Hey ! Vous survécu à la canicule ? Moi difficilement puisque j'ai passé mes journées sur un terrain vague poussiéreux à boire des bières et danser sur de la musique ! Ouais, c'était les Eurocks ! J'vais vous faire un rapide bilan de ce que j'ai aimé ou pas ( parce que vous n'êtes pas là pour écouter ma vie)

J'ai aimé : Skip the Use : vraiment bon en live, franchement ça vaut le tour; Christine and The Queens : une bonne surprise, des frissons, une belle voix et une incroyable prestation scénique; Major Lazer : boîte de nuit géante, bien que ce n'est pas mon style de musique, ça fait du bien de se lâcher parfois; Sting : l'immense, le classe, malgré sa barbe en mode Robinson Crusoé, les morceaux mythiques le sont toujours autant (oui, c'est le mec dont je parle dans le chapitre 4)

J'ai pas aimé : The Chemical Brothers : l'éléctro c'est pas mon truc; Fakear : l'éléctro c'est vraiment pas mon truc; Die Antwoord : le truc le plus étrange du monde, imaginez des mecs habillés en pyjama Doraemon, une chanteuse avec une voix digne des héroïnes les plus niaises de shojo qui chante du hip-hop avec en toile de fond, des petit bonhomme sur des b*tes colorées ...

J'ai vu d'autre chose en coup de vent, pas assez longtemps pour me faire une opinion. BREF, si vous voulez plus de détails sur mon week-end musical, envoyez moi un joli MP ou une review pour les guests !

Parlons de l'histoire maintenant : vous avez fait exploser mon compteur de vue avec la chapitre précédent ! Vous êtes dingue ! Néanmoins je sens que vous attendez encore un petit quelque chose, un déclic pour passer au stade du commentaire, je me trompe ? En tout cas je n'aurais de cesse de tenter de vous satisfaire !

Merci à fh-seese pour sa review plein d'enthousiasme et de smiley

Georgette-Anne : Pourquoi tes parents non pas voulu, les gens sont profondément non-violent là-bas ( la douce odeur d'herbe qui flotte constamment dans l'air en est le parfait exemple). En tout cas, c'est dommage, l'ambiance était dingue et les groupes super ! Merci pour tes compliments dix jours, ça passe vite, tu vois je suis déjà là !

J'ai beaucoup parlé (la suite de la quantité de chose que je voulais vous dire ce sera pour la prochaine foi, hein) alors une dernière chose : Félicitation au nouveau bachelier, vous l'avez mérité !

Ce chapitre parle de concert, coïncidence ?

Je vous donne rendez-vous le 18 ça vous va ? On fait un événement Facebook pour s'en rappeler ?


Ace regarda par la fenêtre – c'était toujours le même cirque. Ça fait deux jours qu'il était enfermé chez lui parce qu'une horde de paparazzi avaient trouvé, dieu seul sait comment, son adresse. Luffy trouvait ça marrant et s'amusait à leur lancer les popcorns pas soufflés sur la tête. Par contre, Ace trouvait ça flippant, oppressant. Il ne pouvait pas mettre un pied dehors, il ne pouvait plus aller au lycée, ni faire les courses, heureusement qu'il ne travaillait pas cette semaine.

- Ah, touché !

- Tu veux bien arrêter, Lu' !

- Quoi, on dirait des pigeons autour d'un bout de pain, c'est marrant !

- C'est moi le bout de pain, j'te signal !

- C'est bon, calme-toi …

- Ferme la fenêtre, merde !

Le plus jeune ronchonna et vint s'asseoir sur le canapé. Il mit une quantité astronomique de pop-corn dans sa bouche et fit la moue à son frère.

- Comment ils ont trouvé mon adresse, bordel !

- Chais pas !

- Ne parle pas la bouche pleine !

Ace était à bout de nerf, il avait perdu toute patience, que ce soit avec son frère ou avec lui-même. Il attrapa le téléphone, espérant avoir Trafalgar qui était resté injoignable depuis le début de cette mascarade. La tonalité retentit et enfin quelqu'un décrocha :

- Traf ! Y'a une nuée de paparazzi devant chez moi, depuis deux jours ! J'peux même plus sortir …

- Ouais, j'ai vu ta photo à la télé …désolé.

- Fais quelque chose, merde !

- Tu veux que je fasse quoi ? Que je vienne ? Ça va empirer les choses ! Pour l'instant, ils t'ont juste vu deux fois avec nous … ils n'en savent pas plus. Faut attendre que ça tasse ...

- T'es pas sérieux ! Faut que j'aille en cours, que je sorte, j'peux pas rester cloîtrer ici au bon vouloir de ces vautours.

- Bienvenue dans le monde de la célébrité … le mieux c'est qu'on ne se voit pas pendant plusieurs mois.

- Tu déconnes, j'espère ?

- non … je pense que pour le live de cette semaine, ils ne te choperont pas mais hors de question que tu reviennes au studio ou que je te raccompagne chez toi …

- … et au chalet ? demanda-t-il d'une petite voix.

- J'en sais rien … ils nous surveillent tous Ace.

- Alors on leur donne ce qu'ils veulent et ils nous lâchent grappe !

- Parce que tu sais ce qu'ils veulent peut-être.

Ace jeta un coup d'œil à son frère qui semblait absorber par une série débile à la télé :

- … toi et moi, ensemble, murmura-t-il.

Il entendit le rire un brin moqueur de Trafalgar au bout du fil :

- Ne dis pas n'importe quoi, Ace. Déjà, on n'est pas ensemble et –

- Donc c'était rien pour toi, ce qu'il s'est passé ? Première nouvelle …

- … Ace, s'il te plaît, essaye d'avoir un peu de recul sur les choses. Ce n'est pas simple …

- … t'as raison, on ferait mieux de ne plus se voir pendant plusieurs mois … même plus du tout.

- Ace !

Il raccrocha, furieux et Luffy tourna la tête vers lui :

- Ça va ?

- Ouais, j'vais faire mes devoirs.

- T'es malade, c'est ça ?

- Non … lâche-moi, s'il te plaît, Lu'.

- Mais si tu fais tes devoirs, y'a forcément quelque chose qui cloche ! Il a dit quoi Traffy ?

- Rien d'intéressant, qu'ils partiront d'eux-mêmes. Tu restes sagement ici, ok ?

Ace claqua la porte de sa chambre, laissant son petit frère tout penaud.

Le retour à la réalité était vraiment brutal. Il s'assit sur sa chaise de bureau en soupirant et regarda les esquisses qu'il avait entamées pour la pochette de l'album. Il n'avait même plus envie de dessiner quoique ce soit pour Traf.

Comment il avait pu être aussi naïf, comment il avait pu laisser son cœur dicter ses actes ?

Il se retrouvait ici, comment un con, le cerveau en l'air.

Sans prévenir, la sonnette résonna dans l'appartement. Ace se leva et vit Luffy passer en trombe dans le couloir pour ouvrir.

- Ace ! C'est pour toi ! hurla-t-il.

Il accéléra un peu, espérant vraiment voir un brun à la peau mat et aux cheveux noirs dans son appartement. A la place, il ne vit que ce bon vieux Thatch :

- C'est quoi ce bordel devant chez toi !

- Salut, frérot, sourit Ace en lui faisant une accolade.

- Sérieux qu'est-ce qu'il s'passe ! J'comprends pourquoi t'as pas pu venir, je m'inquiétais moi !

- Viens, tu prendras bien une bière.

Les deux amis s'installèrent dans la cuisine, suivit de près par Luffy.

- Lu', laisse-nous …

- Mais ! T'arrêtes pas de me mettre de côté en ce moment ! Pourquoi tu m'aimes plus ?

- Dis pas n'importe quoi, j'veux pas d'autre petit frère que toi, aussi insupportable sois-tu !

- Alors laisse-moi rester, j'te promets que je dirais rien !

- Oï Ace, sois cool, le petit a l'air déterminé.

En effet le visage de Luffy avait perdu son sourire idiot pour une mine définitivement résolue. Ace soupira et fit signe à Luffy de s'asseoir avec eux. Ace sortit de la bière du frigo et un soda pour son petit frère – celui-ci avait retrouvé son sourire stupide.

- Alors ? On m'a posé des questions étranges quand j'ai essayé d'venir … genre « connaissez-vous intimement Portgas D. Ace ? »

- Ouais … T'as revu Jewelry récemment ?

- C'est quoi le rapport ?

- Tu connais The Supernovas ? C'est un groupe de rock-métal … eh ben … Jewelry fait partie de ce groupe, elle est bassiste …

- Tu t'fous d'moi !? Ma cible est musicienne, c'est trop cool … j'me disais bien qu'elle avait quelque chose de différent ! Mais comment tu sais ça, toi ?

- Luffy est leur plus grand fan.

Ce dernier acquiesça gravement.

- Tu l'as jamais vu dans un magazine ?

- J'ai une tête à lire la presse people ?

Ace rigola un peu, Thatch était un sorte de vieux-jeune – plus mature, il préférait les apéros dinatoires que les boîtes, il regardait la chaîne culturelle plutôt que MTV …

- Je vois … mais qu'est-ce qu'ils foutent devant chez toi, les cafards ?

- Le groupe m'a engagé pour designer leur pochette.

- T'es pas sérieux … ça fait combien de temps ?

- Un peu plus d'un mois …

- Et tu m'as rien dit !

- J'voulais, quand t'as parlé de Jewelry, mais ça faisait que quelques jours.

- C'est dingue, Ace ! Ton avenir est tout tracé, toutes les agences de comm' voudront bosser avec toi.

- …faudrait déjà que ça leur plaise. Il y a … autre chose, aussi mais vaut mieux qu'elle t'en parle directement.

- Tu m'fais peur, mec. On s'est pas beaucoup vu, j'sais même pas si je l'intéresse !

- Crois-moi, elle t'a harponné, rigola Ace.

Thatch leva son verre de bière et trinqua avec Ace, un immense sourire sur les lèvres. Ace souriait aussi, parce que si ça roulait pour eux deux, ça pourrait aussi arranger ces petites affaires personnelles.

- Dis, j'ai vu Marco tout à l'heure, il avait pas l'air en forme …

- Me parle pas de ce dégénéré, s'il te plaît, grogna Ace.

Il se baissa devant le frigo pour attraper sa bouteille, mais son pull glissa légèrement sur son dos nu. L'hématome s'était résorbé certes, mais il était toujours là.

- Tu t'es pris une porte ou quoi ? lança Thatch en prenant la bouteille qu'Ace lui tendait.

- Hein ? ... non, pourquoi tu dis ça ?

- Ton dos.

Ace se figea un instant, se retenant de pester entre ses dents. Thatch fronça les sourcils devant lui, pas dupe pour un sous :

- Oh, ça ! J'ai glissé dans la salle de bain l'autre jour et j'me suis étalé comme une merde sur carrelage !

Son ami ne dit rien, il se contenta de porter son verre à ses lèvres en regardant Ace avec des yeux de serpents incisifs et prêt à dénouer le vrai du faux.

Il n'en restera pas là.

- Faut que j'y aille, y'a cours cet aprèm, tu t'amènes ?

- T'es dingue ! Je ne mets pas le pied dehors, j'tiens à ma peau.

- Ok, comme tu veux. Appelle-moi si t'as besoin de ravitaillement …

Ace rigola et promis qu'il le fera. Il raccompagna Thatch jusqu'à la porte puis se retourna vers Luffy qui était resté étonnement silencieux. En effet, le plus jeune se mordait la langue tellement fort pour ne pas ouvrir son grand bec :

- Lu', t'es rouge comme une tomate … tu peux parler maintenant.

- POURQUOITUM'ASJAMAISDITQUE THATCHCONNAISSAITAUSSILEGROUPE, VOUSETESTOUSCONTREMOI ! C'ESTPASJUSTE !

- J't'ai rien dit parce que c'est pas tes oignons, tout simplement.

- T'es vraiment un frère indigne !

- Je serais vexé si tu ne faisais pas cette moue stupide ! rigola Ace en frottant les cheveux de son petit-frère.

Revoir Thatch et avoir Luffy près de lui faisaient le plus grand bien. Son esprit semblait apaisé par cette douce banalité, loin des affaires sentimentales compliquées qu'il semblait attirer comme un aimant. Il s'approcha de la baie vitrée qui donnait sur le petit balcon. La presse était toujours là, les yeux rivés vers eux – même une tornade ou un ouragan ne semblait pas pouvoir les déloger. Néanmoins, Ace remarqua qu'ils étaient moins nombreux, le froid avait dû avoir raison de plusieurs d'entre eux.

- On dirait des phoques qui attendent leur poisson, comme au zoo, lança Luffy.

- … ou des araignées prêtent à sauter sur leur proie.

- Tu crois que les autres vivent ça tous les jours ?

- J'en sais rien, Lu' … en tout cas, je les plains, sincèrement.

.

Les photographes avaient totalement disparut deux jours plus tard et Ace pouvait enfin sortir de chez lui. Il avait tout de même pris ses précautions avant d'aller au supermarché, il portait son stetson orange avec une grosse paire de lunette de soleil qu'il avait acheté une fois pour Halloween. Ace s'excusa aussi platement auprès de tous ses voisins, surtout la vieille Kokoro qui ne s'était pas gêner pour faire une remarque désobligeante sur son mode de vie et l'éducation qu'il donnait à Luffy.

Enfin il pouvait marcher dans la rue tranquillement, même s'il sentait le regard lourd des gens à son passage. Sûrement parce qu'il portait des lunettes de soleil alors qu'il faisait gris comme du béton, mais Ace ne put s'empêcher de croire qu'il avait été démasqué et que ce joyeux manège allait recommencer.

Aujourd'hui, il fallait renflouer les placards et malheureusement Ace n'avait pas réussi à se débarrasser de son petit frère – sous prétexte qu'il le laissait seul ce soir. Ce dernier écoutait déjà la musique à en faire vibrer la carrosserie alors qu'Ace s'installa derrière le volant.

- Baisse ta musique, ça me déconcentre, râla Ace.

- C'est ton déguisement stupide qui te déconcentre, rigola Luffy en baissant quand même le volume.

- J'ai pas envie qu'on me reconnaisse !

- T'inquiète, t'es pas encore Brad Pitt !

Ace leva les yeux au ciel pendant que Luffy se bidonnait à côté, fier de sa blague. Il démarra la voiture qu'il toussa avant de s'arrêter, Ace ressaya, sans succès. Sa vieille Fiat lui faisait toujours ça quand le thermomètre flirtait avec le zéro :

- Tu pourrais demander à Traffy une nouvelle voiture !

- Jamais de la vie !

- Pourquoi, j'suis sûr qu'il en a au moins quinze !

Ace ne répondit pas et sortit pour ouvrir le capot, tout avait l'air en marche, peut-être que l'essence avait gelé dans le réservoir. Il se rassit derrière le volant et tourna la clé, la voiture essaya de démarrer dans un grincement sonore, sans jamais y parvenir.

- Putain !

- On va pas y aller à pied, quand même !

- Allez, démarre !

La voiture s'ébranla et la voiture ronronna enfin. Ace offrit un grand sourire victorieux à son frère qui alluma le chauffage à fond pour dégivrer les vitres.

- C'est parti !

- Let's go to the mall* !

La voiture sortit enfin du parking pour le supermarché. Arrivés là-bas, évidemment Luffy se proclama « pilote du caddy » tandis qu'Ace était relégué au rang de « porteur et remplisseur de charges ». Ace soupira alors que leur entrée fut tout sauf discrète puisque Luffy faillit se rétamer royalement dans l'allée centrale en négociant un virage trop serré, en équilibre sur les roues. Ace sortit la liste précise des choses dont ils avaient besoin pour ne pas trop s'égarer mais Luffy s'extasiait déjà devant le rayon jeux-vidéos :

- Ace, regarde ! Le nouveau Mario est sorti !

- Laisse-tomber, Lu', c'est trop chère …

- Traffy pourrait l'acheter !

- T'as fini avec ça oui ? Il n'a pas à nous donner de l'argent ou une voiture ou quoique ce soit d'autre !

- Mais … j'suis sûr qu'il s'en fout et qu'il dirait oui !

- C'est une question de principe, j'fais pas la manche, un point c'est tout. Pose ça, maintenant.

Il fit une moue avec ses joues et Ace était à la limite de changer d'avis. Mais son frère était déjà passer à autre choses, le rayon charcuterie s'étendait devant lui, comme les Champs-Elysées menant à l'Arc de Triomphe. Il fit sa sélection de jambons et autres saucissons secs sans qu'Ace ne dit rien – c'était plus ou moins sur la liste.

Dans le rayon suivant, Luffy avait pris totalement le contrôle des opérations et remplissaient le chariot sous l'œil attentif d'Ace. Il suivait plutôt bien la liste, pour une fois.

- Excusez-moi …

Ace tourna la tête et vit une jeune fille devant lui, elle ne devait pas avoir plus de quinze ans. Elle le regardait avec des paillettes dans les yeux et serrait fort contre elle un carnet :

- Vous êtes Portgas D. Ace ? J'ai reconnu vos cheveux …

- Euh … ouais.

Ace avait hésité quelques instants mais l'adolescente ne semblait pas du tout aussi agressive que ces idiot de paparazzi, elle semblait même plutôt impressionner voire effrayée.

- … je peux avoir un autographe !

- Pourquoi ? Je suis pas spécialement connu …

- Je suis une fan de The Supernovas et je vous ai vu avec eux à la télé !

Luffy déboula avec grâce et légèreté … il manqua de renverser la jeune en stoppant au dernier moment son chariot infernal :

- Ace, qu'est-ce que tu branles !

- Depuis quand tu parles comme ça, Lu' ! Fais gaffe à ton langage, merde !

- Tu m'dis ça alors que tu jures à longueur de journée !

- C'est pas le problème, toi t'es qu'un gamin stupide, on peut encore faire quelque chose pour ton éducation ! Moi, c'est trop tard !

- … euh excusez-moi, fit la petite voix.

- C'est qui ? demanda Luffy.

Ace lui prit son carnet des mains et lui gribouilla rapidement son nom.

- Personne.

Ace poussa le chariot et s'éloigna de la groupie avant que Luffy ne devienne trop lourdingue … mais c'était peine perdu :

- T'as signé ton premier autographe ! C'est trop cool !

- Tu veux peut-être le gueuler plus fort dans un micro ! S'énerva Ace.

- Peut-être que j'vais devenir connu parce que je suis ton frère et que j'aurais jamais besoin de travailler avec tout l'argent que tu te feras …

- Ne compte pas trop là-dessus, espèce de feignasse.

Les deux frères sortirent rapidement du magasin, Ace sentait le regard des gens se poser plus fréquemment sur lui – malgré son chapeau. Les clients avaient dû le voir signer l'autographe à la jeune fille. Même la caissière qui atteignait facilement le double de son âge le dévisageait comme si elle savait.

C'était deux putains de photos à la télé, comment les gens pouvaient le reconnaître ! Il n'avait même pas prononcé un seul mot.

Ace ne cacha pas son soulagement quand ils poussèrent la porte de leur appartement, les bras chargés de provisions. Ici, au moins il se sentait plus ou moins à l'abri de toute cette folie. Il désigna Luffy comme « directeur du frigo » pour qu'il range les courses sans histoire.

Il s'installa sur la table du salon et feuilleta son carnet de croquis, avec toute cette histoire, il n'avait pas touché un crayon depuis presque un mois. Il jeta un coup d'œil au calendrier épinglé au mur, demain on était le 1er décembre. Il n'aimait pas particulièrement la période de l'Avent, tout le monde se réunissait pour manger une dinde dessécher avec sa famille – pour Ace s'était juste le moyen le plus perfide de lui rappeler que lui n'en avait pas vraiment.

Luffy arriva avec sa guitare et ça rappela des mauvais souvenirs à Ace :

- J'espère que t'as fait des progrès avec ce truc !

- Tu ne l'as même pas remarqué ? Méchant !

- Allez, vas-y, joue !

Luffy prit une grande respiration et commença à gratter les cordes. C'était mélodieux, fluide et rythmé, Ace ne s'attendait pas à ça, ses progrès étaient plutôt impressionnant. Il continua sans se tromper ou s'arrêter pour recommencer.

- Alors ?

- C'était chouette !

- Mais t'as pas reconnu, hein ?

- Non, c'était connu ?

- C'était The Supernovas

Ace haussa un sourcil, un truc aussi … normal ? Pas possible ! C'était bien trop calme, trop mélodieux.

- … c'était la partie de Traffy dans Rape The Death.

- Tu te fous de moi … ?

- Non, j'te jure !

- Mais cette chanson est … juste horrible !

- Il le fait à la guitare électrique alors c'est un peu plus agressif, mais c'est sa partition.

- … attends une seconde ? T'es en train de me dire que mon idiot de petit frère sait jouer une partition du groupe le plus connu du moment ? Les martiens t'ont enlevé pendant la nuit, c'est ça ?

- T'es bête !

- J'suis fière de toi, Lu'. Vraiment.

Il ébouriffa ses cheveux et pour une fois Luffy se laissa faire de bonne grâce. Il déposa sa guitare à côté du canapé et se blottit contre son frère qui reprit son carnet de croquis sur les genoux :

- Regarde, c'est le premier truc que j'ai fait pour le groupe, t'en pense quoi ?

Ace lui montra son esquisse, au fusain, elle représentait le fameux Bepo avec une veste en cuir et des lunettes de soleil avec le logo du groupe sur chaque verre.

- C'est cool mais pas assez flippant …

- J'pourrais lui enlever les oreilles et un bout de la tête pour voir son cerveau et il aurait du sang sur sa tête … genre ce CD va vous flinguer les méninges, achetez-le !

- Ouais, j'suis sûr qu'ils vont kiffer !

- Je serais bien de faire les lunettes avec un effet 3D, tu sais avec le logo qui bouge quand tu bouges le disque !

- Ace ! T'es un génie ! Si j'vois au album comme ça, j'l'achète direct, même si c'est du Miley Cyrus !

- Merci, petit frère !

Ace se leva et posa son carnet sur la table :

- Bon, j'vais m'préparer pour ce soir.

- J'te déteste vraiment d'y aller sans moi ! Bouda Luffy en croisant ses bras sur sa poitrine.

- Y'aura beaucoup d'autre occasions …

Ace avait pesé longuement le pour et le contre avant d'y aller. Trafalgar ne voulait pas le voir à cause des paparazzo ? Soit, donc il ne viendrait pas au concert – ce fut sa première pensée et elle persista un temps, bien décidé à lui prouver qu'il pouvait se contrôler et agir en adulte.

Mais ça faisait deux semaines, deux longues semaines sans un coup de fil, un texto ou une entrevue. Quinze jours, trois cents trente-six heures, vingt mille cent soixante minutes et plus d'un million de secondes.

Ace était un artiste, il aimait dessiner avec son cœur plutôt qu'avec sa tête et il en faisait de même avec sa vie. Son cœur disait stop, ça faisait beaucoup trop longtemps. Alors il oublia ses pseudo-résolutions de maturité et de sagesse, parce que c'était tellement loin de sa personnalité et surtout parce qu'il avait envie de le voir.

Il s'en foutait de passer pour un accro, un lourd, même un chien, il voulait le voir alors il irait à ce concert.

Il se posta devant son armoire et se demanda comment on devait s'habiller pour un concert de rock. Il passa en revue ses t-shirt et ses chemises puis il choisit finalement un t-shirt gris sérigraphié qu'il enfila par-dessus son jeans noir. Dans l'entré il enfila sa veste et prit son chapeau – juste au cas où. Luffy déboula dans l'entrée, un poil fâché :

- Tu me ramènes un t-shirt et un truc exclusif !

- Pas de problème, petit frère ! Tu gardes la cabane hein ? Et pas de bêtises !

- J'peux inviter Usopp et Sanji ?

- Quoi ? Tu m'en parles que maintenant ?

- Bah t'allais sûrement dire non … alors j'ai attendu le moment opportun.

- … depuis quand t'es aussi manipulateur ?

- Allez, dis oui ! On va juste regarder des films en mangeant du popcorn, rien d'autre !

- Ok … mais si j'vois le moindre truc qui traîne à mon retour, j'te fais bouffer des brocolis pendant un mois

Luffy sourit au-delà du raisonnable et se rua vers son portable pour prévenir ses amis. Ace soupira et enfila ses rangers, il vérifia ses poches – portefeuille, clés, pass VIP, tout était en ordre.

- J'y vais Lu', surtout ne m'attends pas !

- T'inquiète, t'as pas le droit de revenir avant demain matin !

Ace tournait depuis dix bonnes minutes dans cet immense parking en espérant garer sa vieille voiture, finalement il s'arrêta au bord d'un terrain vague, fatigué de tourner en rond. A l'extérieur, le spectacle était à peine réel.

Des centaines de gens, tous vêtu de noir, marchaient à l'unisson vers la salle de concert, ils ressemblaient aux âmes en peines qui errent doucement vers leur dernière demeure. On distinguait facilement les habitués des novices – certains avaient eu la bonne idée de venir en chemise claire et petite robe de cocktail. Ace remercia mentalement son t-shirt gris et sa veste sombre, il ne faisait pas trop tâche.

Il suivit le cortège sans un mot. Les gens chantaient leur morceau préféré, échangeaient de bières et autres substances illicites. Malgré leur visage tatoué ou peu accueillant, l'ambiance était bon enfant. Finalement Ace aperçut l'entré et l'armée de vigil qui contrôlaient contentieusement chaque sacs, chaque poches. Il repéra au fond l'entré des pass spécial – là-bas l'ambiance était plus calme et le vigil ressemblait à un gentleman anglais :

- Bonsoir, monsieur, puis-je voir votre pass ?

Ace lui tendit, un peu gêné par tant de cérémonie. L'homme l'inspecta puis déchira une partie avant de le rendre à l'Ace :

- Veuillez me suivre.

Il détacha le cordon rouge et Ace le suivit dans le dédale de couloir. Ils arrivèrent sur une petite estrade surélevée ou déjà quelques personnes étaient installées. L'homme disparut et Ace s'avança intrigué, il jeta un œil en contre-bas.

Il n'avait vu autant de personne regroupé dans un espace si petit, ils étaient si serré qu'on pouvait à peine distinguer le sol ou le moindre espace vide. Ace remercia mentalement Trafalgar de lui avoir épargné ça. Il se tourna, un homme buvait du champagne, il avait des lunettes improbable sur le nez ainsi qu'une tenue bariolé. Une autre femme, tout aussi stylée, téléphonait. Ace s'assit au premier rang, juste derrière les rambardes, il se sentait un peu comme un poisson hors de l'eau, ces gens étaient probablement connus ou richissime. Ace lui était juste un lycéen de la banlieue de Chicago pas encore majeur.

La pénombre.

La foule impatiente se mit à hurler par-dessus le brouhaha ambiant. Sur la scène des hommes bougeaient comme des ombres pour les derniers préparatifs. L'ingénieur chuchota quelque chose dans le micro, près de lui un gros barbu accorda une dernière fois les guitares. La scène se vida de ses fantômes, laissant la scène déserte. La tension monta, Ace tourna la tête, des milliers de personnes debout, les bras vers le ciel en train de scander un seul nom, comme une prière, un leitmotiv.

- … Nova ! Nova ! Nova !

L'agitation reprit sur la scène, le silence se fit dans la salle. Un riff de guitare parcourut la foule, qui bondit comme un seul homme. On ne distinguait plus les individus, c'était juste une entité floue qui allait et venait, telle une onde, au rythme de la guitare. Les projecteurs s'allumèrent sous les cris. Zoro à la guitare et Jewelry avec sa basse communiquaient d'un regard complice, la batterie de Kidd explosa subitement, faisant battre le cœur d'Ace à son rythme. L'intro allait bientôt se terminer, le public était chauffé à blanc. Trafalgar apparut alors, s'approchant du micro avec sa guitare en bandoulière. Il avança sa tête, restant bien stable dans sur ses pieds, sa bouche s'ouvrit comme au ralenti.

Une claque, un vague qui lui scia les jambes. Ace ressentait chaque note, chaque mot braillé par Trafalgar lui traverser le corps de la tête au pied, s'imprégnant un peu plus en lui à chaque fois. La chanson se termina et les cris de la foule lui percèrent les oreilles. Tout le monde avait les mains en l'air, les yeux pleins d'étoiles, comme si des dieux venaient de descendre du ciel.

- Salut Chicago ! On est The Supernovas et on va tout faire péter ce soir !

Ils étaient tous habillé simplement, jeans, t-shirt plus ou moins fun et vieille basket pour les mecs, Jewelry portait un robe noire mais rien d'extravagant – c'était juste des gens ordinaires qui faisaient des choses extraordinaire.

- Vous êtes prêt à vous lâchez ?

La musique reprit encre plus énergique, plus rapide, plus électrisante. Les gens sautaient dans un capharnaüm hallucinant alors que le groupe jouait au-dessus de leurs disciples. Ace observa Trafalgar, il avait une expression de joie sur le visage et un sourire jusqu'aux oreilles. Il courait dans tous les sens, échangeait un moment avec chacun des musiciens, s'approchait du bord de la scène alors que les gens faisaient tout pour essayer de le toucher. Ace regarda l'homme à côté de lui, il était chauve et généreusement tatoué, il semblait comme en transe, le corps secoué de soubresaut incontrôlable, la tête en avant puis en arrière. Il chantait les paroles en même temps que Trafalgar, il les hurlait même.

Sur scène, il n'y avait qu'eux, quatre musiciens qui s'éclataient, se déchaînaient pour livrer le meilleur d'eux-même. Pas de lumières stroboscopiques, ni d'effets spéciaux, pas de flammes, pas d'écrans, juste un tapis à même le sol, des projecteurs blancs. Une mise en scène simple et épuré qui contrastait avec la musique furieuse et rebelle. Il était juste des gens, des monsieur-madame tout le monde qui enivraient la foule avec leur charisme et leur musique. Rien d'autre.

Une sorte de maturité se dégageait d'eux, comme s'ils n'avaient pas besoin d'en faire des tonnes pour prouver qu'il fallait compter sur eux, qu'ils avaient leur place, malgré leur jeune carrière – même pa dix ans et deux albums encensé, ça ne pesait pas lourd.

Il n'y avait qu'eux, la musique, et un incroyable sentiment de liberté. Trafalgar bougeait comme il souhaitait, oubliant son image de brun ténébreux et taiseux, et le publique en faisait de même, inspiré par son mentor.

A la fin de la chanson, les cris étaient encore plus forts et Ace leva les bras au ciel comme les autres et cria aussi un peu, se laissant progressivement porté par l'ambiance de folie. En contre-bas, les gens se heurtaient, sautaient comme possédés par le diable.

Après une bonne heure de folie, où Ace arriva à trouver un peu de charme dans les chants de gorge de Kidd. La scène plongea dans le noir sous les cris de protestation des fans. Mais les lumières éclairèrent à nouveau la scène où Trafalgar était seul avec une guitare acoustique, une de celle qu'il exhibait dans son salon.

- Vous êtes toujours en forme ?

La foule répondit par un cri infernal qui fit rire Trafalgar. Soudain une groupie balança sons soutien-gorge sur Trafalgar, hilare. Ace pensait qu'on faisait ce genre de truc seulement dans les films :

- Merci, j'en ferais bon usage, répondit-il.

- Traf, épouse-moi ! Hurla une voix lointaine.

- Alors on va passer un moment, juste vous et moi, les autres font la queue aux chiottes.

Il commença à jouer sur sa guitare, un air connu qui rappelait des souvenirs à Ace, en tout cas, le public s'en souvenait car il hurlait à en perdre la voix.

- Vous la connaissez, hein ? Alors va falloir m'aider, j'ai oublié les paroles.

Le public hurla encore plus fort et Ace aussi – il allait se taper une voix rocailleuse et des acouphènes pendant deux jours. Mais il se sentait tellement vivant, en communion avec les autres, avec le groupe.

Et surtout avec lui.

Il commença à chanter les premières paroles puis la foule prit la relève. Il n'y avait sûrement pas beaucoup de bon chanteur mais l'ensemble était incroyable, d'une beauté saisissante, d'une énergie folle. Ace hurlait aussi du yaourt, parce que, évidemment, il ne connaissait pas les paroles.

and all the road we have to walk are winding

And all the light that lead us there are blinding

There are many thing I would like to say

To you

But I don't know how …

Ace aurait juré que Trafalgar l'avait repéré dans cette foule compacte et qu'il ne regardait que lui. Il se perdait aussi dans son image, plein de prestance, de charisme, aussi à l'aise qu'un oiseau haut dans le ciel. Il lui sourit, peut-être que cela pourrait l'atteindre.

because maybe

You're gonna be the one that saves me ?

And after all

You're my wonderwall

Le public applaudit pendant de longues minutes, ravit de ce moment de communion totale avec le chanteur. Les autres membres du groupe revinrent en force pour un interlude instrumental d'enfer. Pendant ce temps, Trafalgar échangea sa guitare acoustique pour une électrique et but cul-sec son énorme verre de bière posé sur l'ampli. Au moment où sa guitare rejoignit les autres instruments, une nouvelle folie parcourut l'assemblée.

Celle-là, Ace la connaissait, c'était Rape The Death.

Trop content de connaître enfin une chanson, Ace se laissa complétement envahir par la musique, bougeant dans tous les sens comme une poupée de chiffon, se moquant d'avoir l'air ridicule ou de gêner les personnes à côté de lui. Dans le carré VIP, l'ambiance était plutôt sage, à part le fan hardcore à côté de lui, les autres restaient assis et applaudissaient vaguement.

Ace regarda la folie qui animait la fosse et regretta un peu de ne pas être au milieu de ce joyeux bazar. Surtout quand à la fin du concert, Trafalgar décida de se jeter dans la foule en délire. Il vogua comme ça quelques secondes, sur cette marée humaine avant que les gardes du corps ne le remettent sur la terre ferme. Il remonta sur scène, chancelant, sûrement à cause du nombre incalculable de bière qu'il avait engloutit.

Puis il alluma une cigarette :

- Vous avez chaud ?

La foule hurla et il rigola puis deux technicien arrivèrent avec deux canon à eau et aspergèrent généreusement la foule. La musique reprit encore plus folle qu'au début et les gens dansaient sous des trombes d'eau, se moquant de leur vêtement trempés, se moquant de tout. Ace était bien content d'avoir son chapeau sur la tête.

Ça faisait presque deux heures et Ace sentait Trafalgar vraiment épuisé. Le concert avait pris une tournure plus violente, plus en accord avec leur musique. Kidd avait séparé la foule en deux dans la fosse, puis le public avait couru comme des damnés vers les autres qui leur faisaient face.

Finalement Ace remercia Trafalgar de lui avoir donné une place en sécurité.

Les instruments diminuèrent de volume, annonçant la fin du concert.

- Mes amis, on va devoir se dire à la prochaine. Vous étiez incroyable ! Les plus beaux fans que j'ai jamais vus.

Les fans hurlèrent et un nouveau murmure s'empara d'eux, devenant rapidement un cri scandé à tue-tête.

- Un bisou, un bisou, un bisou !

Trafalgar et Jewelry échangèrent un regard puis les yeux de celui-ci glissèrent vers Ace qui souriait de toutes ses dents. Il s'approcha donc de la rose et l'embrassa fiévreusement.

Les fans applaudissaient et les flashs des appareils photo crépitaient comme des éclairs un soir d'orage.

Le sourire d'Ace se fana un peu – leur couple était bidon mais ils s'embrassaient quand même, pour de vrai.

La scène replongea dans le noir, définitivement. Ace quitta sa place et courut presque dans le dédale de couloir pour échapper au mouvement de foule mais surtout pour leur dire combien il avait trouvé ça incroyable.

Il arriva dans le hall encore désert mais les gens commençaient à arriver de partout. Il chercha l'entré des coulisses puis il repéra une porte noir garder par un garde aussi agréable à regarder qu'une tarentule.

Ça devait être là.

Ace se dirigea timidement vers la porte et présenta son pass. Le molosse le regarda pendant un long moment jusqu'à que son talkie-walkie ne grince quelque chose, il le laissa entrer. Il pensait avoir quitté la folie de la salle mais ici il y avait beaucoup plus d'agitation. Des gens courraient dans tous les sens en hurlant des choses incompréhensibles. Ace décida de les suivre puisqu'ils allaient tous dans le même sens. En effet, au fond de l'interminable couloir se trouvait une porte où on avait placardé le logo du groupe, l'agitation semblait provenir d'ici.

- Dégage gamin !

Il se fit bousculer par un homme qui entra dans la pièce et claqua la porte, Ace n'eut pas le temps de prononcer un mot ou de brandir son badge.

Il toqua à la porte et le visage fatigué de Jewelry apparut :

- Ah, Ace … c'est toi !

Visiblement, elle avait l'air surprise.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

- Rien de grave, t'inquiète !

Un homme entra dans la pièce avec une bonbonne d'air.

- Tu devrais nous attendre à l'extérieur

- Mais j'ai un pass ! s'indigna-t-il.

- … Ace …

- Qu'il dégage, j'veux pas le voir !

Ça, c'était la voix de Trafalgar, dure et étrangement grave, comme rayée. Ace regarda Jewelry, l'espoir collé au fond des yeux. Elle devait le laisser entrer, ça fait deux semaines, deux putains de semaines !

- Désolé, Ace.


Réponse à ma blague, d'y vingt jours ... (l'effet est complémentent pourri maintenant) : Parce qu'ils aiment ce faire sucer à l'entracte !

Voilà, voilà.