Réponses commentaires :
Njoud : Salut ! Je suis ravie que cette fiction te plaise, et j'espère que tu continueras à la suivre jusqu'au bout :) ! Merci de me suivre
Cacahouette002 : Salut ! Je suis heureuse de savoir que ma fiction te plaise au point de pouvoir la relire x) ça me flatte :) et je te remercie d'être une fidèle lectrice… Ah, ah, très bonne remarque ma chère, nous verrons prochainement si c'était un détail important ;) ! Merci de me suivre
Charline : Ouah, j'aime beaucoup ta façon de t'exprimer, et je suis flattée d'entendre que je « peins » bien Hinata, surtout que c'est mon personnage fétiche Merci de continuer à me suivre, j'en suis plus que ravie
Ophélie : Je suis touchée par tant de sentiment que tu éprouves en lisant ma fiction… J'aime recevoir ce genre de commentaire, constructif, car ça m'aide à savoir où j'en suis et comment continuer, car j'avoue que lorsque j'ai lu « pathétique » j'ai fait « ouille », quelque chose ne va pas, mais j'ai très vite compris où tu voulais en venir ;) … En tout cas, merci pour tes nombreux compliments qui me touchent sincèrement, c'est important pour moi de savoir si je suis dans la continuité… Je sais depuis le début comme tout ce tourbillon va finir, et j'espère qu'il répondra aux attentes … Merci encore pour tes compliments, et de me suivre, en espérant que ça soit jusqu'à la fin…
Leila : Merci petite Leila, je suis ravie que cette fiction te plaise autant, en espérant que ça continue à te plaire …
Emilien03 : Merci pour ces compliments cher Emilien, merci de me suivre, en espérant que la suite te plaise toujours :)
Guest : Merci de suivre toutes mes fictions … :) Non, « nos meilleures années » n'est pas finie, mais avec toutes mes fictions, j'ai du mal à gérer mon temps, j'espère pouvoir fournir une suite assez vite…
Streema : Ma chère Streema, déjà merci pour tes commentaires et tes messages privés, même si je n'ai pas toujours le temps d'y répondre, sache que chacun de tes petits mots me touchent et m'encouragent Naruto et Sasuke ont effectivement deux mauvais rôles, surtout Naruto, il ne sait visiblement pas comment gérer sa vie et je pense que tu vas encore avec une dent contre lui x) ! Merci de me suivre toujours, c'est important pour moi, juste merci
Myst : Ouah, je vois que tu as de l'ambition à suivre ma fiction, et que visiblement, tu souhaites faire la peau à Sakura, moi aussi x) Merci de suivre ma fiction, ça me touche beaucoup, et je suis ravie de savoir quelle te plaît tant
Chyuu Nyaa : Ouah, merci d'avoir enchaîné les neuf chapitres d'un seul coup, ça me touche beaucoup et je suis contente que ma fiction te plaise :) ! MDR, avouez que vous appréciez quand ça coupe là où c'est intéressant, car ça procure plus de plaisir pour la suite :D ah ah ! Merci encore de me suivre
Chapitre 10 : « Irrésistiblement, deux jours… »
Quelles étaient longues ces minutes. Lorsque venait la dernière heure à supporter avant que la cloche ne retentisse la fin de semaine de cours, les secondes devenaient des minutes inconsommables pour le temps. Chacun se hâtait de franchir la porte, et de partir vivre leurs deux jours de plénitudes.
Temari et Shikamaru se rendaient à la campagne chez une tante de la jeune femme. Ils seraient au calme, libre, avec comme compagnon la fraîcheur de l'automne, s'accompagnant de balade romantique et de pique-nique sucré.
Karin elle, était plus anxieuse. C'était le troisième week-end en compagnie de Suigetsu. La jeune fille avait décidé de ne rien montrer à l'université. Aucunement honteuse de sa relation avec son ami, bien au contraire, cependant, c'était parfois insurmontable de faire face à la méchanceté de Shion, elle n'avait plus la force d'entendre une quelconque anecdote sur son bien-aimé.
Et,
Dans l'intimité, elle avait beaucoup de difficulté à se laisser aller, toujours effrayée par la spontanéité de son amant. Karin n'avait jamais eu confiance en elle, et le fait d'idéaliser son petit-ami, la rendait nerveuse sans répit. Pourtant, il était d'une patience d'ange, ne brûlant aucune étape, respectant ses choix et ses craintes.
Pourtant. Lorsque venait l'heure de plonger au pays des rêves, elle l'entendait expirer une légère lassitude. Impatient, comme tous les hommes, de goûter au plaisir charnel, et son amant bien plus que d'autre. Il ne s'était jamais caché et éprouvé quelconque honte, à dévoiler son appétit pour le sexe. Une pression de plus pour la jeune fille, sans expérience, n'éprouvant que mépris pour sa personne. Elle pourrait décrire à la perfection, toutes les filles qui s'étaient glissé dans le lit de son amant.
Parfaite. Souvent blonde, mince, des yeux pétillant de malice, bien que plus souvent écervelée pour la plus part. Karin se savait différente des filles de son âge, non pas que son égo criait sa bravoure, mais elle était plus calme, discrète, pudique, cultivée et sobre. Quand elle y pense, tout n'était qu'ennui chez elle. Que pouvait bien lui trouver Suigetsu finalement.
Morfond.
Hinata n'était guère dans des pensées plus agréables que son amie. Ces deux jours de repos n'allaient être appréciables. Hier dans la soirée, Naruto lui avait bien fait comprendre de ne pas essayer de le joindre, ce dernier partant avec sa femme en week-end.
Le plus surprenant, c'est que l'idée venait d'elle. Sakura s'était approché de lui, telle une chatte fière d'une bêtise commise. Proposant à son cher mari de partir loin de tout, vaquait à des occupations romantiques et romanesques, en montagne, vivre pleinement deux jours désirant comme seul compagnon, l'imagination rocambolesque de son mari.
Il avait débité son programme des étoiles dans les yeux, alors qu'une minute à peine avant de lui annoncer, il avait osé jouir son prénom, vulgairement, comme leur relation.
Brisée. Elle n'avait cessé de pleurer une bonne partie de la nuit, son cœur la faisant tellement se tordre de douleur. C'est ce qu'elle souhaitait, le transpercer d'envie, d'émotion, de passion, mais elle n'était qu'une option, et comme toutes les options, elle ne durerait qu'un temps. Une maîtresse n'avait qu'un titre de second, une consolation de l'âme détruite.
Amoureuse. Tellement amoureuse de cet homme, il était loin d'être l'idéal, bien au contraire, mais cet homme était envahi des meilleurs défauts, ceux qui vous font succomber, vous tenant dans l'insomnie, dans la rage d'être désireux de l'autre jusqu'à épuisement. Si jeune et déjà éprise aux tripes d'un homme.
Sursaut.
Les âmes apeurées se réveillèrent au son d'une cloche alertant que la fin des cours était enfin, arrivée. Karin rangea ses affaires, tremblante, lorsque son amant se retourna vivement, un large sourire aux lèvres, ravi d'être enfin le week-end. Ce plaisir flamboyant dans son regard, bondit le cœur de Karin. Écourté. Shion s'interposa entre les deux jeunes gens, venant, séduisante, demander à Suigetsu ce qu'il prévoyait pour demain soir. Il répondit, « rien », apportant tristesse à sa petite-amie, « rien », comme l'oisiveté. La rivale s'élança par conséquent dans une demande directe, venir prendre du bon temps lors d'une fête qu'elle organisait pour son anniversaire. Il acquiesce, il rejoindra son « ex » avec plaisir samedi soir, pour une soirée, chaude et bouillante, rappelant d'agréable souvenir.
Karin se leva précipitamment, attristée par cette décision soudaine de son petit-ami. Ainsi, il avait mis court à leurs deux jours en tête à tête. Shion dessina un rictus, toujours satisfaite d'humilier cette « pauvre » fille.
Suigetsu ne fit rien paraître. Il prétexta un rendez-vous avec un « pote » et laissa Shion sur un « à demain ».
...
Non loin de cette classe où les humeurs se dispersaient comme une énergie négative, dans le bureau de la psychologue, une autre ambiance régnait, impatience et volupté.
Assise à son bureau, complétant un dossier, son amant ne cessait de taquiner sa nuque de baiser, sous les rires envieux de sa bien-aimée. Posant une main sur sa joue, elle demanda à son « amour » de calmer quelque peu ses ardeurs.
- J'ai un élève qui doit arriver, alors tiens-toi bien…
- Tu n'as pas entendu la fin des cours…
- Je ne suis pas un fonctionnaire moi, je travaille même après les cours ! Rit-elle
- Quelle professionnalisme… Ça te rend encore plus sexy…
Ayame rougit quelque peu, son amant savait la charmer, mettre son cœur dans un pressoir, faisant glisser un nombre incalculable de sentiment passionné. D'un regard ils se dévoraient, amoureux était un mot futile pour eux, ils s'appartenaient, point.
- Dans ce cas je rentre faire nos valises, je commande à manger et on se met en route…
- Parfait…
- À tout à l'heure…
Fermant doucement la porte, Sasuke se sentit presque honteux d'aimer autant. Jamais il n'aurait pensé être aussi dépendant d'une femme, faisant ranger au tiroir ses plus mauvais démons. Et c'est fier et heureux, qu'il enjambe sa moto, et se dirigea à « leur » appartement, préparer le nécessaire pour passer deux jours de « plénitude ».
...
Marchant sans but, Karin négociait avec son cœur pour ne pas s'effondrer en larme en plein milieu de la rue. Mais subitement, c'est la réalité qui la rattrapa, sentant une main glisser dans la sienne, accompagné d'un souffle irrégulier, traduisant qu'on la poursuivait sans fin. Elle stoppa ses pas et vit son amant.
Il souriait, et caressait sa main avec son pouce, puis, sans prévenir, il l'embrassa, doucement. Suigetsu plongea son regard dans le sien, dégageant, non pas un sentiment de peine, mais d'incompréhension. Sa bien-aimée avait plongé tête baissé, ayant réellement cru qu'il sacrifierait deux jours seul à seul pour se rendre à une « orgie » de fête avec Shion.
Il se peinait, Karin n'avait visiblement toujours aucune confiance en elle et peu en lui. Sa bien-aimée était bien plus essentielle que ses anciennes luxurieuses bêtises.
Attendri par ce bout de femme qu'il souhaitait protéger, il colla son front au sien, et sourit, bêtement.
- Tu crois qu'elle va me piquer une grosse colère lundi, en voyant que je lui ai posé « the » lapin !
- Tu utilises des expressions ringardes maintenant…
Suigetsu se mit à rire, ravi de retrouver sa fiévreuse Karin, munie de répartie, et de taquinerie. Il l'embrassa encore, gourmant, vif, alerte. Se souriant, le couple se mit en chemin se réfugier chez le jeune homme, énumérant, le programme de samedi et dimanche.
...
Mauvaise humeur. Et pour la première fois de sa vie, Hinata se sentait irritée, rageuse et révoltée. Il y avait des jours où son caractère doux et patient, se sentait, de manière vulnérable, écrasé par des colères incontrôlables, elle voudrait hurler après Naruto, déballer toutes ces vérités puants le mépris, le désordre, le mensonge et le pêché.
Mais il suffisait d'un regard, d'une caresse, pour qu'une empathie démesurée, prenne le dessus sur les faits. Hinata le haïssait et l'aimait en même temps, et prit conscience que lorsque tout sera terminé, une seule personne pourra la ramasser à la pelle, elle-même.
Pénétrant à l'étage de son appartement, Naruto était déjà arrivé, et l'attendait assis par terre. Il se releva brutalement, comme trépignant d'impatience de rentrer, mais un nouveau phrasé alla tout briser. Elle ouvrit la porte, et passé le pas, il se dépêcha de déballer les affaires. Il se hâta, oui, mais pas d'assouvir sa maîtresse, non, de partir tôt, très tôt ce soir, afin de préparer les valises avec sa femme.
Naruto s'installa, sous le regard ébahit et incompréhensif de la jeune élève. Elle prit place lasse, et ne parvenait à réaliser que son professeur osait la snober. Il était plus que concentré et surtout centré sur les aiguilles de l'horloge qui comptait les minutes passantes.
Malaise. Hinata ne parvenait à se mettre au travail, Naruto expliquait des règles de philosophie sans qu'elle écoute réellement. Il se meurt en elle une pierre, sur le point d'écraser son cœur et de broyer ses organes. Une boule dans sa gorge roulait, essayant de retenir un bruyant hoquet de larme.
Mais s'en était trop. Naruto reçut un message écrit de sa femme et sourit, lisant et répondant à toute vitesse à cette invitation. Hinata se leva précipitamment et partit évacuer un liquide acide dans les toilettes. Elle se tenait le ventre et expirait tout le mal être qui la rongeait depuis des heures entières.
Restant courtois, Naruto se pressa de venir proposer son aide pour qu'elle se sente mieux. Cette dernière ferma la porte à clé, aucune envie d'affronter son « bien-aimé », et elle lui murmura doucement, de « partir ».
- Hinata… Je m'inquiète… Ouvre s'il te plaît…
- Pars…
- Je ne vais pas te laisser comme ça, tu as sûrement attrapé froid, tu…
- Sors !
S'il ne fut un homme, Naruto aurait pu sursauter de peur. C'est un démon qui venait d'hurler cet ordre qu'il ne négligea. Humiliant pour une femme de se trouver en état de faiblesse, son élève ne souhaitait être vu de la sorte, malade, pâle, et contagieuse. Du moins. C'est ce que l'esprit malin de Naruto, pensa à l'instant.
- Je vais tout de même t'appeler un médecin avant de partir, tu devrais rester chez toi ce week-end…
Aucune réponse, et cette pendule qui avançait l'heure. Naruto se sentait prit au piège, mais il avait promis à sa femme de se rendre tôt à la maison, afin de préparer leur voyage ensemble. Précipité, tel un enfant partant chercher son jouet fétiche, tellement quémandé.
- Je te laisse les coordonnées d'un très bon médecin sur la table…
- …
- Prends soin de toi, on se voit lundi d'accord !
Naruto s'échappa, tel un voleur pour lequel on aurait laissé une chance de prendre la fuite. Et c'est bien ce que l'homme fit, il s'échappa de sa vie de mensonge pour se précipiter dans une réalité qu'il clamait et réclamait depuis des mois.
Hinata s'effondra, elle entra dans une crise de larme, donnant un mal de tête affreux. Elle avait froid subitement, désirait se confiner dans une couette pour le réconfort, sentir une chaleur. Allumer la télé pour ne pas se sentir seule, et laisser la lumière ouverte pour ne pas avoir peur. Est-ce que la situation était telle qu'une rupture venait de s'annoncer sans même pouvoir la contrôler.
Pensant que tout était fini, imaginant ce couple se reformer de nouveau, échangeant baiser et plaisir charnel à ne plus s'en passer, Hinata se meurt, et voudrait moyenner n'importe quel démon pour cesser sa capacité à penser, à réfléchir, à imager.
Son vœu.
Ne plus aimer.
...
Lendemain.
Ayame et Sasuke, vêtus chaudement, se préparaient à l'aventure. Du moins, la jeune femme se sentait pousser des ailes, alors qu'un râle sortit sifflant de la bouche de Sasuke. Il avait choisi l'endroit pour son romantisme, sa beauté et son calme. Pour être honnête, il glissa à l'oreille de la déesse Vénus, qu'il avait préféré ce lieu car il souhaitait assouvir son amante toute la journée dans les sources chaudes, s'enivrer de son parfum dans de multiple posture énuméré dans tout bon livre érotique, crier son nom sans que personne ne les entendent.
Mais. Son amante, dévoreuse de connaissance, n'avait pu échapper à la visite culturelle du village. Exaspération.
- Chérie, tu es sûre de vouloir faire cette visite…
- Évidement ! Qui viendrait à Gokayama, village répertorié dans les patrimoines mondiaux de l'humanité et ne pas le visiter ?
- Moi !
- Quoi ? Mais enfin, tu es professeur d'histoire, ce lieu devrait te fasciner ! Ce village est figé dans le temps, ses maisons ont trois cent ans chéri !
- Tu sais ce qu'il y a d'autre à trois cent ?
- Non ?
- Ma libido, trois cent pour cent !
Ayame se mit à rire devant les futilités de son amant. Visiblement, c'était une escapade d'un genre différent qu'il avait envisagé pour eux deux. Elle reconnaissait bien là sa fougue, son goût pour le sexe. Incontrôlable.
- D'accord, je suis désolée, je pourrie l'ambiance…
- Mais non chérie, allons faire cette visite…
- Tu es sûr… ?
- Je veux qu'on fasse des choses qui te font plaisir, c'est le but d'une sortie en couple non… ?
Fantasque. Ayame entoura le cou de son amant, et vint lui donner un baiser amoureux, et prometteur.
- Merci… Et, ce soir, en rentrant, on ne fera que des choses qui te font plaisir à toi…
- Perverse…
Ayame le frappa avec sa carte, quel culot. Quel homme. Comment avait-elle pu se passer de Sasuke autant d'année. Ce manque était amplement de sa responsabilité, refusant d'affronter la vérité, se dictant une conduite de femme modèle, et le résultat avait été pitoyable. Pourtant elle était tombée amoureuse de lui à la seconde même de leur rencontre, mais une fierté aussi dure que le diamant l'empêchait d'être heureuse, de prendre des risques pour goûter au bonheur.
Révolu. Aujourd'hui, elle ne parvenait à réaliser qu'elle était dans les bras de Sasuke, pouvant tout se permettre avec cet homme, au combien de nature distante, mais munit en réalité d'un caractère calme, réfléchit, attentif et aimant.
- Je compte t'épuiser ce soir… Sasuke…
- Jusqu'à notre dernier soupire… Ayame…
Redescente. Le guide arriva, et hurla qu'il était temps pour le groupe de visiteur, de partir en marche. Les deux amants partagèrent un rire, encore, leur moment fiévreux, anéanti par la voix d'un père noël à la retraite, respectueuse comparaison, donné par Sasuke, pour entendre, une fois de plus, sa bien-aimée, rigoler.
En ce même moment, une voiture passa devant le groupe de touristes. Ayame fit tilt, elle semblait avoir reconnu Sakura. Une main dans son dos, retenant nouvelle attention à Sasuke, se défit de cette mince probabilité, impossible que son ancienne camarade soit ici.
À la réception de l'hébergement, une jeune femme semblait impatiente, elle pressa l'hôtesse, et même son mari, pour obtenir rapidement leur chambre et partir dans ce groupe de randonneur. La standardiste, demanda le papier de réservation, mais le mari se rendit compte qu'il l'avait oublié dans la voiture. Râleuse, et pensant aller plus vite, ce fut l'épouse qui se pressa pour partir chercher l'élément manquant.
L'époux, patientant au comptoir, se vit ouvrir une scène qui allait, sans contexte, lui entailler le cœur.
- Ayame !
- Je me dépêche, je vais chercher des piles de rechangent au cas où pour le numérique !
Cassure. Naruto n'en revenait pas. Sa première réaction fut un rictus, un rire sourd entre ses dents. Il sentit son corps devenir léger, et son cœur se vider. Puis, son cœur se mit à avoir des pulsions, il bougea, gigota, passa la main dans ses cheveux, sur son visage, mordit ses doigts et écrasa sa peau. Il réalisa, tout de suite, qu'il venait de se faire manipuler, par sa femme.
Était-ce dû au hasard que sa femme fut prise d'une envie subite de s'évader, de choisir comme destination ce village connu, mais au combien passant inaperçu. « Quel imbécile ». Comment avait-il pu, une seconde, croire que Sakura cherchait à faire renaître une flamme de sentiment entres eux, qu'elle souhaitait passer deux jours avec lui, seuls à seuls, pour se retrouver, s'évader, se confier, faire l'amour passionnément pour oublier ces années de luxure trompées.
Il vit Ayame redescendre les marches deux à deux, et son amie sauta dans les bras de Sasuke pour venir l'embrasser, amoureusement. Il voulait les pousser, les insulter, ils avaient l'air tellement aimants, et amant tous les deux. Rien ne semblait les briser, ils étaient dans leur monde, leur univers parfait, où après avoir cassé plusieurs cœurs, jouissaient de leur victoire sans honte.
Le couple partit, et Sakura revint, elle se dépêchait, elle était pressée visiblement, mais cette impatience n'était pas due à une excitation d'être ici avec son mari, non, ce qui faisait jubiler cette femme, c'était de venir gâcher le week-end romantique de son « ancien » amant.
Désabusé. Naruto fut pris de nausée. Il voudrait tout casser, ce pot de fleur briser, s'érafler la main avec la porcelaine pour que son sang coule, afin de faire s'échapper l'enfer de son âme. Tout expulser, meuble, magasine, pour enlever cette boule dans sa gorge qui traduisait son angoisse.
Sakura s'apprêtait à payer, quand Naruto posa sa main sur le portefeuille, assez violement.
- Désolé, mais nous devons partir !
- Pardon ?
- Oui, Tsunade vient de m'appeler, elle est à l'Hôpital, elle a eu un grave malaise, je veux être à son chevet !
Mensonge. Scénario lui étant apparu comme une évidence, c'était facile de mentir, finalement. Naruto rejoignit la sortie, sans prétendre prononcer à un autre mot. Sakura suivit ses pas, frustrée et terriblement surprise.
- Mais Naruto ?!
- La ferme ! Ne… Monte dans la voiture !
Sakura tremblait de peur, et les raisons étaient justifiées, Naruto avait monté légèrement sa main droite, comme s'il voulait se défouler sur elle avant tout. Il était hors de lui, il avait envie d'hurler, de mettre un coup de pied dans tout ce qui bougeait. La jeune femme mit ça sur le coup de l'inquiétude que son mari pouvait avoir pour Tsunade, après tout, elle était comme une mère pour lui.
Le voyage retour fut silencieux, un silence morbide, pesant et étouffant. Naruto ne cessait de gigoter, à deux reprises, il avait poussé la limite du danger, en passant au feu tricolore, rouge. Sakura tentait de le calmer, mais il ne disait mot, bien trop occupé dans son esprit à « massacrer » sa femme, la « torturer » psychologiquement comme elle le faisait avec son cœur.
Arrivé à l'appartement, il ouvrit la portière de Sakura et lui demanda de « dégager ». La jeune femme se fâcha, elle comprenait son inquiétude, mais était-ce une raison pour la traiter comme une vulgaire valise.
- Naruto, je…
- Casse-toi ! Casse-toi putain, casse-toi !
Sakura prit peur, et descendit du véhicule. Naruto frappa avec violence sur son volant, pendant qu'il ordonna à sa femme de sortir de la voiture. Une fois fait, il redémarra sous les chapeaux de roue, et se dirigea, dans un lieu, désigné par le hasard.
...
Le crépuscule prit place. Karin et Suigetsu, revenaient de dîner et d'une agréable soirée en fête foraine. S'allongeant sur le lit, quelque peu éreinté par leur longue journée, Suigetsu, prenant Karin dans ses bras, placée entre ses jambes, regarda les photos prisent ce jour. Il admirait sa moitié, parfaite, une éternité qu'ils ne s'étaient pas autant amusés comme des enfants. Ce moment passé ensemble avait replacé d'agréable souvenir et Suigetsu s'en voulait d'avoir laissé s'échapper autant de partage.
Amoureux. Il posa sa tête sur la chevelure rousse de sa bien-aimée, et se sentit transporté d'une irrésistible envie de l'embrasser. Passionné, il prit sa main droite, et invita la jeune fille à lui faire face. Il plaça une main dans son dos et la poussa vers lui, afin de l'embrasser passionnément.
Pression. Le cœur de Karin se compressa de bien-être. Lorsque Suigetsu posa ses lèvres sur les siennes, c'était comme se fondre éternellement dans un drap de soie, irrésistiblement doux. Son corps de femme se serra, il réclamait inlassablement l'attention de son amant. Pudique. Sa tête s'ensorcela de désir intimidant, sentir la main de Suigetsu parcourir son dos, ses hanches, parsemait de brûlure chaque grain de peau caresser.
Panique. Karin s'échappa des lèvres de son bien-aimé, sous l'incompréhension de ce dernier. Elle semblait en confiance, même excitée, pourquoi à chaque fois que la barre risque d'être franchie, son amante fuyait.
- Karin…
- Je… Hum…
Encore ces rougeurs désignant la honte, toujours ces larmes traduisant le désespoir. Blessé. Suigetsu souffrait pour elle, il ne put oublier ces années où Karin avait subi les moqueries, la honte, et dont lui-même était parfois l'auteur. Il lui avait ôté le peu de confiance qu'elle possédait en elle. Tristement, il se résigna à se dire qu'il ne méritait aucunement cette femme sensible et délicate.
- Écoute… Je…
Suigetsu fut interrompu par la sonnerie de son téléphone. Shion était l'appelante. Karin remarqua sur l'écran, qu'elle avait déjà laissé plusieurs messages et tentait de joindre son amant à mainte reprise. Observant son amant prendre son mobile dans les mains, elle craignait qu'il ne décroche, et de pulsion, la jeune femme arracha, presque, des mains, cet objet.
Un rire se fit entendre, et Suigetsu récupéra sa propriété.
- Je ne comptais pas répondre mon bébé…
Il éteignit l'appareil et glissa sa tête dans le cou de Karin, attendri. Il l'embrassa, chatouilla sa peau, ce qui déclencha enfin des rires soufflant de la bouche de sa bien-aimée.
- Sui…
Le jeune homme allongea son amante, et sourit.
- Je sais que tu as la pression… Mais je te rassure, toutes les filles ont peur la première fois…
- …
- Euh oui, parler d'autres filles, ce n'est pas très délicat…
Karin rit de nouveau, la maladresse faisait partit des qualités touchantes de Suigetsu.
- Je suis désolé si tu as cru que j'étais impatient ou contrarié, mais… J'ai juste envie de toi, de faire l'amour avec toi, parce que je sais que ça sera bien différent que tout ce que j'ai vécu…
- …
- Oui, hum, décidément, je n'ai pas les bons arguments, ah, ah !
Karin se releva. Tremblante, elle ôta ses lunettes, et vient, émue, embrasser Suigetsu, passionnément. Puis, d'un geste maladroit, elle se tourna, pose sa tête sur les oreillers et invita son bien-aimé à se positionner au-dessus d'elle et venir chercher ses lèvres, impatiente.
Ce baiser sauvage, emmena Suigetsu à souffler un grognement de bien-être, par ailleurs, sa fierté ne tenait déjà plus en place. Emporté par la fougue de Karin, il retira son gilet, son tee-shirt, et vient en faire de même à son amante. Il fit entendre un son d'admiration, le corps qui se présentait devant lui était parfait, ce soutien-gorge noire dessinant dans les moindres détails, la poitrine gourmande de celle dont il était, fou.
Sans hésiter, il retira ce tissu, et goûta dans toutes ses rondeurs, ces deux seins. Karin rougit, quelle posture étrange, quel échange curieux et intime. Malgré qu'ils se connaissaient, et ceux depuis des années, elle restait prise entre les mains d'un homme en appétit sexuel. Ils allaient devoir s'unir, se découvrir dans leur plus simple appareil. Une excitation remplit de doute qui ouvrait la porte à la plus grande des luxures.
Karin se laissa aller, guider par la frénésie de Suigetsu, qui elle devait se l'avouer, était très doué. Des sensations sucrées, qui l'entraîna à gigoter et venir se frotter encore et davantage à son bien-aimé. Souriant, le jeune homme comprenait que Karin en voulait plus. Il sema un chemin imaginaire à l'aide de sa bouche, qui le mena directement au fruit défendu. À l'aide de sa bouche et de sa langue, il parvint à défaire le bouton et la fermeture du jean de Karin, ce qui amena les deux amants à rire.
Suigetsu enleva avec rapidité ce pantalon, et la culotte en dentelle noire qui fit déglutir difficilement le jeune amant. Envouté par cette organe pâle et juteux, il ne perdit aucune seconde, et précipita sa langue sur la convoité. Karin se cambra, et posa une main sur sa bouche, empêchant tous gémissements gênants de s'échapper. Mais c'était bien trop bon, bien trop délicieux pour ne pas se laisser emporter par la cadence que menait Suigetsu.
Ayant passé des minutes à la torturer, il retira son pantalon, et libéra sa fierté droite et gonflée. Karin détourna les yeux, timide. Un nouveau sourire se glissa sur le visage de Suigetsu, sa bien-aimée savait-elle que son innocence était encore bien plus excitante. Il se rapprocha de sa bouche, et donna un baiser fiévreux, baiser qui envouta complètement Karin, et vient serrer contre elle, fort, cet homme qu'elle aimait bien plus que de raison.
Au bord du gouffre, Suigetsu se plaça confortablement, et avança dans l'intimité de sa bien-aimée, avec toute la douceur que porte ce monde. Karin griffa les draps et mordit sa lèvre. Une douleur arrachante l'envahit, mais elle savait qu'elle était obligée de subir ce mal. Ne réalisant qu'elle allait enfin s'unir à son bien-aimé, elle versa des larmes silencieuses, pendant que Suigetsu jouissait déjà du bien-être qu'il ressentait.
Savourer une femme dont il était éperdument amoureux, voilà ce qui l'excitait et cette sensation était tellement envahissante, écrasante, qu'il donna des coups de reins secs et rapides, sans modération.
Les sensations douloureuses que ressentait Karin étaient indéfinissables, ce qui amenait à une incompréhension totale, car elle ne souhaitait aucunement que Suigetsu ne s'arrête ou ne se modère, au contraire, elle lui demandait sans en avoir conscience d'accélérer.
Surpris quelques secondes le jeune homme ne se fit pas prier pour exécuter cet ordre. Des minutes durant à s'enlacer, se griffer, presser leur langue, Karin était dans un mutisme qu'elle ne souhaitait quitter. Mais à bout de souffle, et ce liquide chaud demandant l'exil à Suigetsu, ne put attendre plus longtemps et dans un râle qui en demandait plus, le jeune homme expulsa son orgasme, pour la première fois.
Ils vivaient cet instant si fort, qu'ils ne cessaient de gigoter, de se caresser, sans qu'ils n'aient la force de se contrôler. Le bout du souffle. Vidés de toutes énergies, Suigetsu s'allongea sur le côté, et prit Karin contre lui.
- Tu es beau…
Ce compliment étira du bonheur sur les lèvres de Suigetsu. Souvent, elle admirait sa beauté, et son corps. Se positionnant sur son coude, il regarda Karin. Il avait peine à croire qu'ils venaient de s'unir, et c'était une sensation divine, unique. Suigetsu vint dessiner des formes sur le ventre de son amante, mourant d'envie de lui dévoiler trois mots. Mais n'était-ce pas un peu tôt ?
- Sui…
- J'ai faim… Ça te dirait un goûter du soir devant un film…
- Oui…
Il ne résistait à ce sourire qu'il vint sceller par un baiser. Jamais autant de bonheur n'avait fait bourdonner bruyamment sa tête, nouant son ventre et battre son cœur. Karin ne cessait de le vouloir contre elle, Suigetsu était à elle, rien qu'à elle.
Enfin.
...
Transpiration, respiration, gémissement. Ils arrivaient au bout du chemin de la luxure. Ayame était de dos, poitrine collée contre les rochers circulaire du bain, les deux mains de son amant sur chacun de ses seins, torturant ses tétons. Il s'agitait en elle, férocement, s'unir était toujours un moment diabolique, envahit par un démon ne cherchant qu'à s'assouvir.
Orgasme.
Ayame fit face à Sasuke, et vint capturer sa bouche, fiévreusement, se délectant d'un « je t'aime ». Reprenant une respiration normale, ils venaient de se donner de chaste baiser, tout en nageant dans cette source chaude privée. Puis, leur doux moment vint s'échapper entres les mains d'un individu qui frappa à la porte.
- Notre dîner est prêt…
- Depuis quand tu fais tant de manière… Sourit-elle
- Une envie irrésistible de te rendre heureuse…
- Mh, charmeur…
Sasuke et Ayame sortirent du bain. S'habillant d'un simple peignoir de soie, la jeune femme partit ouvrir la porte. Un jeune homme déposa deux plateaux sur la table, n'oubliant pas de « mater » cette incroyable jolie femme. Regagnant la porte, le garçon attendit un pourboire de Sasuke, mais ce dernier claqua la porte, et éloge tout de même d'un « merci ».
- Sasuke, tu exagères !
- Il a posé ses yeux globuleux sur toi et tes jolies fesses !
- Mh, te voir jaloux te rends encore plus séduisant…
Le couple s'enlaça et s'embrassa, amoureusement. Ils étaient le tableau de parfait adolescent, qui ne pouvaient s'empêcher de se toucher, de se coller, ils essayaient tristement de rattraper un temps qui s'était écoulé sans eux.
Prenant place à table, tout en dégustant son repas, Sasuke caressa la main libre d'Ayame, et vint lui donner un baiser entres deux bouchées. La jeune femme sourit, et ses yeux se voilaient d'un filet d'eau salée. Sasuke était tellement tendre, affectueux, ils vivaient une idylle, idyllique.
Le ventre de Sasuke fit des boucles, il se noua et empêcha le sang de circuler jusqu'à son cœur, qui cessa de battre devant la beauté ultime que dégageait cette femme. Par ailleurs, une question brûlait ses lèvres, il y pensait depuis le retour en ville de sa bien-aimée, et cette demande paraissait tellement évidente.
- Sasuke…
- Mh ?
- Tu es songeur… ?
Sasuke fit lever sa bien-aimée et l'invita à s'asseoir sur ses genoux. Il ne pourrait vivre sans cette femme, il savait combien ça le rendait mauvais d'être loin d'elle. Ayame était le ciment qui tenait sa vie, son criquet aux conseils avisés. Non, il était bien trop amoureux pour se déclarer maintenant, il choisira un jour encore plus romantique qu'aujourd'hui.
- Je t'aime chérie…
- Moi aussi je t'aime…
Ils s'embrassèrent, tendrement, puis, encore cet appel qui venait des ténèbres, s'offrir. Ayame s'assoit désormais à califourchon sur son amant, et laissa glisser sa ceinture pour se retrouver torse nue contre son bien-aimé. Sans précédent, Sasuke caressa de manière somptueuse, cette poitrine au combien goûteuse. Ayame était au paradis et ne répondant plus de ses actes, elle se dévêtit entièrement, et obligea son amant à prendre possession d'elle, maintenant, tout de suite, sans la moindre préparation.
Ils s'aimaient, encore.
...
Préparation. Nappe blanche, vaisselle brillante, plat gourmand, une femme s'était donnée sacrifice toute une journée pour préparer un dîner d'anniversaire parfait. Cependant, son amant se faisait attendre, mais enfin, sa patience se vit récompenser, lorsqu'elle entendit la sonnette. Se précipitant, un peu trop, elle ouvrit la porte et croise sa jambe dénudée sur le pas de porte et murmura :
- Je suis tout à…
Rougeur.
- Naruto !
Tsunade cacha sa jambe et se vit rouge de honte, elle venait de se mettre à découvert devant celui qu'elle considérait comme un fils, une honte atroce.
- Charmant…
- Désolée, je croyais que c'était Jiraya…
- Oh, moi qui pensais que tu virais cougar !
- Ça va ! Rentre !
Le découvrant à la lumière, elle avait une horrible vision. Naruto avait une lèvre entaillée, une main saignante, et le visage griffé.
- Mais qu'est-ce qui t'arrive !
- Oh, rien, je me suis battu !
- Battu ? Mais avec qui ?
- Un mec qui ne voulait pas me laisser rentrer dans son bar !
- Tu empestes l'alcool ! Mais qu'est-ce qui t'a pris ?!
- Il m'a pris que ma femme me prends pour un con ! Mais tu sais, pas le con qui fait marrer tout le monde et qu'on pardonne, non, le con, le vrai con, le naïf qui se fait bouffer par sa trop grande sincérité !
- Bon, ok, assieds-toi !
Naruto s'écrasa dans le sofa. Tsunade revient avec une valisette à pharmacie, soignant les quelques égratignures qu'il s'était infligé. Elle banda surtout sa main, douloureuse pour le jeune homme.
- Tu ne devrais pas te mettre dans des états pareils !
- Ah oui, mais tu veux que je fasse quoi ?! Que je me défoule sur elle ! Dit-il se levant
- Ni pense même pas, imbécile !
- Pourquoi ? Parce que c'est peut-être plus juste ce qu'elle me fait subir !
- Naruto, tu es un homme, tu dois affronter ça, comme un adulte !
- Je ne peux pas, d'accord, je n'ai pas la force de…
- De quoi ? Divorcer ?!
- La ferme !
- Écoute Naruto, je veux bien te conseiller, te soutenir, mais je ne peux pas te venir en aide si tu refuses de voir la vérité en face !
Le jeune professeur s'écroula de nouveau dans le canapé, tenant sa tête dans ses mains. Il ne savait plus quoi faire, que dire à sa femme pour la récupérer, elle n'étant obsédée que par Sasuke. Dans un sens, il jubilait, au moins, Sakura ressentira chaque jour ce que lui avait vécu au quotidien depuis des années.
- Naruto, fait une pause ! Donne-toi du temps, ressource-toi, retrouve-toi ! Tu es en train de périr, de faire des choses qui ne te ressemblent pas, et être quelqu'un d'autre ne te rendra pas ta femme ! Les gens autour de toi t'aiment pour ce que tu es, pas pour ce que tu essayes de démontrer !
Censée. Tsunade vint de bercer Naruto de mot tendre et soyeux, des paroles que chanterait une mère à son enfant malheureux. Il souffrait terriblement, mais il devait avouer que Tsunade avait entièrement et complètement raison, du début à la fin.
Soudainement, il fit la conclusion de cette morale, et il connaissait une personne qui l'aimait pour ce qui l'était, sans rien demander ni quémander, et par ailleurs, il se souvenait avoir été lamentable lors de sa dernière visite.
- J'ai une maîtresse…
- Quoi ?
- Une amante, je trompe Sakura !
- Tu… Tu… Quoi ?
Il rit, Naruto avait la désagréable impression de vivre dans deux mondes différents ces derniers mois, sans rien contrôler, ni quel univers choisir.
- Je… Je suis en train de me rappeler de notre première sortie ! C'était génial, on avait l'art et la manière tellement naturelle de parler de tout et de rien, c'était facile, tout est facile avec elle…
- Et bien, tu as le sourire d'un seul coup !
- Je ne l'ai pas choisi juste par vengeance ou caprice, j'étais vraiment bien avec elle…
- Bon, je vois…
- Je sais que ça ne mènera nulle part et que c'est elle qui en souffrira, mais je m'aperçois souvent que je ne veux pas me poser ce genre de question, parce que, elle m'apporte tout ce dont j'ai besoin en ce moment…
- Tu profites d'elle en soit ! Dit-elle énervée
- Non… C'est un petit bout de femme merveilleux… Je te l'ai dit, je ne suis pas avec elle juste pas dédain !
- Naruto, tu es d'un naturel à ne pas toujours comprendre ce qu'il se passe autour de toi, et je crois que tu as bien plus de réponses à tes questions que tu ne le crois ! Le souci, c'est que comme tout être humain, tu as peur, peur de prendre des décisions, peur de faire des choix !
- Ouah, c'est moi qui suis censé être le philosophe ici !
- Naruto, le bonheur est propre à chacun, à toi de grandir et d'agir en conséquence ! Ne fait juste rien que tu ne regretterais !
Soudainement, une autre sonnette se fit entendre, sûrement Jiraya qui arrivait. Naruto se leva, il enlaça et embrassa affectueusement Tsunade. Il salua le visiteur avant de quitter les lieux, et décida d'écouter son cœur, pour une fois, et de faire ce qu'il désirait, là, à l'instant, tout de suite.
...
Hinata remuait pour la centième fois ce thé à la menthe sûrement froid maintenant. Elle s'était à peine levée de son lit aujourd'hui, était restée en pyjama, prenant le temps de se rafraîchir qu'un peu. Elle avait la migraine à force de pleurer, elle se sentait complètement seule, abandonnée, trahit, et détruite.
Elle n'avait cessé de penser à Naruto et sa femme, prenant du bon temps, se baladant main dans la main, riant, partageant de chastes baisers, pour finir enlacé l'un contre l'autre, en fin de soirée.
Éclat de larme. Hinata n'avait que de souffrance que d'imaginer Naruto, faire l'amour à sa femme, passionnément, promettant de ne plus se trahir, de ne plus se quitter, de rester unit, jusqu'à la fin.
La jeune femme entendit sonner à sa porte. Il était tard, quel individu pouvait lui rendre visite ? Surtout, elle n'avait envie de voir personne, même un simple voisin venant demander un service. Mais le visiteur inconnu, insistait. Hinata finit par se lever, c'était peut-être un ouvrier, sachant que des travaux étaient effectués dans l'immeuble. S'essuyant le visage et jetant ces nombreux mouchoirs, elle entrouvrit la porte.
- Bonsoir…
Hinata ne sentit plus son cœur battre. N'importe qui, elle aurait pensé voir débarqué quiconque personne chez elle, sauf lui.
- Naruto… ?
- Je peux entrer ?
Il posa cette question en sortant de caché derrière son dos, une fleur. Un Gerbera. Il se souvenait avoir entendu lors de leur nombreuse conversation, qu'elle aimait particulièrement ces fleurs, surtout les rouges. Hinata avait l'impression de tomber dans le vide, il se souvenait donc de ce détail, mais surtout, que faisait-il chez elle ?
- Hum… Je suis venu m'excuser pour mon comportement d'hier…
Hinata paniqua soudainement, Naruto était blessé, une main bandée et des pansements sur l'une de ses joues.
- Tu… Tu t'es fait mal… ?
- Oh, j'ai juste voulu régler son compte à un arbuste ! Ricane-t-il
- …
Le silence se forma, Hinata n'avait visiblement pas l'intention de laisser rentrer Naruto. Elle le regardait d'un état léthargique. Quant au professeur, il était peiné. Hinata était déjà en pyjama, les yeux rougis, et la couleur de sa peau était bien plus que pâle.
- Écoute, je… Je viens juste m'excuser, je peux juste entrer, cinq minutes…
Sans répondre, Hinata ouvrit la porte et le laissa rentrer, sans dire mot. Elle referma ce rectangle de bois, mais ne s'en écarta pas. Observant son amante rester près de l'entrée, il s'avança rapidement au début, puis légèrement, remarquant qu'Hinata reculait au fur et à mesure qu'il avançait.
- Je suis désolé pour avoir été grossier avec toi hier soir, vraiment, je te présente mes excuses…
- Non, tu… C'est normal…
Hinata se pinça les lèvres, comme pour retenir son envie de pleurer. Hors de question de craquer devant lui, elle ne voulait pas qu'il reste ou qu'il ne dise mot rassurant, juste par pitié.
- J'ai été maladroit, et… Tu ne mérites pas ça, alors, pardon…
Naruto tendit sa fleur à Hinata. Hésitante au début, elle finit par prendre la fleur entre ses doigts, et vint humer son parfum, ce qui déclencha un sourire tendre au jeune homme.
- Comment tu as fait pour en trouver une… Ce sont des fleurs d'été normalement…
- J'ai fait plusieurs fleuristes, je voulais vraiment t'offrir ta fleur préférée…
- Merci…
Hinata s'échappa de la porte, et partit dans sa petite cuisine, récupérer un verre qu'elle remplit d'eau et y déposa la fleur, tendrement. Puis, elle se retourna vers Naruto, sans rien dire. Il s'approcha légèrement d'elle.
- Est-ce que… Je suis pardonné… ?
La jeune femme ricana, comme si elle se moquait de lui, quel culot, quel toupet.
- Oui, je sais, ce n'est pas, enfin… Je veux juste que tu saches que je suis sincère, c'est tout…
Hinata hocha la tête pour répondre « oui ». Remarquant le peu d'intention que lui portait son amante, et réalisant qu'il s'était fourvoyé en pensant naïvement qu'elle allait lui sauter dans les bras, il décida de prendre congé, pensant que ce geste la retiendrait.
- Bien, je vais te laisser…
- …
Naruto était persuadé qu'il n'obtiendra rien s'il n'insistait pas, et étrangement, il n'avait pas envie de partir, il comptait rester, l'assouvir, être avec elle, tout simplement. Il se rapprocha, elle ne semblait pas s'éloigner. Il était à quelques centimètres de ses lèvres, il pouvait la sentir respirer bruyamment, entendre des hoquets qui retenaient des larmes, soupçonner des pulsions venant de ses bras, sûrement une envie irrésistible de se fondre contre lui. Mystérieusement, Naruto ressentit sa tension augmenter, il était excité par ce moment de distance que lui offrait Hinata, car ce n'était pas un éloignement de haine, mais un espace d'envie inassouvie. Son cœur s'emballa, il pressentait un moment fort, une nuit torride, Ô, oui, sa tête était envahie de désirs charnels.
- Est-ce que je peux… T'embrasser avant de partir…
- Pourquoi tu es là… ? Dit-elle laissant des larmes se verser
- Je te l'ai dit, je suis venu m'excuser…
- Et tu as interrompu ton week-end avec ta femme juste pour ça !
- Non, c'est vrai, mais c'est bien moi qui ai mis fin à ces deux jours !
- Pourquoi ?
- Hinata… Je ne suis pas venue juste parce que ma femme m'a jeté, au contraire, c'est moi qui suis parti ! Et, j'avais très envie d'être avec toi, c'est tout…
- …
- Si tu veux que je parte, je le comprends, mais, je t'avoue que j'ai très envie d'un baiser…
- …
Aucune réponse ne sortira de la bouche d'Hinata, il le savait. Il décida par conséquent, de ne mettre plus aucune séparation, et vint bloquer Hinata entre son corps et le bord du comptoir. Il posa chacune de ses mains à l'extrémité du meuble, et colla son front au sien. Elle était bouillante, mais il ne parvenait à deviner si son amante était fiévreuse de désir, ou brûlante par mal être.
- Hina…
Surpris. Soudainement, les plombs sautèrent, et l'appartement fut plongé dans le noir total. Naruto se mit à rire, une situation romanesque, agrandissant ses ardeurs.
- C'est une ruse d'adolescente que tu utilises pour me faire rester…
- Idiot…
Spontanément, c'est Hinata qui vint enlacer le cou de Naruto, et lui offrir un baiser. Le jeune professeur prit dans ses bras cette douce femme, et l'emmena s'allonger sur le lit, tout en abusant de la langue de chacun. En toute hâte, les deux amants se connaissant déjà par cœur, ils ôtèrent leurs vêtements, un à un, sans répit, jusqu'à se retrouver complètement nu.
Naruto souleva une jambe et vint l'entourer contre sa hanche. Ils s'embrassaient à perdre haleine, inventaient des jeux imaginaires avec leurs lèvres. Cependant, le jeune homme était las, brisé de sentir des larmes couler entres ses doigts.
- Hinata…
- Désolée, désolée… Mais, je croyais que… Je…
- Je sais, je sais… Ne pense pas à ça pour l'instant, pense au moment qu'on vit, maintenant… Assouvi-moi… Fait-moi l'amour…
Hinata fut touchée en plein cœur. Entendre Naruto réclamer son intention, son corps, son âme, quelle délice qu'elle n'aurait jamais prétentieusement pensé entendre une fois. Elle vint l'embrasser encore, séchant ses yeux, tristesse, écrasé par l'envie.
Il était de ces fois, où notre corps se contracte terriblement fort de désir. Nos mains caressent, nos bras serrent, notre bouche embrasse, notre corps danse contre l'intimité du partenaire, tellement impatient de posséder la personne aimé. Et. Cette nuit-là, Naruto et Hinata firent l'amour comme une première fois.
Outrepassé les préliminaires ordinaire, ce soir, il tenta de préparer son amante différemment, souhaitant lui faire découvrir d'autres sensations sexuelles. Alors, affamé, il pénétra un premier doigt, dans l'antre fruité de son amante. Cambrure, parfaite, Hinata était la plus belle femme qu'il ne lui était donné de voir. Déposant une main sous cette courbe, il vint embrasser, lécher son ventre, pendant que son doigt s'amusait entre va et vient. Elle gémissait, croisait ses doigt dans sa chevelure blonde, et entendait avec satisfaction, « encore ».
Il revint vers elle, et lui donna un baiser mielleux, puis collant son corps au sien, il vint jouer avec l'un de ses seins. Au fur et à mesure, il sentit qu'Hinata était sur le point d'atteindre le paradis, ses gémissements et sa manière de bouger, en étaient la déduction.
- Hinata…
- Viens…
- Mh… ?
- Non… En moi… Rougit-elle
Naruto étira un sourire fier. Son amante était d'une ingénuité fondante. Il se releva, et se mit en tailleur, puis vint asseoir son amante sur lui. Il pénétra sans attendre en elle et l'assouvi sans modération. Sans timidité, Hinata s'accrocha à Naruto, et s'amusa à de petit va et vient, dansant sur les cuisses puissantes de son bien-aimé. Il souleva son corps, voulant sentir le plus possible de frottement. Ils se griffaient, s'embrassaient, s'enlaçaient, d'une force indomptable.
Mais le corps, ayant subie un surplus d'engouement sexuel, se vit contraint de mettre fin aux fantasmes de ces deux amants. Ils se regardaient, s'embrassaient, essayant de reprendre un rythme cardiaque normal, mais la passion qu'ils avaient l'un pour l'autre, les emmenèrent à la porte de l'orgasme. Naruto se rallongea sur Hinata, continuant de faire valser ses reins, ils étaient épuisés, mais continuaient de se donner l'un à l'autre, jusqu'à ce que ce point de pression, achevant leur intimité, ne les fasse reposer.
Ils respiraient de manière bruyante, assourdissante. Tendrement, Hinata vint poser sa tête sur le torse de Naruto, et prit d'affection, il « papouilla », sa chevelure. Enfantine, elle, dessina des cercles sur le biceps de son bien-aimé, trouvant la musculature de Naruto confortable.
Gêne. Le ventre d'Hinata, grogna une faim, alarmant d'un diner manquant. Naruto se tourna pour lui faire face, et ricana. Elle le frappa légèrement sur l'épaule, pour qu'il cesse de se moquer d'elle.
- Tu as faim peut-être… ?
- Je crois…
- Moi aussi ! Allons manger !
- Il est tard, tu… Tu devrais rentrer… Dit-elle, tristement
- Non, je ne rentre pas ce soir…
- Mh ?
- J'ai vraiment envie de rester avec toi, et, je pourrais me réveiller auprès de toi demain matin…
Hinata se leva, subitement, s'entourant d'une robe de chambre blanche. Elle paniqua, cette idylle était trop belle, mais trop peu réaliste. Naruto, se réveiller à ses côtés, partager un petit-déjeuner. Pourquoi ? Pourquoi fallait-elle qu'elle souffre alors que ces images rendaient le bonheur qu'elle espérait.
- Hinata ?
- Je… Je ne veux pas m'habituer à ça ! Ces bons moments, qui font penser qu'on… Qu'on… C'est trop difficile…
- Chut…
Naruto se leva, enfila un boxer, et se précipita à prendre Hinata dans ses bras. Il la berça, délicatement, frotta son dos et tenta de la rassurer.
- Je sais que la situation est difficile pour toi… Et… Il m'est impossible de te promettre un avenir…
- Non !
Hinata s'échappa des bras de Naruto, mais il chopa sa main, voulant absolument la consoler.
- Écoute-moi… Je t'ai déjà dit… Je ne suis pas avec toi pour obtenir une quelconque vengeance… Je n'aurai jamais prédit le fait de désirer une autre femme que Sakura…
- Arrête !
- Je sais, c'est difficile à entendre… Mais j'aimerais qu'on profite de chaque instant qu'on est ensemble, qu'on agisse selon nos envies et nos désirs, le reste, on… On avisera plus tard…
- …
- Ce soir j'ai vraiment envie de n'être qu'avec toi, jusqu'au matin et toute la journée de demain…
Fougue. Hinata venait une fois de plus, prendre l'initiative de donner un baiser amoureux à Naruto. Résignation. Son amant n'avait aucune excuse, mais elle devait admettre qu'il avait raison. Même si c'était difficile, insurmontable et douloureux, pour l'instant, elle devait se contenter de profiter des moments que Naruto pouvait lui offrir, et, elle sera preneuse, de chaque heures, minutes ou secondes que son amant pourra lui dédier.
Cependant, pourquoi s'arrêter là ? Son professeur avouait déjà qu'il n'était pas là juste par intérêt, mais par sentiment. Alors, le rendre amoureux d'elle, ne serait-il pas une épreuve à tenter délicieusement.
Rendre Naruto ivre de sa personne, tel était son vœu le plus cher.
- Tu n'as pas d'affaire de rechange…
- Je n'en aurai pas besoin… Rit-il
S'embrassant, ils se firent rappeler à l'ordre par leur estomac qui criait famine. Malheureusement, avec la coupure de courant, ils ne pouvaient faire cuire quoi que ce soit. Toutefois, Naruto, fin cuisinier, à l'aide de divers aliment dans le frigo, frais, tenta une recette de grand-mère.
- Assied-toi, et admire !
Naruto souleva Hinata et l'a fit s'asseoir sur le comptoir, s'en omettre de l'embrasser avant de la quitter. La jeune femme était conquise, observer Naruto préparer un dîner était une image auquel elle n'aurait imaginée assister. Il coupa des tomates en deux, enleva les pépins, et s'agita à préparer un mélange de riz, thon et maïs. Une sauce maison, un mélange de tout, il remit les chapeaux sur les tomates, et voilà une entrée dont Naruto, était fier.
Hinata se mit à rire, ce n'était point cet « amuse-gueule » qui allait les nourrir, mais avec une boîte de biscuit en désert, ça devrait aller. La jeune femme descendit de son perchoir, et chercha des bougies dans ses placards, à l'aide de la lumière de son mobile. Jackpot ! Elle déposa plusieurs peaux de résine dans l'appartement, et illumina la pièce.
Fait, elle rejoignit son amant sur le lit, qui décida de diner dans une position dès plus originale. Assied, les jambes étendues, il demanda à son amante de se mettre face à lui, une jambe à chaque extrémité de ses hanches.
- Ça te plait ?
- Tu es aussi un bon cuisinier…
- Ah, et quels sont mes autres domaines de prédilection ? Dit-il taquin
- Le professorat !
- Bien joué !
- Au fait, j'ai fini de lire ton livre, « Pulsions du temps » de Kristeva, je comprends maintenant d'où vient ta passion de l'humanisme…
- Tu… Tu as vraiment lu ce livre ?
- Oui, pourquoi ?
- C'est un gros livre, et je suis surpris…
- Tu me l'avait conseillé, alors…
Naruto embrassa Hinata, tendrement. Cette jeune fille était incroyable. Ce livre était effectivement son préféré, un livre révélateur, mais au terme compliqué et à la morale surfaite. Fier. Hinata l'écoutait, partageait des moments, des passions avec lui, tout ce que sa femme refusait de faire avec lui. Certainement pour cette raison qu'il aimait passer du temps avec son élève, gentille, patiente, douée, il avait remarqué chez elle, non pas une faiblesse à l'éducation, mais une indéfinissable « non » confiance en elle, en ses capacités.
Si la vie était bien faite, c'est d'elle qu'il serait amoureux.
Le repas servit de débat quant à cette littérature, il partagea des idées, il rit sur leur désaccord et s'offrit un air sérieux sur leurs observations communes. Ils se volèrent des baisers, les miettes de l'autre, rient, Ô combien ils s'amusaient ensemble, l'un comme l'autre, une éternité qu'un moment de bonheur ne s'était présenté.
Appétit comblé, ils s'allongèrent tous deux dans le lit, et se glissèrent dans la couette. Hinata ne réalisait pas qu'elle allait passer la nuit avec son professeur, avec Naruto. Demain matin, elle espérait se réveiller avant lui, curieuse d'observer quel était son minois lorsqu'il sommeillait.
Interrompue dans ses pensées douces, elle sentit les lèvres de son professeur, se poser dans son cou et parsemer sa peau, de baiser. Chatouillement, elle rit sous le passage de la bouche de son amant, joueur. Il se mit au-dessus d'elle, l'air taquin, aucune envie de dormir, visiblement.
- Et si on jouait à un jeu…
- Oui ! J'ai des boîtes de jeu dans…
- Non, en fait, j'avais déjà un jeu en tête…
- Ah, je t'écoute…
- Action ou vérité, version coquine… Avoue ce dernier, léchant ces lèvres
- Hum ?
- Quoi ?! Il ne te plaît pas mon jeu !
- Si, si ! Rit-elle
- Bon et pas de tricherie hein, pas de vérité deux fois de suite !
- D'accord… Rougit-elle
- Bon, je commence, alors, action ou vérité chère élève ?
- Vérité !
- Petite joueuse… Dit-il mordant son cou
- Aie ! Oh, pose ta question !
- Ok ! Quelle est ta position sexuelle favorite ?
- Naruto !
Trouble. Elle tapota son torse, bien trop timide pour répondre à ce genre de question. Subtilité. Sous ses airs sérieux, virile et mature, Hinata oubliait souvent que Naruto, était un homme comme les autres, qu'il aimait le sexe, et n'éprouvait aucun malaise à aborder le sujet librement.
- Alors ? Répond ! Je veux savoir comment te faire jouir !
- Mais arrête, tu es idiot !
Elle frappa son épaule avec un oreiller, provoquant un rire chez le professeur, terriblement amusé par la timidité d'Hinata. Il aimait la rendre mal à l'aise, et surtout, la mettre dans tous ses états.
- Tu sais, à part moi, personne ne t'entend !
- Justement… Parce que c'est toi, c'est gênant…
- Tu es adorable…
- …
Naruto pensait avoir entendu un murmure, aurait-elle répondue à sa question. Encore, elle marmonnait entre ses dents, n'osant dire un peu plus fort ce qu'elle pensait tout bas.
- Je n'entends pas…
- Quand je suis de dos !
- Ah, une levrette !
- Mais tais-toi !
Hinata chopa un oreiller, et écrasa la tête de Naruto, jusqu'à le relever et le rallonger. Elle se retrouva désormais à califourchon sur lui, appréciant sans limite les rires de son amant.
- Action ou vérité ? Demande-t-elle pour rapidement, changer de sujet
- Action !
- Hum… Mh ? Je n'ai pas d'idée…
- Réfléchit, qu'est-ce que tu aimerais que je te fasse ? Dit-il levant ses sourcils
- Je ne sais pas… Un suçon…
Hinata rougit et serra ses yeux qu'elle ferma et mit ses mains sur son visage, pour se cacher. Honteuse. Elle ne savait plus où se mettre. Naruto se releva et invita de nouveau son amante à s'asseoir sur lui. Il dégagea une mèche de sa chevelure qui cachait son cou, ses doigt effleuraient subtilement sa nuque, envouté par cette peau pâle, voluptueuse. Délicatement, il commença par déposer de tous petits baisers, puis, même excité par la tendresse, il suça, mordit, lécha sa gorge et remonta près de sa joue. Le marquage des dents de Naruto, pénétraient la gorge de la jeune fille, où était désormais inscrit un dessin rougie, d'appartenance.
La jeune fille essayait de reprendre ses esprits, il était impossible de ne pas succomber au talent amoureux de cet homme, subtile et adroit.
Ils s'amusèrent ainsi de longues minutes, ne sachant plus guider leurs ardeurs dans le romantique, mais dans la rage, la soif de l'autre, ils étaient en mutisme absolue. Soudainement, une sonnerie de téléphone, brisa cet échange. Naruto connaissait la sonnerie du mobile de son amante, et se précipita sur la table de nuit pour savoir quel « individu » voulait joindre Hinata, à une heure tardive.
- Tient ! Kiba ?
Naruto montra le prénom inscrit à Hinata, mécontent.
- Oui ! Il avait une fête ce soir, je… Je lui ai dit que je passerais peut-être…
- Oh, que tu passerais peut-être ?!
- Désolée…
- Mais il insiste en plus !
- Ce n'est pas grave, il va arrêter !
- Visiblement pas ! Oh, un message ! « Tu dois certainement déjà dormir… Dommage, je t'aurai bien accordé une danse, la prochaine fois j'espère ! Je t'embrasse. Kiba. » Quelle galanterie !
Choqué. Naruto balança l'objet contre le mur. Ce geste violent, résulta un sursaut chez la jeune fille, qui se précipita en dehors du lit, récupérer son dû.
- Naruto !
- Je ne t'avais pas demandé d'arrêter de le fréquenter ! Dit-il la rejoignant
- Kiba est un ami !
- Ami pour lequel tu émets des espoirs apparemment !
- Et alors ? Ce n'est pas ce que tu fais toi aussi ?
Froideur. Un en colère, l'autre à bout. À chaque instant magique, un éclair venait sortir du plus rose des songes, Naruto et Hinata. Perdus dans leur monde, la réalité ne manquait pas de frapper d'un grand coup, vous snobant sans solution.
- Excuse-moi… Souffle Hinata
- Je n'aime pas les manières de ce mec, c'est tout ! Il est vulgaire, et bien trop pressé à mon gout ! Vouloir t'inviter, toi, à leur espèce d'orgie ! Minable ! Et tu oses me dire, calmement et timidement, que tu allais « peut-être » le rejoindre !
- Je n'y serais pas allé de toute façon, c'était sur le moment, comme ça, j'étais bien trop déprimée pour faire quoi que ce soit ce soir !
- Dit-lui de se calmer c'est tout sinon…
- Sinon ?! Sinon quoi ?! Tu vas aller dire à Kiba que tu couches avec ton élève et que tu ne souhaites pas la partager !
Naruto empoigna le visage d'Hinata, et la fit reculer jusqu'à la baie-vitrée et l'embrassa, ardemment. La jeune fille essaya de se défaire, mais le professeur l'empoignait, et collait ses bras au-dessus de sa tête.
- Naruto !
- Ça me rend dingue, ça me rend dingue à chaque fois que je pense qu'un homme te désir ! Tu es à moi !
Difficile de se l'avouer, mais Hinata avait subitement peur de Naruto. Il tremblait et serrait ses dents en prononçant cette phrase. Il avait l'air irrité, et hors de lui, la jeune femme devait calmer le jeu. Elle réussit à libérer ses mains, et vint tendrement embrasser la joue de son amant.
- Ce n'était que par politesse ce message… Et si ça peut te soulager, je… Je vais mettre de la distance avec Kiba…
Hinata se leurra. Quelle distance pourrait-elle exigée ? Elle n'était guère proche de Kiba. C'était un garçon gentil et prévenant, toutefois, son amant ne semblait supporter aucunement cette camaraderie.
- Action ou vérité ? Prononce ce dernier
- Action… Sourit-elle
- Fait moi un suçon… Demande-t-il collant son front au sien
- …
Hinata étira un nouveau sourire, malicieux et timide. Naruto prit ses mains, et ramena son amante sur le lit. Il s'allongea, et positionna Hinata à califourchon sur lui. Stressée, elle approcha ses lèvres maladroitement du cou de son amant, et commença par juste frôler sa peau. Il sentait bon, très bon, un parfum masculin, une odeur qui donnait envie de se confiner contre lui. Mais sensuellement, elle imita les gestes passés de son bien-aimé, et inscrit une marque rouge. Envouté par ces mouvements langoureux, Naruto se tenta à des caresses coquines. Il se saisit des fesses de son élève, et dansa sensuellement contre elle.
- Hinata…
Saisie. N'est-ce pas la première fois qu'il murmurait ainsi son prénom de manière sensuelle et désireux. Cet homme lui donnera tout, douleur et passion. Impatiente, elle revient vers son visage, et se laisse emporter par un baiser, aimé.
Éreintés. Hinata et Naruto commencèrent à somnoler, beaucoup d'émotions différentes pour une seule journée. La jeune fille se leva une dernière fois pour éteindre les bougies et partit se faufiler entre les bras de Naruto.
Une première. Jamais elle n'avait dormit avec une autre personne dans son lit, la sensation est par ailleurs étrange et plaisante. Elle ne pouvait plus s'étendre à sa guise, tombant sur une jambe de son amant ou son torse. Attendrit. La pression de Naruto retomba, et le visage épanouie et serein de son amante, le conduisit à s'endormir.
- Bonne nuit… Naruto…
...
Dimanche matin. Électricité revenue, la lumière du salon réveilla Hinata, piquant ses yeux. Elle bougea légèrement la tête, et effleura la main de Naruto. Au début mi réveillée, elle s'étonna de trouver son professeur ici présent, mais une fois submergé de l'emprise de Morphée, un sourire nuageux s'entoura sur la bouche de la jeune fille. De sa main, elle vint caresser doucement sa joue, sa main, et écouta attentivement sa respiration aussi lente que celle d'un nouveau-né.
Mais très vite, cette image maternelle, s'effaça en farce. Naruto sauta sur Hinata, et l'attaqua de bisous. La jeune fille éclata de rire, et détesta son amant d'avoir brisé cet instant de tendresse.
- Tu es injuste de gâcher notre premier réveil !
- Il n'y a rien d'intéressant au réveille, on à chaud, on a les cheveux dans tous les sens !
- Je ne savais pas que tu avais un côté goujat !
- J'ai faim !
Les deux amants se levèrent, et partirent prendre un petit-déjeuner, consistant. Subitement, Hinata s'affola, car le « suçon » qu'elle avait laissé à Naruto, était flagrant. Elle posa sa main dessus comme espérant le faire disparaître. Le professeur rit, et attrapa la main de son élève pour l'embrasser.
- Tu es magicienne…
- Ta femme… Elle…
- Il pourrait faire la superficie de tout mon cou qu'elle ne le remarquerait même pas !
- …
- Dit ! Il y a une foire au livre à Shizuoka ! Ça te tente ?
- Shizuoka ? C'est à deux heures de Tokyo…
- J'accepte de faire le chauffeur ! Ricane ce dernier
Hinata regarda Naruto. Ils se parlaient tel un couple qui décide comment remplir sa journée ensemble. Ils allaient partir tous les deux, dans un moyen de transport, deux heures durant, devront s'occuper par des jeux ou une longue conversation, s'arrêter déjeuner et visiter l'endroit souhaité. Puis repartir, doucement, pensant le poids d'une journée qui allait se terminer. L'avantage du « couple » c'est qu'ils rentrent pour se retrouver, mais ce soir, Naruto retrouvera sa femme, gardant secret ce jour du quatre novembre, à jamais.
- Ça va ? Mon idée ne te plaît pas ?
- Si… Au contraire…
- Super, allons prendre une douche dans ce cas, et go !
- Allons ? Une douche ?
- Tu viens ?
- Vas-y en premier !
- En premier ? Viens avec moi…
- Non, hum, je préfère qu'on se douche chacun notre tour… Dit-elle gênée
Naruto éclata de rire. Hinata lui fera découvrir tous les interdits qu'une personne pudique et réservée peut refuser de partager.
- Tu es sérieuse ?
- Oui, c'est intime de se laver… Rougit-elle
Il rit de nouveau, sous les tapotements d'Hinata qui lui défendait de se moquer.
- Arrête un peu…
- Attend, on fait l'amour ensemble, on s'embrasse, caresse des endroits vraiment, très, très, intime, et tu refuses de te laver, avec moi !
- Et bien oui ! Certain n'aime pas manger dans la même assiette, ou boire dans le même verre, moi c'est la douche !
Le jeune homme repartit dans une crise de fou rire, il n'avait jamais, Ô grand jamais, entendu quelconque femme, refuser de prendre une douche ou un bain avec l'homme qu'elle aime. « Sa » Hinata, était unique.
Cependant, le jeune homme s'inclina, et partit en premier, se laver. Une fois fait, il laissa sa place à la « princesse », annonçant que la salle de bain était libre et à son entière disposition.
Prête, la jeune femme sortit de la salle d'eau, se présentant devant « un » Naruto, qui laissa tomber sa langue par terre. Sublime. Une beauté sans compter. Jupe marron, haut bleu, gilet d'hiver couleur automne, bottine assorti à la jupe, et ce bonnet gris foncé qu'elle enfilait sur sa chevelure nuit, bouclée, à couper le souffle.
- Tu es très belle…
- Merci… Mais tu t'es changé ?
- Oui, j'avais encore les valises dans le coffre de ma voiture !
- Ah…
- Tu as entendu ce que j'ai dit ? Tu es belle… Dit-il embrassant son front
- Merci… Rougit-elle
- On y va !
Naruto et Hinata se rendirent au sous-sol. Le professeur grimpa dans sa voiture, naturellement, mais la jeune fille, ouvrant la portière, se trouva prise d'une bouffée de chaleur. Un sentiment idiot et naïf, mais la grandeur de l'événement, le sentiment de ce matériel imposant. C'était le véhicule de cet homme, Naruto, qu'elle aimait, dangereusement. C'était un objet qui lui appartenait, et qui allait les conduire à mener une journée ensemble. Larme. Ce moment apparaît comme intouchable.
- Tu viens ?!
- …
Hinata grimpa dans le véhicule. Elle claqua la porte et mit sa ceinture. C'était un modèle SUV, de marque japonaise. L'intérieur était luxueux, et l'odeur y était agréable. Aucune touche féminine, les couleurs et les dispositions étaient masculines. Il démarra et sortit du garage. Hinata était nerveuse, elle se sentait stupide d'éprouver toutes ses sensations, de réaliser et analyser chaque seconde qui s'écoulait aux côtés de Naruto. Il ne fit que conduire, mais quelle virilité, il était prudent, attentionné. « C'est lui ».
- Tu veux que j'allume la radio ?
- Euh, si tu veux…
Il exécuta, et rit soudainement, curieux.
- Tu aimes quel genre de musique ?
- J'aime un peu de tout… Rock, pop-rock…
- Tu écoutes du rock toi ? Ricane ce dernier
- Oui, pourquoi est-ce drôle ?!
- Je t'imaginais plus écouter du classique !
- Quel cliché ! Se vexe-t-elle
- Ok, désolé ! Rit-il. Quel groupe de « rock » tu écoutes ?
- Soul Artist… Tu connais ?
- Oui, oui, je connais ! C'est un groupe à succès, la chanteuse a beaucoup de talent !
- Je suis d'accord…
- Mais tu as bon goût pour une bourge ! Taquine-t-il
- Et moi je suis étonnée que tu ais des goûts raffiné pour un homme du petit peuple !
Naruto s'écroula de rire. Il aimait lorsqu'Hinata répondait à ses provocations, et il devait bien avouer que sous ses airs calmes, elle avait du tempérament et un bon répondant.
- Bon, ok, j'arrête ! Quelle est ta chanson préférée ?
- « If I were her »…
Tension. Naruto ne riait plus subitement. Lui aussi il écoutait souvent cette chanson, mais il se mettait dans le sens inverse du sujet. La chanson évoquait une femme, qui enviait la maîtresse de son fiancé, car elle semblait lui apporter tout ce qu'il lui était impossible de lui donner.
- J'aime cette chanson aussi…
Hinata sourit, tristement. Étrangement, si elle aimait cette chanson, c'est parce qu'elle aussi se mettait à l'inverse du sujet, « elle » maîtresse, enviait la femme de son amant, encore bien trop amoureux pour envisager une séparation, et courir derrière la moindre chance qu'elle lui accordait.
Le reste du voyage fut silencieux, un malaise s'était glissé, trouble qui énervait Naruto, après-tout, n'était-ce pas censé être une bonne journée. Se garant, il se précipita à descendre de la voiture pour partir ouvrir la porte de son amante. Il s'approcha d'elle et agrippa sa hanche et donna un baiser fougueux à son élève. Réceptive, Hinata déposa une main chaude sur sa joue, et sourit.
- Et si on arrêtait de se bagarrer ! Propose le professeur
- Dommage, moi qui était sur le point de gagner !
- C'est ça !
Il rit au ton farouche de son amante. L'embrassant, il l'aida à descendre du véhicule, et partirent enfin à destination de cette foire au livre, en plein air. Les stands étaient bien disposés, chaleureux et accueillant. De vieux grimoires s'offrirent à eux, faisant pétiller les yeux de Naruto. Hinata le savait passionner de littérature, mais pas aussi profondément. Il semblait dévorer du regard, le nom de ces grands auteurs qui semblait l'inspirer. Heureuse, elle souhaitait absolument lui offrir un livre, celui qu'il souhaitait, même le plus couteux.
La jeune fille observa attentivement les gestes de son professeur. Elle était certaine, malgré déjà ces deux achats, qu'un coup de cœur allait se présenter à lui, et qu'il n'osera l'acquérir. Soudainement, Naruto prit le poignet d'Hinata, afin de
ne pas la perdre dans toute cette foule, et se dirigea vers un stand, où beaucoup de personne étaient déjà présents. Apparemment, ce qui se trouvait en ce lieu, avait l'air important. Interrogative, la jeune élève questionna.
- Que se passe-t-il… ?
- C'est l'évènement même de la foire… C'est un livre ancien, édité dans la fin des années vingt, c'est l'une des premières éditions du livre « Kaguya Hime »…
- Shoten…
- C'est ça ! Tu connais ?
- C'est une grande légende japonaise… Sourit-elle
- J'aime cette histoire, c'est un conte enfantin, mais qui relate des temps moderne, cette petite fille me rend nostalgique à chaque fois que je lis son histoire…
Hinata, charmée. Naruto peut atteindre les hauteurs d'une sensibilité infinie. Maintenant qu'elle y pensait, ils n'avaient jamais parlé de sa famille, ni père ni mère, aucune sœur ou frère à sa connaissance, son professeur serait-il fils « d'orphelin » ? Peinée. Naruto semblait épris de ce conte, parce qu'il lui rappelait sûrement son enfance.
- Tu viens !
- Naruto !
- Oui ?
- Tu ne veux pas l'acheter ?
Il rit, amusé.
- Ce livre coûte plus d'un mois de salaire, c'est un original, je n'ai pas les moyens !
- Moi, je peux te l'acheter…
- Non, non, surtout pas !
- Ah…
- Non, enfin, ce que je veux dire, c'est que tu ne vas pas te ruiner pour ça !
- Mais, il a l'air de compter pour toi ce livre…
- J'aime ce conte, mais je l'ai déjà dans une autre édition alors !
- Mh…
- Allez, viens, on va déjeuner !
Hinata observa le stand. Elle était déçue, elle aurait souhaitée offrir quelque chose à l'homme qu'elle aimait, de plus, ça semblait être le présent idéal. La jeune fille suivit son professeur, contrariée. Subitement, elle se heurta violement au dos de Naruto, il avait stoppé, net.
- Naruto… ?
- Et merde !
- Quoi… ?
- Sasuke et Ayame !
- Qui ?
Hinata se pencha discrètement sur le côté gauche, et observa le point d'horizon de Naruto. La jeune élève, reconnut son professeur d'histoire, Monsieur Uchiha. Il était accompagné de manière galante, par la psychologue de l'université.
- Cache-toi !
- Quoi ?
- Planque-toi, faut pas qu'il nous voit ensemble !
- Et pourquoi ce n'est pas toi qui te « planque » ?!
- Parce que c'est moins bizarre que moi je sois là !
- Ça veut dire quoi ça… !
Hinata fut subitement poussée violement sur le côté par Naruto, Sasuke et Ayame s'approchant à quelques petits mètres de lui. La jeune fille finit par être dissoute dans la foule, vexée.
- Hey, salut ! Rétorque nerveusement Naruto
- Bonjour Naruto… Sourit gracieusement Ayame
- Salut ! Répond simplement Sasuke
- Alors, qu'est-ce que vous faîtes là ? Demande gêné Naruto
Surpris par la question, c'est Ayame, du couple, qui répondit, amusée.
- J'ai traîné Sasuke ici, tu sais que j'aime énormément les livres !
- Oui, je sais, on faisait souvent le marathon aux livres à l'université !
- Oui…
Hinata ne put s'empêcher de regarder la scène. Naruto et cette femme semblaient complices soudainement, énumèrent-ils un bon souvenir ? Sûrement. Son amant semblait perturbé, intimidé, un comportement incompréhensif, ils étaient amis de longues dates, pourquoi cette distance.
- Tu, tu es venu tout seul ? Demande Ayame
- Oui, Sakura n'est pas tellement livre !
- Euh, oui…
- Ouais !
- Tu, tu veux déjeuner avec nous… ? Propose-t-elle
- Non, je vous remercie, mais je ne veux pas vous déranger !
- Mais, ça nous fait plaisir… Hein Sasuke ?
Ayame regarda son bien-aimé, qui exposa un regard, colérique ? Sasuke ne cessait de fusiller des yeux Naruto, comme s'il essayait de lui imposer un reproche. En effet, le professeur d'histoire, était persuadé que son meilleur ami n'était point seul, et que sa maîtresse avait eu la gentillesse de s'éclipser à leur arrivé.
- Sasuke… ?
- Je ne suis pas certain que Naruto est très envie d'être avec nous chérie…
- Mh ?
- Je veux juste que vous profitiez l'un de l'autre…
- Dans ce cas, bonne journée…
Sasuke attira sa bien-aimée, et s'éloignèrent de Naruto. Ayame était interrogative, depuis quand son amant, snobait son meilleur ami. Mystère, car son bien-aimé restera muet un long moment, sans explication.
Hinata rejoignit Naruto. Il avait l'air ailleurs, regardant ce couple s'éloigner, avec un air envieux.
- Naruto…
- Tu viens, j'ai faim ! Sourit-il, l'air forcé
- Oui…
Ils s'arrêtèrent à un stand pour déjeuner, et dégustèrent leur sandwich en continuant leur visite. Hinata était mal à l'aise, Naruto était silencieux, et puis, cette tension, la jeune fille était frustrée. Beaucoup de couples étaient présents, ils étaient complices, joueurs, et se tenaient la main en signe d'appartenance, un geste d'amour que la jeune fille n'osait tenter. Et pourtant, elle rêvait de sentir la main chaude de Naruto dans la sienne, de froisser ses doigts entrelacés par les siens, de caresser de son pouce le dessus de sa main, lui démontrant qu'elle était là, avec lui.
Sans s'en rendre compte, Hinata dépassa Naruto, tellement emportée par sa frustration. Ils ne seront jamais un couple dit « normal ». Aucune preuve de tendresse ou d'affection ne pouvaient être permise en lieu public, pourtant, son professeur avait fait un effort pour venir ici, avec elle. Toutefois, le lieu était rempli de monde, et même si le hasard avait permis de rencontrer deux amis proches de son professeur, aucun risque d'être vu, tous les deux, en ce lieu.
- Hinata…
La jeune fille fit face à son amant. Naruto ressentit sa tristesse soudaine, et il devina tout de suite les causes. Prit d'affection par cette femme qui n'inspirait que douceur, il se rapprocha d'elle, intiment, et sourit.
- Quoi… Tu veux un baiser, c'est ça… ?
Rougeurs. Naruto avait le don suprême de mettre dans tous ses états, Hinata. Intimidation, l'amant avait le don de couper le souffle de l'amante, de la rendre stoïque, et passionnée. S'apprêtant à recevoir un baiser sucré de son bien-aimé, Hinata eut soudainement une vision de panique. Elle s'écarta rapidement de Naruto, sous la stupeur de ce dernier.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Suigetsu et Karin, ils arrivent par-là ! Panique-t-elle
- Et alors… ? Taquine le professeur
- Mais, mais, va-t-en !
- Quoi ?
- Éloigne-toi de moi !
- Non, toi éloigne-toi de moi ! Joue-t-il
- Arrête de faire l'idiot, disparait !
Hinata poussa sous les rires de Naruto, son amant vers la foule. Il percuta une jolie femme, et s'excusa avec galanterie. Titillant les nerfs de son élève, Naruto charma gentiment cette étrangère, sous les yeux paniqués de son amante, qui accueilli ses deux amis.
- Bonjour Hinata ! Sourit Karin
- Bonjour tous les deux, ça va ?
- Bah oui, et toi, tu es toute seule ? Demande Suigetsu
- Non, non, je suis venu avec un ami, mais je crois qu'il s'est perdu ! Répond-t-elle, paniquée
- Ça va Hinata… ? Questionne son amie
- Oui ! Il a dû…
Hinata ne put s'empêcher de regarder son amant, s'amusant à la snober avec cette jolie femme, qui tenait déjà le bras de son amant, un vrai,
- Mufle…
- Quoi ?
- Je disais… Il a dû… Partir aux toilettes ! Rit-elle, nerveusement
- Tu es certaine que ça va… ?
- Oui, oui, désolée, mais je dois le retrouver…
- D'accord, tu veux qu'on t'aide à le chercher ? Propose Suigetsu
- Non ! Ça ira, merci, à demain !
Hinata s'échappa telle une voleuse, sous le regard stupéfait de ses deux amis. Se questionnant quelque peu, Karin et Suigetsu décidèrent de continuer leur tour, en amoureux.
Hinata s'écarta de Naruto, agacée que son amant joue avec ses nerfs. Le professeur rattrapa vite son amante, prenant dans ses bras cet « ange ». Il la transporta sur le côté, et se mit à rire.
- Tu es énervant !
- Arrête un peu de boudée, et embrasse-moi tête de mule !
Hinata n'eut guère le temps de répartir, que Naruto s'était emparé de ses lèvres, langoureusement. Vite, elle se cramponna à lui. Il devrait être interdit d'aimer autant une personne, de s'y dévouer corps et âme, quitte à mettre son cœur en péril. La jeune femme s'accrocha à lui, comme à l'air qui l'aide à vivre, indispensable.
Épris. Naruto prit la main de son amante, et la guida de nouveau vers les stands. Mais ce geste fut furtif, après quelques secondes, le professeur ne souhaita prendre aucun risque et lâcha la main d'Hinata.
S'arrêtant à un stand qui intéressait Hinata, le vendeur semblait subjugué par la beauté de cette jeune fille, et vint rapidement la conseiller.
- Je peux vous aider ?
Hinata exposa sa demande. Le vendeur remua tout son stock pour dénicher le livre désiré par cette charmante jeune femme. L'homme était à peine plus âgé que Naruto, joli garçon.
- Super ! Merci ! Sourit-elle
- Ouah, vous avez un sourire très solaire…
- Ah, euh, merci…
Naruto ne manqua pas ce furtif compliment. Irrité, son corps recommença à se contracter, ses poings se lient, sa gorge se sécha, son cœur palpita.
- Vous êtes vraiment jolie…
- C'est… C'est gentil…
- Je suis un peu direct, mais… Ça vous direz de venir boire un chocolat chaud avec moi… ?
- Euh… Et bien…
- Va te faire foutre enfoiré !
Naruto apparaît derrière Hinata, et lui saisit le bras, qu'il serra, fort.
- Pardon ?
- Tu es vraiment un tordu pour draguer une mineure, pervers !
- C'est quoi ton problème prince charmant à la manque, je t'emmerde !
- Ouah, mais quel vocabulaire, tu n'es qu'une petite merde !
Naruto se rapprocha avec violence du vendeur. Hinata prit peur, elle détestait voir Naruto comme ça, vulgaire et violent, encore cette impulsivité qu'il ne savait contrôler.
- Arrête Naruto, viens…
Mais le professeur n'écouta rien, il ne cessait de penser à ce « connard » ayant mâté les fesses de son amante, comme un simple bout de viande, et c'est élancé par toute sa « jalousie » qu'il cogna le visage de cet homme.
- Naruto !
Des hommes séparèrent les deux individus. Hinata s'excusa et partit avec son amant, loin du stand. Son professeur semblait hors de lui, et d'impulsion, il déclara qu'il était temps de « partir ».
Surfait. Sur le chemin retour, l'amour qu'éprouvait Hinata pour Naruto, venait de manière magique, effacer ce moment répugnant, et s'arrêta de nouveau à ce fameux « stand ». Au bout de quelques minutes, arrivé à la voiture, Naruto se retourna et remarqua que son amante n'était pas derrière lui. Puis, rassuré, il la vit courir vers sa personne.
- Où étais-tu ?!
- Achat de dernière minute… Sourit-elle, montrant fièrement sa poche
Assagit par ce sourire, Naruto fit retomber la pression, et s'avoue que son comportement fut futile et impardonnable. Mais c'était incontrôlable, toutes personnes du sexe masculin, se voyaient refuser de même pensé qu'Hinata pourrait leur appartenir. Elle était à lui, son appartenance, la seule « chose » qui soit à lui, et à lui seul, sans fausseté.
- Désolé pour mon comportement…
- Je n'aime pas quand tu es comme ça… Tu me fais peur…
« Peur » ? Naruto prit une gifle par ce sentiment qu'éprouvait Hinata en sa présence. Il ne souhaitait rien d'autre que de la mettre en confiance, mais au bout du compte, il mettait en péril ce sentiment par son comportement étranger. Même s'il était quelque peu impulsif de nature et fonceur, Naruto n'était pas homme à perdre son sang-froid, mais il n'y pouvait rien, avec Hinata s'était différent, unique.
- On peut rester un peu plus longtemps si tu veux… Propose-t-il
- Non, il y a de la route, et il est déjà quatre heures… Dit-elle à contrecœur
- Ok…
Sur le chemin retour, les deux amants se détendirent. Ils firent un bref bilan de leur journée, et discutèrent, de tout, de rien.
Rapidement, Hinata se peina, elle vit, à son grand regret, des panneaux routiers indiquer « Tokyo ». Plus ils roulèrent, plus les kilomètres se réduisaient sur les directions à prendre. Les minutes de cette journée avaient défilé telle l'eau qui s'écoule d'une rivière, pour ne plus jamais revenir.
L'angoisse. Naruto arriva à l'immeuble de la jeune fille. Ils descendirent. Étrangement, Naruto laissa ses paquets dans la voiture. Ils montèrent dans l'ascenseur, indiqua l'étage souhaité, et arrivèrent sur le palier. Cependant, Naruto ne s'avança plus et resta devant l'appareil.
- Naruto… ?
- Je ne préfère pas rentrer avec toi… Sourit-il
- Pourquoi… ?
- Ça va être plus difficile pour toi…
À ces mots, Hinata fondit en larme et vint rapidement se blottir dans les bras de son amant, bras qui se refermèrent affectueusement. Il caressa le dos de son amante, et embrassa sa chevelure, son front.
- Merci pour cette journée… Sanglote-t-elle
- Ne te met pas dans ces états… Rit-il quelque peu
- Désolée, je sais c'est bête…
- Eh ! Je reviens demain soir, et… Je te promets, qu'on repassera toute une journée ensemble…
- Ne fait pas de promesse que tu ne pourras pas tenir !
- Ah, mais tu ne connais pas mon diction ?! Je ne reviens pas sur une parole donnée ! Rit-il
- Quel bouddha a dit ça ?
- Moi !
Naruto succomba à l'ironie de son amante, et partagèrent tous les deux un fou rire. Le professeur offrit un dernier baiser possessif à son amante, avant de la quitter, ce jour. À peine les portes de l'ascenseur fermées, qu'Hinata craqua de nouveau, et s'empressa de rentrer chez elle et de se blottir dans les draps de son lit, qui inspirait encore, le parfum de son bien-aimé.
Hinata serra les oreillers comme souhaitant serrer son amant, elle respirait le coton comme espérant ouvrir les yeux et tomber nez à nez avec Naruto. Toutes ces marques rassemblaient les souvenirs, pièce par pièce de ces deux jours passés aux côtés de l'homme qu'elle aimait,
Inlassablement.
Lundi. Une cassure, il revient toujours vite ce jour, peut-être autant haït que le dimanche. Il sonnait le début d'une longue semaine. Hinata, arriva la première, encore sous le charme de son week-end. Puis, son amie Karin arriva en deuxième, et étira un sourire large. Sous son charme, Hinata demanda ce qui procurait une telle joie. Chuchotant, Karin conta ces deux jours avec Suigetsu, furtivement.
Complice, les deux jeunes femmes discutèrent de façon cachotière, et se tuent lorsqu'elles virent arriver Temari et Shikamaru.
Tous présents, et la cloche sonnant, Naruto pénétra dans la classe, un sourire épanouit, également. Il éclata un « bonjour » enjoué, et annonça une interrogation surprise, ironisant sur le fait qu'il était persuadé que ses élèves modèles, avaient révisés la philosophie durant ses deux jours de repos.
Humeur taquine.
Hinata étira un sourire, son professeur s'était noué de manière séduisante, un foulard autour du cou, comme elle. Ils cachaient ainsi mutuellement, une marque rouge, empreinte d'un instant passionnel, qui n'appartenait, qu'à eux.
Sentiment partagé, car distribuant les copies, Naruto m'omet pas de donner un sourire espiègle à son amante, souhaitant qu'aucun des deux, n'oublie irrésistiblement,
Ces deux jours.
