Et zou!

Merci KikaInLove et Phani pour vos reviews! J'ai hâte d'avoir vos avis sur la suite.

Merci aussi à toutes celles à qui j'ai déjà répondu en Mp. Vous êtes toutes géniales et vos messages me touchent beaucoup.

Je vous embrasse.

Lily

8- Speaking of truth

Pov Bella

Toc toc toc !

« Bella ! »

Je roulai dans mon lit et tombai nez à nez avec mon réveil.

7H45

Non mais qu'est-ce qui n'allait pas avec cette fille ?

« Isabella Swan ! Je te jure que si tu n'es pas en train de mourir dans cette chambre, c'est moi qui vais te tuer ! »

Je me levai et me dirigeai au radar vers la porte de ma chambre que j'ouvris sans un mot avant de faire demi-tour et de retourner m'écrouler dans mon lit.

« C'est pas trop tôt ! » fulmina Alice en entrant dans la pièce.

« Il est trop tôt, Alice. Les cours ne reprennent que cet après-midi. » grognai-je depuis le dessous de mon oreiller.

« Et ça t'empêche de répondre à ton téléphone ? J'essaye de te joindre depuis hier ! Tu étais où ?

- Ici. Batterie HS. Dormir. » répondis-je, espérant que le style télégraphique de ma réponse la découragerait et qu'elle me laisserait tranquille.

Et puis, c'était la stricte vérité. J'étais rentrée directement à la cité universitaire après la soirée du Nouvel An et je n'avais pas bougé de mon lit depuis, passant la journée de la veille à manger des biscuits sous ma couette en regardant des films à l'eau de rose sur mon ordinateur. Tout plutôt que de penser à ce qui s'était passé dans le bar cette nuit-là et d'affronter la réalité.

Mais Alice n'avait pas décidé de me lâcher visiblement et elle vint s'asseoir sur mon lit en me bousculant et en soufflant exagérément.

« Et tu ne t'es pas dit que des gens allaient s'inquiéter que tu disparaisses comme ça ?

- Je n'ai pas disparu, Alice. Je suis rentrée chez moi. » capitulai-je en sortant la tête de sous les draps et en me relevant sur un coude, bien réveillée cette fois.

« Sans donner la moindre nouvelle ! » s'écria-t-elle. « Je me suis fait un sang d'encre ! »

Je regardai à nouveau mon réveil puis haussai un sourcil. Son argument aurait éventuellement été recevable si nous étions le 1er Janvier, mais nous étions le 2 aujourd'hui. Toute une journée s'était écoulée sans que ma meilleure amie ne vienne défoncer ma porte. Qu'est-ce qu'elle ne me disait pas encore ?

« Ah oui ? » répliquai-je en m'asseyant face à elle cette fois pour la dévisager. « Et depuis quand exactement ?

- Mais… depuis des heures ! » répondit-elle en détournant les yeux innocemment.

« Taratata, Alice Cullen, J'aurais eu le temps de mourir cent fois dans d'atroces souffrances depuis la fête et tu ne te manifestes que maintenant. » ajoutai-je en plissant les yeux et en approchant encore mon visage du sien. « Où étais-tu, toi ? »

Elle ne put me cacher longtemps le sourire qui transforma littéralement son visage en colère.

« Chez Jasper ! » s'écria-t-elle en sautant sur mon lit. « Oh, Bella ! Tu ne peux pas imaginer ! Je suis si heureuse ! »

Je savais bien que cela faisait plusieurs semaines maintenant que Jasper et Alice se tournaient autour sans vraiment se lancer et que mon amie n'attendait que ça. Sa bonne humeur me gagna immédiatement et je la serrai dans mes bras.

« Je suis si contente pour toi, Lili. Il était temps. »

Elle me rendit mon étreinte.

« Oh, Bella. Ça a été magique. Il est tellement gentil, tellement tendre, tellement drôle. »

Elle avait des étoiles dans les yeux quand elle parlait. C'était si évident que je ne pus me retenir de poser la question :

« Tu l'aimes ? »

Elle baissa les yeux avec un petit sourire.

« C'est peut-être un peu tôt pour le dire… C'est encore tout nouveau. Mais je suis vraiment bien avec lui et j'ai l'impression que c'est réciproque. Alors, on verra bien où ça va nous mener. » répondit-elle avec nonchalance. « Et puis, il va falloir que j'en parle avec Edward. »

A son nom, je me tendis imperceptiblement mais Alice, que je serrais encore dans mes bras, s'en rendit compte. Alors je repris vite la parole tout en m'écartant d'elle pour ne pas qu'elle fasse une remarque.

« C'est vrai. Ils sont amis tous les deux. Il va peut-être avoir du mal à encaisser.

- Tu sais comment il est. » dit-elle en me scrutant avec attention.

« Ouais. Il ne va pas pouvoir s'empêcher de jouer les grands frères moralisateurs comme d'habitude. Dans le genre faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais. Pfff ! Tu as le droit de faire ce que tu veux avec qui tu veux. Tu es majeure. » répondis-je en levant les yeux au ciel, parfaitement consciente que ma diarrhée verbale n'avait pour but que de noyer le poisson.

Alice resta silencieuse en me fixant quelques secondes interminables durant lesquelles je tentais de conserver l'air le plus neutre possible.

« Qu'est-ce qui se passe entre vous deux ? » lâcha-t-elle soudain.

« Je… rien ! Quoi ? Pourquoi tu… »

Bravo Bella. Vraiment, félicitations, te voilà dans de beaux draps.

Alice profita de ma confusion.

« Je trouvais qu'il y avait quelque chose de bizarre depuis les vacances de Thanksgiving. Mais je pensais que tu venais moins à la maison ou au Mac Carty's à cause de Jacob. »

Jacob. Mon estomac se noua sous un atroce sentiment de culpabilité.

« Qu'est-ce qui s'est passé l'autre soir exactement ? » continua-t-elle.

« C'était un jeu, Alice. » me défendis-je. « Tu étais là. Ce n'était qu'un jeu.

- Et depuis quand tu participes à ce genre de jeu ? Franchement, quand je t'ai vu debout sur ce bar, j'ai cru que j'hallucinais !

- Je ne sais pas… Je … » bafouillai-je en regardant mes mains. « J'étais au bar et Edward avait l'air tellement ennuyé quand Emmett a démarré tout ça. Il avait l'air si gêné, si en colère. J'ai voulu l'aider.

- En grimpant sur le bar et l'embrassant à pleine bouche devant deux cents personnes ? »

Elle n'avait pas l'air de me croire du tout. C'était pourtant la raison que je m'étais trouvée sur le moment et celle que j'avais donné à Edward.

« Ce n'était qu'un jeu. » répétai-je avec tout l'aplomb que j'avais. « Il fallait que j'aille jusqu'au bout et que je l'embrasse sinon la foule nous aurait lynchés.

- Tu es sérieuse, là ? Ce n'était qu'un simple baiser ?

- Evidemment. Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre ? Edward est… comme mon frère.

- Ton frère ! »

Cette fois, Alice avait l'air presque en colère. Elle se mit à fouiller dans son sac et en sorti son smartphone sur lequel elle se mit à pianoter frénétiquement, cherchant quelque chose avant de me le coller sous le nez.

« Et c'est comme ça que tu te comportes avec ton frère, toi ? »

Sur le petit écran, Edward s'approchait de moi doucement, il passait sa main dans mon cou pour m'approcher de lui encore plus.

Des picotements parcoururent ma nuque là où il avait posé cette main.

Sous mes yeux, la caméra zooma sur nos visages si proches qui ne se touchaient pas encore. Je voyais ses lèvres bouger mais on n'entendait pas ce qu'il disait. Pourtant je me rappelais parfaitement ces mots qui tournaient dans ma tête depuis.

Je crève d'envie de t'embrasser, Bella.

Et c'est ce qu'il avait fait.

Je vis comme si j'étais une simple spectatrice sa bouche prendre possession de la mienne. Je vis mes mains s'accrocher à ses bras puis remonter dans ses cheveux. Je vis les siennes descendre sur mes reins pour me coller encore plus à lui. Je vis nos corps se mouler l'un dans l'autre parfaitement.

Et le baiser dura, s'amplifia. C'était tellement intense, tellement sensuel que j'en eu le souffle coupé.

Mon cœur battait à tout rompre. A tel point que j'agrippai mon tee-shirt de peur qu'il ne s'échappe de ma poitrine. Et, quand la vidéo cessa, je fus incapable de changer de position ni de détourner mon regard de l'écran, puis du vide quand Alice baissa le bras.

« Je ne t'ai même jamais vu embrasser Jacob comme ça. Bella qu'est-ce qui se passe ? »

Je me remis doucement à fonctionner et la première question qui me vint alors fut :

« C'est toi qui a filmé ça ? »

Alice parut gênée tout à coup.

« Non. »répondit-elle. « Mais ce n'est pas la question. Bella, ça ce n'est pas le baiser de deux amis, même très proches, c'est le baiser de deux amants. »

Sa phrase me fit mal. Edward et moi n'étions pas amants.

Et mon état d'esprit devait se lire sur mon visage car, c'est un peu radoucie que mon amie continua.

« Est-ce que tu as couché avec Edward ?

- Je te l'ai dit, Alice. Je suis rentrée ici directement après.

- Tu ne réponds pas à ma question. » insista-t-elle.

« Non. » répondis-je alors.

« Non, tu ne réponds pas à ma question ou non tu n'as pas couché avec Edward ?

- Non… Je n'ai pas couché avec Edward. »

Alice me regardait sans trop y croire, encore une fois. Alors, je décidai de me jeter à l'eau. Je n'en pouvais plus de tous ces secrets.

« Mais… c'est presque arrivé. »

Elle eut un hoquet et porta la main à sa bouche.

« Quand ? » murmura-t-elle. Et j'eus instantanément peur de la perdre avec cet aveu. Après tout, Edward était presque son frère. Elle aurait eu le droit de m'en vouloir d'avoir ce genre de pensées pour lui et de les lui avoir cachées.

« Il ne s'est presque rien passé, Alice, je te jure ! Je t'en prie ne sois pas fâchée contre moi !

- Fâchée ? Mais pourquoi serais-je fâchée ? » s'empressa-t-elle de dire en me serrant dans ses bras. « Tu peux tout me dire. Tu es mon amie. Je n'ai pas à te juger de quoi que ce soit. »

Je ravalai alors les larmes de honte que j'avais senties poindre au coin de mes yeux. Il était temps que je vide mon sac et que je partage mon fardeau avec quelqu'un. Alice m'aiderait peut-être à y voir plus clair parce qu'il était certain, à ce que je venais de voir sur cette vidéo, que je ne pouvais plus mentir à personne, pas même à moi.

« Quand ? » répéta-t-elle alors doucement, comme pour ne pas me brusquer.

« Le soir où il m'a raccompagnée ici avant Thanksgiving… » commençai-je. « On avait bu, tu te rappelles ? Et il pleuvait des cordes alors Edward avait proposé de me ramener en voiture. Et, arrivés ici, il pleuvait toujours autant alors… il m'a menée jusqu'à la porte en me protégeant sous son blouson. »

Je marquai une pause, perdue dans ce souvenir encore cuisant.

« Lui et son foutu complexe du héros ! » se moqua gentiment Alice pour alléger l'atmosphère.

Je souris mais baissai les yeux pour poursuivre.

« Et je l'ai embrassé. »

Mon amie resta silencieuse un instant, me laissant le temps de passer à la suite.

« Et il m'a embrassée aussi. C'était si intense, le froid, la pluie et la chaleur de ses lèvres… de ses bras. »

Je secouai la tête pour ne pas me laisser embarquer trop loin, surtout que la suite serait encore plus difficile à dire.

« On est monté dans ma chambre. C'était comme si on était pris de frénésie. C'était si parfait. Tout semblait enfin simple et à sa place. Mais, à un moment, il s'est rendu compte de ce que nous étions sur le point de faire et… il est parti.

- Il est parti ?

- Oui.

- Juste parti ? Comme ça ? En te laissant toute seule ?

- Tu sais, Alice, après avoir bien senti qu'il regrettait ce qui venait de se passer. Je n'avais pas franchement envie qu'il reste. » répondis-je en essayant de sourire.

Elle se pencha vers moi.

« Tu es certaine qu'il regrettait ? »

Je haussais les épaules.

« Il s'est excusé en me disant qu'il ne savait pas ce qui lui avait pris. Il avait l'air vraiment mal. Et… quand on en a reparlé, quelques jours plus tard. Il m'a dit que j'étais beaucoup trop jeune pour lui et qu'il ne voulait pas gâcher notre relation. »

Alice se redressa.

« Mais qu'est-ce que c'est que ces arguments débiles ? » s'exclama-t-elle. « L'âge n'a plus aucune importance dans une situation comme celle-là. Je suis certaines que quelques-unes des pouffes qu'il a ramené à la maison n'étaient pas beaucoup plus vieille que toi… »

Elle se figea alors brusquement.

« Non mais attends… C'était la veille de Thanksgiving, tu dis ? »

Je voyais très bien les pièces s'imbriquer dans sa petite tête. Elle devait forcément se rappeler le matin suivant.

« Mais quel connard ! » s'écria-t-elle.

« Alice, tu ne peux pas dire ça.

- Bella ! Il t'abandonne toute seule dans ta chambre et il s'empresse de ramener une pétasse à la maison ensuite. Oh… »

Elle porta sa main à sa bouche en refixant son attention sur moi avec un regard douloureux.

« Et tu l'as vue… »

Je baissai à nouveau les yeux sur mes jambes nues.

« Ce matin-là, quand tu es arrivée, tu avais une mine affreuse. Tu m'as dit que c'était le manque de sommeil et je t'ai crue mais, en réalité, tu venais de croiser cette fille… »

Je haussai encore une fois les épaules sans rien dire, sentant mes yeux se remplir de larmes, comme cette nuit-là.

« Bella. » m'appela doucement mon amie en se penchant vers moi. « Est-ce que tu aurais voulu qu'Edward reste avec toi ce soir-là ? »

Je ne pouvais pas répondre à ça. Pas à haute voix.

« Tu aurais voulu qu'il ne s'arrête pas, n'est-ce pas ? »

Je la regardai enfin dans les yeux et elle comprit tout immédiatement.

« Tu l'aimes, n'est-ce pas ? »

Je souris piteusement en réponse et elle me serra à nouveau dans ses bras.

« Ce n'est qu'un connard fini si il n'est pas capable de comprendre ça. Bella, je suis tellement désolée de n'avoir rien vu. Je ne pensai qu'à moi et Jasper. Je te croyais bien avec Jacob.

- Jacob est un type bien, Alice. Il me fait du bien, d'une certaine manière… »

Elle me tint à bout de bras pour me regarder dans les yeux.

« Mais tu étais malheureuse et j'aurais dû m'en apercevoir. Et mon abruti de cousin ne doit pas valoir mieux et je n'ai rien vu non plus. Je suis la pire des égoïstes. »

Cette fois-ci, c'était à moi de ne plus suivre. Edward allait bien.

« Edward a fait ce qu'il pensait juste, Alice. Nous avons fini par en parler l'autre soir et j'ai bon espoir que les choses s'arrangent. Que tout redevienne comme avant. »

Elle me toisa comme si un troisième œil venait de me pousser au milieu du front.

« Ce n'est pas parce qu'il a fait ce que sa conscience lui dictait de faire qu'il est heureux, Bella. Tu as vu la vidéo ? Tu n'es clairement pas la seule à perdre les pédales sur ce comptoir. Et puis, il y a aussi eu cette danse…

- Non. » contrai-je. « Un type louche me tournait autour, je te l'ai dit. Edward n'a fait que le faire fuir.

- Oui, bien sûr. Et il avait besoin de te manger du regard comme ça pour y arriver ? »

Je ne répondis rien.

« Crois-moi Bella. Je le connais. Aussi bien que je te connais, toi. Edward n'est pas un si bon acteur que ça. Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

- Quand ça ?

- Juste avant de t'embrasser. On le voit te dire quelque chose. Qu'est-ce que c'était ? »

Je triturai le bord de mon tee-shirt.

« Il a dit : je crève d'envie de t'embrasser, Bella.

- Et ça ne te suffit pas ? Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? Et, franchement, même sans ces paroles, la vidéo est assez parlante. N'importe qui peut voir que ce n'est pas un jeu. Pas du tout. »

Je réalisai alors quelque chose.

« Alice, tu as dit que ce n'était pas toi qui avait filmé cette scène. D'où est-ce qu'elle vient alors ? »

Elle eut alors l'air extrêmement gênée et je sentis un frisson d'angoisse glisser le long de mon dos. Ce sentiment se confirma quand Alice m'apprit que cette vidéo circulait sur l'intranet de la fac depuis la fête mais qu'elle ne savait pas qui l'y avait mise au départ.

Je me saisis alors de son téléphone pour constater l'ampleur des dégâts. La vidéo avait été vue par des centaines de personnes et était accompagnée de plusieurs dizaines de commentaires allant du commentaire pervers aux propos carrément haineux.

Je devais être blanche comme un linge quand Alice me reprit le téléphone des mains.

« Vois le bon côté des choses : tu vas être très populaire à partir de maintenant. » tenta-t-elle de me rassurer.

« Ouais, comme la salope qui se jette sur le beau barman le soir du nouvel an. Non mais tu as lu ces commentaires ?

- Et alors, tu sais bien qu'il n'y a que les frustrés et les obsédés qui laissent des commentaires sur ce genre de vidéos. Tu as dû faire plus d'une jalouse à cette fête. Tu aurais vu la marée de poufiasses qui a afflué vers le bar à l'annonce d'Emmett. Ces filles doivent toutes rêver d'être toi à l'heure qu'il est… ou de te tuer. »

Elle essayait de faire de l'humour mais ça ne prenait pas parce que je me rendais compte d'une chose : Jacob avait peut-être déjà vu cette vidéo.

Je ne pouvais pas lui cacher ce qui s'était passé mais je voulais qu'il l'apprenne par moi, pas par une vidéo anonyme ! Il ne méritait pas ça.

Je me ruai sur mon sac à la recherche de mon téléphone et l'allumai en tremblant. Il mit un temps infini à se remettre en route et, quand ce fut fait, il m'annonçait une quantité d'appels en absence, tous d'Alice, hormis un d'Edward que je me fis violence pour ne pas aller écouter maintenant car j'avais également deux textos de Jacob.

Dans le premier, il me souhaitait une bonne année et m'annonçait que l'état de son père n'était pas préoccupant. Je me sentis immédiatement comme la dernière des salopes de l'avoir trompé ainsi alors qu'il était parti au chevet de sa famille.

Dans le deuxième, daté d'à peine une heure plus tôt, il m'annonçait qu'il était rentré le matin même et que, si ça me disait, je pouvais le retrouver pour déjeuner avant d'aller en cours.

Je devais y aller. Je devais lui parler, tout lui raconter. J'attrapai donc mes affaires et sorti de ma chambre pour aller prendre une douche dans la salle de bain commune.

« Qu'est-ce que tu vas faire ? » me demanda Alice en me suivant.

« Je vais aller voir Jacob et tout lui raconter. En espérant qu'il me pardonne.

- Qu'il te pardonne ? » s'exclama-t-elle en me retenant par le coude. « Mais… et Edward ?

- Je ne sais pas, Alice. Edward a été clair. Il ne veut pas d'une relation avec moi parce qu'il ne veut pas tout gâcher entre nous. Et, moi non plus je ne veux pas tout gâcher. Et je ne veux pas blesser Jacob non plus. Il a été là quand j'avais besoin de lui.

- Et tu trouves que c'est honnête envers Jacob de l'utiliser comme ça ?

- Je vais être honnête avec lui, Alice. Je ne lui mentirai pas. Ce sera à lui de décider s'il veut continuer à me voir.

- A te voir comme quoi ? Sa petite amie ? »

Je soupirai de frustration. Je ne savais pas quoi lui répondre. Il était évident que je n'aimerais jamais Jacob comme j'aimais Edward. Mais il me faisait du bien. Et il était respectueux avec moi. Il me laissait le temps de venir vers lui sans ma brusquer. Je lui devais une chance.

« Je ne sais pas, Alice. Peut-être… Je verrais quand j'y serai.

- Mais tu ne l'aimes pas ! » s'offusqua-t-elle, attirant l'attention des quelques étudiants qui trainaient dans le couloir.

« C'est toi qui m'a dit de m'amuser et que personne ne m'obligeait à l'épouser tout de suite. » répliquai-je en essayant de lui sourire.

Et je dégageai mon bras pour entrer dans la salle de bain où mon amie ne me suivit pas.