Et zou, la suite!
Demain, je pense poster 2 ou 3 chapitres.
Bisous bisous
Lily
3- Hey Now !
Pov Edward
Ma veste protégeait tant bien que mal ma tête mais mon dos était déjà trempé par l'eau glacée qui tombait de plus en plus fort.
Mais je n'allais tout de même pas laisser Bébé Swan seule sous ce déluge. Elle allait attraper la mort.
Et puis j'aimais la façon dont elle me regardait dans ces moments-là, comme si j'étais le chevalier terrassant le dragon pour elle. C'était très con mais ça me rendait fier.
Je ne pus pourtant pas longtemps profiter de son mignon rougissement car elle fit rapidement volte-face et commença à se diriger vers l'entrée de sa résidence.
Pour continuer à la protéger efficacement de la pluie, il me fallut me rapprocher d'elle au maximum.
Je me penchai un peu.
Son dos contre mon torse me réchauffait délicieusement.
Tout était normal.
Il fallait que je la protège de la pluie.
Je m'approchai encore, presque sans m'en rendre compte, me calant sur sa démarche, mon corps s'harmonisant au sien.
Ses fesses se calèrent contre mon bassin.
Tout était normal.
Il fallait que je la protège de la pluie…
L'arrière de ses cuisses contre les miennes me brûlait presque alors que nos pas se synchronisaient parfaitement, naturellement.
Tout était normal…
Elle s'arrêta devant la porte, courbant la tête pour chercher les clefs dans son sac et je fus incapable de m'écarter d'elle, de sa chaleur.
Je devais la protéger de la pluie…
Ses cheveux sentaient la fraise.
Tout l'arrière de mon corps commençait à souffrir de la morsure du froid mais je ressentais pourtant une étrange sensation de chaleur à chaque endroit où je l'effleurais sans vraiment la toucher.
Elle grommela quelque chose en fouillant avec plus d'ardeur dans son sac. Les secondes s'écoulaient et tout ce à quoi je pouvais penser, c'est que je n'avais jamais remarqué que Bella sentait la fraise, sucrée, douce et délicieuse.
Elle se poussa légèrement contre mon torse en se penchant un peu plus et un frisson me parcouru tout entier.
Ce n'était pas normal.
« Merde ! » s'écria-t-elle en faisant tomber ses clefs tout juste retrouvées sur le sol détrempé.
Alors elle s'agenouilla précipitamment pour les ramasser. Ce faisant, ses parfaites petites fesses pressèrent une fraction de seconde contre mon bassin.
Juste une fraction de seconde qui électrisa une partie de moi qui n'aurait pas dû réagir comme ça, là.
Je serrai les poings sur ma veste pour être certain de laisser mes mains où elles étaient.
Putain…
Inconsciente de l'ouragan qui faisait rage en moi, elle se redressa face à moi en brandissant fièrement le trousseau sous mon nez.
« Je les ai ! » se réjouit-elle avec le sourire et les yeux plein de malice.
J'avais merdé.
Je ne l'avais pas assez protégée de la pluie.
Des gouttes dévalaient sur ses joues et ses lèvres pleines entrouvertes sur un sourire.
Des mèches brunes ruisselantes se collaient à son front. Elle les dégagea d'un revers de la main. Ce geste attira inexorablement mon regard plus bas.
La pluie avait collé sur son corps le tee shirt à manches longues qu'elle portait.
Petite inconsciente !
Pourtant la pneumonie qu'elle risquait m'effleura à peine les pensées quand mes yeux se posèrent sur le soutien-gorge qui apparaissait en transparence. Il ne cachait pourtant pas les pointes de ses seins, dressées à cause du froid ou bien…
Putain.
En déglutissant péniblement, je me forçai à relever les yeux vers son visage.
Il n'y avait plus rien de normal.
Je ne pouvais pas la regarder comme ça !
Il n'y avait plus aucune malice dans son regard quand j'accrochai à nouveau ses yeux. Ils étaient troublés, d'un brun profond presque abyssal, bordés de long cils qui battaient frénétiquement.
Comment avais-je pu ne pas remarquer à quel point ils étaient expressifs ?
Et sa bouche…
Elle s'entrouvrit un peu plus alors que je la dévorai des yeux.
Le vacarme de la pluie était assourdissant. Il faisait froid. Tout mon corps s'engourdissait lentement. Mais j'avais juste envie de gouter cette bouche.
Et ce fut à ce moment que tout bascula.
Se dressant sur la pointe des pieds, Bébé Swan encercla mon cou dans ses bras et moula ses lèvres brûlantes aux miennes.
La sensation fut incroyable et je ne réagis pas tout de suite. Mais, quand elle lâcha un petit gémissement en griffant mon cuir chevelu, je m'enflammai subitement.
N'ayant plus rien à foutre de la pluie, mes bras retombèrent le long de son corps pour la plaquer plus fermement contre moi.
Je sentais sa poitrine se soulever frénétiquement contre mon torse.
Sa bouche avait un gout merveilleux et, quand elle l'entrouvrit pour laisser passer ma langue, je goutai le paradis. Plus rien ne comptait que cette sensation incroyable, ce feu qui se réveillait dans mes reins.
Je délaissai sa bouche pour lécher les gouttes de pluie sur la ligne de sa mâchoire. Maintenant sa tête d'une main impérieuse, j'embrassai sa gorge, mordis le lobe de son oreille. Ce qu'elle réveillait en moi était irrépressible.
Je relevai la tête en entendant le cliquetis de la serrure.
Sans trop que je sache comment elle s'y était prise, elle avait réussi à déverrouiller la porte et, le regard brillant, elle saisit ma main et me traina à l'intérieur avec elle.
Mais, ces quelques pas loin d'elle me vrillèrent le bide. Il fallait que je la sente encore et je l'attirai à nouveau à moi pour l'embrasser comme si ma vie en dépendait, comme si elle était la seule femme sur Terre.
Nous tanguâmes dans les escaliers, heurtant les murs contre lesquels je ne pouvais me retenir de l'appuyer pour caresser sa hanche, effleurer la peau brûlante de son ventre.
J'avais l'impression de devenir fou.
Une porte s'ouvrit subitement juste après que nous l'ayons heurtée avec force.
« hey ! Trouvez-vous une chambre ! » cria une voix rageuse.
Une chambre…
Qu'est-ce que j'étais en train de faire, nom de dieu ?
Haletant, saisissant sa gorge pour la tenir éloignée de moi, je posai mon front contre celui de Bébé Swan et tentai de reprendre mes esprits. Mais tous mes efforts s'effondrèrent quand son souffle saccadé heurta mon visage.
Elle en avait autant envie que moi. Et elle avait dit tout à l'heure qu'elle ne cherchait pas une relation pour l'instant.
Il n'y avait pas de mal à se faire du bien. Si ?
Et puis je savais la partie perdue d'avance. Je crevais déjà d'envie d'elle.
« Ta colloc ? » parvins-je à demander d'une voix rauque.
« Partie… » haleta-t-elle.
Alors elle saisit à nouveau ma main et m'entraina en courant presque dans une nouvelle volée de marches puis un couloir.
Elle m'échappa encore après avoir refermé sur nous la porte de sa chambre.
Je tentai de la saisir mais elle se dégagea et, dans la pénombre seulement dissipée par la lumière des lampadaires à l'extérieur, elle retira lentement son tee shirt trempé.
Je crois bien que mon cœur cessa de battre.
Pourquoi n'avais-je pas remarqué avant à quel point elle était belle et sexy ?
Elle était magnifique et elle s'offrait à moi.
Je la rejoignis et l'attirai à moi avec douceur cette fois pour l'embrasser avec ferveur.
Des bribes de conversation me revinrent comme dans un rêve alors que sa peau délicieusement douce frissonnait sous mes caresses. Aucun homme ne lui avait fait ressentir le plaisir. Comment était-ce possible ?
Alors qu'elle s'allongeait sur son petit lit d'étudiante, cette pensée me parut complètement incompréhensible. Elle était faite pour être vénérée, adorée.
Je n'avais jamais ressentis ce besoin avant mais c'était là.
Alors que j'embrassais son nombril et caressais pour la première fois avec adoration sa poitrine, lui arrachant un gémissement rauque, je maudis ce type qui lui avait pris sa virginité sans lui apporter ce qu'elle méritait en retour.
J'avais envie de la faire vibrer, de la combler jusqu'à ce qu'elle oublie ce pauvre mec et réalise à quel point elle était désirable.
Mes lèvres remontèrent inexorablement le long de son corps, ma langue gouta le velouté du sillon entre ses seins, alors que mes mains traçaient le chemin inverse, descendant dangereusement vers la ceinture de son jean.
Elle grogna quand mes doigts s'insinuèrent de quelques centimètres à peine sous le tissu.
« C'est ça, bébé. » murmurai-je en embrassant le lobe de son oreille. « Laisse-toi aller. »
Mon nez s'enfonça dans ses cheveux. Ses mains se crispèrent sur mes épaules quand je fis sauter le bouton qui fermait son pantalon pour me frayer un meilleur passage.
Anticipant la suite, elle envoya balader ses chaussures. La deuxième lui donna un peu plus de mal et elle gloussa dans mon cou.
« Je te fais rire ? » m'offusquai-je en accentuant la pression de mon corps contre le sien.
« Non… » souffla-t-elle. « Je me disais juste qu'Alice n'avait pas eu tort tout à l'heure en parlant des occasions imprévues de se déshabiller. »
Alice.
Merde.
Ce simple nom me fit l'effet d'une douche froide.
Que dirait Alice si je m'envoyais en l'air avec sa meilleure amie ?
Avec Bébé Swan ?
Putain d'obsédé !
Je ne pouvais pas lui faire ça. Je ne vaudrais pas mieux que ce salaud qui l'avait sautée au lycée.
Elle était incroyablement belle et foutrement bandante, mais elle était pure. J'allais la salir !
Avec horreur je me rappelai également la quantité d'alcool qu'elle avait bue ce soir et sa démarche chancelante quand nous étions partis de chez moi. Elle n'était pas dans son état normal.
Elle avait trop bu et j'en profitai.
Je me dégoutais.
Alertée par mon soudain immobilisme, elle s'agrippa à mes épaules.
« Edward ? » appela-t-elle d'une petite voix peu assurée.
Putain, comment j'allais me sortir de là ?
J'avais peur de la vexer si je partais maintenant mais j'étais certain qu'elle s'en voudrait au matin si je laissais les choses aller plus loin. Elle ne voulait pas vraiment ça.
Si ?
« Bébé Swan… » commençai-je, presque douloureusement.
Mais mes mots semblèrent lui faire l'effet d'un électro choc et elle se redressa sur le lit brusquement, couvrant comme elle pouvait sa demi-nudité.
Je n'osai même plus la toucher. En temps normal, face à la détresse que je lisais sur son visage, je l'aurais prise dans mes bras. Sauf que je l'aurais fait sans arrière-pensée alors que là, j'avais trop peur de réveiller ce désir bouillant que je sentais toujours lattant.
« Je…
- Je… » commençâmes nous en même temps.
Quelques secondes s'écoulèrent sans qu'elle ne lève les yeux vers moi.
« Je vais y aller. » lâchai-je alors, incapable de trouver quoi dire d'autre.
Elle opina doucement, toujours sans me regarder. Quelque chose faisait mal dans ma poitrine.
Je me levai. Mon corps pesait une tonne.
La main sur la poignée de la porte, je risquai un regard vers elle, toujours assise sur son lit, ses cheveux tombant en épais rideau devant son visage, les bras croisés devant son soutien-gorge.
« Je suis désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris… » plaidai-je, minable.
Minable ! Minable ! Minable !
« Ce n'est rien. » dit-elle d'une petite voix tremblante. « J'ai déconné aussi. Je n'aurais jamais du… On n'en parle plus, d'accord ? »
Elle releva enfin vers moi un regard embué mais elle tentait de sourire.
Alors je lui souris aussi et dis alors que ça me déchirait le cœur.
« D'accord. »
Sa bouche se crispa un instant. Sa bouche parfaite dont je pouvais encore sentir la chaleur sur mon visage…
Sortir de cette chambre me couta un effort considérable. Je sentis à peine la pluie quand je regagnai ma voiture, tout comme je ne sentis rien non plus quand je frappai de toute mes forces et à plusieurs reprise le tableau de bord de ma Volvo.
« Connard ! » hurlai-je.
Il y avait une belle chose dans ma vie. Une chose vraie et indispensable. Et je venais de tout gâcher !
Pourtant, je crevais d'envie de retourner dans ce batiment, dans cette chambre, et de finir ce que j'avais commencé. Mais je ne pouvais pas faire ça. Je n'en avais pas le droit.
D'un geste rageur, je sortis mon portable de la poche arrière de mon jean.
La tonalité retentit trois fois avant que quelqu'un ne décroche.
« C'est moi. Tu ne fais rien ce soir ?... Je passe te prendre dans dix minutes. »
