bonjour tout le monde, me voilà de retour avec un premier bonus ! Je m'excuse si la qualité du texte est un peu en-dessous de ce que j'ai pu faire avant mais c'est le premier texte que j'écris intégralement depuis la fin de l'histoire. Je ne sais pas quand le prochain sortira, sûrement au début de l'année prochaine mais si vous allez de temps en temps faire un tour sur mon profil vous aurez quelque nouvelle, promis.
J'espère que vous aurez autant de plaisir à retrouver Traf et Ace que j'en ai eu à écrire ce bonus - qu'on peut considérer comme un épiloque.
A bientôt tout le monde et enjoy !
5 ans plus tard à Chicago
Mon avion en provenance de Los Angeles atterrit enfin à Chicago avec plus de deux heures de retard. Heureusement que je n'ai aucun bagage en soute et à peine descendu de l'appareil, je fonce vers le hall de l'aéroport et j'aperçois mon chauffeur tenir une pancarte avec mon nom et le mot « bienvenu » écrit dessus.
- Bonjour, Monsieur, vous êtes enfin là !
- Oui et dépêchons-nous, je dois encore passer à la maison !
- N'êtes-vous pas assez en retard ? Nous devrions aller à la mairie le plus vite possible !
- J'ai mon costume là-bas, pas le choix.
Il prend mon bagage à main et nous courrons vers la voiture, la circulation est dense à cette heure-ci sur le périphérique. Après deux ans passés à Los Angeles, Traf et moi avons décidé de rentrer à Chicago. J'adore cette ville, la preuve j'y vais régulièrement pour mon travail mais Traf ne sentait pas à son aise en Californie : le culte du corps, une concentration plus qu'impressionnante de paparazzi et cette course effrénée à la célébrité qui animait la plupart des gens là-bas ne lui convenait pas du tout. La Californie représente tout ce qu'il déteste et tout ce qu'il ne veut plus revivre. Le problème est que je m'étais fait un joli carnet d'adresse là-bas grâce à ma petite notoriété et surtout grâce à mon travail de graphiste alors depuis notre retour dans l'Illinois, je passe ma vie dans les avions.
J'ai eu peur que cette vie à deux temps, lui à Chicago et moi en vadrouille la plupart du temps ne mette notre couple à rude épreuve mais nous avons appris à nous manquer et je crois que Traf a conscience que j'ai besoin de me réaliser professionnellement de mon côté, sans son aide.
Quant à lui, il n'a jamais voulu reprendre sa carrière artistique, de façon publique en tout cas. Il est même passé dans la rubrique « Où sont-ils passés ? » d'un magazine people à côté de Lady Gaga. Alors il compose pour les autres dans le petit studio jouxtant notre maison et cela le satisfait pour le moment.
Mon portable sonne dans ma poche, un message de Traf :
« T'es où, il ne manque plus que toi ! »
J'imagine déjà sa tête blasée en écrivant ses mots, lui qui n'aime pas le monde doit être servi avec Luffy et ses amis.
« Commencez sans moi, je suis là dans une vingtaine de minute »
« Comme si c'était possible ! »
Je ne peux m'empêcher de sourire, je perçois son agacement à travers les mots sur mon écran. Je ne prends pas la peine de répondre car le chauffeur s'arrête devant chez nous. Nous habitons dans une jolie petite maison de la banlieue chic de Chicago, on a même un jardin d'hiver et Traf s'est découvert une passion pour les plantes vertes. Cette maison est simple et sans chichi, elle est surtout très chaleureuse et j'ai toujours ce sentiment de bonheur qui m'envahit quand je rentre après plusieurs semaines en Californie. Mon costume m'attend sagement sur le canapé, je le prends et remonte rapidement en voiture, la mairie n'est plus qu'à quinze minute, j'ai tout le temps de me changer en route. Nous arrivons enfin devant la mairie, le parking est bondé et il n'y a plus personne à l'extérieur. Je sors d'un bond de la voiture et court jusqu'à la salle réservée pour la cérémonie. En effet tout le monde est là, apparemment ils ont commencé sans moi. Je m'assois tout au fond pour ne pas perturbé l'office.
Au premier rang, Hina, la petite de Jewelry m'aperçoit et me fais de grand signe en sautant sur les genoux de son père. L'instant d'après je vois une touffe de cheveux noirs et un regard tout aussi noir se tourner vers moi – il a l'air contrarié.
Mon téléphone vibre à nouveau : « Ramène tes fesses devant illico »
Je relève la tête vers lui, il vaut mieux que je le rejoigne sinon je vais le regretter. Je me lève et salue de vieille connaissance sur le passage, je souris à Sabo et Koala, Luffy me remarque enfin mais il ne peut pas bouger. Finalement je m'assois sur la chaise vide à côté de celle de Trafalgar et Hina se rue sur moi :
- Tonton Ace !
- Chut, ai-je fait en mettant mon doigt sur ma bouche.
Elle m'imite d'une façon absolument délicieuse – elle en fera couler des larmes plus tard celle-là.
- Nous allons maintenant passer aux vœux.
Je suis pile-poil.
- Monkey D. Luffy voulez-vous prendre pour épouse Nami, ici présente !
- Yep !
Jamais sérieux celui-là, même le jour de son mariage ! Sa femme, à présent, répond la même chose et ils s'embrassent sous un tonnerre d'applaudissement. Le maire invite les témoins à venir signer le registre et c'est là que je rentre en jeu. Luffy saute dans mes bras et ses yeux brillent d'un bonheur sans égal. Je signe, le témoin de Nami également, ça y est mon frère est marié.
Lui aussi est revenu à Chicago, après avoir effectué la totalité de ses études et trouver l'amour sur la côte ouest. Luffy a commencé par des études de géographie et c'est là qu'il a rencontré sa femme mais il a vite changé pour étudier les langues et le tourisme – ça ne s'invente pas. Moi qui croyait qu'il allait terminer ingénieur à la NASA avec son coefficient intellectuel, j'avoue que j'étais un peu déçu quand il m'a annoncé ça. Evidemment il s'est débrouiller comme un chef et maintenant il est journaliste et reporter pour National Geographic. Et il m'envoie une carte postale par mois d'endroit dont je ne connaissais absolument pas l'existence. Nami l'accompagne de temps en temps quand son doctorat de géographie le lui permet.
Bref mon frère a grandi et a une famille maintenant, ça me fout un sacré coup de vieux. Tout le monde sort puis on jette des grains de riz sur les jeunes mariés qui ont le sourire jusqu'aux oreilles. Je reste un peu à l'écart de l'agitation autour des mariés pour enfin retrouver Traf qui lui aussi préfère rester loin du brouhaha.
Je m'approche de lui et il a ce sourire paisible sur les lèvres. Il me tend le bras et je l'observe un peu avant de me blottir contre lui :
- Sympa cette chemise bleu nuit, ai-je lancé.
- La vendeuse m'avait dit bleu marine, a-t-il rétorqué en rigolant. Bienvenu à la maison.
- Désolé du retard, ça n'a pas été trop pénible ?
- Aucun invité n'est mort donc je pense que ça va.
Je souris et on échange un baiser langoureux qui comble le manque qui nous tiens quand nous sommes séparés. Ca fait trois semaines que je n'ai pas mis les pieds à Chicago et durant ces trois semaines, j'ai à peine eut le temps de lui passer un coup de fil et de lui envoyer un sms entre deux réunions. C'est dans ces moment-là que je me demande pourquoi je pars, mais qui dit départs dit retours et les retours sont encore plus intenses.
- Aaaaaaaace ! Traffyyyyy
Luffy me saute sur le dos comme un gamin de douze ans alors qu'il porte un costume trois pièces digne de James Bond. Evidemment tout le monde nous regarde et heureusement Nami n'a pas l'air surprise.
- Comment t'as pu être en retard à mon mariage ! Frère indigne !
- L'avion avait un problème technique, j'y peux rien !
- Traffy, tu l'as engueulé j'espère !
- Il aura sa fessé ce soir, ne t'en fais pas, a-t-il répondu.
Je lui fais les gros yeux, comment il peut sortir un truc pareil alors qu'absolument tous les invités du mariage nous dévisage.
- J'suis plus un gamin, je vois de quoi vous parlez …
Luffy descend finalement de mon dos et réajuste son costume avant de retrouver ses invités et sa femme, qui lui frappe sévèrement le bras. Je suis contente que quelqu'un d'autre fasse ça à ma place. Je lance un regard de mort à Traf :
- Sale enflure !
- C'est pour toutes les fois où tu m'as fait languir, a-t-il dit en mettant les mains dans ses poches.
Je ne dis rien, il sait très bien que je culpabilise un peu de mes absences à répétition et il ne se gêne pas pour appuyer là où ça fait mal. Et même s'il me sourit, cette petite pique est criante de vérité.
Luffy rassemble tout le monde et on se dirige vers le parc pour la traditionnelle séance photo. C'est là que mon rôle devient crucial puisque mon frère m'a désigné photographe de la journée pour, je cite, « qu'on ne voient pas ma tête de déterré sur les photos ». Chaque invité à le droit à sa photo avec les mariés : d'abord les parents de la mariée, puis tous les gens formant la famille de Luffy – sauf moi, les amis, juste Sabo et Koala, les anciens membres de The Supernovas – où la tête de Traf est tellement terrifiante que je vais la mettre sur notre boîte aux lettres avec la mention « attention chien méchant ». J'en fait une deuxième où ils sont tous beau. Et finalement je confie l'appareil à Traf pour qu'il m'immortalise avec Luffy et sa femme – la photo est ridicule puisque mon macaque de frère n'a pas pu s'empêcher de me faire les oreilles d'âne, oui, il vient de se marier.
Après ça, tout le monde se dirige vers la salle de réception – Traf a sorti la Bentley pour l'occasion. On suit la vieille américaine décapotable des mariés jusqu'aux abords du lac Michigan où se déroule le reste des festivités. Dans la voiture, je regarde les photos que je viens de prendre alors que Traf est au volant :
- La femme de Luffy est vraiment canon, ai-je murmuré.
- A ce point ?
- Carrément, peut-être que tu devrais te teindre en roux et de faire poser des implants mammaires.
- Quoi ?
- Je plaisante, voyons !
- Fais attention à toi, sinon tu auras double-raclé ce soir !
Il me tape gentiment la cuisse puis sa main reste à mon contact. Sa chaleur est toujours aussi apaisante, elle agit comme un anti-stress immédiat sur moi. Ses mains ont toujours réussi à me relaxer totalement, peu importe les conditions. On arrive sur le lieu de la réception, Jewelry et sa famille nous rejoigne :
- Ace ! Pourquoi tu n'appelles pas plus souvent ! La famille c'est sacré et Hina ne voit jamais son tonton Ace, tu trouves ça normal !?
- Salut, Jewel, toi aussi tu m'as manqué, ai-je souris.
- Et toi tu ne râles pas ! a-t-elle crié en s'adressant à Traf.
- J'essaye de faire en sorte qu'il m'appelle moi en premier, un dossier à la fois, a-t-il répondu.
- Vous avez fini mon procès, Messieurs les jurés ?
Jewel éclate de rire et finit par me prendre chaleureusement dans ses bras. Pendant ce temps, Traf ouvre le coffre de la voiture et sort une guitare, je me rends compte alors que ça fait une éternité que je ne l'ai pas entendu jouer.
- Tu vas jouer quelque chose ?
- Oui, c'est mon cadeau de mariage pour ton frère, on va faire un duo.
- Vraiment ? Luffy est assez doué pour ça ? La dernière fois que je l'ai entendu, il m'a joué Oasis et je n'ai pas reconnu … Et je connais Oasis !
- Je n'ai plus rien à lui apprendre, répond Traf un souriant.
On se dirige tous vers la salle qui est une sorte de grange ancienne : le toit est incroyablement haut avec des poutres qui traverse dans tous les sens. Un lieu authentique et vrai qui correspond parfaitement au caractère de mon frère. La fête bat son plein, on danse, on boit – beaucoup, je discute avec Sabo et sa femme, avec Thatch que je ne vois plus des masses depuis que sa petite est là et que Jewel à un autre gâteau dans le four …
Hina a cinq ans maintenant et c'est une vraie chipie, elle adore passer du temps avec « parrain-punk » comme elle l'appelle et moi j'en suis plus que content – quand je ne suis pas là, je peux compter sur elle pour faire sourire Trafalgar.
Il est tard maintenant, la plupart des invités sont partis. Il ne reste plus que les ex-Supernovas, Luffy et sa femme et Sabo et Koala. Je suis assis derrière une table, les yeux un peu perdus dans les vapeurs d'alcool mais je me sens bien, cette journée a été grandiose. Traf discute avec Luffy et finalement les deux montent sur la petite scène qui accueillait avant le groupe engagé pour la soirée. Je me redresse, impatient de les entendre.
Ils sont tous les deux, comme seuls au monde, juste avec leur guitare et il ne faut rien de plus que la magie opère. Ils se cherchent d'abord dans les rythmes, les notes, se perdent un peu parfois puis finalement s'entendent à merveille – c'est vrai que Luffy joue merveilleusement bien maintenant mais Traf a toujours ce petit truc en plus, ce génie, ce don du ciel qui le rend inégalable.
There's a light
A certain kind of light
That never shone on me
I want my life to be
Lived with you
There's a way
Everybody say
To do each and every little thing
But what does it bring
If I ain't got you,
ain't got ?
Baby
Tiens c'est Luffy qui chante, sûrement une sérénade pour Nami. D'ailleurs elle est à côté de moi, elle a retiré son voile et défait son chignon qui lui heurtait le crâne. Ses longs cheveux roux cascadent sur son épaule et elle a plein d'étoile dans les yeux – comme moi, mais les siens brillent d'amour. Je pose ma main sur son bras et elle tourne la tête vers moi :
- Ça va ? ai-je demandé.
- Si je ne suis pas heureuse le jour de mon mariage, je ne sais pas quand je le serais !
- Tu n'as pas choisi le mari idéal, ai-je rigolé.
- Je m'en fous de l'idéal, je l'aime c'est tout. Il me fait rire, il est imprévisible mais rassurant, stupide et d'une façon brillant, l'esprit d'un gamin et le corps d'un homme. Je sais que jamais je m'ennuierai avec lui et que j'aurais toujours de nouvelles raisons de tomber amoureuse.
Je ne sais pas quoi répondre à ça alors elle retourne à la contemplation de celui qu'elle aime. Luffy aussi n'a d'yeux que pour elle, il se lève de son tabouret pour s'asseoir sur notre table pour ne chanter que pour elle. Moi je regarde Traf, qui continue sa partie sans broncher, ce soir, c'est Luffy la star.
Son sourire imperceptible sur le visage, le feu dans ses yeux et tous ces petits riens qui font la différence – Dieu que ça m'avait manqué et Dieu que je suis content d'être à nouveau près de lui.
You don't know what it's like,
Baby, You don't know what it's like
To love somebody
To love somebody
The way I love you
Luffy repart sur scène et se rassoit. Trafalgar décide à son tour de chanter sans me lâcher du regard une seule seconde et je retombe amoureux de lui comme au premier jour. Le même feu s'empare de mon ventre, le même rythme fait danser mon cœur, et la même confusion brouille mon cerveau ; je ne peux jamais lutter quand il me fait une déclaration d'amour, je tombe toujours un peu plus profond. J'ai un sourire idiot sur le visage, sûrement un peu à cause de l'alcool et beaucoup à cause de lui.
La chanson termine, on applaudit tous. Jewel sert sa fille dans ses bras alors que Thatch embrasse ses cheveux, Sabo et Koala ont les mains étroitement liées, Luffy saute littéralement sur Nami et Traf s'approche de moi et on s'embrasse chastement – les démonstration en publique ce n'est toujours pas son truc et ce n'est plus le mien maintenant.
- On rentre ? a-t-il chuchoté après que sa bouche ait quitté la mienne.
Je hoche simplement la tête pour approuver. Quand je me lève, la terre tourne un peu trop vite pour moi et je manque de tomber mais il me rattrape, amusé. On salue chaleureusement tout le monde et on sort dans la nuit fraîche :
- Tu peux conduire ? lui ai-je demandé.
- Je n'ai pas bu autant que toi. Tu m'en accordes une ?
Il me montre son paquet de cigarette. Il n'a pas que très peu fumé depuis cinq ans, je réponds oui – je lui dois bien ça. Il allume son briquet dans l'obscurité, j'avais oublié à quoi il ressemblait quand une simple lueur rougeâtre illuminait ses yeux, j'avais oublié à quel point je le trouvais beau avec ce poison entre les doigts. Je me colle à lui, profitant de son odeur à nouveau fumée et il passe son bras autour de ma taille :
- C'était un beau mariage.
- Ouais, mais je suis exténué, avec le décalage horaire …
- Et tous les verres que tu t'es enfilés.
- Ça va, je ne bois jamais !
- Je plaisante, ne te braque pas. Tu veux aller au chalet ce soir ?
- Seulement s'il y a déjà un feu dans la cheminé !
- Il n'y a pas que ça …
Je me retourne et il jette son mégot d'un geste gracieux. Mes yeux interrogent les siens :
- T'as préparé quelque chose ?
- Juste deux ou trois bricoles.
On s'embrasse un peu plus langoureusement, protégés par la nuit et le silence des rues. Et la fumée de son haleine me ramène en arrière avec mélancolie. L'époque où on était un peu plus jeune, un peu plus fou et surtout un peu moins séparé.
- Tu repars quand ?
- Je ne sais pas, tout de suite si j'écoutais mes clients. Jamais si j'écoutais mon cœur.
Il me sert un peu plus contre lui et je me rends compte alors que cette vie de soirée et de cocktail en Californie n'est que de la poudre aux yeux. Je n'ai pas besoin de boire du champagne à 200 $ la flûte, je n'ai pas besoin de côtoyer les riches patrons de la Silicon Valley, je n'ai pas besoin d'une chambre avec vue si je suis seul à des milliers de kilomètres de celui que j'aime.
- Je n'ai même pas eu le temps de te demander comment tu allais !
- J'ai connu mieux, je ne suis pas en grande en forme en ce moment.
Je pose des yeux inquiets sur lui, je ne l'ai pas remarqué et je m'en veux :
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Oh, tu sais les médicaments … Mon traitement est un peu plus lourd et j'ai du mal à dormir, je suis sûr un gros projet en ce-moment.
- Je suis désolé, Traf !
- De quoi ?
- De ne pas être là, à te soutenir, de te laisser seul la plupart du temps ! me suis-je exclamé, plein de culpabilité.
- Je sais très bien m'occuper de moi-même, ton travail est en Californie c'est normal que tu partes !
- Mais ce n'est pas normal que je ne sache pas que mon compagnon va mal, que je suis pas là pour le soutenir ! Je vais faire mon possible pour travailler à la maison !
- Ce n'est pas une bonne idée.
- Quoi ? Pourquoi ?
- Je n'ai pas besoin d'un infirmier, ce que je veux c'est toi, l'homme que j'aime et que tu le veuilles ou non, tes absences font parties de toi. Tu as besoin de t'éloigner pour mieux revenir, comme moi avant, et je le comprends totalement.
Je me love une dernière fois contre lui et nous prenons la voiture en direction du chalet. Le trajet se fait en silence, je regarde le paysage par la fenêtre et malgré la nuit je connais par cœur chaque lumière qui mène jusqu'au chalet. On y arrive finalement et je pousse la porte de la confortable cabane de bois. En effet, il n'y avait pas que le feu dans la cheminé, il y avait des bougies partout et deux coupes de champagne doré sur la table. On s'assoit sur le canapé :
- Le champagne je sais pas si c'est une bonne idée, j'ai déjà bien bu.
- On passe au dessert tout de suite, dans ce cas.
On s'embrasse puis on se sépare et on se ré-embrasse encore et encore. On se laisse doucement sombrer dans les affres de la passion :
- Bienvenu à la maison, chuchote sa voix.
