Hibou Express de l'auteur : Encore un immense merci pour vos lectures sur les précédents chapitres. J'ai vu que de nouvelles personnes suivaient à présent l'histoire et je suis touchée qu'elle vous plaise. Un petit mot à ceux qui m'ont laissé des reviews sur le précédent chapitre :
June Green : merci pour ta nouvelle review je suis heureuse que le « format » des chapitres te plaise. J'espère que la suite de l'histoire continuera de te sembler prometteuse :)
Thilou Lovegood : Que dire ? Tes commentaires me boostent à mort à chaque fois ! Je l'aime aussi particulièrement ma petite chouette hihi ! Il fallait un peu de douceur pour contrebalancer le reste. J'espère que la suite te plaira encore merci !
J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires en reviews, c'est hyper encourageant.
Bonne lecture !
Chapitre 3
Le ronronnement de la ville bourdonnait derrière le tintement des cloches de la St Margaret's Church qui sonnait 11h ainsi que le début de l'office funéraire, mais Hermione ne semblait entendre ni l'une ni l'autre. La jeune femme était assise sur un banc légèrement reculé qui faisait face à l'église. Elle avait le regard vide et les mains posées à plat sur les genoux. Sa gorge nouée lui faisait mal et ses yeux semblaient avoir été frictionnés avec du papier de verre. Elle était prostrée sur ce banc depuis une demi heure déjà sans trouver la force de bouger le moindre membre.
A distance, elle avait vu défiler un nuage de personnes habillées de noir qui s'engouffraient peu à peu dans l'église. Certaines lui étaient familières et d'autre non. Il lui sembla reconnaître par moment de lointains cousins ou des visages qu'elle avait déjà vu dans les vieux albums photos de ses parents. Elle ressentit un vide énorme en croisant le regard attristé de certains individus dont elle ignorait l'existence, comme si une partie inconnue de la vie de son père venait lui fouetter le visage.
Son coeur s'était déchiré en lambeaux quand elle avait aperçu sa mère descendre les marches du parvis, titubant de douleur et s'effondrant dans les bras des personnes venues dire un dernier au revoir à son mari. Elle était littéralement brisée, son visage était creusé par la peine et son corps entier était devenu presque rachitique. Hermione prit alors peur de la voir s'éteindre à son tour.
Elle avait offert des regards de compassion à une dizaine d'entre eux. Elle avait lu le chagrin dans leurs yeux. Elle avait porté et partagé leur deuil. Pourtant personne ne lui prêta attention.
Personne ne savait qui était cette jeune femme désemparée assise sur ce banc au loin.
Peu à peu, elle vit la foule s'engouffrer dans la fraicheur de la battisse et, quand tout le monde fut entré et installé, elle pénétra à son tour discrètement dans l'église.
La cérémonie fut simple et remplie de tendresse. Une chorale d'enfants chantaient les chansons favorites de Mr Granger et plusieurs personnes avaient préparé des discours qu'ils récitèrent les uns après les autres. Quelques anecdotes touchantes et parfois drôle parvinrent même à décrocher des sourire de l'assemblée. Puis vint le tour de la mère d'Hermione de prendre la parole. De sa voix étranglée, Mrs Granger retraça le parcours de vie de son époux et insista sur tout le bonheur qu'il lui avait apporté durant ces nombreuses années.
" Même si nous n'avons jamais eu d'enfant, j'ai toujours eu la sensation que, même à deux, nous formions une véritable famille. Une famille qui battait avec un seul et unique coeur. "
Cachée derrière une immense colonne de pierre, Hermione fondit en larmes.
La cérémonie prit fin aux alentours de 12h et toutes les personnes présentes quittèrent tour à tour l'église. Hermione attendit de se retrouver seule et fit apparaître à l'aide de sa baguette une magnifique couronne de lys blancs qu'elle déposa délicatement au pied du cercueil de son père qui trônait encore au centre de la nef. Une voix tremblante s'éleva alors derrière elle.
" Merci... " chuchota la mère d'Hermione qui venait de rentrer à nouveau dans l'église.
Hermione fit volte face les yeux remplis d'une soudaine panique mais sa mère ne sembla rien remarquer. Elle s'approcha alors de sa fille avec un léger sourire et lui prit délicatement les mains.
" Ce sont ses fleurs préférées... Vous le connaissiez depuis longtemps ? "
" Je... euh..."
Le bruit de pas de plusieurs hommes en costume retentit dans l'entrée de l'église et Mrs Granger se tourna vers eux. C'était les employés des pompes funèbres qui venaient chercher le cercueil pour l'emmener au cimetière. Il jetèrent un regard vers l'épouse du défunt comme pour lui demander une permission silencieuse d'emmener son mari et celle-ci hocha tristement la tête. Quand elle voulu reporter l'attention sur son interlocutrice elle s'aperçu que celle-ci avait disparue. La jeune femme avait laissé derrière elle une odeur familière de framboise et Mrs Granger eu soudain l'étrange impression d'avoir connu la jeune demoiselle aux yeux noisettes qui venait à l'instant de s'évaporer dans les airs. Elle ferma les yeux et sembla entendre tour à tour le grincement d'une balançoire, une mélodie répétée pendant des heures au piano et les éclats de rire d'une petite fille. Ses pensées furent interrompues par le cortège des hommes en costume qui se dirigeait vers la sortie en portant le grand coffre de bois clair dans lequel reposait Mr Granger. Elle posa délicatement la main sur le couvercle du cercueil et l'accompagna vers l'extérieur en murmurant avec un léger sourire :
" Elle avait les mêmes yeux que toi... "
Et puis elle n'y pensa plus et oublia à nouveau.
Hermione atterri à genoux dans l'une des ruelles qui bordait le Chemin de Traverse, elle venait de transplaner d'urgence depuis l'église St Margaret et n'avait pas évalué son atterrissage en douceur. Elle se releva, les membres endoloris, et frotta rapidement sa jupe maculée du mélange de poussière et d'eau qui parsemait le chemin en pavé. Elle reprit peu à peu ses esprits et porta ses mains à son visage en se remémorant le regard interrogatif de sa mère. Elle sanglota à nouveau mais cette fois une longue plainte s'échappa de sa poitrine. Hermione n'avait pas été prudente, elle le savait, et ce contact avec sa mère n'avait fait qu'ouvrir davantage la blessure profonde qui lui déchirait les entrailles.
" Plus jamais... " murmura-t-elle.
Non, plus jamais elle ne devait rentrer en contact avec son ancienne famille, c'était bien trop douloureux. Elle se souvint alors des paroles qu'une infirmière avait prononcé un jour alors qu'elle prétextait une visite à la vieille dame qui souffrait d'Alzheimer.
" C'est toujours plus dur pour ceux qui se souviennent n'est ce pas ? "
Hermione prenait davantage conscience aujourd'hui des mots de la jeune femme et ils lui percèrent le coeur.
" Mademoiselle? Est ce que tout va bien? "
Une élégante sorcière longiligne venait d'apparaître dans l'entrebâillement d'une petite porte qui donnait sur la ruelle. Elle arqua un sourcil devant le tailleur poussiéreux et le chignon défait d'Hermione puis lui jeta un regard inquiet en voyant son visage complètement abattu. Hermione prit alors conscience qu'elle avait transplané à l'arrière de chez Tissard et Brodette, le magasin de vêtement pour sorciers et son visage s'empourpra quand elle vit la vendeuse détailler avec stupeur son apparence. Même si l'apparence physique n'était pas une valeur essentielle chez Hermione, elle se sentait un peu honteuse de se retrouver dans cet état lamentable face à quelqu'un. Elle hocha alors la tête en reniflant, s'essuya les joues et adressa un sourire timide à la sorcière qui lui faisait face.
" Désolée... Mauvaise journée. " dit-elle simplement.
Puis Hermione prit le chemin du Chaudron Baveur dans l'espoir de se reposer un peu et de remettre de l'ordre dans son allure avant d'aller retrouver Ginny.
En pénétrant dans la taverne Hermione fut accueillie par le sourire chaleureux de Daisy, la petite sorcière rondelette du service bagagerie. En voyant la triste mine de la jeune femme, Daisy lui offrit quelques unes de ses patacitrouilles.
« Tenez mon enfant, une petite douceur vous remontera le moral ! »
Hermione n'avait plus rien d'une enfant mais Daisy était le genre de femme attendrissante que tout le monde rêvait d'avoir pour grand mère aussi elle la remercia d'un léger sourire en la serrant brièvement dans ses bras. La vielle dame en rose lui rendit son étreinte et retourna s'occuper de la bagagerie.
Tom, quand à lui, semblait vraiment contrarié. Le tavernier frottait avec mauvaise humeur le comptoir sur lequel était encore posé une carafe de whisky pur feu à moitié vide. A ses côtés flottait joyeusement une balayette qui semblait être ravie d'avoir pu ramassé les débris d'un verre brisé. Hermione préféra donc s'éclipser dans sa chambre plutôt que d'affronter l'agacement de Tom en lui commandant son repas de midi. De toute manière elle n'avait pas très faim et les quelques confiseries de Daisy seraient largement suffisante pour rassasier la jeune femme.
Quand elle pénétra dans la pièce, celle-ci était baigné par une douce lumière qui perçait peu à peu les nuages de fines pluies. L'après-midi ne pouvait être que meilleure, en comparaison à la matinée qu'elle venait de vivre. Hermione se dirigea alors vers le lit moelleux qui trônait au centre de la pièce et s'effondra de fatigue.
« KLING »
Le bruit d'un verre qui venait de se fracasser sur le sol interrompit le calme qui régnait dans le Chaudron Baveur. Tom, furieux, pesta contre le voyageur à moitié affalé sur le comptoir qui venait de faire tomber son verre de whisky. Draco, encore à moitié assoupi, fronça les sourcils en grognant quand il vit le tavernier emporter la carafe à moitié vide de whisky pur feu. Il tenta maladroitement de la rattraper et son coude glissa du comptoir manquant de le faire tomber de son tabouret.
« Ca suffit ! Vous avez assez bu ! » gronda Tom « Vous n'avez qu'à sortir prendre l'air et tenez vous éloigné de mes carafes en cristal ! »
Draco avait toujours détesté qu'on lui donne des ordres mais il n'avait aucune envie de perdre son temps à marchandéeravec cet abruti de barman. De plus, il sentait que si il ouvrait la bouche, le flot qui en sortirait ne serait pas forcément un flot de parole. Il se redressa et tituba jusqu'à la porte de sortie en essayant de garder une certaine contenance.
« Pour la prestance, tu repasseras Malfoy » se murmura-t-il à lui même d'une voix traînante.
Il passa complètement ivre devant le service de bagagerie où la sorcière vêtue de rose sembla juger utile de lui proposer une patacitrouille quand elle observa l'état du jeune homme. Draco ne répondit pas et leva les yeux au ciel puis claqua la porte en grommelant.
Il déambula, l'air hagard, une bonne heure sur le Chemin de Traverse puis, pris de nausée il s'aventura dans l'une des ruelles adjacentes. Génial ! Maintenant il allait être malade ! Il releva son capuchon tandis qu'il se tordait vers l'avant, une main sur le mur, l'autre sur le ventre. Ses yeux se crispaient au rythme de maux de tête qui lui transperçaient le crâne. Ok : cette demi bouteille de whisky pur feu, à jeun, n'avait vraiment pas été une bonne idée, il fallait l'admettre. Mais alors qu'il s'attendait à tout moment à régurgiter l'ensemble du liquide ambré, ses maux de tête et de ventre s'apaisèrent peu à peu. Ses traits se décrispèrent et Draco prit de profondes respirations.
« Vous n'allez quand même pas vomir ici ?! »
Une voix féminine qui surgit de l'arrière de la boutique Tissard et Brodette fit se redresser Draco d'un seul coup et celui-ci se retourna pour faire face à son interlocutrice. En découvrant les cheveux blonds et le regard acier du jeune homme, l'élégante vendeuse se figea instantanément et un éclair de panique jaillit dans ses yeux.
« Mr Malfoy... Je ne vous avez pas reconnu pardon... Je vais chercher votre commande. »
Draco s'empressa de rabattre son capuchon sur son visage pestant contre lui-même de l'avoir enlevé, maintenant tout le Chemin de Traverse serait au courant qu'il était là. La vendeuse s'engouffra d'un pas pressant dans la boutique, Draco sur ses talons. Elle farfouilla pendant quelques minutes dans l'arrière boutique et en revint avec deux grandes boîtes noires sur lequel le nom de l'enseigne se détachait en lettres d'or.
« Nous avons retouché les manches de votre veston et ajouté les broderies demandées sur la robe de Ms Greengrass. Si vous le souhaitez, nous pouvons les déballer pour examiner... »
« Ca ira merci... » coupa Draco.
La vendeuse n'insista pas et déposa les deux boîtes dans une grande pochette raffinée qu'elle tendit à Draco. Celui-ci réceptionna le colis et attrapa fermement le poignet de la jeune femme, la dévisageant de ses yeux gris menaçants.
« Je ne souhaite pas que ma visite fasse la une de la Gazette du Sorcier demain, est-ce bien clair ? »
La vendeuse, paniquée, tenta d'arracher en vain son poignet de l'emprise du jeune homme. Lorsqu'elle finit par lever les yeux vers lui, celui-ci la fixait, comme si il attendait une réponse.
« Oui Monsieur... » souffla-t-elle simplement et retrouva aussitôt la liberté de son poignet qu'elle frotta vigoureusement avant de s'enfuir vers l'arrière de la boutique.
Draco poussa un soupir et ferma les yeux un instant. Il pressa avec une colère contenue la pochette qu'il avait dans la main et sortit de la boutique en prenant soin d'ajuster son capuchon. Ce qui était sûr c'est que cette entrevue l'avait fait complètement désaouler.
Draco passa le reste de son après-midi à arpenter le Chemin de Traverse. Vers 14h30, il se rendit chez Gringotts afin de retirer de quoi subvenir aux besoins de sa mère et lui pendant les semaines du procès de Lucius. Il savait très bien qu'il valait mieux pour eux de faire profil bas au risque de subir les intimidations et menaces de leurs réfractaires à chaque fois qu'ils pointeraient le nez dehors. Car si la famille Malfoy pouvait se vanter de posséder un nombre incalculable de biens, leur quantité d'ennemis était, à elle seule, la plus impressionnante de leurs collections.
C'est donc un peu tendu, à l'image des jours à venir, que Draco pénétra dans la banque des sorciers. Les Gobelins étant de petits êtres particulièrement méfiants, il savait que porter sa capuche dans l'enceinte de Gringotts relevait de tout sauf d'une bonne idée et c'est donc à visage découvert qu'il voyagea dans le bâtiment.
Le voyage en wagonnet ne fut pas de tout repos pour l'estomac encore fragile de Draco et il fût alors bien heureux de retrouver la terre ferme du hall une fois son retrait effectué. Toutefois la nausée le repris de plus belle quand, en se dirigeant vers la sortie, son regard croisa celui d'une jeune femme à la longue chevelure rousse qui sortait visiblement aussi d'une virée en wagonnet. Les deux sorciers se dévisagèrent avec dédain.
« Weasley... » marmonna Draco les dents serrées « Ton héros de mari m'envoie son épouse de seconde main pour me rappeler notre rendez-vous au Ministère ? Note que je ne peux que comprendre son impatience, son quotidien manque tellement d'élégance.. »
Le visage de Draco se fendit d'un large sourire quand il vit la colère déformer les traits de Ginny. Celle-ci le foudroya du regard et ses yeux noisettes prirent une teinte aussi flamboyante que ses cheveux.
« C'est ça Malfoy, fanfaronne autant que tu le veux... Sans mon héros de mari, comme tu dis, tu croupirais avec ton salaud de père à Azkaban ! »
A l'inverse de Harry, Ginny se montrait beaucoup moins clémente avec la famille Malfoy et en particulier avec Lucius. Aujourd'hui encore, ses rêves étaient tourmentés par le souvenir du journal de Jedusor que le père de Draco avait glissé dans son chaudron lors de leur première rencontre. Elle fut d'ailleurs surprise de voir que l'évocation de Lucius Malfoy semblait inspiré presque autant de mépris à Draco qu'à elle même. Elle poursuivit :
« Bref, contrairement à Harry, je ne suis pas obligée de supporter ta présence... Rends toi service et écoute le Ministère. Histoire de te sortir du pétrin dans lequel ton père vous a encore fourré ! »
Elle n'attendit pas que Malfoy lui réponde et le laissa planté au milieu du hall de Gringotts tandis qu'elle franchissait la porte de sortie. Elle avait toutefois eu le temps de voir le visage de l'ancien Serpentard se tordre de haine et elle en tira une pleine satisfaction. Un petit sourire triomphant se dessina sur le visage de la jeune femme alors qu'elle entrait chez Fleury et Bott afin de rejoindre son rendez vous de 15h.
Draco était resté figé au milieu du hall de la banque, les poings serrés. Ginny Weasley avait touché la corde sensible en parlant de Lucius et du fait que le reste de la famille ne devait sa liberté qu'à Potter et, à en juger par le sourire qu'elle arborait en partant, elle en avait pleinement conscience. Les effluves de sorciers qui sillonnaient dans Gringotts se firent soudain plus silencieuses et Draco sentit peu à peu des regards, tantôt paniqués tantôt haineux, se poser sur lui et sur sa chevelure blonde. Il s'enveloppa alors rapidement dans sa longue cape noir et quitta précipitamment le bâtiment pour retourner chercher ses bagages au Chaudron Baveur.
Les rayons timides du soleil transpercèrent la chambre 18 du Chaudron Baveur et vinrent caresser la silhouette de la jeune femme brune qui venait de sortir de la salle de douche. Ses cheveux encore humides faisaient miroiter des éclats de lumières tandis qu'elle enfilait les longues manches de sa robe en dentelle blanche. Elle jeta un coup d'oeil rapide à son reflet dans le miroir et ce qu'elle y découvrit sembla la rassurer. Elle passa une main sous ses yeux dégonflés et soupira légèrement comme si elle appréhendait le moment à venir.
Elle sortit de sa chambre et descendit les marches qui menaient au rez de chaussée. Elle observa le regard du tavernier jeter des éclairs au voyageur encapuchonné qui se tenait devant la bagagerie. Une sorcière rondelette habillée tout de rose et qui était habituellement très souriante, avait soudainement pris une moue vexée en récupérant le ticket de son interlocuteur.
La jeune femme brune se faufila derrière lui pour atteindre la sortie vers le Chemin de Traverse et sa peau glissa, à son passage, contre l'étoffe douce et raffinée de la cape du voyageur.
Elle arpenta les pavés encore ruisselants et poussa, dans un tintement, la porte de chez Fleury et Bott. Au même instant, l'homme encapuchonné sortit à son tour, l'air agacé, du Chaudron Baveur.
D'une main il transportait la valise qu'il venait, non sans mal, de récupérer et de l'autre il réajusta son vêtement qui laissait deviner quelques mèches blondes argentées. Le tissu qui frôla son visage lui chatouilla agréablement les narines.
Celui-ci sentait la framboise.
