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Exceptionnellement, Sakura avait prit une semaine de congé afin de se remettre de la mort de sa mère. Même si elle en était soulagée, elle était consciente qu'elle pouvait craquer à tout moment. Son téléphone vibra sur le siège à côté d'elle et elle se gara un peu plus loin pour pouvoir le lire. « Kiba: Je serais au service psychiatrique. Une patiente a essayer d'étrangler Ino. Ne t'inquiètes pas elle va bien, nous sommes intervenus à temps. Tu devras surement attendre quelques instants, enfin tu sais ce que c'est. A tout à l'heure.» Encore une agression. C'était déjà la cinquième depuis le début de l'année. Ils avaient beau faire grèves, envoyer des lettres au maire, au ministre de la santé rien ne changeait. Etre en sous-effectif était une véritable plaie. Elle répondit rapidement a son ami et mit son téléphone dans son sac avant de reprendre la route.

L'hôpital se trouvait a quarante-cinq minutes de chez elle, sans compter les bouchons. Ce temps de route ne la dérangeait pas, bien au contraire. En arrivant à son lieu de travail, elle tomba nez-à-nez avec Ino, l'infirmière qui s'était faite agressée. Celle-ci semblait épuisée, si bien qu'elle ne la vit même pas. Sakura ne s'attarda pas sur elle malgré son inquiétude et alla vers l'ascenseur direction le quatrième étage, service psychiatrique. Connaissant l'infirmière, Sakura savait qu'il valait mieux la laisser seule. Tout ce dont elle avait besoin c'était de retourner chez elle et de se sentir en sécurité.

- Bonjour Monsieur Hatake.

- Sakura. Tu visites quelqu'un? Il me semblait que tu ais pris ta semaine.

- Je viens voir Kiba. Il va venir m'aider à ranger les affaires de Maman.

- Le docteur Haruno va nous manquer, dit-il en pensif.

La jeune femme ne fit pas attention à ce commentaire. Oui le Docteur Haruno manquerait, mais pas la femme qu'elle était devenue. Personne n'était venu l'aider lorsque sa mère avait eut ses crises si ce n'était Kiba. Alors oui, ces propos la mettaient en colère. Ils étaient tous hypocrites. Lorsque le tintement de l'ascenseur retentit pour indiquer qu'elle était arrivée, elle salua l'homme afin de retrouver son ami. Kiba Inuzuka était quelqu'un de formidable. Elle l'avait connu en primaire mais n'était pour autant pas devenue amie avec lui à cette période. Ce n'était qu'en école d'infirmières qu'ils avaient réellement fait connaissance. Sakura s'était retrouvée en colocation avec le garçon, et une véritable connexion s'était faite entre les deux. Avec le temps, chacun avait prit son indépendance mais pour autant leur relation ne s'était pas dégradée bien au contraire.

- Bonjour, je cherche Kiba Inuzuka, savez-vous où je pourrais le trouver?

- Mademoiselle Haruno! Comment allez-vous? Je suppose que ça ne doit pas être facile...

- Je vais bien merci, un long silence se fit entre la secrétaire et elle, hum, donc... Kiba?

- Oh oui! Il se trouve dans la chambre 429, il s'occupe d'une patiente.

- Merci, bonne journée à vous.

La chambre 429 se trouvait, par chance, derrière le secrétariat. Des cris, ainsi que divers bruits de meubles se faisaient entendre alors elle accéléra le pas. Par déformation professionnelle, elle attrapa une des blouses qu'elle trouva sur son passage et l'enfila avant de rentrer sans ménagement dans la pièce.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ici? On vous entend du secrétariat!

Devant elle se déroulait la scène suivante; La patiente complètement hystérique tenait la bouteille d'eau de sa main gauche, agrippait le lit de sa main droite et le bougeait en direction de l'infirmier qui essayait tant bien que mal de tenir a la fois le lit, pour éviter que l'un d'eux ne se blessent, et d'éviter le potentiel projectile que pouvait lui lancer la femme. Ni une ni deux Sakura s'élança dans la chambre, se prit toute l'eau que contenait la fameuse bouteille et attrapa la jeune patiente par le poignet.

- Kiba, va chercher le docteur, elle ne peut pas rester dans cette section, son état a clairement empiré.

- Bien, il appuya sur un bouton et une infirmière arriva aussitôt, aidez-là s'il vous plaît le temps que j'aille chercher le médecin. Son diagnostique doit être revu.

- Bien.

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- Tu as une petite mine Kib', tout va bien? Demanda-t-elle soucieuse

- J'étais de nuit et ce matin une infirmière est tombée malade. Je la remplace. Je reprends demain a neuf heure donc ça va, j'ai le temps pour récupérer!

- On fête ta bonne nuit de sommeil alors?

- Tout a fait!

A la fin de son service, après avoir réglé le problème de la patiente, Kiba avait proposé à la jeune fille d'aller à un petit bar Geek a deux rues de là. Ils avaient pour habitude d'y venir et le patron leur offrit un verre. Démarche commerciale stratégique, il savait très bien qu'ils allaient consommer plus que cette simple boisson.

- Toujours d'accord pour que je vienne t'aider a agencer ton studio?

- Si tu n'es pas trop fatigué oui, bien sûr.

- Rha mais arrêtes! Je suis pas un vieux croulant!

- Oh ça... Même Akamaru n'oses plus te demander pour sortir c'est pour dire...

- Oh! Oh ça c'est vache! Je suis outré!

- D'ailleurs tu peux le ramener à la maison si tu veux!

- Mais quelle bonne âme! On pourrait presque te comparer à Shen-Te!

Très mature, Sakura fit une grimace digne d'une enfant de cinq ans. L'Inuzuka éclata de rire, heureux de la voir réagir ainsi. Sakura sans ce genre de réactions, ce n'était plus Sakura. Il prit sa bière tout en essayant de calmer son rire et la bu d'une traite. Sakura en fit de même et réenfila son manteau. Le patron grimaça légèrement en les voyant terminer. Visiblement sa stratégie n'était pas la bonne, du moins pas pour aujourd'hui.

- Au revoir Suigetsu.

- A une prochaine Suigui!

Par chance, Kiba n'habitait pas très loin. Il avait fait ce choix par simple fainéantise; Après le boulot généralement il n'avait qu'une envie c'était de retrouver Akamaru, son fidèle compagnon, et dormir. Lors de ses études, il avait su que les infirmiers avaient un emploi du temps surchargé mais jamais, ô grand jamais, il n'aurait imaginé celui qu'il avait actuellement. Il souffrait, comme tous les autres de la profession, du sous-effectif grandissant. Malheureusement, il ne pouvait rien y faire a part se tuer à la tâche avec passion.

- Non mais tu m'écoutes?

- Quoi? Désolé, j'étais dans mes pensées.

- Mon Dieu Inuzuka Kiba qui réfléchit! Mais il faut le noter dans le calendrier! Vite, vite!

Il la bouscula pour plaisanter mais elle ne bougea pas d'un centimètre. A chaque fois il oubliait qu'elle avait une force presque surhumaine ainsi qu'un très bon équilibre. Suite à cela, il fit la tête et Sakura lui tira la joue, toute victorieuse.

- Dis, tu n'aurais pas refait les couleurs de tes tatouages? Ils me paraissent plus rouges.

- Mais c'est qu'elle est observatrice dites-donc.

- Oh aller! Fais pas la tête, tu sais très bien que j'aime pas ça!

- J'm'en cale!

- Mais Kiba!

- Non!

- Mais t'es pas drôle!

- Et aller encore un défaut!

- Mais non mais... Rha, pardon je suis désolée, puis elle murmura, t'es vraiment susceptible quand tu t'y mets.

- Je t'ai entendu!

Ils arrivèrent chez le garçon l'humeur joueuse. Lorsqu'il ouvrit la porte de son petit appartement, une masse blanche sortit à la vitesse de l'éclair avant de sauter sur la jeune fille. Ne s'attendant pas à un tel accueil, elle le serra dans ses bras et lui fit plein de caresses; Qu'est-ce qu'il lui avait manqué!

- Mais c'est que tu as encore grandis mon beau!

- Hé ouai, il s'arrête plus... Bientôt il prendra toute la place dans mon lit.

- Tu dormiras dans le canapé c'est pas bien grave!

- C'est ça ouai!

Ils arrivèrent chez la jeune fille en fin de soirée. Kiba et Akamaru prirent les devants pendant que Sakura garait sa voiture un peu plus loin. Elle les rejoignit quelques minutes plus tard, sur le pallier du premier étage, devant la porte du jeune Naruto Uzumaki. Pour une raison qu'elle ignorait, les deux ne s'aimaient pas particulièrement.

- J'habite au troisième Kib' pas au premier.

- Oh bonjour Sakura!

- Bonjour Naruto, tu nous excuseras mais on doit régler quelques affaires.. On se parlera une prochaine fois.

- Bien sûr! Bonne soirée! Et quant à toi c'est pas de ma faute si ton clébard mange tout ce qui lui passe sous la truffe.

- Bonne soirée.

Il referma sa porte et la jeune fille fusilla du regard Kiba.

- Non mais je peux savoir ce que tu faisais?

- Il avait laissé un bol de Ramens sur le seuil de sa porte! Je pensais que tu lui avais dis de ne plus faire ça!

- Je l'ai dis oui. Après je ne suis pas responsable de ce qu'il fait ni même de ce qu'Akamaru mange... Enfin, montons, vos querelles me fatiguent.

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- Tu ranges où ton café?

- Dans le seul placard que j'ai Kib'! Répondit-elle blasée.

Il la rejoignit quelques instants plus tard dans le salon et s'installa à terre. Sakura avait emménagé récemment, depuis quelques mois tout de même, et n'avait que très peu de meubles. Il jeta un rapide coup d'œil a son chien puis à la jeune fille. Elle avait beau dire, elle était épuisée. Il s'inquiétait beaucoup pour elle.

- Tu sais que tu peux tout me dire hein?

- Bien sûr, devinant où il voulait en venir elle changea rapidement de sujet, bon, sortons les babioles de ces maudits cartons!

Elle attrapa l'un des cartons et vida tout son contenu sur le sol; Que des papiers. Elle en attrapa un, Kiba aussi. Une fiche biographique. Elle en prit une autre; Pareil. Toutes ses feuilles concernaient la vie d'une vingtaine de personnes. Elle se sentait mal à l'aise de lire tout ça mais pour une raison qu'elle ignorait, elle se sentait obligée de continuer. Kiba lui, avait arrêté, ne comprenant pas pourquoi le docteur Haruno avait toutes ses fiches. Pourquoi garder des renseignements sur des patients décédés? C'était malsain, et surement illégal. Il regarda son amie qui lisait avec enthousiasme ce tas de papier, le regard illuminé comme lors de leurs années d'études.

- Pourquoi ta mère gardait ça?

- J'en ai aucune idée... Mais dis-donc certains avaient des vies drôlement passionnantes! Tiens regardes ce Monsieur, elle lui tendit une feuille, il est devenu riche en seulement trois ans grâce à la bourse. Soit cet homme était un génie soit il était indéniablement chanceux!

- Ouai... On prend la prochaine boite?

Il se leva et n'attendit pas la réponse de l'Haruno pour prendre le second carton, beaucoup plus lourd que le premier. Il le posa à côté des feuilles et en sortit des fils, des aiguilles ainsi que divers tissus. Rien de vraiment passionnant en soit.

- Mais qu'est-ce que ma mère pouvait bien faire de tout ça? Elle détestait la couture...

- Peut-être qu'avec le temps-

- Kib' est-ce que tu me verrais dessiner?

- Quoi?, il lâcha un rire, non! Bien sûr que non!

- Ce qu'est le dessin pour moi, la couture l'est pour ma mère.

- Ok, ok, j'ai compris! Bon et bien je ne sais pas... Peut-être qu'elle gardait ça pour une amie?

- Peut-être... C'est bizarre quand même..

- Je pensais que tu avais fait le tri toi même?

- Pas ces boîtes, ma mère m'avait dit lorsqu'elle était encore saine d'esprit qu'elle m'avait mis des objets de côté... Ce sont ces boites. Il y en a un autre dans ma chambre, dedans il y a des affaires de spiritisme.

- De spiritisme?! Tu vas quand même pas te lancer là-dedans?

- Quoi, tu as peur Kiba? Dit-elle joueuse

- Su-surement pas! C'est juste que je ne suis pas à l'aise avec ça, c'est tout.

Ils rangèrent tout ce qui se trouvait à terre, et marquèrent sur les cartons leur contenus. Ils les déposèrent à l'autre bout de la pièce et prirent les deux cartons restants ; Kiba misait sur quelque chose en bois au vu du poids de la boite. Sakura, elle, misait sur quelque chose de personnel. Finalement, ils se lancèrent un décompte et ouvrirent leur carton simultanément. Ce fut Kiba qui gagna.

- Mais c'est quoi ces choses?!

Il sortit un pantin de sa boîte, puis deux, puis trois. Il y en avait au moins une bonne vingtaine. Tous ressemblaient à des êtres humains et cette constatation le fit frissonner. Il détestait ce genre de chose, il trouvait ça de mauvais goût. Il les remit rapidement dans leur boîte et il tendit celle-ci à son amie. Pour une raison qu'il ignorait, ces poupées ne lui inspiraient pas confiance, quelque chose de mauvais se dégageaient d'elles.

- Tu racontes n'importe quoi Kiba, ce ne sont que des marionnettes! Qu'est-ce que tu veux qu'elles fassent?

- Je sais, je sais, mais elles ne me plaisent pas!

- Je les trouve magnifique. T'imagines le travail qu'il a fallut pour ne serait-ce en créer qu'une seule?

- Beaucoup, j'imagine.

- Celle-ci, elle sortit une marionnette avec des cheveux rouges, est magnifique.

- Elle me fout la chaire de poule.

- Très bien, elle soupira, je vais la ranger.

- Qu'est-ce que tu vas en faire?

- Je ne sais pas... Je vais sûrement en vendre quelques une.

- Bien, il se mit à bailler, on a finit?

- Oui!

- Cool... Je pense que je ne vais pas tarder à rentrer.

- Tu peux dormir ici si tu veux!

- Ah super, j'attendais que tu me le proposes.

Elle roula des yeux avant de soupirer une nouvelle fois. Il était incorrigible. Elle se leva et empila les cartons les un sur les autres pour éviter qu'elle ne perde trop de place. Elle plaça les boîtes de marionnettes en dessous afin de ne pas écraser celles contenant les papiers. Question de logique.

- Par contre tu veux que je change les draps?

- Non t'en fais pas, on va pas t'embêter avec ça.

- Tant mieux!

La fin de soirée se passa sans encombre et sous le signe de la bonne humeur. Kiba avait mit de la musique a fond, et les deux amis s'improvisèrent un karaoké tout en dansant. Ce fut du grand n'importe quoi mais qu'est-ce qu'ils avaient rit! Une voisine était venue pour demander de baisser le son mais s'était résignée en voyant la taille surdimensionnée d'Akamaru. Cela faisait longtemps que les deux compères n'avaient pas passé une aussi bonne soirée, rien qu'à deux. Finalement, en voyant l'heure plus que tardive, ils décidèrent d'aller se coucher. Pendant que Kiba prenait sa douche, Sakura avait ramené des oreillers pour qu'ils puissent dormir confortablement tous les trois dans son lit deux places. Il était tout simplement hors de question que l'un des deux dorment à même le sol. Lorsque son ami sortit de la douche, elle lui lança un de ses vieux tee-shirt trop ample. Impossible que Kiba dorme torse nus dans son lit.

Une fois que tout le monde fut préparé, la jeune fille s'installa dans son lit suivit de près par le garçon. Akamaru vînt s'installer dans son lit et poussa Sakura vers son maître pour avoir plus de place. En fin de compte, c'était une mauvaise idée d'emmener Akamaru chez elle.

- Bonne nuit Kib'. Et merci d'être toujours là pour moi...

Deux heures étaient passées et Kiba n'arrivait pas à dormir. Il avait tout essayé; Compter les moutons, écouter la respiration apaisante de Sakura... Rien n'y faisait. De plus, il sentait qu'Akamaru était agité. Alors qu'il commençait légèrement à s'endormir, son chien se leva d'un coup et se rua dans le salon, aboyant férocement comme si qu'il y avait un danger. Sakura se réveilla en sursaut, demandant ce qu'il se passait puis ils entendirent les cartons chuter. Ils se levèrent rapidement et rejoignirent Akamaru qui ne se calmait pas. Le salon était dans un désordre pas possible. Les marionnettes étaient disposées un peu partout et une feuille était posée à côté de chacune d'elles. Les actes de décès. Sakura folle de rage, hurla sur Akamaru et ramassa chaque objet le plus délicatement possible, vérifiant que rien était abîmé. En rangeant le tout, elle se rendit compte qu'il manquait la poupée qu'elle préférait et elle regarda Kiba, l'air mauvais.

- Elle est où celle avec les cheveux rouges?

- Qu'est-ce que j'en sais moi?! Et ne cris pas sur Akamaru! Il n'a rien fait!

- Ah ouai? Le bazar s'est fait par le saint esprit alors?

- Je te dis que ce n'est pas nous! Fais pas chier Sakura!

- Faire chier? Non mais tu te fous de ma gueule là?

Alors qu'ils se disputaient de vive voix, Akamaru grogna en direction de la salle de bain. Les deux amis s'arrêtent aussitôt, et le regardèrent inquiet pour l'un, suspicieuse pour l'autre. Elle ouvrit la porte, et découvrit la poupée posée confortablement sur la cuvette des toilettes, fixant la porte. Sakura se dirigea vers celle-ci et Kiba entra dans la salle de bain, mécontent.

- Tu crois que c'est Akamaru? Tu penses vraiment qu'il est capable de faire ça?

- Écoutes, ma porte d'entrée est fermée, et nous ne sommes que trois ici. Tu étais avec moi dans le lit et Akamaru était déjà partis. Sincèrement, pour l'instant j'ai pas la tête à réfléchir et je veux simplement dormir. Alors, s'il te plait, retournons au lit, ok? Elle soupira et lui fit un bisou sur la joue, je réfléchirais à tout ça demain, désolée.

- Ouai... Va dormir, je te rejoins dans quelques instants.

Il la regarda s'en aller vers la chambre avec la poupée. Il se dirigea vers Akamaru et lui parla tout en le caressant. C'était une habitude entre eux lorsqu'ils étaient stressés ou tristes. Finalement il décida de sortir les actes de décès ainsi que les marionnettes et disposa le tout sur le sol. Chaque acte de décès accompagné de photo correspondait à une poupée. Cette découverte lui fit froid dans le dos. En comptant le tout, il remarqua qu'il manquait un acte, celui de la fameuse marionnette aux cheveux rouges.

- Kiba, hé Kiba réveilles-toi tu vas être en retard!

Kiba se réveilla en sursaut et regarda partout autour de lui. Un rêve. C'était un rêve. Bon sang! Il regarda Sakura l'air complètement perdu et celle-ci posa doucement sa main sur le front de son ami. Il était bouillant.

- Tu es brûlant! Tu ne peux pas partir travailler dans ces conditions!

- Ça ira, j'ai juste eu le sommeil agité...

- Kib...

- Ça ira t'en fais pas, tu me fais confiance non?

Elle le regarda lui sourire et finit par céder. Il partit aussitôt à la douche. Elle se dépêcha de lui préparer un petit déjeuner et une fois qu'elle eut finit, elle fixa les boîtes de marionnettes. Elle enleva les deux boîtes du dessus et sortit de l'une des deux boîtes restantes sa marionnette favorite. Oui vraiment, elle était une véritable œuvre d'art. Elle décida de la poser dans le salon, juste à côté de la porte d'entrée. En voyant l'heure, elle comprit que son ami n'aurait pas le temps de manger et emballa les tartines qu'elle avait faite dans une petite serviette pour qu'il puisse les manger sur la route.

- Kib dépêches-toi, il faut y aller!

Il sortit de la salle de bain, les cheveux dégoulinant et attrapa son manteau. Il attacha Akamaru et fit signe à Sakura qu'il était prêt. En se dirigeant vers la sortie, son amie lui annonça fièrement qu'elle avait posée la poupée sur son petit meuble car «Elle méritait d'être affichée.» Bien que tout ce qu'il ait vécu cette nuit n'était qu'un simple rêve, il ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'aise à la vue de celle-ci. Et puis ce sourire... Elle ne l'avait pas la veille, si? C'est sûr ce doute qu'il ferma la porte, priant pour ne plus jamais voir cette horrible chose.


J'espère que ce chapitre vous a plu.

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