Oh. ... J'avoue que mon côté sadique à failli vous faire attendre encore un peu...
Mais non, on y va pour le chapitre que beaucoup semblaient attendre.
Je ferme les yeux en attendant vos commentaires avec angoisse. J'espère vraiment que ce chapitre va vous plaire. Alors, soyez sympa encore une fois: dites moi.
A tout'
11-Make this go on forever
Pov Bella
Je ne savais pas combien de temps j'avais passée, frigorifiée sous ce porche.
Tout ce qui comptait maintenant c'est que j'étais enfin dans les bras d'Edward.
Il n'y avait plus aucune retenue dans la façon dont il me serrait contre lui, dont il dévorait ma bouche. Je m'agrippais désespérément à ses cheveux que je devais presque tirer au point de lui faire mal. Mais je ne pouvais plus me retenir.
Chacun de ses effleurements mettait le feu à des nerfs que je ne savais même pas que je possédais.
Je manquais d'air mais peu m'importait. J'étais enfin là où je désespérais de me retrouver un jour et rien ne me ferait plus reculer maintenant.
Il me voulait.
Moi.
Et il n'y avait rien que je souhaitais plus que d'aller jusqu'au bout. De le laisser m'avoir complètement.
« Bella… » haleta-t-il en se détachant de moi. « Tu es glacée. »
Je secouais la tête.
« Bella, il faut qu'on rentre. » parvint-il à dire alors que j'embrassai sa gorge, incapable de m'éloigner de lui. J'entendis simplement le bruit de la serrure qui s'ouvrait puis la porte claquer derrière nous alors qu'il me poussait contre un mur de son entrée.
Il appuya son bassin contre mon ventre et, dans le silence de sa maison vide, il parut enfin évident que plus rien ne ferait obstacle à l'assouvissement de ce désir qui brûlait entre nous.
Je n'étais pas glacée, je me consumais complètement sous ses baisers.
Ses mains remontèrent sur mon ventre, survolèrent ma poitrine pour enserrer mon cou puis caresser mes joues.
Ce fut là que je sentis la rugosité du tissu et, faible mais bien présente, l'odeur métallique du sang.
« Edward… » appelai-je à travers la brume qui anesthésiait ma raison. « Edward, tu es blessé ?
- Ce n'est rien. » grogna-t-il entre deux baiser sur mon épaule qui ressemblaient presque à des morsures.
« Edward… Edward arrête… Montre-moi.
- Ce n'est rien je te dis. » répéta-t-il en attirant le lobe de mon oreille entre ses dents.
Je gémis.
Rien n'avait jamais été comparable à ça.
J'eus cependant assez de lucidité pour attraper sa main droite et il siffla de douleur en s'éloignant de moi.
« Qu'est-ce qui t'est arrivé ? » demandai-je, les yeux écarquillés devant le linge taché de sang qui ceignait sa paume.
« Je me suis coupé. » répondit-il en essayant de prendre à nouveau ma bouche d'assaut.
Mais je m'esquivais et, le tirant doucement avec moi vers les escaliers, je le réprimandais doucement.
« Nous devons soigner ça. »
Il grogna mais me suivit tout de même, une lueur brûlante dans le regard alors que je gravissais les premières marches sans le quitter des yeux.
Je connaissais cette maison par cœur et je nous dirigeais sans ciller vers la salle de bain où je n'allumais que l'applique au-dessus du lavabo, baignant la pièce dans une douce lumière dorée.
Après la frénésie des dernières minutes, je sentais l'électricité crépiter encore entre nous, latente, n'attendant que l'étincelle qui la relâcherait.
Edward me dévisageait, le souffle lourd, debout, sans esquisser le moindre geste.
D'une pression de la main sur son torse qui vibra sous mes doigts, je le fis asseoir sur le rebord de la baignoire. Son regard glissait sur moi comme une caresse pendant que je prenais dans un placard le nécessaire pour nettoyer sa blessure.
Quand je revins vers lui, il était toujours autant silencieux mais il ne protesta pas quand je levai sa main blessée vers moi. Dans cette position, avec moi debout devant lui, j'étais plus grande que lui et son visage magnifique était levé vers moi.
En frissonnant, je défis le bandage de fortune et découvris une plaie longue de plusieurs centimètres mais propre.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » murmurai-je.
« Un type m'a énervé. » répondit-il dans un souffle.
« Tu t'es battu ? »
Je m'efforçais de me concentrer sur ma tâche et de ne pas le regarder dans les yeux. Je ne viendrais jamais à bout de mes soins si je croisais encore son regard empli de désir.
« Non… » dit-il, son visage si proche du mien maintenant car je m'étais encore approchée et que sa paume faisait un bien mince barrage entre nos deux corps. « J'ai juste cassé un verre…
- Ah… »
Je n'avais plus de mots. Il fallait que j'en finisse. La plaie nettoyée, j'enroulai une bande de gaze autour de sa main que je ne lâchai pas, même quand j'eus terminé.
De sa main valide, il caressa tendrement ma joue. Ses doigts laissèrent une trainée de feu sur ma peau, jusqu'à mon cou, puis le long de mon tee-shirt jusqu'à ma taille où ils glissèrent sous le tissu.
Son regard s'enflamma encore quand j'attrapai doucement mon vêtement pour le faire passer par-dessus ma tête et exposer plus de peau. Mais ce n'était pas assez, je voulais tellement plus.
Alors, passant les bras dans mon dos, je dégrafai mon soutien-gorge que je laissai glisser lentement au sol.
Dans la demi-pénombre, Edward ressemblait à une statue. Seule sa respiration hachée témoignait de son trouble.
Bien décidée à aller jusqu'au bout, je fis sauter le bouton de mon jeans que je descendis le long de mes jambes et, pour la première fois, je me retrouvais nue devant lui, seulement vêtue d'une culotte en coton noire que j'allais lui laisser le soin de m'enlever, si il le voulait.
Je me sentis magnifique sous son regard et, quand d'une main tendre, il caressa le galbe d'un de mes seins, je fermai les yeux en gémissant.
Ce fut l'étincelle qui remit le feu aux poudres. En une fraction de seconde, Edward m'attira dans ses bras et je me retrouvais assise sur lui, sa bouche dans mon cou, puis sur mon épaule et, enfin, il embrassa ma poitrine, mordant doucement un de mes mamelons dressés, en aspirant la pointe.
La sensation fut si intense que je poussais un premier cri.
Dans un seul mouvement souple, il saisit mes cuisses dans ses mains et se releva pour nous mener dans sa chambre, de l'autre côté du couloir.
Je ne réalisai où nous étions que quand la douceur des draps entra en contact avec mon dos.
Mais c'était sa peau que je voulais sentir alors je tirai sur le coton blanc de son tee-shirt. Il se redressa et tira sur l'encolure pour le passer par-dessus sa tête. Ce geste était tellement viril, tellement sexy, que j'en eu le souffle coupé et que je mordis ma lèvre pour ne pas gémir à nouveau à la vue de ses abdominaux si bien dessinés.
La chambre n'était éclairée que par les lumières de la rue mais c'était suffisant pour que je voie à quel point il était magnifique.
Rapidement, il fut à nouveau tout contre moi. Peau contre peau cette fois. Plus rien ne nous arrêterait maintenant.
C'est ce que me disaient ses lèvres vénérant les miennes, ses mains sur ma peau descendant dangereusement vers la dernière barrière entre moi et lui.
Je tremblai quand ses doigts tirèrent sur l'élastique.
« Je ne te ferai jamais de mal. » souffla-t-il à mon oreille.
« Je sais… Edward… s'il te plait… » gémis-je, perdue sous tout ce qu'il me faisait ressentir.
Et je perdis complètement pied quand il franchit les derniers centimètres vers ma féminité frémissante. Il grogna en me caressant, son souffle se calant sur le mien à mesure que je m'approchais des étoiles.
C'était si fort, si inédit, que je crus m'évanouir quand mon premier orgasme éclata sous ses caresses.
Mais ses baisers enfiévrés me ramenèrent sur Terre et je me sentais complètement déchainée quand je le renversai à mon tour sur le matelas, couvrant son torse de morsures et de coups de langue, le faisant gémir à son tour.
La tension dans son jeans était impressionnante. Alors je ne tardai pas à la libérer, arrachant à Edward un grognement digne d'un fauve. Mais il ne me laissa pas le temps de savourer cette petite victoire que, déjà, il reprenait le dessus sur moi et me faisant rouler sur le dos et en plaçant son corps entièrement nu, cette fois, sur le mien.
Il était tellement grand que je cru disparaitre dans son étreinte. Et, quand il se redressa sur ses coudes, son bassin tout contre le mien, je lui fis plus de place pour qu'il s'approche encore, trouvant la position idéale entre mes jambes.
Mais rien ne vint.
Il me dévisageait, ne semblant pas y croire, me demandant à travers son regard la permission d'aller plus loin.
Il n'y avait aucun retour en arrière possible.
Je m'accrochais à ses épaules pour m'approcher de son oreille et, à mon tour, lécher et mordiller son lobe. Il ferma les yeux en ronronnant presque.
« Je suis là, Edward. » soufflai-je. « J'ai toujours voulu être là. »
Ce fut l'accord dont il avait besoin pour, doucement, tendrement, s'enfoncer en moi.
Je me laissai retomber sur le matelas, complètement envahie par la sensation époustouflante de le sentir enfin de cette manière, de ressentir cette communion.
Sa tête dans mon cou, il me fit l'amour comme jamais personne ne me l'avait fait, en murmurant mon prénom et toute sortes de mots doux, en me répétant combien j'étais belle et comme nous nous accordions parfaitement.
Et le plaisir monta, inexorablement, comme jamais je ne l'avais ressenti avec quiconque, jusqu'à ce que j'explose littéralement avec lui, criant son prénom.
Je le serrais longtemps dans mes bras après ça, caressant les cheveux sur sa nuque. Il ne bougea pas et je savourais la lourdeur de son corps sur le mien. Tout était parfait, j'étais enfin à ma place.
Je soupirai de bien-être et il releva la tête pour me regarder en fronçant les sourcils.
« Qu'est-ce que tu as ? » demandai-je, ne pouvant réprimer un sourire face à son air sérieux.
« Comment tu te sens ? » m'interrogea-t-il alors.
Je levai les yeux au ciel avant de lui répondre.
« Ça y est, c'est le fameux moment où l'homme a besoin d'être rassuré sur ses performances. » raillai-je.
« Ça n'a rien à voir, Bella… Tu ne regrettes pas, n'est-ce pas ?
- Non. » murmurai-je en écartant une mèche de cheveux de son front. « Et toi ?
- Non. » répondit-il avec tant d'aplomb que je sentis mon cœur se gonfler d'un amour que je muselai pourtant.
Il était encore trop tôt pour lui faire cet aveu.
Tout était encore trop nouveau. J'allais juste le faire fuir.
Il se releva pour s'asseoir, le dos contre la tête de lit et il m'attira contre lui, la tête contre son épaule. Puis il rabattit la couette sur nous et alluma la lampe de chevet sur le côte du lit.
Tout paraissait si simple maintenant.
« Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ? » ne pus-je m'empêcher de demander. « A propos de moi…
- Toi. » répondit-il simplement. « Depuis cette nuit-là… dans ton dortoir. Tout a basculé ce soir-là. »
Je levai le visage vers lui pour le regarder et l'inciter à continuer.
« En fait, tu me troublais déjà avant ça…
- Vraiment ? »
Il hocha la tête sans répondre, comme si il avait honte.
« Je te regardai. Je voyais que tu n'étais plus la même. Mais ça me faisait peur.
- Et maintenant tu n'as plus peur ? »
Il réfléchit un instant.
« Si. Bien sûr. J'ai peur de te blesser un jour, d'une manière ou d'une autre. »
Je me redressai pour embrasser doucement l'angle de sa mâchoire.
« C'est un risque que je suis prête à courir. » soufflai-je à même sa peau. « Je suis assez grande pour prendre mes propres décisions.
- J'avais remarqué. » se moqua-t-il.
« Mon âge n'est donc plus un problème pour toi ? »
Il fallait que je lui pose la question. Mais il y répondit par une autre question :
« Ça ne fait pas de moi un vieux pervers dégueulasse, si ? »
Je lui frappai doucement le torse en riant mais il emprisonna ma main dans la sienne et m'approcha de lui pour m'embrasser encore, tellement passionnément que je sentis à nouveau les frissons du désir dans mon ventre.
Quand il me relâcha, je baissai les yeux sur sa main bandée qui retenait la mienne sur sa poitrine.
« Tu vas me dire ce qui s'est passé avec cette main ? »
Il grogna en levant les yeux au ciel.
« Je te l'ai dit, un type m'a énervé. »
Je ressentis immédiatement la distance dans sa voix.
« Edward, qu'est-ce que tu ne me dis pas ? »
Il soupira alors et me regarda enfin en face avant de reprendre la parole.
« Jacob est passé au bar ce soir. »
Un frisson d'angoisse me parcourut. Il ne s'était pas battu avec Jacob, quand même ?
Heureusement pour moi, je n'eus pas besoin de le questionner plus. Il semblait bien décider à continuer son récit.
« Il est venu avec un autre gars. Il m'a dit qu'il avait vu la vidéo. Et puis… il a laissé sous-entendre que…
- Que quoi ?
- Que tu avais été prête à beaucoup de choses pour te faire pardonner. »
Il lâcha ça d'un air détaché que démentait son regard douloureux.
« Edward, je n'ai pas couché avec Jacob.
- Je ne te demande rien. » contra-t-il en détournant les yeux.
Je ramenais son beau visage vers le mien.
« Mais je te le dis quand même : je n'ai pas couché avec Jacob.
- Mais vous êtes toujours ensemble. » affirma-t-il et, comme pour confirmer ses dires, il traça du doigts les deux marques sur mon cou.
Cette fois, ce fut à moi de baisser les yeux. C'est vrai que je n'étais pas particulièrement fière de moi sur ce coup. Je n'avais pas fait les choses dans le bon ordre et j'en assumerai les conséquences. Mais je ne regrettai pas d'être dans ce lit, avec lui.
« Je ne savais plus quoi penser après la fête. » dis-je. « J'étais perdue. Je pensais toujours que tu ne voulais pas de moi et… ça me faisait tellement mal que, quand j'ai tout dit à Jacob et qu'il n'a pas eu l'air de m'en vouloir, j'ai pensé qu'il était le choix le plus raisonnable.
- Et il ne l'est plus ?
- Il n'a jamais été celui que je voulais. »
Son regard se fit à nouveau si tendre dans le mien.
« Je t'ai poussée vers ce gars. »
Je haussais les épaules.
« Ce ne serait pas arrivé si j'avais écouté mon répondeur plus tôt. » ajoutai-je en souriant piteusement. « Plus rien n'a compté après ça. Je n'ai pas pensé à Jacob une seule fois en venant ici. »
Je soupirai lourdement.
« J'irai lui parler dès demain.
- Tu peux aussi lui envoyer un mail. C'est bien les mails. » contra-t-il.
Je souris.
« Jaloux ? » me moquai-je.
« Et si tu te rendais compte que je ne suis pas celui qu'il te faut ?
- Crois-moi, Edward. Tu es exactement celui qu'il me faut. Jacob a été là à un moment où j'avais besoin de lui. Je lui dois la vérité, même si il n'a pas été très honorable en allant te faire croire que les choses étaient plus sérieuses entre nous qu'elles ne le sont vraiment. »
Edward haussa les épaules.
« Il cherchait juste à marquer son territoire. »
Je pouffai, cachant mon visage dans le creux de son épaule.
« Quoi ? » demanda-t-il.
« C'est exactement ce que m'a dit Jessica tout à l'heure. Elle m'a même dit que c'était mieux que s'il avait pissé aux quatre coins de ma chambre. »
Il rit à son tour.
« Ce n'est pas idiot comme idée. » ajouta-t-il. « Je vais peut-être y penser pour décourager les morveux de la fac de s'approcher de ta chambre à moins de cinquante mètres.
- N'importe quoi ! » m'exclamai-je. « Personne ne cherche à s'approcher de ma chambre. »
D'un seul geste, il passa un bras sous mes cuisses pour me faire reculer dans le matelas et je me retrouvai à nouveau allongée sous lui, son nez courant le long de ma joue.
« Crois-moi ma belle, une jolie fille comme toi à toujours du succès. Je sais que j'ai du souci à me faire avec la concurrence.
- Et moi ? » osai-je demander. « Est-ce que j'ai du souci à me faire ? »
Il me regarda avec un sérieux qui me fit frissonner.
« Non… Cela fait des semaines qu'il n'y a plus que toi. » souffla-t-il contre ma bouche. « Bella, je te promets que je ne te ferai pas souffrir de cette façon-là. »
Je me mordis la lèvre, débattant en moi-même de besoin de lui poser la question maintenant. Après tout…
« Pourtant… ça n'a pas l'air d'être ton genre, les relations, les rendez-vous, tout ça…
- Isabella Sawn, est-ce que tu me demanderais de sortir avec toi ? » demanda-t-il en levant un sourcil moqueur.
Je poussai doucement sur ses épaules sans parvenir à la faire bouger d'un pouce. Il reprit immédiatement son sérieux.
« Peut-être que je n'avais pas encore trouvé la bonne personne.
- Et ce serait moi ? » murmurai-je timidement.
Son regard se fit à nouveau brûlant et la chair de poule recouvrit mon corps.
« Bella. Je sais que je te demande beaucoup en espérant que tu me crois. Mais, jamais je n'aurais été jusque-là avec toi si je n'avais pas été sûr de moi. Je ne t'aurais pas fait ça. Tu es trop importante pour moi. »
Je caressai sa joue doucement, sentant sa barbe naissante griffer le bout de mes doigts.
« Je te crois. »
Son souffle de soulagement balaya rapidement mon visage et il m'embrassa avec tant de passion que tout mon corps se réveilla complètement et se poussa vers lui. Je brûlais de nouveau de cette indécente envie de lui.
Il grogna quand ma main se glissa entre nos corps pour caresser son membre dur et dressé contre ma cuisse.
Pourtant, le claquement brusque de la porte d'entrée et des pas précipités dans l'escalier nous stoppèrent brusquement.
Edward posa un doigt sur ma bouche.
« Chutt. » chuchota-t-il. « Si elle croit que je dors, elle ira directement se coucher. »
Il y eu d'abord des pas sur le palier qui se stoppèrent à l'entrée de la salle de bain, puis du bruit de tissu que l'on froisse et enfin :
« Edward ! ?
- Oh non… » gémit-il en relaissant tomber sa tête sur l'oreiller.
Je pouffai involontairement.
« Edward ? Pourquoi les vêtements de Bella sont-ils dans la salle de bain ? Et c'est quoi tout ce sang ? Elle s'est encore blessée, c'est ça ? »
Ma meilleure amie joignit à ses appels de brusques coups frappés contre la porte.
« Edward, réponds-moi ou j'entre !
- Elle va le faire. » murmurai-je, à la limite de la crise de rire.
Edward grogna en sortant du lit.
« Je te préviens, je te laisserai lui expliquer pourquoi je lui ouvre dans cet état-là. » dit-il en désignant son impressionnante érection qu'il tenta quand même de dissimuler dans un boxer.
Je rougis furieusement, ce qui lui arracha un sourire satisfait.
« Qu'est-ce que tu marmonnes ? » s'impatienta Alice, derrière la porte.
Quand Edward ouvrit, il ne laissa la place qu'à passer sa tête, donc sa cousine ne pouvait pas voir l'intérieur de la chambre. Ce qui semblait peu la préoccuper au demeurant.
« Où est-elle ? » redemanda-t-elle. « C'est son sang sur ce chiffon ?
- Non, Alice, c'est le mien. » répondit Edward d'une voix ennuyée.
« Mais alors, que font les affaires de Bella par Terre. Elle est venue ici ? Elle a eu un souci ? Pourquoi elle ne m'a pas appelée ? Bon sang, Edward, tu aurais dû me prévenir qu'elle était là ! Où est-ce qu'elle est ? Elle dort sur le canapé ? Je ne l'ai pas vue. J'y vais. »
J'avais de plus en plus de mal à retenir mon rire. Et j'imaginai très bien la tête d'Edward face à cette furie que ne le laissait pas en placer une.
Déjà, les pas s'éloignaient et redescendaient l'escalier.
« Bella ? » appela Alice depuis le rez-de-chaussée.
Edward se tourna vers moi en levant les yeux au ciel et en soupirant. Elle allait rapidement se rendre compte par elle-même que je n'étais pas sur le canapé. Notre secret allait vite être éventé.
« Est-ce que je lui dit ? » demanda-t-il.
J'opinais de la tête. Je n'imaginais pas cacher ça à ma meilleure amie.
« Edward, je ne la trouve pas !
- C'est parce qu'elle n'est pas en bas, Alice. » répliqua-t-il alors qu'elle remontait les escalier.
« Mais où est-elle, alo… »
Edward ne la laissa pas finir sa phrase. Il ouvrit en grand la porte et je pus enfin lire d'abord l'incompréhension puis l'étonnement sur le visage mon amie.
« Salut Lili. » dis-je doucement en lui faisant un timide signe de la main.
OoooO
Alors?
Biz
Lily
