tellement tard.
- Ouvre-moi…
Hinata sursauta, elle ne s'attendait pas à l'entendre. Il frappa dans la porte, doucement et ordonna encore d'ouvrir. Il reformula sa requête, rajoutant qu'il voulait absolument la voir. La jeune fille craqua. Elle retourna la clef dans la serrure et ouvrit un peu la porte.
- Je peux rentrer… ?
- Non, je n'ai pas envie ce soir…
- J'en ai besoin…
- Pas moi !
Hinata bouscula la porte, mais Naruto la retint brusquement et rentra. Il enleva sa veste, ses gants et fit comme chez lui. La jeune élève reprit sa respiration, elle avait eu peur, son professeur l'effrayait depuis quelques temps, il crispait, en colère, sur les nerfs, le traduisant par une possession excessif.
- Je voulais m'excuser pour ce matin…
- …
- Je sais que ce n'est pas la première fois que tu me vois soul, mais…
- Naruto, je veux que tu partes ! Hurle-t-elle
- Écoute, je comprends que tu sois en colère, mais… Je suis sincère…
- …
Soudainement, ils entendirent un bruit criard. Le ventre de la jeune femme fit entendre qu'il manquait d'appétit. Naruto rit légèrement et s'approcha de son amante. Il la prit dans ses bras et l'embrassa, puis quittant ses lèvres, heureux que son baiser lui soit rendu, il replaça une mèche de ses cheveux et caressa sa joue.
- Je pensais que tu avais mangé avec la tête d'ananas !
- Qui ça… ?
- Shikamaru !
- Pourquoi tu l'appelles comme ça ? Sourit-elle amusée
- Parce que cet imbécile à gaspiller notre temps !
- Je te rappelle que c'est ta consigne !
- Je te rappelle que je suis un idiot...
Hinata sourit, un signe de bonheur qui attira Naruto à l'embrasser passionnément. Il quitta ses lèvres et retira son pull, puis revint donner un langoureux baiser. Ses mains commençaient leur joyeuse balade sur le corps divinatoire de cette jeune fille.
L'ambiance était bouillante, Hinata répondait à toutes ses envies, mais un autre grognement venant du ventre de la jeune fille les interdit de se donner l'un à l'autre en cet instant.
- Désolée…
- Ce n'est rien, ne jamais faire l'amour le vendre vide…
- Tu… Tu veux diner… ?
- Euh, oui ! Dit-il comme une évidence
- Non je veux dire… Ta femme ne va pas t'attendre… Demande-t-elle détournant le regard, une pointe d'agacement
Naruto remarqua les yeux d'Hinata briller, elle avait une envie de pleurer sa gêne. Il comprenait qu'elle souffrait, qu'elle était perdue, et qu'une angoisse de le perdre rongeait son esprit. Cependant, il ne pouvait rien encore lui promettre, il savait seulement que l'attention de rompre avec sa maîtresse n'était pas envisageable, il avait besoin d'Hinata comme une seconde peau, avec elle il se retrouvait, il vivait, même s'il se trouvait dans une bulle de mensonge et que l'arrivée sera insurmontable, il se laissait porter par la voix de Satan et voulait vivre ce pêché entièrement, et puis, il devait se l'avouer, Hinata faisait partie de ce corps de femme pour lequel vous ne pouvez pas résister.
- Ne t'en fais pas pour ça, j'ai tout mon temps…
- D'accord…
Les deux jeunes gens s'installèrent pour diner. Ils prirent place sur la table basse et dégustèrent leur repas commandé. Naruto s'installa à côté d'Hinata, voulant absolument bien plus savourer son corps que le repas. Il glissa des mots coquins à son oreille et embrassa son cou, le mordit, se permit même de le lécher.
- Naruto, arrête…
- Tu as des frissons et tu rougis…
- Et alors… ?
- Je peux savoir depuis quand tu te rebelle ! Ironise ce dernier
- …
Elle resta silencieuse, n'osant l'affronter. Hinata savourait terriblement ce moment de complicité, elle ne voulait pas le briser, mais elle en souffrait tellement également. Comment choisir ce qu'il devrait être juste et continuer à se noyer dans cet océan d'amour néfaste… ?
- Hinata… Dit-il ne cessant d'embrasser son cou. J'ai envie de faire un truc coquin ce soir…
- Euh…
- J'aimerais… Tester une position, un peu particulière…
- Ah, mais, euh…
- Ne t'en fais pas, tu vas adorer…
Sans prendre le temps d'entendre sa réponse, Naruto se jeta sur les lèvres d'Hinata. Il l'embrassa avec passion et ardeur, cette nuit sera l'une des meilleures.
Les deux amants se retrouvèrent sur le canapé. Naruto avait allongé Hinata et enlevé tout le haut. Il vint ainsi sucer et lécher les seins et tétons de son amante. Jouant avec les nerfs de son élève, il se précipita sur le jean de la jeune femme pour l'enlever et ôta sa culotte. Il vint tout de suite glisser sa langue chaude sur le fruit défendu et taquina sa partenaire de longues minutes durant.
Au bord de l'orgasme, Naruto stoppa le préliminaire. Il vint prendre le bras d'Hinata et l'assoit. Il l'embrassa, encore et vint subitement lui ordonner de se retourner. La jeune fille d'abord surprise, exécuta les ordres de son professeur, intriguée.
Naruto retira son pantalon, son boxer et tomba nez à nez avec sa fierté largement dressée et impatiente. Il se mit à genoux derrière Hinata sur le canapé et bien la courber.
- Na… Naruto…
- Tu vas adorer… Dit-il fiévreux
Déjà au bord de l'implosion, voilà qu'une pluie torrentielle vint régaler davantage le fantasme, Naruto adorait ce son, il était comblé. Hinata se demandait toujours ce qu'attendait son professeur, et lorsqu'elle sentit la fierté de Naruto taquiner l'entrée de son intimité, elle avança, inquiète. Mais l'homme ne la laissa s'échapper et tira ses hanches vers lui, et tenta de nouveau de la pénétrer.
Le chemin atteint, ce fut deux souffles de jouissance qui se firent entendre dans la pièce, un soulagement, un bien-être. Naruto commençait ses vas et viens, impatient d'entendre Hinata jouir, et l'attente ne se fit point longue, la jeune fille essouffla des râles de plaisir ardent.
Elle avait honte d'elle-même, cette pose, cette ambiance, elle aimait, aimait tellement qu'elle se retenait de crier fortement, ayant peur que tout l'immeuble l'entende, le plaisir que lui procurait Naruto était sans identité, c'était tout simplement à vivre.
C'était inexplicable, que faisait cet homme, d'où puisait-il cette osmose, cette perfection, il lui procurait des béatitudes vifs, sa fierté contre son organe dansait à la perfection, son ventre était assaillit par une horde de papillons, son cœur opérait une course intensive, ses reins la brûlaient, ça cognait, ça cognait dans tout son être, elle ne pouvait plus retenir son envie de jouir bruyamment.
Naruto entendit soudainement Hinata jouir sans retenue avec fierté. Il savait que dans cette position, elle deviendrait folle, incontrôlable, à sa merci. Il sentait bien Hinata lui échapper, fuir, reculant en sa présence, et c'était hors de question. Elle lui appartenait, c'était lui qui décidait, même si la jeune femme se sentait incapable de le repousser officiellement, une aide extérieure pourrait lui donner le courage de le faire, et d'aucune manière Hinata le jetterait, s'il devait se séparer, ça viendrait de sa part, Naruto voulait contrôler la relation qu'il entretenait avec Hinata, c'était lui la plume, se donnant l'ultime droit de décider pour eux. Il devenait fou, enrageait, dépendant de son élève, cette histoire était la sienne, personne n'écrirait une ligne de ce conte.
Il gigota encore plus fort, encore plus vite, encore plus suavement. N'importe qu'elle femme aurait pu succomber aux charmes électriques de cet homme en cet instant. Sensualité, assurance, ce démon pourrait abuser de n'importe quel ange, il était hypnotique.
Hinata était au bord de l'implosion, elle sentait toute son anatomie caressait l'orgasme. Elle posa sa main sur sa bouche pour retenir certains cris qui paraîtraient douteux. Mais pour le professeur, c'était inimaginable, aucune barrière ne devait se glisser entre eux. Il se pencha sur elle et retient sa main.
- Ne retient rien, crie mon nom si tu le souhaite, je veux t'entendre le hurler…
Hinata ne tenait plus, la fierté de Naruto ne cessant de gonfler en elle était tellement divinatoire qu'elle pourrait en perdre connaissance, et comme une envie de courir, la jeune femme poussa un hurlement se nommant « Naruto ». À l'entente de son prénom rugi comme une tigresse à l'agonie, il jouit en elle, de tout son souffle, se laissant envahir par son propre piège, car le prénom signifiant « coin ensoleillé » se vit souillé par un homme qui n'avait su contrôler son bien-être, l'orgasme masculin pesait lourd, le poids de l'orgueil qui s'effondrait.
La jeune femme s'écrasa sur le divan, sentant le poids de son professeur en faire de même. Ils essayèrent de reprendre une respiration normale, de profiter encore de cette sensation en gardant les yeux clos.
Soudainement, le téléphone de Naruto sonna, à cette heure, seule sa femme pouvait vouloir le joindre. Il sentit le corps d'Hinata se relever, mais le professeur avait compris le subterfuge. Il rampa jusqu'à son élève et vint lui donner des baisers sensuelles, brisant toute la méfiance qu'Hinata aurait pu avoir de lui.
- C'était divin… Susurre-t-il mordant son cou
- Naruto…
- Je suis navré d'employer ce terme, mais tu es… Bonne…
- En effet, n'emploie pas ce terme !
Hinata s'échappa et se leva du canapé, mais Naruto se redressa aussi vite et empoigna sa main. Il l'attira sur lui, et l'assoit sur ses jambes. La sensation de l'orgasme était encore présente et l'élève plongea à nouveau dans une léthargie érotique.
- Je t'ai dit que j'adorais le sexe, et tout ce qui l'entoure, que ce soit pudique ou, à la limite du pornographique…
- Naruto… Tu… Tu es méconnaissable parfois…
Hinata prit un air tellement sérieux et peiné, que Naruto reçut une gifle psychologiquement. Il ne devait pas oublier le peu de lumière qui brillait encore dans son cœur, et ce grâce à son élève, c'était une jeune fille sensible et suave, il ne pouvait s'égarer de la sorte.
Naruto s'approcha un peu plus et entoura son corps de ses bras, pour venir poser son menton contre son thorax.
- Je suis désolé, je ne voulais pas te blesser… Je m'égare un peu c'est vrai, mais… C'était bon, je voulais juste que tu saches que j'ai apprécié de te faire l'amour de cette façon…
- …
Hinata sourit, son professeur avait retrouvé un air plus doux, plus tendre, elle ressentait sincèrement ces propos, et pardonnait son égard, après tout, se dit-elle, c'est un homme.
- Je dois rentrer… Dit-il soudainement
- Euh, oui…
- C'est de ta faute si je pars déjà, tu as préféré rester avec tête d'ananas que moi !
Cette réplique fit rire Hinata, un rire qui enchanta Naruto, l'entendre être amusé le rassura.
- Demain je le ferais partir plus tôt, promis…
- Ok ! Ça nous laissera une heure pour réviser et une autre heure pour te faire l'amour… Souffle-t-il
Hinata rougit, les yeux pétillants de sensualités de son professeur la déstabilisaient. Il était beau, irrésistiblement bel homme. Beaucoup de femme devaient tourner le regard sur lui dans les rues, et combien d'élève puissent se compter à fantasmer sur le professeur de philosophie.
La jeune femme se sentit légère, Naruto la mit debout pour mettre fin à ce câlin. Elle le regarda partir se rafraîchir pour revenir se vêtir. Elle aimerait partager une nuit avec lui, dormir au creux ses bras puissant, de ce torse confortable, elle voudrait sentir cette étreinte de coton venir les porter aux pays des songes ensembles.
- Hinata, habille toi, tu vas attraper froid…
- Oui…
Ce désir n'était qu'illusion, c'était impossible pour ce « mari » de découcher, de pas dormir dans « ce » lit conjugal. Pourtant, sa femme avait dû commettre cet affront, transgresser cette loi du mariage, pourquoi ne pas rendre le revers de médaille.
- « Il l'aime encore trop pour faire ça… »
La jeune femme avait une envie subite de s'effondrer en larme. Pourquoi aimait-il cette femme, elle ne le respectait pas, ne ressentait pas les mêmes sentiments, le traitait comme un chien, trahissant sa confiance et brisant sa fierté, piétinant son amour, réduisant en miette tous leurs bons souvenirs. Quelle raison valable pourrait donner la vie pour répondre à telle interrogation, cette femme ne le méritait pas mais c'était pourtant elle qui partageait sa vie, c'était injuste.
- Hinata, tu m'entends ?
- Oui…
- Tiens, mets ton haut et enfile ton pantalon…
La jeune femme exécuta son geste, tout en ruminant ces affreuses pensées. Cette une immondice, une blague de l'univers, cet homme fantasque appartient à une sorcière. Sa femme le menait à sa perte, il en salissait même son professionnalisme, quitte à venir à son lieu de travail soul.
- Je me sauve !
Naruto ouvrit la porte et embrassa Hinata sur le pas de porte.
- À demain… Prononce ce dernier
Hinata le regarda s'éloigner, quand soudainement, elle le poursuivit. Naruto retint la porte d'ascenseur, voyant son élève le rejoindre.
- Naruto…
- Oui ?
Hinata entoura le cou de son professeur, et l'embrassa, de tout son amour. L'homme rendit ce baiser sucré, prenant plaisir à danser avec les lèvres de son amante. Elle donnait des baisers toujours appétissant et remplit de douceur, c'était un moment intense, et toujours serein.
- Jure-moi de ne plus jamais boire… Dit-elle collant son front au sien
- Hinata…
- Jure-le-moi ! Je ne te demande rien d'autre que ça ! Au moins ça, ne boit plus jamais, jamais…
- Tu sais…
- Non ! Je ne supporte pas que tu te détruises avec l'alcool ! Donne le sens que tu souhaites à notre relation, mais ne fait plus cette erreur… Je sais que tu aimes ton métier, ne gâche pas ta passion aussi…
Naruto resta sans voix, il n'en revenait pas d'entendre des mots aussi sage et bourré de sens. Ces paroles l'atteignaient, venant se tatouer sur son cœur. Évidement qu'il acceptait cette requête, comment refuser cette demande à Hinata, elle qui voulait son bonheur, et sans profit au sien, quel ange.
Il releva sa tête et l'embrassa de façon, sensuelle.
- Rentre chez toi avant que je te fasse l'amour de manière sauvage dans ce carré d'ascenseur… Dit-il avec beaucoup de mal à respirer
- Naruto…
- Rentre Hinata, je t'en supplie !
La jeune femme quitta les bras de Naruto et s'enfuit en courant se réfugier chez elle. La porte claqua et la clé se tourna deux fois. Elle s'écrasa contre la porte et éclata en sanglot.
Dans son coin, Naruto s'écroula contre la paroi de l'appareil et se mit à genoux, comme pour prier Dieu. Il n'en revenait pas d'avoir été analysé aussi facilement par Hinata, ses émotions seraient-elles si prévisible… ?
Son amante avait l'air tellement triste, anéanti par son comportement. Quelle loque il faisait !
Osé se présenter soul devant elle, cette douceur, cet ange pur, son pardon, sa délivrance, sa rédemption, il l'avait trahit, abusant de sa confiance. En aucun cas il ne recommencerait tel débauche, nullement, il se le jurait.
Se relevant, il s'empara de son portable et écrit un message dont le destinataire n'était autre que son amante. Enlever sa peine, c'était tout ce qu'il souhaitait.
Hinata entendit le « bip » de son mobile. Elle se leva et se dirigea vers la table basse, se demandant qui pouvait l'interpeller à une telle heure. Débloquant le portable, elle vit s'affichait le prénom de son professeur envoyant un message.
- Je te jure de ne plus jamais me présenter devant toi ainsi et devant quiconque… Merci pour cette nuit, à demain pour la suivante…
Hinata était émue, Naruto répondait à sa requête. Elle espérait qu'il disait vrai, cependant, elle le croyait, il ne recommencera pas cette bêtise, elle l'avait vu dans son regard, entendu dans sa proposition coquine.
La jeune femme soupira de soulagement et partit prendre une douche.
Rentrant dans la cabine, elle ouvrit le robinet d'eau et tempéra la température. Savonnant son corps, Hinata se sentait étrange, les caresses qu'elle se faisait subir pour se laver, l'excitait. Naruto avait laissé sur elle, des marques de plaisir. Son corps entier se contracta et à la pensé de son professeur, elle se mit à râler sensuellement.
De sa main droite, elle parcourut son corps, passant par son cou, son sein gauche, son ventre et toucha son intimité. Elle sursauta, cet endroit était sensible, et provoquait des frissons. Son professeur avait fait d'elle une amoureuse du sexe, elle n'aurait jamais imaginé aimer ça autant que Naruto pouvait vénérer l'acte. Accro, elle était accro à son professeur en réalité, sous le charme de son corps, sous l'influence de la femme farouche qu'elle devenait entre ses mains.
Hinata sentit son cœur bondir et arrêta toute pensée et toute caresse.
- Je deviens folle !
Rougissante, elle sortit de la douche et osa à peine essuyer son corps, elle se sentait toute chose, comme affaibli, fragile. Enfilant un long maillot, elle courut vite dans son lit comptant s'endormir rapidement. Toutefois, ce fut impossible durant des heures, Hinata ne cessait de penser à cette nuit, charmante, enivrante.
Ce soir, ce fut Hinata qui était sous l'emprise de l'ivresse.
