Bon bein ça y est...
Une histoire se termine.
ça a été un vrai plaisir de partager ça avec vous. Vous avez été formidables dans votre accueil comme dans vos commentaires.
KikaInLove: merci pour tes encouragements et ta présence à chaque chapitre!
Et toutes les autres à qui j'ai pu répondre directement sur leurs comptes, vous avez été géniales.
Je vous retrouverai sans doute dans quelques jours pour l'épilogue (qui n'est pas écrit lui, donc il va falloir patienter) et peut-être un autre jour pour une autre histoire.
Qui sait?
Biz
Lily
13- Devil's tears
Pov Bella
« Tu ne peux pas me faire ça.» grogna-t-il.
« Je n'ai pas le choix… » gémis-je alors que je tentais de me défaire de son étreinte, sans grande conviction, ce qui expliquait probablement mon manque de succès.
« Alors dors au moins avec moi cette nuit. » sussura-t-il à mon oreille, tel le serpent tentant Eve dans le jardin d'Eden.
Oh, comme j'avais envie de me laisser tenter, là, maintenant.
« C'est encore trop tôt. » haletai-je. « Laisse-moi partir… s'il te plait… quelqu'un pourrait nous voir. »
Il gronda une nouvelle fois sa frustration avant de se détacher de moi et de faire un bon pas pour s'écarter.
Je me sentis immédiatement seule et glacée, ma peau réclamant son contact. Pourquoi l'avais-je repoussé, déjà ?
Sur les rayonnages de la bibliothèque, les livres avaient l'air de se moquer de moi maintenant.
« Tu es fâché ? » demandai-je d'une toute petite voix.
« Non. » répondit-il immédiatement, l'air boudeur. « Mais je ne vais pas pouvoir me retenir très longtemps si je reste si proche de toi alors que tu fais tout pour m'allumer. »
Je pouffai de rire.
« Je t'allume ?
- Exactement. » râla-t-il en croisant les bras sur son torse puissant. « Qu'est-ce que c'était que ce jeans que tu portais hier soir au bar ? Comment veux-tu que je me concentre alors que toi et ton parfait petit cul me narguaient comme ça toute la soirée ? »
Je ris de plus belle. J'adorais la lueur de malice qu'il avait dans le regard.
« Et ça… » feula-t-il en s'approchant tout de même jusqu'à tracer de son doigt le contour d'une longue chaine en argent qui descendait jusque dans mon décolleté, à la naissance de mes seins. « Qu'est-ce que c'est que ça à part une nouvelle tentative pour me rendre dingue ? »
Je ne riais plus du tout, ressentant les picotements caractéristiques là où sa peau touchait la mienne.
« Je ne veux pas te rendre dingue. » murmurai-je, presque à bout de souffle.
« Et bien c'est bien imité. » dit-il à quelques centimètres à peine de mes lèvres.
« C'est Alice qui me l'a prêté. » me défendis-je, consciente que j'étais bien peu convaincante tant ma respiration devenait laborieuse avec ses lèvres à cette distance.
Il fit un nouveau pas en arrière.
« Alors tout s'explique. » décréta-t-il en souriant. « Cette folle m'en veut depuis que j'ai dit à Jasper qu'elle avait trainé son doudou jusqu'à l'âge de quinze ans. Elle cherche à avoir ma peau. »
Je ris à nouveau avec lui.
Des bruits se firent entendre dans une des allées voisines alors nous nous empressâmes de ne plus faire de bruit mais nos regards ne se quittaient pas et, en ce qui me concernait, je ne pouvais pas arrêter de sourire.
De toute façon, j'avais du mal à ne pas avoir l'air confite de mièvrerie depuis que lui et moi étions enfin ensemble.
Il fit un geste vers moi mais mit rapidement ses mains dans ses poches, comme pour les retenir de faire des bêtises alors qu'il essayait de se contenir.
Ce fut moi qui m'avançais alors vers lui et, me mettant sur la pointe des pieds, passais une main dans ses cheveux. Il appuya sa tête contre ma paume.
« Viens chez moi ce soir. » demanda-t-il encore.
« Edward… Je suis restée avant-hier. Je ne peux pas découcher si souvent, Jessica recommencerait à dire n'importe quoi à n'importe qui. »
Il soupira mais ne cessa pas de sourire.
« Ok… Je dois y retourner. » cèda-t-il en faisant un signe de tête vers la table où toutes ses affaires de travail étaient étalées.
« Moi aussi. Les autres vont commencer à se poser des questions. »
J'étais à la bibliothèque avec la bande habituelle et je n'avais pas vraiment prévu de tomber sur Edward au détour de mes recherches dans la section littérature médiévale du troisième étage mais cet intermède m'avait fait un bien fou.
Il allait falloir que je me refaçonne un visage de circonstances sinon mes amis allaient se demander ce qui se passait à cet étage qui était quasiment toujours désert car rempli de trop d'ouvrages spécialisés et quasi indéchiffrables.
Je fis quelques pas vers la sortie, le regardant toujours alors qu'il semblait ajuster son pantalon avant de s'asseoir.
Il surprit mon regard sur lui et son visage se fendit de ce sourire en coin qui me faisait fondre.
« Fais pas ta maline Swan. Un de ces quatre, je te prendrai directement sur cette table et je n'en aurai rien à secouer que quelqu'un nous surprenne. »
Puis il se remit à travailler comme si de rien n'était, me laissant le souffle coupé et rougissante.
Je dus prendre tout mon temps pour redescendre au rez de chaussée en attendant que mon cœur cesse de battre directement entre mes jambes. Et je ne parvins plus à ma concentrer tout le temps que mes amis décidèrent de rester réviser avant que nous ne partions manger dans un fast food puis finir la soirée au bar.
Nous allions au Mac Cartys' presque tous les soirs. Alice menait notre groupe en prétextant que c'était l'endroit où jouait Jasper mais je savais qu'elle faisait ça aussi pour moi.
Il s'était passé à peine deux semaines depuis ma rupture avec Jake.
Je ne l'avais pas revu depuis ni avais eu aucune nouvelle. Je ne m'en plaignais pas particulièrement mais je savais qu'il était en colère et j'étais désolée pour lui.
D'un autre côté, je préférais ce silence à une confrontation ouverte avec moi, ou pire, avec Edward. Car Jacob avait bien compris la raison de ma décision, même si il n'avait pas eu tous les détails.
Pendant cette semaine, j'avais essayé de me faire oublier le plus possible, reprenant ma vie en tentant de suivre le rythme que j'avais avant de sortir avec Jacob.
J'allais en cours.
Je sortais avec mes amis.
J'avais l'impression d'être revenue plusieurs mois en arrière.
A la différence près que, lorsque j'allais passer la soirée chez Alice, je ne la passais plus avec ma meilleure amie mais avec Edward et ces moments-là étaient pour moi comme un rêve éveillé.
Il était merveilleux.
Il ne m'avait fait aucun reproche quand je lui avais demandé qu'on n'officialise pas encore notre relation, le temps que les regards de mes congénères se portent sur quelqu'un d'autre.
Donc, quand nous étions en public, c'est-à-dire quand nous nous croisions à la fac ou au Mc Carty's, nous nous efforcions de ne pas aller l'un vers l'autre, restant chacun dans notre cercle d'amis.
De fait, les rumeurs commençaient à se faire moins insistantes. Tout le monde croyant que chacun de nous avait retrouvé sa place et que rien ne pourrait justifier que la première année de 18 ans aie séduit le beau barman de 26.
Cela ne m'empêchait pas de remarquer tout de même certains changements.
Lors de nos soirées au bar, même si les filles continuaient à lui tourner autour, plus jamais il n'était aussi charmeur qu'il ne l'avait été auparavant. Il était aimable, souriant et serviable, mais c'est tout.
Alice s'amusait à compter sur un carnet toutes les tentatives désespérées des pouffes qui revenaient à la charge et se faisaient gentiment éconduire. Et ce soir, elle en était déjà arrivée à 23.
Nous étions arrivés au Mac Carty's depuis seulement un peu plus de deux heures !
Elle ajoutait un nouveau bâton sur la page de garde de son carnet rose qui me fit lever la tête vers le comptoir où une jolie brune repartait avec ses consommations, l'air passablement dépitée.
Je croisai alors le regard émeraude de mon petit ami et vis nettement s'y allumer cette lueur qui était présente dès que nous nous retrouvions seuls tous les deux.
Car ce n'est pas parce que nous avions décidé de rester discrets que nous n'avions pas continuer à nous rapprocher lui et moi. Au contraire, chaque moment que nous avions passé ensemble restait un souvenir brûlant qui me permettait de tenir jusqu'au prochain.
En effet, je rentrais dormir chaque soir dans ma chambre, ignorant superbement Jessica qui m'infligeait le même traitement, mais mon amitié avec Alice justifiait facilement que je passe beaucoup de temps chez elle avec mon petit ami.
Petit ami.
Ça me faisait toujours aussi drôle de penser à ces mots. Ils ne me semblaient pas être suffisants.
« Qui aurait cru qu'il se rangerait si vite ! » s'exclama Alice en refermant son carnet.
« Qu'est-ce que tu racontes ? » demanda Démétri. « Tu trafiques quoi avec ce carnet de toute façon ? »
Il attrapa rapidement le carnet qu'il ouvrit à la première page.
« Qu'est-ce que tu comptes, exactement, Cullen ? » insista-t-il.
« Le nombre de fois où tu fais des réflexions idiotes, rends moi ça ! » gronda mon amie en se levant pour récupérer son carnet.
Ben le récupéra et le tendis à Alice en rouspétant.
« On se calme les amoureux.
- Moi je pense qu'elle note toutes les idées cochonnes qu'elle a concernant Jasper. » dit Félix. « Et je la comprends.
- Hey ! » s'insurgea Démétri.
« A moins que ce soit tous les regards énamourés que Bella lance vers le bar. » ajouta Félix, sûrement pour se tirer de ce mauvais pas .
Mon sang quitta probablement dans la seconde mon visage.
« On ne va pas remettre ça sur la tapis, quand même ? » râla théâtralement Alice.
« Etablissons les faits. » coupa Angela. « Edward Cullen est un dieu, il attire les regards des femmes, Bella étant une faible femme, elle le regarde. Comme nous toutes. Point.
- Moi je ne le regarde pas. » contra Alice.
« On a déjà dit que ce serait dégueulasse. » se moqua Angela. « Et puis tu n'es pas une faible femme. Tu fiches la frousse. »
Alice sourit avec contentement.
« Bon, la faible femme va aller demander à Rosalie un autre verre. » annonçai-je en me levant. « Quelqu'un veut quelque chose ? »
Chacun y alla de sa demande, je repartis donc vers le bar avec une nouvelle tournée à commander.
Je fis exprès d'aller du côté où Emmett et Rosalie se trouvaient, à l'extrême opposé d'Edward. C'était devenu une habitude.
J'attendais depuis quelques minutes quand quelqu'un m'appela par derrière et, quand je me retournai, je tombais nez à nez avec Jacob.
« Salut… » soufflai-je, nullement encouragée par son regard à la fois froid et moqueur.
Je mis quelques instants à réaliser qu'il avait le bras enroulé autour de la taille d'une fille. Cette même fille que j'avais surprise sur le perron de la maison d'Edward le matin de Thanksgiving.
Je dus avoir une expression amusante car Jake se mit à rire.
« Bella, je te présente Tanya.
- On se connait déjà. » répondis-je après avoir avalé la boule de haine qui obstruait ma gorge.
La blonde me toisa en se donnant l'air de chercher qui j'étais. Puis la lumière se fit visiblement dans son cerveau puisqu'elle s'écria avec outrance :
« Mais oui ! Bella, l'amie de la sœur d'Edward ! Ce n'est pas toi qui a fait le show le soir du réveillon ? »
Elle aurait pu être crédible si elle n'avait pas eu autant l'air de se moquer de moi. Cette fille savait parfaitement qui j'étais.
J'estimais alors que le temps des politesses avait été suffisant et je leur tournai le dos pour pouvoir passer ma commande en lançant un :
« Contente de vous avoir vus. »
Mais ils vinrent s'accouder au bar près de moi et Jacob semblait avoir l'air de follement vouloir continuer cette conversation.
« Alors Bella, comment tu vas ?
- Bien. » répondis-je sans le regarder en faisant signe à Rosalie qui s'approcha enfin de moi. « Rose, tu nous remets la même chose s'il te plait ?
- Bien sûr, Bella. J'envoie Charlotte vous porter ça. » me répondit la barmaid en regardant Jacob et Tanya d'un drôle d'air.
« Merci. » marmonnai-je en commençant à m'éloigner mais Jacob me retins pas le bras.
« Attend ! Bella, je voulais juste qu'on discute cinq minutes.
- Je n'ai pas grand-chose à te dire Jake. » soupirai-je, sur la défensive.
« Si, écoute, je voulais que tu saches que c'est bon, je ne t'en veux plus. »
J'arquai un sourcil sans bien comprendre où il voulait en venir. Il n'avait pas besoin de me voir en personne pour me dire ça. Il aurait pu m'appeler ou me faire des signaux de fumée. Ça m'aurait amplement suffit.
« J'ai compris qu'on n'allait pas ensemble. » continua-t-il. « On allait droit dans le mur de toute façon parce qu'on n'avait pas les même besoins ».
La blonde à côté de lui émit un petit éclat de rire.
« Tu me trouves drôle ? » l'interpelai-je, sentant toute ma frustration à son égard bouillir sous la surface.
« Un peu. » rétorqua Barbie. « C'est vrai que, au bout de plus d'un mois, Jake n'avait pas encore réussi à te mettre dans son lit ? »
Horrifiée par ce qu'elle venait de dire, je ne sus pas quoi répondre. Du coin de l'œil, je vis Rosalie dire quelque chose à l'oreille d'Edward qui porta son attention dans notre direction.
« Il va falloir songer à enlever ta ceinture de chasteté et à t'éclater un peu chérie ! » ajouta-t-elle avec arrogance. « Les mecs se fatiguent vite des saintes nitouches.
- ça vaut pourtant mieux que de sauter sur tout ce qui bouge. » crachai-je, ayant de plus en plus de mal à garder mon calme. « Au moins, les gars avec qui je sors me respectent. »
Tanya eut un petit rire moqueur alors que la bouche de Jacob se tordait en une grimace théâtrale.
« Tu es sûre de ça ? » ironisa la blonde.
Incertaine, je cherchais dans les yeux de Jacob l'explication de tout ça.
« Bella… » commença-t-il, l'air faussement désolé. « Je n'ai pas été très honnête avec toi quand on s'est vu la dernière fois.
- Quoi ? » demandai-je d'une voix blanche, anticipant ce qui allait me tomber dessus.
« Quand je suis retourné à la Push pour le nouvel an, mon père n'était pas vraiment malade. Il avait seulement fait un petit malaise sans gravité. Si je suis resté là-bas si longtemps, c'est parce qu'une ancienne amie y étais aussi. Elle est moi… tu sais, on continue plus ou moins à se voir depuis le lycée… »
Il passa une main dans son cou comme s'il était gêné, mais je lisais parfaitement dans son regard que ce n'était qu'une façade. Il jubilait intérieurement de m'annoncer qu'il m'avait trompée.
« Mais, tu sais, » continua-t-il. « Ça n'a plus d'importance maintenant. Je ne t'ai rien dit parce que j'ai pensé qu'avec cette histoire avec Edward, la vidéo et tout ç, on était quitte. On aurait pu essayer de continuer mais je suis certain que ça se serait reproduit… Si tu ne m'avais pas quitté, je l'aurais fait. Tu n'étais pas prête à me donner ce que je voulais. »
Le salaud.
Je sentais que tout le sang de mon visage était tombé dans mes chaussures. Je n'avais plus conscience de là où j'étais, tout ce que je voyais c'était que je ne connaissais pas du tout cet homme en face de moi.
Tanya profita de mon effarement pour en remettre une couche.
«Il est temps de grandir chérie. C'est bien beau de faire courir des bruits mais il faut être capable d'assumer ensuite. Résultat : tu as tout perdu. » dit-elle en enroulant son bras comme une liane autour de la taille de Jacob.
« Je n'ai fait courir aucun bruit ! » me défendis-je, à bout de nerfs qu'on me jette encore cette histoire à la figure. « Je n'ai pas mis cette vidéo en ligne. »
Barbie éclata de rire.
« Je le sais, c'est moi qui l'ai fait. »
Cette fois, j'étais complètement sidérée. Qu'est-ce que cette fille avait contre moi à la fin ? Je ne lui avais rien fait.
Je ne pensais même pas qu'elle savait que j'existais.
« C'est toi qui a fait ça ? » gronda derrière nous une voix qui m'aurait probablement fait frissonner si je n'avais pas été si choquée.
Edward se tenait près de moi, de l'autre côté du bar. Il semblait tendu et en colère. Hormis les muscle de sa mâchoire crispée que je voyais jouer à travers sa joue, il était immobile comme une statue de marbre et toisait d'un regard noir Jacob et Tanya.
« Ed ! » s'exclama miss pétasse. « C'était drôle non ?
- Drôle ? » s'écria-t-il. « Entacher la réputation d'une de mes amies, tu trouves ça drôle ?
- Oh allez… » minauda la blonde. « Ça n'a fait de mal à personne. Et puis il était temps que la petite fille retourne jouer dans son bac à sable et nous laisse dans la cours des grands. »
Et, de sa main qui n'était pas agrippée au biceps de Jacob, elle tenta d'aller caresser les cheveux d'Edward qui se dégagea avec une vitesse incroyable.
Ma main partit si vite qu'elle ne vit pas la formidable gifle venir. Sa joue se teinta immédiatement de rouge et Tanya se mit à hurler.
Moi, j'avais mon compte, j'en avais ras le bol de toute cette histoire.
Je tournai les talons, bien décidée à aller chercher mes affaires et à filer d'ici au plus vite.
« Bella ! »
Je ne savais même pas qui m'appelait mais je n'en avais rien à foutre, j'étais déjà au milieu de la salle.
La main qui s'enroula autour de mon bras ne fut pas tendre. Si bien que je fis rapidement volte-face pour frapper à nouveau.
Mais mon poignet se retrouva prisonnier d'une poigne de fer.
J'étais à bout de souffle et j'avais envie de hurler. Mais ma rage rencontra son écho dans le regard de jade d'Edward et, une seconde plus tard, ses lèvres brûlantes s'écrasaient sur les miennes.
Il m'embrassait, ici, au milieu du bar bondé. Encore.
Mais, cette fois, ce n'était pas un jeu. Personne ne nous y avait obligés.
C'était lui, qui avait quitté son poste pour me courir après, me rattraper et m'embrasser devant tout monde.
Je sentis tellement de passion dans ce baiser qu'il ne me vint pas un instant l'idée de le repousser. Au contraire, j'agrippai sa nuque pour l'approcher encore plus, me hissant sur la pointe des pieds.
Je perdis le souffle et toute notion d'espace et de temps, comme à chaque fois qu'il m'embrassait comme ça.
« Bella, je ne veux plus me cacher. » grogna-t-il quand il s'écarta à peine de moi pour poser son front sur le mien. « Tu es à moi et il est grand temps que tout le monde le sache. »
Il semblait que, hormis la musique qui sortait toujours de la sono, tout le monde s'était tu autour de nous.
« Et le premier qui trouve quelque chose à redire à ça je le fiche dehors à coup de pied dans le cul ! » s'écria-t-il à la cantonade avant de reprendre ma bouche d'assaut avec la même ferveur, ses mains glissant de mes hanches à mes reins en mettant le feu à mon corps.
A travers les battements assourdissants de mon cœur, j'entendis d'abord le « youhou ! » d'Alice, suivi des voix de mes amis, d'Emmett, de Rosalie, puis des applaudissements et des sifflets qui remplirent mes oreilles.
Et je sus alors, avec certitude, que j'avais eu tort. Si je voulais faire cesser les commérages, il ne fallait pas se cacher mais assumer, prouver à tous qu'ils se trompaient sur mon compte.
Je n'étais plus une gamine.
Et Edward n'était plus un tombeur.
Nous étions ensemble et surtout…
« Edward… » soufflai-je à travers les cris alors qu'il embrassait ma gorge. « Edward je t'aime. »
Son regard vrilla le mien avant qu'il ne dépose un dernier baiser, bien plus tendre, sur mes lèvres pour y murmurer.
« Moi aussi, Bella… Moi aussi. »
