Je ne peux malheureusement pas répondre à tous vos commentaires en individuels, mais sachez que tous les mots que vous me confiez concernant mes chapitres et même mes fictions me vont droit au cœur et me font terriblement plaisir… Je suis désolée si mon absence est frappante pour certaines fictions, mais j'essaye de toujours m'améliorer pour vous satisfaire, alors n'hésitez pas à laisser vos avis, qu'ils soient négatifs ou positifs… Je vous remercie tous pour votre grande et gentille fidélité… Bonne lecture !
…
Chapitre 11 : « Du blanc, du vert, du rouge… »
Marche. C'était une situation ironique et gênante. Il se demandait bien pourquoi son ami l'avait traîné dans les boutiques, « faire les cadeaux de Noël », telle était l'idée. Cependant, quatre semaines séparées encore l'événement à ce jour. Était-ce une véritable précipitation de la part de Sasuke ou une excuse pour discuter, d'homme à homme.
- Hé ! Râle Naruto
- Quoi ?
- On n'est pas un peu vieux pour faire les magasins ensemble !
- Oh ! Tu me brises le cœur mon amour…
- Pff… Idiot !
Naruto suivait son ami dans les galeries d'un grand centre commercial de Tokyo. En ce jour de samedi, les couloirs étaient bondés de monde. Apparemment, Sasuke n'était pas le seul à s'impatienter de gâter ses proches. Au fil du chemin, ils se retrouvèrent dans une superbe bijouterie. Sasuke se dirigea directement vers les vitrines exposants les bagues. Le cœur du jeune professeur rata un battement. Ce n'était pas anodin comme présent, une femme ne recevait guère ce bijou, sans se demander quel message apportait le donneur.
Naruto et Sasuke se regardèrent.
Sasuke était désolé. Longtemps, depuis des années, son meilleur ami souffrait à cause de lui.
Orphelin, éduqué seul par son frère aîné, Sasuke avait toujours eut la difficile impression de penser qu'il serait un jour réellement aimé et qu'il aimerait également. L'amour. Pour lui, ce sentiment n'existait que dans les films ou les romans. Ces deux héros qui s'aimaient d'un amour fort et dangereux. Était-il possible d'imaginer que l'on puisse dédier toute sa vie à une seule personne et entendre son cœur chanter tous les jours grâce à sa moitié… ? Futile au départ, et inconcevable, la rencontre avec Ayame avait changé sa vie.
Ils avaient de nombreux point en commun, ne s'ennuyaient jamais l'un avec l'autre, ils se manquaient lorsqu'ils n'étaient pas ensemble, riaient, tout le temps, et ce désir qui était né. Vouloir posséder le corps d'une personne aimée était un sentiment qui ne s'exprimait pas avec des mots, s'était chimique, physique.
Sasuke avait trouvé son âme sœur, et l'envie de faire d'Ayame sa femme, était un rêve qu'il voulait basculer en réalité.
Naruto défia son meilleur ami du regard. Au-delà de toute la rancune qu'il éprouvait pour lui, il était heureux. Une envie de prendre celui qu'il considérait comme un frère dans ses bras l'appâta. C'était incontestable, Sasuke et Ayame s'aimaient, ils s'étaient toujours aimés par ailleurs, dès le premier regard, et ont toujours voulu vivre ensemble, mais les peurs et les craintes de l'inconnu en matière d'amour les avaient tous deux effrayés et séparés de nombreuses années. Enfin retrouvés, il paraissait tellement « logique » qu'ils s'unissent devant les êtres qui comptent pour eux, une preuve de leur amour, symbolisée par le mariage dans l'humanité, et la communauté japonaise et mondiale.
- Tu vas faire ta demande quand… ?
- Au réveillon de Noël…
- Félicitation…
- Merci…
Naruto se mit à rire. Sasuke avait l'air gêné. Les deux amis s'offrirent une accolade, de quoi laisser quelques femmes admiratives devant cette scène amicale. Les deux jeunes hommes firent le tour de la boutique, et le futur marié, tomba sur « la » perfection. Son ami acquiesça, c'était en effet une jolie bague, gracieuse, à l'image d'Ayame. Pendant que la bijoutière enveloppait la bague, Naruto fit le tour aussi. Sasuke taquine.
- Tu cherches une bague pour ta maîtresse ?
- Très subtile ! Ricane ce dernier
- Ton premier Noël entant qu'amant, tu vas voir c'est génial !
- Pourquoi, tu lui as offert des cadeaux à ma femme ?! S'amuse ce dernier
- Non !
- Tu n'es qu'un enfoiré !
Les deux amis échangèrent un rire. Quittant le magasin, ils décidèrent de partir boire un café dans une boulangerie de la galerie. S'installant à une table, Sasuke souhaita être plus sérieux. Naruto n'était pas le genre d'homme à trahir, et encore moins à se jouer d'une femme qui si elle reste depuis plusieurs mois était certainement amoureuse. Bien que. Il ne savait rien de cette femme, physiquement, ressemblait-elle à Sakura, est-ce qu'il y trouvait un point d'attache, une similitude… ? Peut-être était-elle différente, même l'opposé de sa femme. Cependant, ce qui le troublait et l'interrogeait le plus, fut ce qu'elle était personnellement. Était-ce une femme cultivée, indépendante, rigolote ou sérieuse… ?
- Tu vas me faire craquer avec ton regard de braise… Ironise Naruto
- Parle-moi d'elle…
- Même pas en rêve !
- Pourquoi, tu as peur que je te la prenne celle-là aussi…
- Ah, ah, tu es vraiment un con !
- Je sais…
- Quoi que, elle pourrait te plaire…
Sasuke ria nerveusement. Il savait que Naruto ne dirait rien, sinon, depuis longtemps, il aurait joué les fanfarons. Par ailleurs, ce comportement était étrange. Sasuke avait dans l'idée certaine que Naruto ne fréquentait « cette » femme que par avidité, par vengeance, toutefois, il ne s'exprimait jamais sur le sujet, ne jouant aucunement de cette relation devant sa femme ni devant lui. Interrogateur. Quel but avait son ami… ? Était-il encore dans une phase où il refusait la réalité et se confinait dans ce monde avec son « amante ».
- Naruto… Ne fait pas souffrir cette fille…
- Cette fille ! Mais ce n'est pas une fille… C'est… Elle…
- Ouah ! Non, sérieusement, Naruto…
Naruto souffla d'exaspération. Pourquoi son meilleur ami s'intéressait-il soudainement à « sa » maîtresse… ? Quel était l'intérêt de savoir ce qu'il se tramait ou pas entre eux ? C'était sa décision, sa vie, il ne souhaitait aucunement partager ce qu'il vivait avec quiconque. Il désirait garder ce secret, que cette partie de l'histoire soit uniquement à lui et à elle.
- Bon aller, blonde ou brune ?! Questionne Sasuke
- Brune !
- Elle est belle ?
- Évidement qu'elle est belle !
- Tu n'es vraiment pas facile bordel ! Je ne sais pas, dit moi un mot qui la décrit !
- Ok, ok ! Elle est… Elle est… Super !
- Super ?! C'est le seul mot que tu trouves quand je te demande de la décrire !
- Désolé mon vieux, mais tout ce qui la concerne reste pour moi !
- Pourquoi, tu as peur que je te renvoi dans la réalité !
- Je suis dans la réalité… Avec elle je suis bien c'est tout, donc je ne prends aucun risque…
Sasuke fut étonné. Naruto semblait placide et réfléchi, comme s'il menait la danse et qu'il connaissait chaque pas. Bizarrement, il était cohérent, et semblait savoir ce qu'il faisait et où il allait. Aujourd'hui, il pensait convaincre son ami de cesser cette mascarade et de rétablir la paix avec lui-même. Cependant, il était confus, car Naruto ne semblait pas malheureux, au contraire, il parlait sereinement et aucun trouble ne parsemait son esprit.
Chambardement.
…
Lundi matin. Naruto traînait des pieds. Sakura était partie rendre visite à ses parents et Hinata était en compagnie de Shikamaru durant les deux jours de week-end pour leur projet commun. Il s'était ennuyé ce dimanche, un manque et un vide s'était meurtri en lui. Étrange.
Grimpant les marches de l'escalier, il perçoit des jeunes gens rirent au loin. Ce son particulier ne lui était pas inconnu, parmi tant d'autre déploiement, il reconnaitrait celui de son amante entre mille. Toutefois, qu'est-ce qui pouvait la mettre en joie, au point d'éclater une seconde fois de rire.
Il s'approcha doucement et resta appuyé derrière le mur. Il étendit son regard et observa. Colère. Était-ce une plaisanterie ? Est-ce que son amante était en réalité une adolescente sans cervelle et irréfléchie ? Hinata était là, assise à côté de Kiba sur un banc, ce dernier était positionné sur l'une de ses jambes et jouait avec l'un des pompons attachés au manteau de la jeune femme. Il ne cessait de lui raconter des anecdotes vécues avec ses « abrutis » d'amis, aventures rocambolesques qui semblaient faire rire son « idiote » d'amante.
- Tu es vraiment craquante lorsque tu ris… Souffle Kiba
- Ah, hum… Merci… Dit-elle, mal à l'aise
Naruto sentait sa respiration se saccader. Une envie de sauter au cou de ce « minable » le rongeait de l'intérieur. Savoir que Kiba la séduisait, la divertissait, pouvait sentir son parfum et profiter d'une proximité intime le rendait malade.
- Bonjour Naruto !
À l'entente de ce prénom, Hinata sursauta quelque peu. Apparemment son bien-aimé était en avance, et venait de surprendre cette conversation qu'elle souhaitait garder discrète. Ayame embrassa son ami et sourit gracieusement. Les deux amis montèrent à l'étage ensemble, se détendre devant un café.
- Ça va Hinata… ?
- Oui… Sourit-elle
Elle redoutait et tremblait, ferma les yeux par déconvenue. Hinata avait promis à son amant de mettre de la distance avec Kiba. Mais la jeune femme appréciait son ami, il était drôle, gentil et attentionné. C'était la première fois qu'elle s'entendait autant avec un garçon, elle avait l'agréable sensation de pouvoir tout lui dire et se confier à lui. Mais visiblement, Naruto était hanté par cette relation. L'arrivée de Karin détendit l'atmosphère, et le groupe d'amis rentra en classe.
Cependant, le cauchemar d'Hinata ne fit que commencer. Tout d'abord, son professeur arriva, et jeta sa serviette sur la table, l'air teigneux, fusillant du regard son amante. Ensuite, il commença par interroger Kiba sur des sujets non encore abordé en cours. Il s'adressa ensuite à Hinata en lui demandant si elle pouvait venir en aide à « son cher ami ». Les élèves furent stupéfaits de l'humeur de leur professeur. Abattu et furieux, il était méconnaissable.
Tournoyant autour des tables et des chaises, Naruto glissa subitement un papier sur le bureau d'Hinata. Apeurée, elle ouvrit et lut le contenu : « Sur le toit pendant la pause déjeuner ». Tristesse. La jeune fille redoutait déjà ce tête à tête. Naruto perdait totalement le contrôle de ses émotions lorsqu'il s'agissait de ses relations avec d'autres. Son amant ne semblait pas lui faire confiance, et voulait l'exclusivité. Ces deux sentiments étaient flatteurs dans une partie de son cœur, ils prouvaient que Naruto tenait à elle et n'était pas indifférent quant à une séparation. Mais. Son bien-aimé était bien trop exigent, grossissant les actes de Kiba et rendant étouffant ce tourment, car aucune solution excepté l'ignorance ne convenait à Naruto.
À la pause déjeuner, Hinata excusa une envie de partir au petit coin. Discrètement, mais naturellement, elle se rendit sur le toit. À peine franchit le pas, que Naruto claqua la porte contre le bout de béton qui la maintenant et plaqua Hinata contre le mur, prenant tout de même garde de ne pas cogner sa tête. Son front était ridé et sa mâchoire serrée. Il tenait fermement son poignet, sa peau pénétrait dans le crépie, et écorcha sa paume. Naruto souhaitait toute l'attention.
- Est-ce que tu te fous de ma gueule ?
- Non, je…
- Écoute-moi !
Naruto la poussa légèrement contre le mur, ne souhaitant aucunement entendre les pitoyables excuses de son amante, car rien ne pouvait pardonner son exécrable désobéissance.
- Je te vois encore une fois à une distance de moins de cent mètre de Kiba et je jure devant Dieu de te larguer ! Compris !
Hinata versa des larmes. Pourquoi Naruto défilait-il dans une telle extrémité… ? Quelle était cette rage, cette peur, cette défaillance qui désagrégeait son âme à chaque instant que son amante paraissait lui échapper. Ce n'était pas l'homme qu'elle aimait, et seule une force supérieure avait conscience de l'amour qu'elle portait à Naruto, mais dans ces instants, où son bien-aimé utilisait la force dans les gestes et dans les paroles, elle n'éprouvait qu'un sentiment, la peur.
Essayant de se débattre, le professeur attendait une nouvelle promesse posée. Seulement, Hinata perdit ses moyens, elle détestait ça, cette situation, il semblait que le sol s'écroulait sous ses pieds, qu'une réalité les avait rattrapé.
- Alors ?! S'agace Naruto
- Lâche-moi !
Hinata expulsa sa crainte et par sa force, élancée par sa grande tristesse, elle se débarrassa de la pression de Naruto et s'enfuit. Elle courut sans but, dévalant les marches dangereusement, elle défila les étages pour finir dans les toilettes. La jeune fille s'enferma dans une cabine, et éclata en sanglot. Une interrogation qui brisait son cœur, ce côté sombre que possédait son bien-aimé, mais quel démon prenait possession de son être lorsqu'il agissait ainsi… ?
Soudainement, Hinata entendit frapper à sa porte. Elle sursauta, surprise et honteuse qu'une personne l'eut entendu. Des talons s'entrapercevaient en bas de la porte, et cette voix qui demanda si « tout va bien ? », elle reconnut la psychologue.
- Je peux vous aider… ? Je suis Ayame, la psychologue de l'université…
- …
- Écoutez, si vous ne voulez pas me parler maintenant, je comprends… Mais s'il vous plaît, n'hésitez pas à…
La porte s'entre-ouvrit, Hinata accepta les conseils de cette femme qui dégageait une aura de confiance et qui portait une voix d'ange lorsqu'elle s'exprimait. Ayame sourit et s'agenouilla à hauteur de l'élève.
- Tu veux venir avec moi au bureau… ?
- …
- Nous serions plus à l'aise…
- Je… Je ne veux pas… Que vous perdiez votre temps…
- Ouh… Ça veut dire que ton tourment est un garçon ! Rit-elle tendrement
- Hum…
- Toutes les filles que je trouve effondrée dans les toilettes me disent ça… Dit-elle d'un clin d'œil
Hinata rit quelque peu, c'était en effet une situation très cliché. Ayame tendit sa main à cette élève charmante et déjà très attachante. La jeune fille accepta sa main et se releva, essuyant ses larmes. Ne lâchant aucunement sa main, Ayame se dirigea dans son bureau et invita la jeune femme à s'installer à son bureau.
- Mais dit-moi tu saignes ?!
Ayame se leva précipitamment et attrapa sa trousse de secours. Elle enfila des gants en plastique et soigna cette légère plaie sur la main. Hinata trouvait cette femme bien attentive, pour une simple égratignure, c'était toute l'infirmerie qu'elle avait dévalisé. Faisant un bandage digne des plus grandes infirmières, la psychologue se questionna. Tout excès de violence, même minime comme celle-ci, était intolérable. Alors, la jeune femme se demanda ce qui avait poussé « cet homme » à faire subir à sa bien-aimée, une pression au point de la blesser.
- Est-ce que tu veux bien me dire ton prénom… ?
- Hinata…
- C'est très jolie Hinata…
- Merci…
Ayame enleva ses gants et rangea son matériel. Se lavant les mains, elle revint à son bureau, soucieuse.
- Pourquoi tu pleurais Hinata… ?
- C'est rien… Je vous l'ai dit, un truc de fille !
- Hinata, est-ce que ton copain est violent avec toi ?
- Non, non, je vous jure que ce n'est rien, c'est un accident… Sourit-elle
- Donc, c'est bien lui qui t'a fait ça ?
- Euh… Oui, mais… Il était juste en colère à cause de moi…
- À cause de toi ? Pourquoi à cause de toi ?
- Hum…
- Tu n'es pas obligé de me répondre, mais sache que rien ne justifie une aussi grosse colère…
Hinata se sentit prise au piège. C'était un malentendu, Naruto n'était jamais violent avec elle, il était vrai que sa jalousie était incontrôlable et exagéré, mais elle savait au fond d'elle que jamais il ne voudrait la nuire.
- Il n'est pas violent… Il est très possessif c'est tout… Il… Il a été trompé, une fois… Alors… Je crois juste qu'il… Qu'il ne veut pas que… Enfin, vous comprenez…
- …
- Vraiment, c'est un homme très gentil… Sourit-elle gracieusement
Ayame ne constata aucun code de traumatisme, juste un sentiment de mal être et d'incompréhension de la part d'Hinata, car apparemment, la jeune fille semblait connaître les raisons qui poussaient son petit-ami à être parfois invérifiable lorsqu'il s'agissait de partager en société, cependant, cette impulsivité semblait être à l'inverse de la description qu'elle apportait de lui.
- La jalousie est une forme différente de la possession… On peut être jaloux parce que son camarade a de meilleur résultat en cours, ou parce que la fille assisse à côté de vous porte une plus jolie robe…
- …
- Mais, être possessif, c'est un sentiment que l'on éprouve lorsqu'on se sent seul… La solitude apporte une sorte d'appartenance à tout ce qui va vous entourer… Et, évidemment, surtout lorsque ça concerne une personne que l'on aime…
« Que l'on aime ». Hinata sourit à elle-même. Aimer ? C'était un sentiment impossible concernant Naruto. Il était encore très amoureux de sa femme, Hinata le savait, le constatait, le ressentait, elle était certaine que son professeur se comportait ainsi avec elle juste parce qu'il était marqué par cette trahison. Aucune solution n'était à apporter à son problème, juste, profiter de demain encore un peu plus.
- Hinata… Est-ce que ton petit-ami t'interdit de voir certain homme… ?
- Oui…
- Tu sais, même si ça prouve qu'il t'aime vraiment très fort et que la seule idée de te perdre, le rend malade, et que par conséquent il s'en prend à toi, peut-être certaine fois de façon différente, il ne faut pas que cela t'empêche de t'épanouir, parce que ça va te détruire petit à petit, et lui, son sentiment de solitude ne va jamais s'échapper…
- Euh…
Cette situation affola Hinata, c'était bien trop compliqué à expliquer, à contrôler, Naruto n'était pas un amoureux transi, juste un homme déjà blessé. Lorsqu'Ayame parlait d'amour, ces mots l'a blessé, car le seul amoureux fou des deux, c'était elle et uniquement elle. Son bien-aimé n'éprouvait que pleine douceur en sa compagnie, un refuge, un moment de grâce et de repos.
Toutefois, la psychologue avait raison sur un point, apporter une solution à cet excès, qu'elle subissait comme une peur à chaque crise de son amant. Hinata aimerait qu'il comprenne que malgré leur histoire sans nom, sans morale, elle ne souhaitait aucunement le laisser et encore moins pour un autre.
- Je… Je ne sais pas quoi faire, ou que dire pour qu'il accepte et comprenne…
- J'imagine que c'est difficile d'ignorer quelqu'un que l'on va forcément voir en cours tous les jours, mais émettre une distance avec lui serait un bon début…
- Une distance… ?
- Oui, l'ignorer quelques jours, et attendre qu'il revienne de lui-même… Il comprendrait que ce n'est pas parce que vous n'êtes pas ensemble, ou fréquenter d'autres personnes que tu ne l'aimes pas, ou désires te séparer de lui…
- Prendre le mal, par le mal…
- C'est un peu ça…
Hinata se meurt déjà. Ignorer Naruto, est-ce qu'elle possédait la force pour en venir à cette solution. Vraisemblablement, c'était une issue délicate, qui demandera stabilité et confiance, car devant la détresse de son bien-aimé, elle ne devra aucunement céder. Cependant, est-ce que le résultat serait convaincant, peut-être que Naruto comptait exécuter son intention, la quitter, pour avoir abusé de sa confiance.
- Hinata… ?
- …
- Tu n'es pas obligé de suivre mes conseils… Sache simplement que si tu as besoin de parler, ma porte est grandement ouverte…
- Merci… C'est vraiment gentil de m'avoir reçu pour si peu…
- Il n'y a pas de petite peine, chaque chagrin compte… Sourit-elle
- Oui…
Remerciant une fois de plus la psychologue, Hinata prit congé, et rejoignit ses amis. Ayame quant à elle, s'interrogea, mais son tourment s'estompa lorsque son amant vient lui apporter un bento pour déjeuner, surpris de ne pas l'avoir aperçu en cantine.
- Merci chéri, tu es adorable…
- Ça va… ? Tu as l'air triste… ?
- Mh… Je me remets en question subitement…
- Pour quelle raison… ?
Sasuke se plaça en face de sa bien-aimée, et prit sa main dans la sienne, qu'il caressa de son pouce.
- Je ne sais pas… Une élève est venue me voir tout à l'heure et j'étais… Déstabilisée…
- Comment ça déstabilisée… ?
- J'ai l'impression de ne pas avoir su l'aider…
- Je sais bien que tu ne peux pas me dire le souci de cet élève, mais… Tu es très professionnelle Ayame, et surtout tu es d'un naturel très délicat… Je suis certain que même le plus simple des mots est un réconfort…
Ayame sourit devant l'immense gentillesse de son amant. Elle se pencha sur la table, et vint lui offrir un baiser amoureux, très amoureux.
- Merci…
- Tu as l'air fatigué ces derniers temps…
- Non, c'est juste que… Je me demande si je n'ai pas fait le tour de ce métier… C'est vrai, je ne connais aucun psychologue qui fête ses vingt, trente ans de carrière…
- Tu as envie d'autre chose… ?
- L'éducation me tenterait bien…
- Tu enseignerais la psychologie en université… ?
- Non, je pensais retourner à mes premiers amours, la littérature et la philosophie…
- Et bien si c'est ce don tu as envie, fais-le…
- C'est vrai ? Grimace-t-elle gênée
- Bien sûr ! Peut-importe ton envie, ton but, ton objectif, je te soutiens à mille pour cent !
- Donc… Si je te dis que j'ai déjà envoyé un dossier de pré-inscription pour un concours dans l'éducation nationale, tu me réponds… ?
- Je te réponds qu'il me reste quinze minutes avant la reprise des cours, alors va fermer ta porte à clef !
Ayame rit à l'idée luxurieuse de son amant. La jeune femme s'exécuta sans broncher, elle attrapa sa clé, et ferma la porte à double tour. Elle se retourna à peine que les lèvres de son bien-aimé s'étaient emparées de sa bouche. Un baiser fiévreux, aimant. Sasuke était admiratif de cette femme, elle avait su apprendre de ses erreurs, fuir ses peurs et les snober avec fierté. Il n'attendait qu'une chose, faire sa demande. Il comptait les jours, regardait sans cesse les heures s'écouler, rien ne le rendait plus impatient que lui demander d'être « SA » femme. Il se hâtait que lorsque les gens dans la rue l'aborderont, ils l'interpelleront « Madame », que l'administration fluidifierait sur les documents, « Madame Uchiha ».
- Sasuke… Souffle-t-elle chaudement
Sasuke poussa contre la porte Ayame, il défit son bouton de pantalon et baissa la fermeture, pour plonger sa main en dessous du sous-vêtement, matière dentelle. Amoureux, il vint taquiner le pêché de sa compagne, désirant la rendre encore plus folle de lui.
…..
Onze jours. Naruto était à cran. Une semaine et demie qu'il était de mauvaise humeur, irrité, insupportable avec ses amis, et d'autant plus avec sa femme. Il buvait café sur café, ne voulant luter avec le manque de sommeil qu'il se faisait subir, impossible de dormir la nuit, bien trop abruti par les pensées bruyantes du jeune homme. Hinata refusait de lui parler, elle ne répondait pas au téléphone, et invitait Shikamaru chaque soir chez elle pour avancer sur le projet, il ne pouvait par conséquent, jamais la voir.
En salle de repos, Sasuke ne parvenait à se concentrer pour corriger des copies, à cause des soufflements à répétitions de Naruto, et de sa manière de tourner en rond dans toute la pièce. C'en était trop, le professeur craquait.
- Stop ! S'écrit Sasuke
- …
- Naruto, assied-toi !
Le jeune homme s'ordonna, et s'assied en face de son ami.
- Bordel c'est quoi ton problème à la fin ! On dirait un condamner qui attend sa pénitence !
- Quoi, tu n'as jamais était de mauvaise humeur ?!
- Mais ça fait onze putain de jours que tu es comme ça, alors pitié, dit-moi ce qu'il y a !
- Elle me fait la gueule…
- Qui ?! Ta maîtresse ?!
- Oh, ne l'appelle pas comme ça ! Dit-il râleur, se levant
- Excuse-moi mais ne sachant pas le prénom de cette jeune fille, je ne sais pas comment la nommer vois-tu…
- Ok… Désolé…
- Bon, qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi elle te fait la gueule depuis si longtemps ?!
- Parce que !
- Et sérieux tu me saoul là, alors ou tu me dis ce qu'il se passe et je t'aide ou tu vas calmer tes nerfs dehors !
- Elle me fait la tête parce que… Parce que je lui ai fait une crise de jalousie…
- Une crise de jalousie ?
- Mais c'est elle aussi, je lui ai demandé de ne plus s'approcher de ce mec, et elle qu'est-ce qu'elle fait, elle minaude devant lui !
- Et alors ? Tu es bien marié toi !
- Rho, mais tu ne comprends rien !
- Ah non ça c'est sûr, je ne comprends rien…
Naruto fit face à Sasuke. Comment ça, il ne comprenait rien ? Son souci n'était pas compliqué à comprendre, Hinata et lui étaient en froid parce qu'elle n'écoutait pas ses conseils concernant un garçon qu'il lui interdisait de voir. Simple, efficace, complet, alors qu'est-ce que Sasuke ne parvenait à assimiler ?
- Sasuke, mon problème est simple non ?
- Ah oui, très simple en effet !
- Et ?
- Et alors tu es le seul à ne pas comprendre apparemment…
- Bon écoute, je ne sais pas si Ayame te donne des cours de subtilité psychologique, mais tu veux bien être clair ?!
- Tu es jaloux parce qu'un mec drague ta maîtresse ?!
- Et ?!
- Non Naruto, je recommence… Toi, Naruto, tu es jaloux, en colère, parce qu'un mec, drague, ta maîtresse, ton amante !
- Oui, et ?!
- Putain, mais Naruto, tu le fais exprès ou quoi ?!
- Mais où veux-tu en venir ?!
- Que c'est de la connerie tout ça ! Cette femme, elle ne t'appartient pas que je sache, alors pourquoi ça te dérange qu'elle se fasse draguer par un autre mec, tu trouveras une autre femme avec qui t'envoyer en l'air pour rendre, « un jour », Sakura jalouse, donc quelle importance que soit telle ou telle femme ?!
- Je… Je… Quoi ?!
- Naruto… Est-ce que tu réfléchis parfois ?!
- Mais à quoi je te prie ?!
- Tu es vraiment trop con… Toi, Naruto, toi ! Ton comportement, ton changement, ta façon d'être, Naruto, ça égal à quoi, à ton avis ?!
Naruto ne comprenait pas, ou faisait mine de ne pas comprendre. Non. En réalité, il avait saisi les intentions de Sasuke, ce qu'il essayait de dire, ou plutôt de faire dire à Naruto. Qu'Hinata avait de l'importance pour lui, qu'elle faisait partie de sa vie, qu'être sans elle le rendait malade et inquiet, qu'il s'empêchait de dormir et de se concentrer, tellement le manque d'elle se voyait pesant et emprisonnant. Cependant, lorsque Naruto songeait à ça, ce sentiment, il fuyait, il s'échappait tel le cerf qui ne souhaitait affronter le chasseur qui venait capturer son cœur. Il s'interdisait, se défendait de penser à cet avenir encore, car l'ombre le poursuivant restait toujours la silhouette de sa femme, Sakura.
- Naruto ?
- Arrête Sasuke… Je ne veux pas avoir cette conversation avec toi !
Naruto attrapa ses affaires, manteau, écharpe et sacoche, et sortit brusquement de la salle violemment, bousculant presque Ayame, qui rentra à son tour dans la pièce.
- Ouah, une vraie batterie sous tension ! Rit-elle
- J'ai essayé de faire de la psychologie avec cet enfant, mais il encore plus fermé qu'une huître !
- Arf, ce n'est pas donné à tout le monde mon chéri ! Il faut beaucoup de diplôme pour ça et toi, tu n'es qu'un petit professeur d'histoire… Se moque-t-elle
- Ah oui !
Sasuke s'empara de sa hanche, et vint lui donner un baiser brûlant. Ayame s'accrocha à son cou, follement éprise de cet homme au regard de braise.
- Mmh… J'ai hâte de t'offrir mon cadeau de Noël… Sourit-elle fièrement
- Ah oui… ?
- Oui… Je suis certaine que de nous deux, c'est moi qui aurait le plus beau cadeau !
- Désolée de te décevoir mon bébé, mais j'aurai le plus somptueux des cadeaux…
- Je t'aime… Glisse-t-elle subitement émue
Sasuke sourit, quels mots doux et bons à entendre. Il l'embrassa en lui soufflant tendrement un « moi aussi » et vint jouer avec sa langue, désirant sans arrêt cette femme.
- Sasuke tu…
Sakura. Guillerette, sachant Sasuke seul, ayant vu son mari quitter l'université en trombe, souhaitait s'offrir un tête à tête avec son ancien amant, pour raviver une flamme charnelle. En pénétrant dans la salle, son cœur se fendit en deux, comme à chaque fois qu'elle croisait ce couple.
Ayame s'était immédiatement écartée de Sasuke, et lança un « à tout à l'heure » discrètement, tout en quittant les lieux. La jeune femme, malgré son peu d'amitié pour Sakura, éprouvait une peine, ou peut-être une pitié pour elle, aimer sans retour, s'acharner à espérer qu'une chance frapperait à votre porte, était un sentiment douloureux à vivre au quotidien, et non loin l'idée pour Ayame de faire souffrir cette femme directement.
Sasuke, bien moins sentimental, reprit sa place de façon naturelle, sans se préoccuper des sentiments de son amie. Sakura resta ébahit par cette transparence, elle n'était plus rien pour lui, maintenant qu'il avait ce qu'il veut, elle ne « servait » plus à rien. Réalisait-il qu'elle l'aimait, et l'aimerait toujours, qu'elle souffrait nuit et jour de ne plus pouvoir se fondre dans ses bras, de partager des baiser, de s'unir à lui avec toute la rage que dégageait sa passion. Ciel, que cet homme était cruel.
- Sasuke…
- Pas maintenant Sakura !
Ne pas insister, elle connaissait le tempérament solitaire de son ancien amant, il était à cet instant, comme une porte fermée à double tour, dont l'épaisseur aussi dur que le bois, ne laisserait aucune force l'atteindre.
…..
Au pas de course. Naruto souhaitait arriver avant Shikamaru, toutefois, sortant en courant de l'ascenseur, il aperçut ce dernier rentrer au même moment dans l'appartement de son amante. Reprenant sa respiration, il s'écroula contre le mur, et s'assied par terre. Fatalité. Naruto changea de place, et partit s'installer dans le couloir de l'angle. Enragé, il ne put faire autrement, que d'attendre le départ du camarade d'Hinata.
Deux heures et trente minutes plus tard, Naruto entendit enfin, Shikamaru quitter son amante. Ils se donnèrent rendez-vous demain, même heure. Le professeur râla déjà, des jours qu'il n'avait pu profiter d'un tête à tête avec son élève à cause de ce travailleur, invétéré. Entendant les portes de l'ascenseur se refermer, Naruto se leva précipitamment, et vint sonner à la porte.
- Tu as oublié quelque cho… ?
- Salut !
Claquement. La porte se referma aussitôt le « bonjour » entendu. Naruto se mit à rire, nerveusement, il savait d'avance qu'il allait devoir se donner pour que son amante lui accorde même une minute d'intention. Il sonna de nouveau, se trouvant insistant, car Hinata mit plus de dix secondes avant de revenir ouvrir la porte.
- Va-t'en Naruto !
- S'il te plaît, juste une minute !
- Même pas cinq secondes, au revoir !
Le nez de Naruto sentit comme un courant d'air, le hameau de plastique s'était encore refermé sur lui. Le jeune homme sonna de nouveau, mais Hinata, cette fois-ci, ne revient plus sur ses pas. Naruto souffla sa lassitude, mais ne compta abandonner. Regardant le sol désespéramment, lui vint une idée, originale et digne de faire sourire son amante.
S'agenouillant, il prit dans sa serviette, une feuille de papier qu'il découpa en plusieurs morceaux, douze pour être précis. Puis, il se munit d'un stylo, et glissa avec son ancre, un mot, sur chaque bout. Les remettants dans l'ordre, il sonna avec insistance, et entendant les premiers pas d'Hinata, il glissa un premier papier sous la porte.
La jeune femme remarqua cette plume blanche qui s'était glissée sous sa porte. Elle prit le papier et lut : « Quand ». Soudainement, un papier, encore un, puis quatre, Hinata ramassa chacun des mots de Naruto, jusqu'à lire :
- Quand une femme a tort, il faut commencer par lui demander pardon…
Hinata sourit, son amant était impossible. Aurait-elle tort de lui faire subir une telle ignorance depuis plusieurs jours, commencerait-il à se lasser, se manquer… ? La jeune fille était émue, Naruto avait son côté bohème, rêveur et romantique. Ne résistant pas à son appel, elle ouvrit enfin la porte, mais ce n'était qu'une première approche de paix, elle n'oublia pas les excès de son amant, qui devaient cesser pour laisser vivre une confiance mutuelle entre eux.
Ouvrant la porte, Naruto tenait à se précipiter dans l'appartement, mais Hinata, une fois de plus, l'empêcha d'avancer. Son regard, embué de larme, fit cesser toute action chez le professeur, qui avait l'impression ultime qu'elle désirait lui faire part d'un aveu important.
- Naruto… Je ne te laisserai pas rentrer tant que je n'aurai pas la certitude que tu as enfin confiance en moi…
- Hinata…
- Non ! Je ne peux pas… Ignorer ton écart de la dernière fois…
- …
- Tu… Tu m'as fait peur… Et je n'avais pas mérité d'être humiliée…
- Humiliée…
- Tu es… Le seul l'homme avec qui je veux être et je n'arrive pas à t'en convaincre… Finit-elle dans un sanglot
Silence. L'espace-temps venait de se nicher dans la peine d'Hinata. Rien, plus rien n'avait de sens, le monde s'écroulait et une clameur venait de rompre le cœur de Naruto. Il avait devant ses yeux le résultat de sa jalousie maladive. Lui qui clamait confiance, fidélité et sincérité, voilà qu'il réalisait qu'il fuyait la seule personne digne de posséder son âme.
Lorsque Sasuke avait demandé à Naruto de la décrire en un mot, cette « maîtresse », en réalité, il n'aurait su quel mot employé, car des lignes d'écriture se dessineraient sur le papier pour raconter Hinata. Des mots d'un qualificatif lumineux distinguaient son amante, une jeune femme tellement ravissante, belle, somptueuse même, dirait-il. Son envie charnelle pour elle, était sans contexte dû à cette déesse désirable, sculptée par les flèches de Cupidon. Mais ce qui le mettait en appétit, était sa douceur, son innocence, cette gentillesse infinie, son regard emprunté par les anges, son sourire volé à Vénus, sa force capable d'effrayé Hercule, lui, enseveli par son passé qui l'empêchait d'avancer.
S'avançant, tendrement, il prit possession de ses joues pour défaire l'eau salé, et vint coller son front au sien, murmurant un « pardonne-moi ». Ils ne bougèrent tous deux de longues secondes, restant dans cette position mystérieuse, Naruto souhaitait communiquer ses pensées, mais en vain, c'étaient des termes qu'il fallait actuellement placer.
- Je te ferais confiance Hinata…
- …
- Je t'en fais la promesse… Comme je t'ai dit la dernière fois, je mets un point d'honneur à ne jamais revenir sur une parole donnée…
- Naruto…
- Est-ce que… Tu me crois…
- …
Naruto n'eut comme seule réponse, un baiser papillon posé sur ses lèvres, timide et délicat. Un frisson piétine son échine. Il les avait comptées ses jours de mépris, de mutisme, elle avait su résister la farouche, à leurs échanges fusionnels. Il ne dissimulait plus ses sentiments, Hinata lui avait perfidement manqué, avouant même s'être laissé aller à des gestes intimes en pensant à elle, s'était comme une drogue qui vous faisait convulser, on était déchu et Naruto s'était noyé dans la lassitude d'attendre qu'Hinata veuille enfin l'excuser.
Fermant la porte avec son pied, il embrassa à perdre haleine son élève. Leurs goûts sucrés avaient manqués aux papillons qui se baladaient de nouveau dans l'estomac du professeur. Arraché par son envie de la posséder, il sourit subitement, Hinata s'accrocha à son cou comme ayant peur qu'il s'échappe, mais il ne comptait s'envoler, bien au contraire, il venait à peine de décoller vers le septième ciel.
Accueillant la porte du paradis, Hinata s'effondra de fatigue dans les bras de Naruto. Elle s'évapora dans les bras de Morphée, chanceux. Il déposa confortablement sa douce amante dans ses bras, et vint de sa main, caresser son épaule et son bras. Sa peau était de la soie, brillante et satinée. Elle respirait calmement, comme n'ayant réussi à trouver un sommeil convenable ces deniers jours. Ce fut son cas également, il avait été comme pétrifié à l'idée qu'Hinata mette une fin brutale à cette relation sans identité. Il avait décidé grâce au dialogue de Sasuke de rompre avec les démons qui le tiraient vers l'enfer. Hinata était digne de confiance, elle se dévouait à cette liaison avec obstination, ne posant jamais de question, ne déposant jamais de limite, n'ayant encore proposé l'ultimatum, elle ne réclamait ni moins ni plus de temps, juste de faire partie de sa vie.
- Hinata…
…..
Des jours passés, des semaines écoulées, et il était à peine terminé ce dernier jour de cours avant les vacances de Noël.
Mais dans cette neige qui tombait en ces heures tardives, c'était un cri de jouissance bruyant qui se fit entendre dans cet appartement, où deux amants s'étant abandonnés à une position particulière réchauffaient l'hiver.
Naruto reprit sa respiration, mais interdit à son amante de démouler leur orgasme. Il avait eu l'idée soudaine et brillante, de faire l'amour à Hinata dans la salle de bain, sous une eau chaude qui faisait luire leur corps. Il était sportivement debout, tenant les cuisses fines de son amante contre ses hanches et glisser sa langue bouillante dans son cou, n'omettant de créer des tâches rouges de possession sur sa peau. Hinata devenait fébrile, elle ne sentait plus aucun des membres de son corps, était-elle seulement encore en vie ? Cette descente en chute libre menant au ciel des amants l'avait rendu ivre. Elle agrippait Naruto comme à une branche de survie, elle avait des difficultés à ordonner à son cœur de reprendre un rythme normal, sans parler de ces poumons qui ne parvenaient à s'unir à l'oxygène.
- Naruto…
- Ne souffle pas mon nom comme ça… Ricane ce dernier
Mais il céda, sentant sous ses mains blanches que son amante commençait à perdre pied dans ce monde. Aurait-il fait décoller comme jamais Hinata dans les méandres du plaisir charnel. C'était toujours « torride ». Ils se dévoraient comme deux bêtes affamés, ayant une parfaite maîtrise des points érogènes de l'autre. Sensible, sa poitrine fondait en une minute sous ses caresses et baisers mouillés. Puis son ventre qui se gonflait lorsqu'il taquinait son intimité, elle était en extase rapidement, le désirant avec tellement de ferveur, qu'elle se punissait elle-même. Et lorsqu'ils s'unissaient, elle tremblait, pleurait, gémissait, poussait des sons de jouissance et de plaisir avec des notes que même la musique ne serait écrire. Désirable, Hinata, sans contexte.
La regardant s'enrouler dans une serviette, et sécher ses cheveux à l'aide d'une autre, il s'interrogea subitement,
- Alors, qu'as-tu prévu pour tes vacances ?
- Rien pour le réveillon, rien pour mon anniversaire, mais…
- Ton anniversaire ?
- Oui, le vingt-sept…
- Je ne savais pas…
- C'est parce que tu ne m'avais jamais posé la question ! Le taquine-t-elle
- Désolé…
- Ce n'est pas grave… Sourit-elle
Amertume. Il se mutilait par l'esprit, quel homme fréquentant une femme depuis des mois, ne s'intéresserait au jour de sa naissance. Lui qui bénirait ce jour, il savait désormais qu'Hinata faisait partie de sa vie à part entière. Il aurait par conséquent aimé savoir sa date de naissance par cœur, mais visiblement, ce détail aussi, il l'avait dépassé. Comme il s'en voulait, il vint enlacer le corps à moitié nu de son amante, et déposa un baiser sur son épaule.
- Tu n'es pas en famille… ? Que fais ton père… ?
- Réunion à New York, la société Hyûga ne s'arrête jamais, même pas à Noël, ou… Aux anniversaires…
Naruto était désolé. Il ressentait et apercevait une imposante nostalgie dans le regard de son amante. Aurait-elle vécue toutes ces années avec pour seule compagnie, une gouvernante et un majordome qui s'occuperaient des modalités, n'oubliant pas de transmettre verbalement des salutations de la part de son père en déplacement.
Elle serait donc en « solo » pour le vingt-quatre, et le vingt-sept. Il était quelque peu triste, il souhaiterait changer la donne pour cette année, mais comment s'organiser lorsque l'on possède une vie de famille. Lui, serait avec sa femme et leurs parents respectifs pour le réveillon, puis au nouvel an, une fête entre amis, bien que cette année serait surfaite, la présence d'Ayame n'allait sûrement embellir ce jour nouveau.
- Et pour le nouvel an… ? Questionne-t-il
- Et bien…
Hinata se défit de l'étreinte de Naruto et lui fit face, avec appréhension. Elle s'appuya sur le lavabo et admira le carrelage au sol.
- Sui m'a invité à sa fête…
- Une fête hein ! Sourit-il forcé
- Oui… Il y aura Karin, Shika, Kiba… Finit-elle tout bas. Et d'autre…
- Oui, bah, c'est, c'est cool !
Les deux amants s'affrontèrent du regard soudainement, et au bout de quelques secondes interminables, ils finirent par éclater de rire, tous deux. Naruto vint prendre Hinata dans ses bras et l'embrassa tendrement.
- Tu… Tu n'as qu'à me le demander si tu souhaites que je n'y aille pas… Dit-elle rougissante
- Non… Même si, je vais certainement ne pas arrêter d'imaginer des scènes improbables dans ma tête, je ne veux pas t'interdire… Et puis, j'ai… Confiance en toi…
Hinata ria de nouveau. Naruto venait d'avouer comme un secret qui tirait sa langue. Il semblait avoir confiance, oui, mais émettait tout de même des réserves à la laisser sans sa compagnie, entouré de la gente masculine, prêt à « bondir » tel était le terme de son professeur - sur - une jeune femme chétive. Il avait une vision de l'homme assez étonnante, gourmand, assoiffé de séduction, il ne paraissait pas si différent, lui, l'homme marié qui avait acquis une maîtresse, altéré par le désir de « faire l'amour ». Des jours où, toutefois, Naruto était calme, serein, mais cette facette était rarissime, comme essayant de la dissimuler, son âme combattant encore sûrement entre réalité et fantasme.
….
Le coude sur la rambarde de la portière, une main sur le volant qui tournait quelque peu. Il s'ennuyait, déjà, ou plutôt, il appréhendait. Le réveillon de Noël serait comme chaque année, glauque. Naruto redoutait les conversations fétiches de ses beaux-parents, « à quand les petits-enfants », était-il convenable de mettre au monde des enfants quand les parents eux-mêmes ne se portaient un amour véritablement sincère. Et puis aussi, « il faudrait penser à vous acheter une maison », un nid ? Pourquoi ajouter plus de mètre carré à leur distance déjà compter en année lumière ? Subtilement, cette année il aimerait « plaisanter » sur le fait de « divorcer ». Il émet un rictus discret, c'était la première fois qu'il pensait à ce mot aussi haut, étant même capable d'en plaisanter ? Mettrait-il de plus en plus un pied dans l'évidence. Naruto, le bon mari exemplaire, aduler et espérer par toutes les belles-mères exigeantes et inquiètes, si elle savait, Madame Haruno, que son gendre était le pire des salauds.
À l'arrière du véhicule, Tsunade, la seule femme qu'il pouvait présenter comme « mère ». Une femme qui le comprenait, qui avait pansé ses blessures d'enfant et d'adolescent, aujourd'hui, la voilà malgré elle, devenue complice de sa faute d'adulte. Adultère ? C'était donnant, donnant. Sakura avait été la première après tout, à succomber à l'interdit. Ils se ressemblaient au moins sur ce point, ils étaient tous deux attirés par les « mauvaises » personnes. Non, vraiment, cette soirée allez être « longue », plus spécialement avec l'accompagnant de Tsunade, Jiraya. Ni un compagnon ou un fiancé, ils s'aimaient dans le plus simple appareil, profitant de leur courte vieillesse à deux. Cet invité « étranger », était le froid créé entre Naruto et sa femme, scandalisée que son mari « impose » la venu d'un inconnu chez ses parents qui se démenaient. Il avait ri, s'était moqué, quel égoïsme avait-il hurlé, cet homme était le père que Naruto n'avait jamais eu et sa « charmante » proclamait au scandale. Elle ne comprenait rien, comme d'habitude, elle ne savait pas ce qui le rendait heureux. Encore une fois, il s'était ruiné pour lui faire plaisir, et elle, toujours, aurait acheté le minimum syndical de la femme « attentive ».
Pénétrant dans la demeure des Haruno, « belle-maman » pressent une tension entre l'époux et l'épouse. Mensonge. Aussi perfide qu'était l'acte, une mère saura creuser les secrets les plus inavouables et elle savait que sa fille s'épanchait pour un autre homme, cet ami d'enfance, Sasuke. Les années devenaient de plus en plus triste, Noël qui pour certain était période mélancolique, sentait encore plus les années passant comme une fin tragique. Un acte, l'instinct maternel devinait ce Noël comme le dernier passé ensemble, avec Naruto. Oui, c'était une certitude.
…
Angoisse. Le désert allait être servi et Ayame avait souhaité attendre ce moment sucré pour s'offrir leur cadeau. Mais voilà, Sasuke paniqué, car excepté l'impatience de faire sa demande, il n'avait aucunement réfléchit à la façon de poser cette question. Résultat, l'écrin était dans sa poche de veste, la bague attendant de pouvoir glisser au doigt de l'élue.
Il sourit, subitement. Sa bien-aimée semblait impatiente d'offrir son présent. Elle n'avait cessé de le taquiner toute la journée, de traîner des pieds jusqu'à ce que cette fameuse soirée du vingt-quatre s'invite. Ayame souriait, gigotait, son cadeau était à l'entendre la perfection, elle allait créer un souvenir qu'ils n'oublieront jamais disait-elle.
La serveuse déposa les assiettes sucrées à chacun des choix demandés par le couple. Ayame se précipita sur sa montagne de chocolat. Elle adorait le cacao, sous toutes ses formes, même les plus coquines. Ô ciel que cette femme était la plus fantasque qu'il lui était donné de rencontrer. Mais ne serait-il pas tout simplement épris, transit d'un amour irrationnel, n'avait-il pu jamais aimer ainsi ? Jamais. Ayame était la seule femme en qu'il avait confiance, avec laquelle il se sentait libre d'être lui-même, une sécurité de l'âme, du cœur, de l'esprit, le bonheur en un mot.
Tendrement, il captura sa main libre de tout mouvement, et caressa de son pouce sa peau, et délivra un regard de braise, séducteur, enjôleur. Ayame ria, son amant était indescriptible de séduction lorsqu'il employait ses yeux sombres en statut aguicheur.
- Tu veux ton cadeau… ? Questionnait-elle
- Je vois que tu trépignes d'impatience…
- D'accord !
Exaltée. Aucun autre mot ne pouvait décrire son état, une nouvelle forme d'impatience venait de naître dans chacun des membres de son corps, tisseur de plaisir. De son sac, elle sortit une enveloppe, charmante, verte, entourée d'un ruban dorée, la grâce et le classique de cette femme. Elle sourit, un immense étirement de joie se dessina sur son visage. Il devenait curieux, que pouvait contenir ce minuscule paquet pour qu'il démarche à sa dulcinée, la rancune de le narguer depuis trois semaines, et gigoter ses pieds comme une petite fille, ravie de son imagination chapardant. Il se moquait presque, était-ce des billets de cinéma ? Maintenant qu'il y pensait, c'était probable, c'était une aventure d'amoureux qu'ils n'avaient jamais faite, curieux ?
- Ouvre Sasuke ! S'impatiente-t-elle
- Ce sont des tickets pour un spectacle ?
- Ouvre !
- Maintenant que j'y pense on n'est jamais allé au cinéma ensemble… Tu crois que ça vaut une séance de fauteuil chez le psy conjugal ?! Se moquait-il
- Mon amour, je t'en prie arrête de me faire languir, ouvre !
« Mon amour ». Il ne pouvait pas résister à ce cri d'alerte sentimental. Décidant de ne plus faire subir à son cœur des palpitations furieuses, il défait, non sans sadisme, le nœud de cette enveloppe avec une délicatesse non approuvée par l'empressée. Ouvrant le cachet, il attrapa le contenu centimètre, par centimètre, laissant passer de grandes secondes avant que deux morceaux de papier ne s'échappent.
Sasuke fronça curieusement les sourcils, était-ce que deux tranches de bois retravaillés par l'homme qui fut la cause de la surexcitation de sa bien-aimée. Plus attentif, il découvrit le présent, et crut halluciner dès les premiers mots qui s'alignaient dans sa tête. À première vue, c'étaient des billets d'avion. Il s'en assura, et lorsqu'il était certain d'avoir bien compris le sujet des traites, il ne parvient à croire le « pays » sans parler de la « ville » inscrit. Sasuke regarda son amant, et son sourire encore plus élargie ainsi que l'eau qui souhaitait s'écouler de ses yeux, confirma sa lecture.
- Paris… Soufflait-il réellement stupéfié
- J'ai toujours, toujours rêvé d'aller en France, à Paris… Quand j'ai signé mon premier contrat chez un cabinet de consultant, j'ai immédiatement commencé à économiser pour réaliser cette envie folle et depuis quelques semaines, je suis parvenue à la somme escomptée pour ce voyage…
- Chérie, c'est… Tu n'aurais pas dû…
- Je n'avais pas prévu de faire ce voyage toute seule et le faire avec toi est inespéré…
- Merci…
Sasuke quitta sa place, il se leva tendrement et vint donner un baiser langoureux à sa bien-aimée, issue d'un talent certain pour le rendre encore plus amoureux à chaque minute passante. Ce voyage tombé à pique, et il comprenait maintenant pourquoi son amante était si impatiente d'offrir son présent. Ayame avait les yeux lumineux, elle semblait heureuse, satisfaite, le bonheur. Revenant à son siège, il devient nerveux, c'était la seconde fatidique et il ne savait réellement de quelle manière faire sa demande.
- Ça va chéri… ?
- Oui, c'est juste que je me demande quelle est la meilleure façon de t'offrir mon cadeau…
- Je suis désolée chéri…
- Mh… ?
- J'ai… J'ai tellement fanfaronné à propos de mon cadeau… Tu sais, peut-importe ce que tu m'as acheté, je serais heureuse de l'accepter…
- Tu es tellement naïve…
- Pardon ? Boudait-elle
Sa mine de petite fille le charma, curieusement. Pris d'un élan venant du profond de son âme épris du corps de cette femme, il se leva et s'approcha de sa dulcinée. Ayame se sentit tremblante et son cœur émit des battements fantasques quant à l'attention de son amant. Puis, soudainement, est-ce que le désir pourrait devenir réalité, bousculé par l'action de Sasuke, déposant un genou à terre. La jeune femme n'avait jamais vu son amant ainsi, droit, fière, mais aussi anxieux et épeuré. La psychologue sentit son cœur palpiter, sa tête s'empara de vision future rocambolesque.
- Ayame…
De sa main tremblante, il osa sortir enfin de sa poche de veste, l'écrin contenant la preuve d'une union éternelle. Intimidé, pour la première fois de sa vie, sa voix devenu subitement base, vibrante et ne savait quel mot devait être employé le premier.
- Est-ce que tu veux… Devenir ma femme… ?
Bouche-bée. Ayame déposa une main sur sa bouche comme pour emprisonner ce son définissant sa surprise, son étonnement. Une fraction de seconde, ne parvenait à réaliser l'événement, Sasuke demandait sa main, d'effacer son nom pour y inscrire le sien, de ne plus la nommer Mademoiselle, mais Madame, d'être son épouse, de l'aimer éternellement, officiellement. C'était une ironie du sort, ce nom, « Uchiha », elle l'avait déjà porté, mais actuellement, c'était bel et bien l'avenir de Sasuke qu'elle désirait garder exclusivement pour elle. Émue, elle versa des larmes silencieuses qui viennent faire douter le jeune homme.
- Ayame… ?
- Oui, oui, je veux t'épouser ! Évidemment !
La jeune femme se leva, suivi de son amant, pour se fondre dans ses bras et l'embrasser, passionnément. Mais Sasuke rompit leur baiser, l'envie de passer cette bague autour de son annulaire était bien trop forte, et impatiente depuis tout ce temps. Ayame caressa le bijou, discret, simple, tout comme son caractère. Sasuke joua lui aussi avec ce symbole de « fiançailles », et vint de nouveau fièrement embrasser sa « fiancée ». Alourdi par le bonheur, ils rentrèrent tous deux chez eux, savourer ce rêve giflé par la réalité, dans un échange charnel envahit par des « je t'aime » et des idées d'un mariage parfaitement tissé, de blanc.
…
Il tenait son volant fermement de sa main droite, pendant que la gauche était supportée par la rambarde de la portière. Naruto avait mal à la tête, une nuit agitée, mais surtout, cette soirée lamentable. Le réveillon de Noël fut une catastrophe. Non pas qu'un événement particulier avait chamboulé cette fête, mais la soirée était tendue comme l'arc-en-ciel. Un malaise s'était allongé comme le brouillard, Sakura et Naruto étaient distant, n'avaient aucune geste affectif l'un envers l'autre, ils communiquaient peu, et les présents qu'ils s'étaient offerts, relatait de la psychologie enfantine. Cette année, c'était à qui donnerait le cadeau le moins original à l'autre, est-ce que les deux époux commençaient une guerre sans fin à qui devra être le plus culpabilisé possible.
Sa belle-mère était triste. Elle présentait l'orage, la distance, et Naruto faisait connaissance avec la raison. Être séparé de Sakura ne lui paraissait plus impossible, toutefois, son envie de lui faire payer sa trahison le ronger toujours.
De ce fait, en ce vingt-cinq décembre, neuf heures du soir, s'était dans le premier bar qui se présenterait à lui qui serait le confident de son malheur. Bien que, comme une colère de Dieu, pénétrant dans la brasserie choisi, la serveuse venue l'accueillir était le portrait craché de son amante Hinata. Il lui était apparue une colombe venant le sauvé de cette léthargie ridicule. Naruto était un adulte, venir se soulager l'esprit dans l'alcool n'allait rien arrangé. D'où lui était venue cette affreuse et répugnante habitude ? Il ne savait. Mais cette fille, étrangère, l'avait mené devant la porte d'entrée de son élève, et le voilà, sonnant, attendant avec impatience de découvrir une stupéfaction dans les yeux d'Hinata.
Ouvrant la porte, il ne fut déçu, car se fut le regard immensément ouvert que son élève l'accueillit.
- Naruto… ?
- Salut…
De sa poche, il sortit une branche de gui, la suspendu au-dessus de la chevelure de son amante, et vint sans timidité, lui donner un baiser.
- Joyeux Noël… Dit-il fièrement
- Joyeux Noël… Répondait-elle émue
- Tu as dîné… ?
- Non…
- Dans ce cas, je t'invite !
- Tu m'invites… ?
- Ouais ! Je suis un vieux professeur fauché donc on va aller manger sans doute des ramens, mais, c'est le geste qui compte ! Se défendait-il d'un large sourire
- Tu es bête…
- J'ai même un cadeau pour toi !
Noble de sa propre intelligence, Naruto ramassa sa petite poche bleue qu'il avait cachée soigneusement. Hinata ne parvenu à réellement réaliser ce qu'il se passait. Elle comptait mettre son pyjama, se faire réchauffer un plat de spaghetti et déprimer devant une émission de divertissement en pensant à son amour en train de savourer soigneusement les fêtes de Noël avec sa femme. Mais non, un généreux sort avait fait levé Naruto pour le mener jusqu'à chez elle. Cependant, Hinata connaissait parfaitement son bien-aimé, il n'était pas ici par hasard, et son attitude ironique caché une profonde déception.
- Est-ce que ça va Naruto… ?
Naruto échappa un souffle d'agacement. Il s'en doutait, une seconde avait suffi utilement à Hinata pour lire en lui et deviner que sa visite avait été produite par une peine. Rien, il ne pouvait rien caché à son amante, elle avait appris seule à parcourir son esprit pour deviner ces jours de nostalgies, mais également les joies. Souriant devant cet ange qui ne demandait qu'à le rassurer, son bel esprit réfléchit le fit aller mieux quelque peu, fier de constater qu'Hinata le devinait. Charmeur, il s'approcha d'elle et captura son visage, et se furent ses lèvres qu'il emprisonna aux siennes.
- Je vais mieux grâce à toi…
- Je n'ai encore rien dit… Souriait-elle
- Ta présence seule suffit à m'apaiser…
Hinata pinça ses lèvres, ce compliment était le plus joli que Naruto ait pu lui dire, car rien de plus elle ne quémandait que de le savoir heureux. Même si le soleil ne brillait pas à sa porte, et prendrait du temps pour retrouver une lumière vitale, elle se satisfaisait de participer ne serait-ce qu'un peu à sa stabilité. Décidant de mettre de côté ses aprioris sur sa visite, elle décida d'en profiter, et demanda à son bien-aimé de patienter quelques minutes dans le couloir. Il accepta, sans rechigner, car il savait qu'elle partait à la conquête d'une beauté superficielle pour lui plaire plus encore.
Si elle savait qu'elle n'en avait guère besoin. Évidement que mise en avant par des artifices, elle était splendide, mais la vue favorite d'Hinata pour Naruto, c'était lorsqu'elle était nue, transpirante, accrochée à son cou, griffant son dos, et soufflant des gémissements de plaisir. Hinata dans son plus simple appareil, prise de plaisir charnel. Bien. Rien qu'à cette pensée coquine, une fierté s'éveilla et honteux il fit face au mur du couloir pour évacuer son envie non sans honte sexuelle.
Puis, il entendit la porte s'ouvrir. Hinata lui apparaît, une robe colorée entre le bleue et le gris clair, dessinant ce corps désiré dans une perfection impertinente. Son superflu, maquillage, sculpture de ses cheveux, rendirent cette créature divine à souhait. Et c'était en amant chanceux, qu'il s'approcha d'elle et l'embrassa sans se priver.
- J'étais justement en train de fantasmer sur toi…
- Ce comportement puéril ne m'étonne pas de toi…
- Comment ça puéril ?! Riait-il, dévorant son cou
Hinata ricana sous les baisers chatouilleux de son bien-aimé, en joie de lui faire tant d'effet. Par ailleurs, ses ardeurs étaient contagieuses, une envie irrésistible de faire l'amour avec lui la rongea rapidement, et se fut en émettant des gestes tels que partager sa langue et entourer son cou en soufflant des gémissements de plaisir, qu'elle émit son désir de s'unir. Comprenant ses souhaits, il ria, moqueur, mais surtout enjôleur et il partageait l'idée charnelle, mais toutefois, il décida de se jouer des nerfs à vives de son amante.
- Tu passes déjà au désert… Se moqua ce dernier
- Comme si tu n'en n'avais pas envie… Se défendait-elle
Évidement qu'il aspirait à la faire sienne, mais il tenait également à lui offrir une vraie soirée de Noël. Ce fut à contre cœur qu'ils cessèrent leur preuve voulue et ils partirent tous deux se régaler en ville.
Dans la voiture, Hinata sentait son cœur palpiter, être en compagnie de Naruto à l'extérieur de son appartement, lui semblait comme l'image d'un véritable couple qui s'échappait de la demeure pour partir à la conquête de la ville. Par ailleurs, Tokyo en robe de Noël était un spectacle unique et féerique. Les Japonais savaient embellir les rues de lumière princière, faisant rêver les enfants.
Se baladant dans un quartier animé, ils s'arrêtèrent à une baraque à ramen nommé,
- Chez Ichiraku… Lit Hinata
- Ça a l'air sympa ? Demanda Naruto
- Oui…
Ils décidèrent d'établir leur dîner de Noël en ce lieu familial. Le patron et sa fille furent fortement charmants. Ils discutèrent de nombreuses minutes ensemble, le chef étant quelque peu bavard. Par ailleurs, sa fille intervenue, prenant soin de glisser à son « papa » de laisser les deux amoureux seuls maintenant qu'ils connaissaient les principaux chapitres de sa vie. Le chef émit un large sourire d'excuse et Hinata rendue une aimable levée de main pour les assurer qu'il n'avait pas dérangé.
Naruto, profite de ce moment de tête à tête pour offrir son cadeau. Il tend le paquet à Hinata qui était impatiente de découvrir ce qu'il pouvait contenir. Dans ce sac raffiné, elle y découvrait une boîte sophistiquée qui rendit la jeune fille encore plus curieuse. N'y tenant plus, elle défit le couvercle, et découvrit, émue, le présent de son amant. De ses doigts fins, elle se saisie du contenue et admira cette broche discrète, en forme de tournesol.
- Tu n'aurais pas dû… Il est magnifique Naruto…
- Il m'a fait penser à ton prénom en référence avec le soleil… Tu es comme une source de lumière qui nous attire…
- Quel philosophe vient de te souffler cette réponse… ?
Naruto se met à rire, son romantisme vient d'être mit par KO, dont l'adversaire à savoir le sarcasme de son amante, sachant parfaitement le déstabilisé.
- C'est vrai qu'un certain Friedrish a dit quelque chose dans le genre… Mais ça vient du plus profond de mon cœur quand même !
Naruto se trompait. Aucun sarcasme n'habitait Hinata, son cœur était lâchement bouleversé par ce présent et les mots qui l'accompagnaient ne savaient tempérer cet espace-temps terriblement réel. Ce qu'elle espérait, c'était que cet instant ne s'arrête jamais. Vivre avec lui et ne cessait de l'admirer, elle ne demandait guère plus à Dieu comme chance d'être auprès de lui pour toute une vie. Naruto venait de concéder un cadeau parfait, fabriqué dans une attention particulière à sa personne, son nom, son usuel qu'il prononce toujours avec délicatesse et acharnement. Il ne sait pas à quel point il venait de la combler, son Noël était d'un, vert traditionnel.
- Merci…
Naruto reçu ses remerciements dans un sanglot, munit d'un baiser salé. Charmé, il ôta ses larmes avec son pouce et lui sourit, tendrement. Le professeur était comme endormi. Il était plongé dans un sommeil profondément angélique. Auprès d'Hinata, il était bien, trop bien, c'était une injustice de posséder cette femme sans pouvoir lui conter promesse. Naruto avait la prétention d'écrire quelque fois dans un coin de sa tête, une esquisse dont le titre serait « avenir » avec elle, leur vie serait fleurie, car il s'imaginait que même dans les situations les plus critiques, l'amour d'Hinata serait sans doute toujours le vainqueur des antagonistes. Mais elle était lointaine la réalité, presque non percevable, un horizon où il faudrait nager sans compter pour atteindre terre de jouvence.
- J'ai un cadeau pour toi moi aussi…
- Ah oui ?
- Hin, hin !
Hinata s'empara de la poche qu'elle baladait depuis leur départ. Naruto n'avait même pas émit l'idée que ce sac pouvait contenir un présent. En vérité, dès lors qu'ils avaient quitté l'appartement et prit la voiture pour s'échapper de la ville, il ne se concentrait que sur le bien-être qu'il éprouvait avec une forte intensité. Méritait-il réellement tout le bonheur que ce petit bout de femme était capable de croquer.
Le contenu de la poche sortit, il s'interrogea. L'objet semblait grand, lourd et bien emballé pour conserver le secret le plus longtemps possible. Trompé, il n'avait aucune idée concrète concernant l'inspiration possible qui avait bousculé le génie de son amante. Commençant à se faire envahir dangereusement par la curiosité, il déchira enfin un premier bout de papier décoré.
Lorsque Naruto eu ôté les épais feuillets qui couvraient le présent, son regard s'écarta tellement que ses yeux pourraient se décrocher de leurs orbites. Impossible, Hinata n'avait pas commis cette folie, une démence avait dû prendre possession de son amante ce jour. Elle l'avait fait, acheté ce livre ancien, ce roman qui avait bercé l'enfance orpheline de Naruto, « Princesse Kaguya ». Un proche professeur de l'orphelinat lui lissait sans cesse ce conte, rempli de bataille, mais aussi de sentiment. Les lignes imaginaires lu par ce gardien d'ange abandonné, calmaient et pansaient les jours de grande solitude. En soit, ce roman avait une symbolique absolue pour Naruto et dans ses mains se trouvait le trésor d'un réconfort passé.
- Il… Il te plaît… ?
- Bien sûr…
Hinata trouvait Naruto étrange. Il était captivé par ce livre, il ne cessait de regarder la couverture rongé par le temps, les pages jaunis par la vieillesse, l'odeur qui fait voyager votre odorat dans des temps anciens. C'était simplement beau.
Naruto ne dit aucun mot, il était dans ses pensées les plus secrètes et se contenta de fixer ce livre. Hinata avait bien des difficultés à faire parler son amant, complètement subjugué par un point imaginaire. Permettant de s'absenter quelques minutes pour aller se rafraîchir au petit coin, Hinata, revenant à leur place, constata que Naruto était partit. La fille du patron lui donna la direction empruntée, anxieuse.
Peinée. Pourquoi son amant avait fui de la sorte, qu'avait-elle fait de maladroit pour qu'elle mérite son départ soudain. Comme un message du ciel, subitement, il se met à neiger, les astres supérieurs verseraient-ils également des larmes. Observant le ciel avec la plus oppressantes des tristesses, deux bras puissants vinrent l'encercler. Prise de peur par son esprit vagabond, elle se détacha, furtivement, réalisant enfin que ce n'était que Naruto.
Naruto ne cessait de plonger son regard dans le sien, il avait une mine pâle, inquiète, songeur, perdu dans les abysses. Il tenait toujours ce livre dans sa main droite qui tremblait d'un sentiment inconnu. Avait-il froid ? Hinata n'osait l'approcher, ne comprenant aucunement les agissements de son amant. Était-ce ce présent qui le mettait dans tous ses états ? Impossible ! Comment un simple livre, pouvait bouleverser le cœur mûrit de cet homme imposant. Ne comprenant la situation et se sentant prise au dépourvu, elle n'eut guère le temps de souffler son nom, que sa main gauche pris possession de la sienne, et vient baiser sans compter la peau fraîche.
- Naruto…
Il ramena son amante vers lui et donna un baiser fougueux à Hinata, la nuit promettait d'être courte.
Rentré à l'appartement de la jeune fille, Naruto ne quitta plus les lèvres d'Hinata. Il dansa toutes les danses du monde avec sa bouche, happant, mordant, léchant ces dernières, prises dans une valse décadente. Ciel, que cette jeune femme était unique. Si le monde était bien dessiner, si l'univers s'était accordé un instant avec le monde, il serait sans peur ni doute marié avec elle. Quelques mois de rencontre avait suffi à cet éclat de soleil pour dénicher les lieux peinées du cœur de Naruto, et les combler avec du miel chaud. Quelle injure ! Le punir ainsi d'un amour qui pourrait être si passionnel, que les philosophes pourraient qualifier d'éternel, et l'Homme d'immortel. Elle savait tout de lui, avait les mots et les idées auxquelles il n'aurait lui-même songer, elle le rendait homme, et encore plus humain.
L'ayant mise nue, il l'assoit sur lui pour l'admirer de ce piédestal dont elle mérite toute la place. Quel affront ! Elle était belle que diable ! Une beauté peinte avec les plumes d'un ange. Quelle grâce, une douceur, elle ferait tomber n'importe quels enfants de Dieu du ciel pour commettre les plus irréparables pêchés. Par ailleurs, n'était-ce pas lui le premier à avoir succombé ? Mais ! N'était-elle réellement qu'une maîtresse, qu'une amante, qu'un secret ? N'y avait-il pas un sentiment plus fort ? Comment pourrait-il ressentir du bonheur avec un mensonge ? Non, une force non encore défini et inégal à tout son vécu naissait ici, en cet instant, ou, depuis leur première rencontre.
Passionnément, il plaqua son corps contre le lit, et vient à califourchon sur elle, la posséder aussi fortement qu'il pourrait se l'accorder. Ce n'était aucunement vulgaire dans sa tête cette envie irrésistible de la sentir en lui. Il ne voulait qu'elle s'échappe cette colombe, non par gain de pouvoir, mais parce qu'il ne voulait l'éloigner de lui, tout simplement.
Voilà qu'il glissa sa tête dans son cou, respira son parfum de lys, et vint à son tour déposer des larmes salés à la vue de quiconque. Il avait mal, il souffrait de savoir qu'elle n'était pas réellement heureuse, car malgré tous les mots de réconforts qu'elle lui confessait, c'était lui tout entier qu'elle désirait garder, et non le professeur, encore moins l'amant, et plus jamais le mari. Il avait mal, comme un poignard dans son cœur, mais pourquoi ? Ce n'était pas à elle qu'il pensait dans ces moments de souffrance ? Impossible. Mais alors, que lui arrivait-il ? Pourquoi ce simple livre, ces communes pages lus par des milliers de personnes différentes, chavirer son cœur, sa vie ?
Tombait-il… ?
- Hinata… Merci…
Des larmes rejoignirent les siennes. Mais quel mot crier, employer pour faire entendre à toutes les puissances de l'univers qu'elle aime à s'en percer le cœur cet homme ? Il était là, triste, confus, mais radieux également. Naruto ! Elle pourrait se tatouer ce prénom au fer rouge sur sa poitrine pour lui appartenir davantage, il était là ce soir, en cette nuit de Noël, et tout semblait si parfait, comme si tout était à sa place, que le lever du soleil prochain serait effrayant de réalité.
Jouissant, il se releva, vint la déposer à nouveau sur ses cuisses, et vient de manière la plus érotique jamais encore prononcer, mordre son oreille et serrer son corps en ébullition contre le sien. À bout de souffle, ils s'allongèrent. Naruto, envoûté, se positionna de nouveau immédiatement au-dessus d'Hinata et l'embrassa sans considération, se contentant de lui faire ressentir le plus de sentiment probable en dansant comme à son habitude, avec ses lèvres de pêche.
….
Éveille. Hinata ouvrit doucement ses yeux, encore alourdi par le sommeil. Son regard se tourna vers cette baie-vitré entre ouverte, laissant apparaître encore et toujours, ces étoiles de glaces tombant du ciel. S'étirant, elle élança son bras, mais étrangement, elle n'effleura ni le bras, ni le corps de son bien-aimé. Souhaitant lui faire face, elle trouva une place vide, froissé par la nuit agitée de son amant. Elle s'assied, et se demanda où était Naruto. Elle n'entendait aucun bruit dans la salle d'eau et ne semblait pas se trouver sur le balcon non plus. Décidant de se lever, s'avançant dans la cuisine, elle trouva un mot disposé sous un verre.
- « Je dois m'absenter pour une urgence, on se voit bientôt. Naruto. »
Déception. L'attention était rassurante, il n'était pas parti comme un voleur sans laisser d'indice, mais toutefois, il aurait pu la réveiller en délicatesse, la prévenant de son départ. Repensant dans l'immédiat à cette soirée de Noël, comment lui en vouloir. Elle ne savait ce qui pouvait être qualifié de parfait, mais lorsqu'elle était avec Naruto, les plus grands philosophes ne pourraient même poser mot sur cet amour indéfinissable, une sécurité, elle était attirée par lui, par son courage, sa détermination, et ce secret qui ne partageait qu'à deux les rendant plus liés encore.
Magie. Les vingt-cinq décembre n'étaient guère réjouissants. À des kilomètres de sa famille et loin d'être fusionnelle, il faisait encore plus froid en ce jour. Hier, c'était inimaginable et indescriptible, elle était avec l'homme qu'elle aimait et ses yeux de jeune femme de vingt ans ne pouvaient ressentir autre sentiment que celui de n'être comblée rien qu'en étant avec sa compagnie. Il lui suffisait, il moulait leurs instants d'intimité avec intensité, souhaitant les graver dans la peau des puissances de l'univers.
Instant de vide en ce matin de veille de son anniversaire.
….
- Tu exagères !
Sasuke râlait, déjà. Pour commencer, pourquoi était-ce lui qui était à l'arrière du véhicule, il aurait pu très bien conduire ?! L'homme n'avait jamais autant vu son meilleur ami être grossier et maladroit. Ayame l'avait invité pour le déjeuner, heureuse de fêter leur fiançailles avant de partir pour Paris demain après-midi, et ce « stupide » professeur de bas quartier les emmenait à,
- Pourquoi on va à Okubo ?!
- Arrête de ronchonner chéri, tu vois bien que Naruto est tout excité !
- Hein ? Fut surpris le concerné
C'était une certitude. Sasuke avait appelé Naruto tôt dans la matinée pour l'invité comme il se devait à ce déjeuner organisé par sa future femme. Ayant débarqué comme un petit garçon qui partait chercher son jouet tant convoité, il n'avait eu le temps d'entendre des félicitations que le blond avait empoigné Ayame, lui demandant de prendre place du côté passager, et ordonné à Sasuke de se « dépêcher » ! Qu'il était insupportable dans ces moments de caprices. Cependant, Ayame avait raison, Naruto semblait tout enjoué par un détail, une action qu'il s'apprêtait à accomplir ? Était-ce lié à Sakura ? Est-ce que ce dîner de Noël en famille les avait réunis ? Doute. Il était contestable qu'aucun pardon ou réconciliation ne s'était faite, autrement, il ne serait pas ici, en ce jour, avec eux, il profiterait des retrouvailles avec sa femme. Mais alors,
- C'est ton amante qui te met dans cet état ?!
Naruto gomma son large sourire, par un visage sérieux. La nuit dernière l'avait bouleversé. Ce n'était pas une nuit comme les autres, il avait ressenti le besoin de mettre des mots, enfin, sur ces sentiments ? Il était perdu, frustré et triste, mais il ne savait si c'était le fait de pouvoir enfin prononcer un mot comme « séparation » à Sakura, ou ne pouvoir dire un mot d'amour à Hinata. Soudainement, il sentit une main se poser sur son genoux, Ayame lui souriait comme une mère, quelle sagesse étouffante.
- Ne te met pas de pression…
- …
- Tu es impulsif et ce sentiment t'a toujours guidé vers le bonheur…
- …
- Profites de ce que tu ressens, le reste, tu pourras le régler bien assez tôt ! Sourit-elle
Le professeur de philosophie retrouva le sourire. Les doux conseils de son amie réconforter son cœur hurlant de douleur. Cette boule de fer ne voulait quitter sa poitrine depuis plusieurs jours. Il sentait une fin s'écrire, et c'était douloureusement acceptable.
…..
Il était devant cette porte, penseur, impatient mais aussi anxieux. Il ne souhaitait rien d'autre que rentrer et appartenir corps et âme à son amante, mais ces dernières minutes avaient été intense en douleur, depuis deux jours, Naruto vivait avec intensité,
Au lendemain de sa visite à Okubo, il n'était guère rentré au domicile conjugal. Ne souhaitant déranger les jeunes fiancés, Naruto avait pris possession de son habituelle chambre chez Tsunade. Ils étaient revenus à l'heure du petit-déjeuner, à ce dîner cité de « foireux » par Jiraya. Mais le professeur s'était vu muet sur le sujet, ne souhaitant revenir sur les événements du réveillon. Ce qu'il souhaitait s'était oublier, passé à autre chose, faire comme si cette soirée n'avait aucunement existé.
Une surprise parfaite, voilà ce qui le rendait euphorique depuis deux jours, faire de l'anniversaire d'Hinata une journée mémorable. Toutefois, il redoutait également ce moment, effrayé d'abuser de ce temps trop bon pour lui. Il ne méritait cette déesse favorite du dieu Jupiter, une lumière puissante se dégageait du cœur de cette délicate jeune femme, s'il fallait lui trouver un défaut, c'était d'avoir osé succomber à un homme marié, définissant leur relation comme fusionnel au lieu de la tenir comme une faute. C'était de l'amour qui nageait dans ses prunelles crémeuse, et lui… Lui ? Que ressentait-il.
À l'heure de se préparer, Naruto rentra chez lui avec la mine la plus peiné qu'il n'avait jamais ressenti. Quel trouble, un simple présent avait suffi pour faire basculer son cœur, et ainsi mettre cette terre sans dessus-dessous, la faisant pivoter à contre-courant. Et la chance, encore, sa femme n'était pas présente à l'appartement, il put ainsi prendre une douche chaude et relaxante, puis se préparer élégamment, sans que Sakura ne soit informé. Futilité, il était ambitieux celui qui oserait défier Cronos, car au moment de partir, la poignée fut tourner à deux reprises, l'entrant et le sortant se déchirant la porte.
- Sakura ?
- Naruto ?!
Madame Uzumaki dévisagea son mari, des jours qu'il traînait elle ne savait où, chez Tsunade, ne cessait-il de répéter, mais elle trouvait que malgré leur bonne relation, il passait bien du temps chez cette femme quand bien même il l'a considéré comme une mère. Contrairement à ses traits de visage sévère, ce n'était pas une Sakura folle de colère auquel il fit face soudainement, non, sa femme avait les yeux rougis, comme ayant été envahi par des larmes pendant plusieurs minutes. Quel événement l'avait rendu si triste.
Pénétrant dans l'appartement, Sakura posa ses affaires calmement et se dirigea sur le canapé, se posant tout en se courbant comme alourdie par la peine. Naruto cru un instant entendre son âme se briser, curieux de savoir ce qui rendait malheureuse Sakura. Était-ce son absence cumulé des derniers jours ? Ses mystérieuses et imprécises visites chez Tsunade ? Serait-elle en train de réaliser qu'il lui manquait. Refermant la porte, il décida de la rejoindre et de la prendre dans ses bras. Mais ce geste qui devait atteindre paix intérieure fit éclater en sanglot Sakura. Naruto fut déchiré, savoir sa rose aussi attristée le rendait vulnérable. Longtemps, il la berça, caressant sa chevelure et donnant des baisers à son front. Calmée, et reprenant une respiration confortable, contre toute attente, Sakura donna un baiser chaste à Naruto. C'était étrange, des semaines entières qu'il n'avait goûté à la chaire de sa femme, et ce baiser fut froid, amer, il avait vulgairement, mauvais goût. Sakura se nicha dans le cou de son mari, souhaitant profiter de son éternel chaleur.
Naruto paniquait. Il était en retard, affreusement il avait dépassé l'heure à laquelle il souhaitait rejoindre son amante. C'était horrible, sa femme était dans ses bras malade et lui s'agitait impatient de rejoindre Hinata. Lorsque Sakura lui demanda s'il voulait bien s'occuper de commander un dîner et de rester à la maison, tous les deux, tranquillement devant la télé, le mari succomba. Sa femme réclamait attention, enfin, elle souhaitait qu'il reste tous seuls, sans personne pour les déranger. L'homme pensait qu'il avait abusé de la trahison avec sa femme et se sentit attendri par cet être fragile. Lui donnant un baiser amoureux, il se leva pour préparer un thé bien chaud, boisson traditionnelle à la vertu ressourçant.
Rejoignant son épouse sur le balcon, il tendit l'oreille à la conversation qu'elle échangeait avec son correspondant, Ino. Lorsqu'il prêta attention à la conversation, Sakura dicta à son amie qu'elle était déprimée, car elle venait à l'instant de croiser Ayame dans une épicerie, bague somptueuse à l'annulaire gauche. Détail sentimental qui précisa-t-elle, avait brisé son cœur.
La voilà, Dieu, la raison de sa relation avec Hinata. Mensonge, mépris, Sakura se moquait que Naruto soit distant depuis de nombreux mois, confus dans ses sentiments, Ô diable qu'elle méprisait le cœur battant de son mari, tout ce qui l'intéressait, c'était Sasuke, sans contexte. Avait-elle seulement remarqué que Naruto comme sa femme par le passé laissé traîner sur son corps des marques qu'une autre femme avait fabriqué, qu'il rentrait parfois sans s'être douché pour laisser vagabonder le parfum d'Hinata jusqu'à son odorat, mais rien, cette femme ne remarquait absolument et incontestablement rien.
Retenant le démon qui était en lui dont la seule envie était d'achever le mal-être de cette femme, il sortit discrètement de l'appartement, reprenant chemin de sa première destination. Toutefois, dans les rues de Tokyo, Naruto ne prenait pas la destination de l'appartement d'Hinata, s'était une porte de bar qu'il visait, n'importe laquelle, pourvue qu'il distribue des litres d'alcool sans compter. Mais que lui arrivait-il, pourquoi subitement se sentait-il encore attiré par l'enfer, les abysses de ne plus penser, de ne plus vouloir exister.
Les plus grands poètes se mettront d'accord pour stipuler que bonne âme mérite don divin. Touché par la grâce et le pardon, Naruto fut interpellé par un son de clackson. Se retournant vers les perturbateurs, il tomba nez à nez avec Sasuke et Ayame. La raison de son malheur se présentait prétentieusement devant lui, avec un sourire amical.
Sasuke descendit de la voiture, et demanda à son ami de monter immédiatement, et qu'il le raccompagnait chez lui. Malgré les douleurs et les mensonges, Sasuke restait son meilleur ami. Leur amitié n'était pas commune, elle ne s'était pas basé sur des mots affectueux, non, c'était un perpétuel combat, une rivalité interminable entre eux. C'était les difficultés, les épreuves, les douleurs et les déchirures qui conservaient leur amitié fraternelle. Proche, mais à l'opposé en toute circonstance, ce ying et ce yang, ce soleil et cette lune, ne se sépareraient jamais.
Ayame avait remarqué ce paquet dans sa main. Le contenu était probablement le cadeau prévu pour son amante. Il semblait si heureux ce jour-là. Le marché, même à l'après Noël, était bondé de monde, mais ça n'avait pas empêché Naruto de faire chaque stand pour trouver sa perle, et il l'avait obtenu. À force de recherche, de patience et de bon vouloir, il avait esquissé un sourire mémorable en tenant entre ses mains le désiré. Ils avaient ri, partageaient bons nombres de moment heureux, tellement de fierté se dégageait de son regard, qu'Ayame se pardonné presque d'être l'une des sources de son conflit intérieur.
- Je suis désolée Naruto…
Sasuke observa sa fiancée. Pourquoi demandait-elle pardon ? Ayame l'avait vu, aussi, Sakura, dans cette épicerie, sortir le cœur gros en ayant certainement remarqué sa bague. C'était instinctif, les femmes pouvaient voir le moindre petit détail, aussi minuscule puisse-t-il être, essentiellement chez, nos « rivales ». Il devait être bouleversé, sa femme, Sakura, avait dû comme à son habitude ressortir le pire de son âme, l'égoïsme.
Le pardon, Ayame sentit la main de Naruto se glisser sur son épaule, un sourire gracieux s'offrant à elle. Il avait deviné son mal, et elle se sentait désolé pour lui, réclamant son pardon, aucunement. Le jeune homme ne laisserait cette amoureuse partir en voyage, le cœur pesant par une sorte de culpabilité assortie à la compatit. Elle n'y était pour rien, et Sasuke non plus, et c'est ainsi que Naruto demanda une faveur,
- Vous pouvez me conduire à cette adresse… ?
Naruto tendit un papier avec l'adresse indiquée. Ayame reconnue l'écriture d'une femme, celle de son amante ? Elle sourit, évidement, où pouvait-il allait désormais ? Arrivé au coin d'une rue, il demanda à Sasuke de s'arrêter, et de le laisser ici, ne voulant divulguer précisément le lieu où vivait son amante, sous peine de révéler son identité. Sasuke remarquait tout de même ce quartier chic, où la richesse respirer. Qu'importe, il ne chercherait pas, savoir son meilleur ami avec une femme capable de le tenir en bonheur, lui suffisait.
Se remémorant cette journée épuisante, il sonna avec insistance chez Hinata. Elle vient lui ouvrir, rougissante de le voir apparaître, comme à son habitude. Il sourit, toujours arrogant dans son âme de savoir qu'il lui faisait à chaque visite de l'effet. Elle le laissa rentrer sans plus de mot, elle ne se doutait non sans confiance en lui qu'il viendrait en ce jour. Soudainement, le téléphone d'Hinata sonna. Posé sur le comptoir, Naruto put observer l'appelant, Kiba. Hasard ?
- Je vois que j'arrive au bon moment… Dit-il l'air ironique
- Il m'appelle pour fêter mon anniversaire… Dit-elle rentrant dans son jeu
- Ah oui ! Sourit-il taquin
Possédé, il attrapa Hinata par la hanche et l'embrassa fougueusement. Elle entoura son cou de passion amoureuse, aussi rouge que pouvait l'être la couleur de ce sentiment. À bout de souffle, ils cessèrent leur baiser, et Naruto venu coller son front au sien, lui soufflant tendrement,
- Joyeux Anniversaire… Hinata…
- Merci…
Naruto se détacha d'Hinata, partant en direction du téléphone de la jeune fille, mais cette dernière fut plus rapide et s'empara du mobile. Naruto s'avança vers elle, l'emprisonnant entre son corps et le mur.
- Tu comptes jouer à ça… Dit-il l'embrassant
- Ce n'est pas poli si je ne réponds pas…
- D'accord mais on écoute le message ensemble !
- Naruto… Je croyais que tu me faisais confiance !
- Mais j'ai confiance en toi ! Moins en la libido de ce garçon qui a des difficultés à s'échapper de la puberté !
Cette moquerie que ne supportait guère Hinata, eut le don de la faire rire tout de même, un son qui ensoleilla l'âme grise de Naruto. Il voulait la capturer cette mélodie, la rendre immortel, alors il décida une nouvelle fois de l'embrasser, langoureusement. Mais ce brillant séducteur était un farceur manipulateur, et avec toute la délicatesse d'une pie attiré par le scintillant, il chopa des mains de son amante, son téléphone.
- Naruto !
Il rit de sa propre bêtise et activa le haut-parleur pour écouter le message de Kiba : « Arf, je voulais te le dire en direct, mais tant pis ! Joyeux anniversaire Hinata, j'espère que tu n'es pas encore toute seule, si c'est le cas, sache que tu peux m'appeler et on ira boire un verre ensemble… Je t'embrasse, à plus tard ! ».
- Mais quel sympathique garçon !
- Arrête, ce n'est pas gentil ce que tu fais !
Hinata récupéra son téléphone munie d'une certaine colère. Même si la jalousie de Naruto restait flatteur dans son cœur de femme amoureuse, ce n'était point une raison suffisante pour se moquer de Kiba et de ses sentiments. Vexé, Naruto récupéra sa veste, comme s'il s'apprêtait à quitter l'appartement, ce qu'il comptait évidement faire, étant donné qu'il empoigna la poignée pour s'enfuir. Cependant, la jeune fille savait désormais comme dompter la maladie possessive de son amant et d'un coup sec, elle réussit à refermer la porte et faire face à Naruto.
- Je croyais qu'on arrêtait ces scènes de jalousie stupides…
- Stupides ?!
- Mais tu fuis !
- Pas du tout c'est seulement que… Seulement que…
- …
- Je… Je ne veux pas voilà ! Je ne veux pas que tu fréquentes ce mec, ni que tu le défendes tout le temps ! Je ne veux pas non plus que vous deveniez proche ou qu'il continu à espérer quelconque chose de toi car cela me rend incroyablement jaloux d'accord !
- …
- Je ne suis pas que possessif ! Je… Je ne veux pas que Kiba t'enlève à moi… Je ne veux pas que tu me laisses, pour lui…
Émue. Hinata ressent toute la colère et la peine de Naruto dans ces mots qui sont soudainement accompagnés par un baiser brûlant. Il veut justifier ses paroles ? Certainement. Avec une envie débordante, il déposa Hinata sur le lit et enleva sa veste. Il revenu ensuite valser avec la langue de sa partenaire et mordu l'organe sensuellement douce. Il ôta le haut de son élève, puis le suivant pour venir châtier sa poitrine appétissante. Affamé, il vint jeter son tee-shirt au sol avec toute l'impatience qui l'habite, et se colle contre elle pour revenir danser avec ses lèvres. Aujourd'hui, point de fantaisie dans leur échange charnel, soif et subtilité. Nu, ils se joignent aux délices des préliminaires, étapes qu'ils ne passeraient pour rien au monde. Ils passeraient des heures à se goûter, à s'échapper vers de nouvelles saveurs, leur corps était toujours une découverte érotique. Grimpant au plus haut sommet de la divinité, Naruto pénétra comme à son habitude en elle, avec simplicité. Mais une fois qu'il sentait la fusion, une cadence suave s'emparait de ses hanches. Elles bougeaient du Nord vers le Sud, aux rythmes effréné du bassin d'Hinata. En cette nuit, ils se cajolaient, s'embrassaient, se caressaient, une nostalgie semblable à leur toute première fois prenait possession de leur esprit. Se souriant complice, Naruto ne put retenir cette envie débordante de la faire jouir. Prenant de l'élan en agrippant sensuellement le drap et relevant quelque peu son torse, les va et vient furent soutenus. Arrivés au fantasme de la jouissance extrême, ils reprirent leur souffle loin l'un de l'autre prenant toute la place libre que pouvait servir le lit.
- Naruto…
Elle murmura son nom comme pour ne pas oublier l'artiste de ce voyage tracé au ciel numéro sept. Combien d'amoureux parvenait à dépasser la limite accordé ? Eux, avaient l'impression de s'unir à Vénus, et de devancer les sciences du corps humain. Faire l'amour, cette expression prenait tout son sens à la description intime de leurs ébats « amoureux ».
- Hinata…
- Mh ?
- Je suis désolé de mettre emporté…
Elle roula vers lui en souriant, et venu poser une main sur sa joue tout en l'embrassant.
- Tu es impulsif, c'est aussi un trait de caractère qui me séduit chez toi…
Encore, il dessina un sourire et vint à son tour donner un baiser de consolation. Emporté par ce bien-être, il se met sur le dos et dépose le corps léger d'Hinata sur le sien pour ainsi mieux pouvoir valser avec sa bouche, tout en caressant son dos et ses fesses. Un corps, parfait, qu'il ne souhaitait confier à personne d'autre, « personne », personne !
« L'exercice du corps » comme venait de le définir Naruto donnèrent faim aux deux estomacs des amants. Hinata enfila le tee-shirt du bien-aimé, et s'échappa dans la cuisine pour commander un dîner. Le livreur serait présent dans vingt minutes, précisa-t-elle. Raccrochant, elle s'empara de son mobile et écrivit un message à Kiba, afin de lui répondre comme elle le devait. Ces trois minutes eurent comme résultat un Naruto crispé, nerveux, souriant de manière coincée, comme agacé que son amante gaspille leur temps à être « polie » avec un autre homme.
Si Naruto craignait autant, c'est qu'il pensait Kiba sincère. Bien qu'il observait le jeune homme comme un séducteur relatif à ses nombreuses conversations scabreuses il observait bel et bien de l'affection particulière pour Hinata. Étonné ? Non ! Hinata était une douceur, une source de chaleur, n'importe quelle personne confuse ou blessé pouvait se sentir soulagé en sa présence. C'était une femme bien, trop bien pour Kiba, et pour lui, aussi.
- Voilà !
Naruto prit Hinata dans ses bras, puis après un câlin furtif, il posa une main sur sa hanche et l'autre qu'il captura également, mais qu'il tendit vers l'extérieur, il positionna son corps et celui de son amante comme pour commencer une danse. Un slow, ils dansaient tendrement l'un contre l'autre, sans musique, peut-être une mélodie dans la tête du professeur qui guidait ses pas. C'était irrésistible, tissé de la délicatesse pour cette jeune femme à la bonté sans pareille. Sur son torse encore dénudé, il sentit des larmes venir tomber. Curieux, il observa son amante, souriante. Elle parait heureuse malgré le tourment de leur relation, le massacre de leur sentiment, l'attente d'une promesse.
L'instant romantique cessa, le livreur fit part de son arrivé. Se donnant un délicat baiser, ils se séparèrent, pour mieux se retrouver dans le canapé, déguster leur commande. Ils passèrent un agréable moment, même si un malaise venu saccager l'instant, Kiba se montrant insistant. Hinata détestait se montrer grossière, mais elle souhaitait égoïstement profiter à deux milles pour cent de Naruto. Prenant possession de l'objet bruyant, elle le mit sous silence et le plaça sous un coussin. Ce geste généreux, poussa Naruto à l'embrasser, encore.
- J'ai un cadeau pour toi…
- Mh… ?
Naruto se leva, suivi par Hinata, joyeusement interrogative, le professeur fut même surpris de se retourner et de tomber sur son corps frêle. Inquisitrice, une expression qu'elle ne portait guère souvent, mais qui la rendait davantage irrésistible. Il tendit son présent inquiet, trépignant, il se demandait qu'elle serait sa réaction, serait-elle aussi chamboulée que lui lors de la découverte de son cadeau ?
Avec finesse, elle défit le ruban rouge, accroché à une étiquette décoratrice qui fit verser des larmes, déjà à la jeune fille. « Ville d'Okubo », lisait-elle pour elle-même, ce lieu était emblématique. C'était ici que s'était organisé leur premier rendez-vous, où ils avaient fait connaissance, apprenant à ce découvrir, partageant une passion commune, la littérature. C'était interdit, elle n'avait jamais rien connu d'aussi intense, passé toute une après-midi sous une pluie battante avec un homme charismatique, intelligent, drôle, il était captivant. Elle ne saurait exactement ce qui l'avait attiré en premier chez lui, c'était sans doute une question sans réponse, tout jurait il qu'elle avait succombé à la première seconde.
- Rosinus… Soufflait-elle
Sa proie, son vouloir lors de cette sortie. Elle ne l'avait point trouvé, peu concentré en compagnie de Naruto, avait-il fait tout ce chemin pour lui faire acquérir ce livre ? Il avait une valeur, sentimentale. L'odeur du vieux grimoire lui rappeler ces visites enfantines chez sa grand-mère. Douce, joyeuse et hyperactive comme Naruto sa grand-mère lui contait que ce livre lui avait tenue compagnie lors des guerres mondiales au Japon. Elle avait pour seul compagnie ce livre difficile, elle l'avait lu sans conter, sachant même citer quelques paragraphes par cœur. Au décès de sa grand-mère, ce livre avait mystérieusement disparu lors du déménagement, et Hinata avait eu le cœur brisé de ne pouvoir garder la seule paix qu'avait connu sa grand-mère lors des jours tristes pénibles de ces années terribles. Émue, elle se jeta dans les bras de son amant, serrant sa taille avec admiration, et lui répéta « merci » sans cesse.
Amoureusement, elle vint l'embrasser, passionnément, ciel qu'elle aimait cet homme et ne s'arrêterait de le crier à ces dieux qui l'empêchaient de le posséder entièrement. Emporté par la jouvence d'attirance charnelle, Naruto se recule et vint s'écraser de nouveau sur le lit avec son « ange » dans les bras. Se câlinant, chacun raconta à l'autre pourquoi ces simples pages blanches ancrés par des mots, comptaient tellement à leur cœur.
Hinata fut la première touchée, Naruto, enfant parmi d'autre dans un orphelinat, ne parvenait à trouver famille adoptive, et lorsqu'il était placé, il n'arrivait à trouver place avec un papa et une maman qui ne l'avaient mis au monde. Toutefois, il aimait occuper les esprits et ne cessait de faire le pitre. Le professeur de philosophie, à l'âge de dix ans, avait atterrit dans une famille déjà fortement nombreuse, difficile d'avoir l'exclusivité, il se souvenait alors d'une matinée où il avait peint la statue trônant dans le jardin à laquelle le père de famille tenait tant. Hinata en rit, Naruto s'était fait réprimander, mais il restait fier de sa bêtise. Une femme tenait particulièrement à ce petit garçon, la directrice de l'orphelinat, et lorsqu'il sanglotait, la solitude pesant son cœur d'enfant, elle lui lisait cette histoire favorite, « Kaguya ».
Ils se regardèrent, profondément, comme essayant de mieux regarder ce film du passé qui défiler dans leurs yeux. Ils avaient un passé peu commun et différent, mais une certaine multitude de chagrin semblait les avoir habité tous deux. Naruto vient caresser le bras de son amante, il paraissait plus proche depuis plusieurs jours, un désir de resté lié quelques soient les circonstances finales de leur relation.
…..
Visite. S'apprêtant à partir rejoindre ses amis pour fêter la nouvelle année chez son ami Suigetsu, en ouvrant sa porte, Hinata tomba sur son amant, impeccablement bien vêtu. Sournoisement - il l'avouait - Naruto était passé chez son amante, pour savoir quelle beauté elle allait offrir. Visiblement, elle avait respecté sa promesse, pas de robe, pas de décolleté, pas de bras dénudés. La jeune fille avait entendu cette consigne demandée par son amant au téléphone, de manière excessive. Toutefois, elle n'avait pu résister à l'idée de lui faire plaisir une nouvelle fois. De ce fait, un jean délavé avec des escarpins peu grimpant, un haut noir à manche longue, dessinant tout de même à la perfection sa taille fine, un maquillage discret, et une veste de tailleur pour faire face au froid de l'hiver.
- Malgré ta simplicité tu restes tellement appétissante…
- Appétissante ? J'ai l'impression d'être une gourmandise ! Rougissait-elle
- Mais tu en es une…
Il agrippa sa hanche, et déposa ses lèvres impatientes sur les siennes, pour un dernier baiser de l'année. Une année en émotions indescriptibles, Naruto jonglait entre tourment et bonheur, et il savait que le début de l'année qui s'annonçait, n'allait pas être plus primitif. Mais en observant le tournesol accroché à la veste d'Hinata, encore ce sentiment de plénitude venu l'habiter, et il savait que son destin était uni à cette jeune femme, quoi qu'il ait décidé de convenir à sa vie.
- J'essayerais de t'appeler à minuit… Promettait-il
- D'accord…
Un dernier baiser sucré avant de se séparer, et de retrouver un entourage vivant dans leur propre mensonge contre leur gré. Encore une soirée où leur tête ne serait complètement envahit par l'atmosphère festive, kidnappé par les fausses apparences, les prototypes des gestes et des sentiments.
Naruto savait que les dés seraient jetés à minuit.
Douloureuse réalité.
