Et bein vous savez quoi?
J'ai changé d'avis: je vais couper en 2 ce chapitre qui devait être le dernier car vous m'avez inspiré une fin un peu plus complète avec vos messages.
Du coup, il faudra que vous fassiez preuve d'un peu de patience pour avoir la fin et l'épilogue (quelques jours devraient suffire).
J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop :-)
Bonne lecture et pensez à moi à la fin, vos messages sont ma plus belle récompense.
KikaIlLove: ce chapitre est pour toi et tes papillons ;)
Biz à toutes
Lily
12- Daylight
Pov Edward
Le matin suivant, je ne me reconnaissais plus.
Je me faisais l'effet d'être un de ces jeunes premiers idiots dans les films à l'eau de rose qu'adorait Alice. Mais je m'en foutais.
Après avoir poussé de nombreux cris de joie accompagnés de sauts hystériques dans ma chambre, ma cousine nous avait enfin laissés seuls… pour aller pousser de nouveaux cris dans sa propre chambre où je l'imaginais très bien bondir comme une puce sur son lit.
Ce n'était pas l'ambiance la plus romantique qui soit et, notre histoire étant encore toute neuve, je doutais que Bella se sente déjà assez à l'aise avec tout ça pour tester l'isolation phonique des murs de ma maison.
Je me contentais donc de la tenir dans mes bras pour la regarder dormir. Toute la nuit.
Et, au matin, j'avais été presque incapable de la laisser me quitter.
Nous nous étions embrassé longuement dans mon lit et les choses auraient été bien plus loin si Alice ne s'était pas encore une fois manifestée à ma porte pour rappeler à Bella qu'elles avaient cours à 9h.
Je l'avais retenue autant que je pouvais, tentant de l'empêcher d'enfiler les vêtements que lui avait prêtés ma cousine pour que personne ne se pose de questions à la voir vêtue exactement comme la veille. Alice lui avait même donné un foulard pour cacher les marques de suçons dans son cou.
Jacob…
A la pensée de comment ces traces étaient arrivées là, j'avais de envies de meurtres. Mais Bella m'avait rappelé que, finalement, c'était lui qui allait être le perdant dans cette histoire.
Elle se sentait mal vis-à-vis de lui. Je pouvais comprendre ça. Ça ne m'empêchait pourtant pas de ressentir une joie réelle à l'idée qu'il allait bientôt se rendre compte que Bella était à moi.
A moi.
Je ne pensais qu'à ça quand je l'avais suivie, en boxer dans les escaliers, puis sur le pas de la porte où le froid de Janvier ne m'empêcha pas de la retenir une dernière fois.
« Tu m'appelleras ? » demandai-je en l'embrassant encore, juste sous l'oreille, alors qu'elle se retenait à mes épaules.
« Edward il faut que j'aille en cours
- Non… reste… s'il te plait. » la tentai-je encore une fois.
L'idée d'envoyer Alice à la fac et de séquestrer Bella avec moi pendant son absence était bien trop tentante.
« Je ne peux pas. » haleta-t-elle alors que je léchai le lobe de son oreille. « On nous rend nos notes d'examen ce matin. Je dois y aller.
- Alice peut s'en occuper. »
Elle gémit de frustration.
Ce fut à ce moment qu'Alice vint à son secours.
« Pas question ! J'ai bien mieux à faire et il hors de question que je prenne le métro toute seule. Allez, Bella, on y va. »
Et elle commença à la tirer par le coude, l'éloignant inexorablement de moi.
Je l'embrassai donc une dernière fois avant de les regarder s'éloigner dans la rue, puis je fis un signe de la main à Madame Galloway qui, debout sur son propre perron, semblait trouver un certain intérêt à ma quasi nudité.
Sous la douche, je m'efforçai à ne pas trop penser à ce qui allait se passer aujourd'hui. Bella était déterminée à parler à Jacob. Elle avait même déjà essayé de le joindre, sans succès. Il était impossible de prévoir sa réaction étant donné le comportement qu'il avait eu la veille.
J'espérais qu'il se montrerait raisonnable et qu'il ne lui rendrait pas les choses difficiles. Sinon, j'étais bien décidé à m'en mêler. J'avais promis à Bella de me tenir à l'écart mais je ne supporterais pas qu'il lui fasse du mal, d'une façon ou d'une autre.
Vers midi, j'arrivais à l'université pour mon rendez-vous avec le professeur Banner.
J'étais content, ma thèse avançait bien. Je pourrais très certainement obtenir la bourse dont j'avais besoin pour poursuivre mes recherches. Banner était tellement satisfait qu'il m'avoua commencer à envisager de me proposer un poste d'assistant dans son département. Cette nouvelle m'enthousiasma car, en plus de m'assurer de rester encore quelques années à la WSU, cela me permettrait de mettre un premier pied dans l'enseignement. Ce qui était mon projet de carrière.
Il faudrait que j'abandonne mon emploi au Mc Carty's mais Emmett et moi avions toujours su que ce n'était que temporaire.
Je ne vis pas le temps passer lors de cet entretien et, alors que nous n'avions pas encore terminé, des étudiants commencèrent déjà à entrer dans l'amphithéâtre sur l'estrade duquel nous étions tous deux installés.
Le brouhaha grandissant nous rappela à l'ordre et je rassemblais rapidement mes affaires pour sortir quand je remarquais que les étudiants présents étaient tous en première année. Je parcourus alors la salle du regard.
Je remarquai d'abord Angela qui m'adressa un sourire puis, juste derrière elle, je plongeai dans les yeux envoutant de ma Bella qui me regardait avec un petit sourire timide.
Ce fut plus fort que moi, je ne pus retenir le sourire en coin et le clin d'œil que je lui décochais à chaque fois qu'elle me regardait comme ça.
Sauf que, cette fois, j'étais pleinement conscient de ce qui se cachait derrière ce regard-là.
Des gloussements me firent revenir rapidement sur Terre.
Notre échange n'était visiblement pas passé inaperçu des filles du premier rang. Alors, avec un raclement de gorge, je détournai les yeux et sortis.
Un fois dans le couloir, j'attrapai mon téléphone dans ma poche et tapai rapidement un message :
Comment s'est passé ta matinée ?
Pov Bella
Je cachai mon portable derrière le dossier du siège d'Angie pour répondre :
« Jake est absent et ne répond pas à mes messages. Exam OK.
J'hésitai un instant. Etait-il encore trop tôt pour l'embrasser par texto ? Comment je finissais ce message ? Avec un smiley ?
Oh et puis, merde, c'était Edward. On venait de passer la nuit ensemble. Il était un peu tard pour se prendre la tête. Alors je terminai simplement mon message par :
Ça m'a fait plaisir de te voir dans l'amphi. »
Quelques secondes plus tard, mon portable vibrait à nouveau :
« Tu n'aurais jamais dû me laisser ce matin. J'avais de grands projets pour nous. »
Je me mordis la lèvre pour ne pas gémir. J'avais une assez bonne idée de ses projets et j'étais vraiment pressée de me retrouver à nouveau seule avec lui.
Je n'avais pas la moindre idée de ce que nous allions construire tous les deux ni d'où tout ça allait nous mener. Mais une chose était certaine : rien ne m'avait autant fait vibrer que le sexe avec Edward.
Bon sang, jamais rien ne s'était approché de ça.
Je savais que mes différents petits amis avaient été sincères et avaient tout fait pour que je me sente bien avec eux, mais, ce que j'avais vécu cette nuit dans les bras d'Edward m'avait confirmé que je n'avais jamais connu le plaisir avant.
Il avait réveillé quelque chose en moi qui n'attendait que lui.
« J'ai hâte d'avoir à nouveau du temps à te consacrer alors. »
J'attendis peu de temps son message suivant :
« Ce soir ? »
Evidemment, je répondis : « Oui. »
Et cette fois, j'osai ajouter : « Tu me manques. »
Pendant quelques atroces secondes, je me demandai si je n'étais pas allé trop loin. Mais mon portable vibra à nouveau sous mes doigts et le message que j'attendais s'afficha.
« Toi aussi. Au boulot Swan ! Et félicitations pour tes exams. »
Le cours passa beaucoup plus vite après ça.
A 16h, je retrouvai mes amis autour d'un café mais je n'avais toujours aucune nouvelle de Jacob. Je commençais à m'en inquiéter et mon courage s'affaiblissait de minute en minute.
Mais je n'avais pas le choix. Il fallait que je lui dise que tout était fini entre nous.
Je n'étais pas encore certaine d'avoir envie de lui dire que je l'avais trompé, car c'était bien ce que j'avais fait, mais je ne lui mentirais que par omission. S'il me posait la question, je serai honnête avec lui et j'assumerai les conséquences.
Le café où nous étions était situé à l'intérieur du campus et était fréquenté par beaucoup de premières années. Je n'aurais donc pas dû être surprise quand, alors que je faisais la queue avec Angela pour acheter un capuccino, deux filles de mon cours de littérature comparée m'abordèrent avec des sourires de chats.
« Alors Bella ? Comment fonctionne ton ménage à trois avec Jacob et Edward ? »
Je restai sans voix alors la deuxième en profita pour poursuivre en riant:
« C'est chacun son jour ou bien vous organisez un roulement à la semaine ?
- Non mais ça va pas ! » s'exclama Angela. « Fichez-lui la paix bande de harpies ! Vous n'avez rien de mieux à faire ? »
Stupéfaite, mon gobelet brûlant en main, je suivis Angie jusqu'à notre table où Alice s'inquiéta de ma pâleur.
« Deux pétasses lui ont fait une réflexion débile. » dit Angela, sans entrer dans les détails.
Mais c'était sans connaitre la ténacité d'Alice Cullen qui devait se sentir d'autant plus galvanisée que les regards de Jessica, Lauren et Démétri étaient également tous braqués sur moi.
Je baissai les yeux mais tentai de garder un ton neutre pour répondre.
« Ce n'est rien… elles ont fait un commentaire sur moi et Jacob… et Edward. »
Alice retint visiblement son souffle.
« Ce n'est pas étonnant. » dit simplement Ben, sans se douter qu'il mettait carrément les pieds dans le plat. « Après votre petit échange au début du cours tout à l'heure, c'est normal que les ragots repartent à toute vitesse.
- Tu as vu Jacob ? » me demanda alors Alice, se méprenant sur les paroles de notre ami.
Je secouai la tête.
« Pas Jacob, Edward était avec le prof quand on est entré. Et ce beau gosse n'a pas pu s'empêcher de faire le joli cœur. » se moqua Ben.
Démétri répondit à ce commentaire par un grognement sensuel, me mettant de plus en plus mal à l'aise.
Angela s'en rendit compte car elle intima immédiatement à son petit ami de se taire pendant qu'Alice mettait une claque derrière la tête de Démétri.
« Mais quoi ? » s'exclamèrent les deux hommes en même temps, ne comprenant pas ce qui leur tombait dessus.
Une autre fille qui partageait ma classe d'économie passa alors près de notre table et lança un :
« Joli Foulard, Bella ! » avant de se retourner en gloussant vers ses amies.
Bon, cette fois, c'est était trop. J'explosai :
« Mais, c'est pas vrai, qu'est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui ? »
A l'autre bout de la table, Jessica rentrait la tête dans les épaules.
« Excuse-moi Bella, il est possible que j'ai un peu parlé de ce que j'avais interrompu en rentrant hier soir… » gémit-elle en prenant un faux air de sainte nitouche.
« Jess ! » m'écriai-je.
Je crois que j'aurais pu la tuer à cet instant.
J'avais du mal à éviter les commentaires au sujet de la vidéo qui circulait toujours sur le net. Je n'avais pas besoin que mes propres amis en rajoutent.
« Oh allez… » se défendit-elle. « Ce n'est pas bien grave, on est à la fac, on s'amuse. Tout ça n'a pas vraiment d'importance.
- Mais ce n'est pas toi qui passe pour une salope pendant ce temps ! » m'écriai-je.
« Je m'excuse, OK ? » répliqua-t-elle alors. « Tu ne vas pas non plus te plaindre d'avoir deux des plus beaux mecs du campus qui te tournent autour ? »
Je restai sans voix.
« Espèce de pétasse jalouse. » grogna Alice à côté de moi.
« Oh ça va ! » s'énerva ma colocataire. « Il n'y en a toujours que pour la gentille petite Bella, comme si elle avait besoin qu'on la défende alors qu'elle se débrouille très bien toute seule pour alimenter les rumeurs. Qu'est-ce qui nous dit que ce n'est pas elle qui a posté cette vidéo après tout ?
- Jess, arrête ça tout de suite. » La prévint Démétri. Mais rien ne semblait pouvoir la stopper.
« C'est vrai, ça ! Qui pourrait franchement croire qu'un type comme Edward Cullen se serait intéressé à elle pour de vrai. Il fallait au moins ça pour créer la rumeur. Et ça ne l'empêche pas de s'envoyer en l'air avec Jacob en même temps.
- Je ne m'envoie pas en l'air avec Jacob ! » m'exclamai-je.
« C'est ça ! Et où as-tu passé la nuit, alors ?! »
Cette fois s'en était trop, je lui balançai mon café tiède à la figure, attrapai mes affaires et sortis en trombe bien consciente que la plupart des clients venaient d'assister à une nouvelle scène de ma mise à mort sociale.
Je fulminai encore quand mon téléphone sonna.
Jacob.
Il fallait que je décroche.
« Allo » répondis-je entre mes dents serrées.
« Bella ? C'est moi. Ça ne va pas ?
- Si, si… » soufflai-je en me passant une main sur le visage. « J'ai hâte que cette journée se termine. »
Il ne savait pas à quel point.
« Tu m'as laissé plein de messages. Qu'est-ce qui se passe ?
- Je voulais te voir, mais tu n'étais pas en cours alors…
- Ouais, j'ai eu une mauvaise nuit. Mais ça va mieux maintenant. Tu veux qu'on se retrouve quelque part ?
- Oui. Il faut que je te dise quelque chose. »
Il rit à l'autre bout du fil.
« Hey ! Arrête-ça, tu vas me faire me faire peur ! Je suis près du Mac Cartys's. On s'y retrouve dans vingt minutes ? »
Non. Tout mais pas là…
« On ne pourrait pas plutôt aller ailleurs ? » tentai-je.
« Non, ça ne m'arrange pas, je dois rendre visite à un pote qui habite dans le quartier après. Comme ça j'aurais plus de temps à te consacrer. »
Je ne pouvais pas lui avouer qu'il n'aurait surement plus envie de me consacrer quoi que ce soit après que je lui aie dit ce que j'avais à lui dire. Alors je capitulai.
« OK. Dans vingt minutes.
- Je t'embrasse, ma belle.
- Ouais. »
Et il raccrocha.
Je soupirai lourdement.
Alice m'avait rejointe dans la rue. Je lui expliquai rapidement la situation et lui fit vite comprendre que je n'avais pas envie de parler de ce qui venait de se passer avec Jessica. Je ne m'étais jamais douté que ma colocataire nourrissait ce genre de rancœur à mon égard.
« Elle est jalouse, c'est tout. » se contenta de dire mon amie en m'entrainant avec elle dans la rue. « Tu veux que je t'accompagne pour Jacob ?
- Non, ça va aller. Je dois le faire seule.
- Tu devrais prévenir Edward quand même. Je le connais. Il ne va pas pouvoir s'empêcher d'intervenir si tu ne lui dis pas de rester tranquille.
- Tu as raison. » répondis-je.
Et je m'empressai d'envoyer un nouveau message :
« Jacob sera au Mc Carty's dans quelques minutes. Je ne lui ai pas encore parlé. J'arrive. Laisse-moi faire s'il te plait. »
Pov Edward
Il s'était à peine écoulé cinq minutes après le message de Bella quand Black entra dans le bar.
Nous n'étions ouvert que depuis peu de temps et le bar était encore encombré de diverses boites qu'un livreur venait de déposées donc il alla s'installer à une table un peu à l'écart.
Cela m'arrangeait bien car ça limiterait mes contacts avec lui étant donné que ce serait à Charlotte d'aller prendre sa commande.
Et je pourrais les observer à la dérobée quand Bella arriverait, sans pour autant entendre ce qu'ils diraient. Ça m'allait très bien.
Je fis mon possible pour l'ignorer mais je ne retins pas un grognement quand Bella arriva et qu'il se leva pour aller l'accueillir et l'embrasser.
A moi.
Charlotte me regarda d'un drôle d'air mais elle se dirigea rapidement vers leur table pour prendre la commande de Bella qui était encore plus pâle que d'habitude, si c'était possible.
Tout en rangeant les bouteilles sur les présentoirs, je lançais de fréquents coups d'œil dans leur direction. Si Black avait d'abord essayé de s'asseoir près d'elle pour la toucher, elle s'était décalé et avait pris la chaise en face de lui, si bien que je ne voyais plus son visage à elle, seulement le sien. Et, après quelques minutes, la bonne humeur avait déserté ses traits pour faire place à la colère.
Il lança un regard mauvais dans ma direction et dit une dernière chose avant de se lever et de partir.
J'aurais donné n'importe quoi pour pouvoir le suivre et lui en coller une mais ça n'aurait pas aidé Bella.
Elle resta immobile quelques instants avant de me rejoindre au bar.
« Ça va ? » demandai-je doucement.
Elle pinça les lèvres et haussa les épaules.
« C'était ma première rupture. » dit-elle simplement.
Je haussai un sourcil surpris. Il me semblait qu'elle avait eu plusieurs copains au lycée et je ne pouvais pas croire que c'était eux qui l'avaient plaquée.
« Je n'avais jamais eu besoin de le faire avant. » m'expliqua-t-elle. « Aucun de mes petits amis du lycée n'était vraiment sérieux. On passait chacun à autre chose, c'est tout. »
Je n'allais pas lui faire profiter maintenant de ma longue expérience en la matière. Je ne promettais jamais rien aux filles avec qui je sortais. Je ne les rappelais pas et, au pire, elles comprenaient le message en me voyant rapidement avec une autre.
Mon comportement passé me dégouta subitement.
« Qu'est-ce qu'il t'a dit ? » la questionnai-je.
« Rien de bien étonnant. Que je le décevais. Qu'il aurait dû s'en douter… ce genres de choses.
- Tu lui as dit, pour nous ? »
Elle secoua la tête.
« Je n'en ai pas eu besoin. » répondit-elle avec un rire sans joie. « Apparemment, notre couple n'est pas assez crédible à ses yeux pour que tu sois une vraie menace.
- Vraiment ? » grognai-je.
« Il m'a souhaité bien du courage avec mes faux espoirs parce que je n'étais pas prête d'avoir le barman. »
Elle sourit tristement en baissant les yeux.
Je m'empressai de relever son menton.
« Hey… » dis-je doucement. « Tu m'as déjà. »
Ses yeux s'éclairèrent légèrement mais elle restait encore visiblement secouée.
« Pourtant il n'est pas le seul à penser ça. »
Et elle me raconta comment elle s'était disputée avec sa colocataire, les propos tenus par ses camarades de classes.
« Je suis un peu la salope de la fac en ce moment. » dit-elle. « Je profite de la première occasion pour tromper mon petit ami et allumer le célèbre barman pendant une fête puis je couche avec l'un pendant que j'échange des regards salaces avec l'autre… »
J'avais envie de tuer quelqu'un !
« Tu n'es pas comme ça, Bella. » soufflai-je. « Ce ne sont que des racontars. Ça passera. »
Elle hocha doucement la tête.
« Tout va s'arranger, tu verras. »
Elle soupira.
« Edward… Je vais avoir besoin de faire profil bas pendant quelque temps… »
Je me redressai, soudain paniqué.
« Tu veux qu'on arrête ?
- Non ! » s'exclama-t-elle. « Si il y a bien une chose que je veux faire, c'est continuer ce qu'on a commencé mais… je préfèrerais que ça ne se sache pas tout de suite. Tu comprends ? Je n'ai pas besoin d'ajouter de l'eau à leur moulin. »
Penché sur le bar, je passai une main dans ses cheveux, ressentant la délicieuse électricité qui circulait entre nous. Oui, je pouvais comprendre ce qu'elle voulait et il était hors de question que j'aggrave la situation pour elle. Mais je compris vraiment l'implication de sa demande quand elle se redressa pour s'écarter de ma main.
Elle ne voudrait pas qu'on nous voit ensemble.
En tout cas pas pour l'instant.
