Hello les enfants ! C'est vendredi, c'est raviolis, c'est nouveau chapitre !
Merci pour les deux reviews sur le chapitre précédent.
Bisous
Tu es mon nouveau monde
Chapitre 2 : Finalement je vais peut-être rester… Non non y'a aucune raison à ça !
Anna se dépêcha de trouver et atteindre la porte d'entrée, l'ouvrit en grand, et s'arrêta de respirer.
Bouche légèrement ouverte, yeux grands ouverts, bras ballants. C'était à peu près à ça que ressemblait Anna à ce moment précis. En ouvrant la porte, elle avait vu… [soupir d'extase de la part de l'auteure. Hein ? Oui, je m'incruste comme ça dans l'histoire ! Tout le monde a le droit de profiter alors pourquoi pas moi ?]
Deux hommes – nains, rectifia-t-elle mentalement – se trouvaient face à elle. Probablement les deux plus beaux mâles qu'elle ait jamais vu de sa vie. Ils étaient un peu plus grands qu'elle, et paraissaient aussi plus âgés. Celui de droite avait de longs cheveux bruns qui retombaient sur ses vêtements de cuir noir. Ses yeux chocolats étaient pétillants de malice, et son sourire… On aurait dit qu'il venait de trouver ses cadeaux le matin de Noël ! Anna posa ensuite ses yeux sur celui de gauche, et là elle comprit toute la signification du mot perfection. Blond aux yeux d'un bleu topaze hypnotisant… Il avait un air altier, un charisme et un magnétisme indéniable. Sa moustache était tressée et quelques mèches de ses cheveux également. Il lui souriait d'un air appréciateur. « Non, tu t'imagines des trucs ma vieille » se morigéna intérieurement Anna.
-Fili, se présenta le blond.
-Et Kili, lança le brun.
-Pour vous servir, ajoutèrent-ils en même temps, s'inclinant face à elle.
Contrairement à Dwalin ou Balin, ces deux-là rajoutèrent un baisemain au protocole de présentation. Non pas que ça la dérangeait, bien au contraire ! Elle sentit d'ailleurs ses joues s'enflammer.
-Personne ne nous avait prévenu qu'il y aurait une fille, pensa Kili à voix haute.
-Encore moins une aussi jolie créature, renchérit Fili en lui lançant un regard.
-Pas touche mon frère, je l'ai vu en premier, lâcha Kili en riant.
-Dans tes rêves petit frère, rit le blond.
Anna hallucinait. Est-ce que les deux frères Beaux Gosses étaient vraiment en train de se battre pour elle ? Finalement ce n'était pas si mal la Terre du Milieu !
-Attendez, murmura Anna. Je vous reconnais, je vous ai vu en rêve…
Elle se souvenait du rêve qu'elle avait fait avant de se réveiller avec la gueule de bois. Elle était sur un balcon, et ce nain l'appelait et était venu la chercher pour un dîner…
-Tu as vu petit frère, s'exclama Fili. A peine arrivé je fais déjà fureur !
-Ce n'est pas juste, grommela l'autre. Pourquoi elle n'a pas rêvé de moi ?
Anna se rendit compte de ce qu'elle avait dit et devient écarlate. Elle remarqua alors qu'ils étaient armés jusqu'aux dents, surtout Fili. Elle lui désigna un coffre de bois pour qu'il puisse poser toutes ses lames – une bonne trentaine – et se tourna vers Kili avant de se figer. Il tenait à la main un arc. Anna s'approcha et tendit la main.
-Je peux ? fit-elle sans détacher son regard de l'arme.
-Bien sûr, accepta le nain en lui tendant.
Elle passa sa main avec déférence sur le bois, et apprécia la souplesse de l'objet.
-Il est magnifique… Il tire loin ?
-Plutôt oui, dit l'archer.
Fier qu'on ne se moque pas de lui parce qu'il était archer, il discuta avec elle jusqu'à ce que la voix de Dwalin se fasse entendre.
-Alors comme ça la gamine sait tirer ?
-Je ne suis pas une gamine et je peux atteindre n'importe quelle cible, se défendit Anna.
-N'importe quelle cible, hein ? se moqua le guerrier. Alors prends une flèche et touche…
Il alla à l'autre bout du couloir et posa son doigt sur une tâche sombre du bois d'environ un centimètre de large.
-…cette tâche, là.
-Maître Dwalin, elle est à quinze mètres et la cible est minuscule, ce n'est pas juste, la défendit Kili.
-Merci Kili, mais je vais le faire. Puis-je emprunter votre arc ainsi qu'une flèche ?
Kili les lui tendit sans rien ajouter. Anna encocha la flèche et eut un peu de mal à tirer la corde mais y parvint et respira un bon coup avant de viser et tirer. L'air à peine surpris de Dwalin et les visages sidérés des deux frères indiqua à Anna que son don faisait des merveilles. Elle rendit son arme à Kili, et se dirigea vers Dwalin.
-Je ne prétends pas savoir me battre, mais je sais tirer. Vous ne devriez pas juger les gens sur leurs apparences, Maître Dwalin. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, je dois aller voir Monsieur Baggins.
Elle inclina la tête et tourna les talons vers la salle à manger. Dwalin se tourna ensuite vers les deux frères. Ils furent légèrement inquiets de son air grognon – encore plus grognon que d'habitude – et se jetèrent un coup d'œil.
-Pas de blague, n'est-ce pas ? lança Dwalin. A propos de la petite. Vous m'avez bien compris, bande de garnements ?
-Oui Maître Dwalin, grommelèrent Fili et Kili en chœur.
Le guerrier soupira et leur fit signe de le suivre pour l'aider à débarrasser la salle à manger du hobbit.
Anna de son côté n'avait pas trouvé Bilbo, alors avait demandé à Balin si elle pouvait aider à faire quelque chose. Le vieux nain lui indiqua gentiment de commencer à sortir des assiettes, des chopes, et tout ce dont ils pourraient avoir besoin.
Quelques instants plus tard, une flopée de nains avait envahi la maison du pauvre Monsieur Baggins qui courait dans tous les sens, perdu. Anna voyait les nains piller allègrement le garde-manger et installer la table de loin, elle s'était reculée dans le couloir et personne ne semblait l'avoir remarqué. Elle sentit alors un regard peser sur elle et releva la tête. Un géant habillé de gris se tenait de l'autre côté du couloir. Son regard pénétrant la frit frissonner. Elle traversa le flot de nains en vitesse et s'approcha de lui. C'est alors qu'elle le reconnut, pour avoir vu un millier d'images de lui sur internet.
-Gandalf ?
-En effet, mon nom est Gandalf le Gris, s'inclina le magicien. Et à qui ai-je l'honneur ?
-Oh, je m'appelle Anna, se présenta-t-elle en s'inclinant à son tour.
-Vous n'êtes pas d'ici…
Son ton se fit mystérieux. Anna hocha doucement la tête. Le magicien et elle s'éloignèrent un peu du chahut.
-J'étais avec des amis, j'ai vu un objet et je l'ai attrapé, fit-elle en plongeant la main dans sa poche. Je me suis évanouie et quand je me suis réveillée ce matin, j'étais devant la porte de Monsieur Baggins. Il a pris soin de moi. Tenez, regardez.
Elle lui présenta le bracelet qu'elle avait trouvé le soir de Noël. Gandalf le saisit.
-Comment est-ce possible ? lâcha-t-il.
-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta Anna.
-Le bracelet… de l'héritier…
-L'héritier ? Quel héritier ? Héritier de quoi ?
-Écoutez-moi bien jeune fille. Ce bracelet est unique. Forgé par Mahal lui-même pour sa bien-aimée il y a longtemps. La légende dit que celui qui porte ce bracelet est l'héritier, en l'occurrence l'héritière, de Mahal.
-Mahal ?
-Le dieu suprême des nains.
-Qu'est-ce que ça signifie ?
-Vous êtes l'héritière de Mahal, mi-naine mi-déesse. Y'a-t-il quelque chose qui vous soit arrivé, quelque chose que vous avez vu ? N'omettez aucun détail.
-Je me suis endormie ici il y a quelques heures. J'ai rêvé d'un grand palais blanc… J'y suis entrée, j'y ai vu une femme, très belle, qui m'a dit que Eru m'avait choisie pour sauver une aventure… Et qu'il me donnait le don de précision, compléta-t-elle.
Elle était au bord de la crise de panique. « Mais putain c'est quoi ce bordel ? » cria-t-elle intérieurement.
-Assurément vous venez avec nous, fit le magicien.
Anna hocha la tête. Avait-elle le choix ? C'était son destin apparemment, décidé par un foutu père de toutes choses. Pourquoi elle ? Comme si elle n'avait pas déjà assez de problèmes avec sa vie normale… Elle secoua la tête, chassant ses larmes. Le magicien la regardait avec gentillesse.
-Je comprends que tout ceci soit bien déroutant, et que votre situation est compliquée. Ce que nous allons entreprendre est dangereux. Vous souffrirez peut-être, physiquement ou psychologiquement. Cela apportera aussi du bon. Mais il y aura des temps sombres et des coups durs, soyez en certaine.
Anna eut un rire cynique, et fixa le magicien avec amertume.
-On dirait que les coups durs j'y suis aimantée… Vous en faites pas pour moi, j'ai l'habitude de tout ça. Maintenant je crois que je vais aller dîner. Vous venez ?
Et elle s'en alla vers la salle à manger, sans pleurer ni hurler. Tenir droite ! Pas le droit de s'écrouler ! Ces mots tournaient en boucle dans son esprit.
Beaucoup de nains étaient déjà assis. Anna fouilla la salle du regard. Elle se sentit soudain soulevée sous chaque bras et poussa un glapissement effrayé. Fili à sa droite, Kili à sa gauche, les nains l'assirent entre eux sur le banc de bois. Ils lui firent chacun un sourire d'ange innocent, qui la fit rire. Elle regarda les plats passer à table à une vitesse effarante, les aliments voler, les nains rire et se bâfrer. Elle sentit qu'on la tirait par la manche. Fili lui tendait une assiette remplie de charcuterie et de fromage, avec des fruits.
-Merci, fit-elle, gênée.
Il lui renvoya un sourire éclatant. « Attention au sourire Colgate » pensa-t-elle.
-Il faut se servir vite avec les nains, ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Elle rougit et tourna les yeux vers son assiette, trouvant son contenu du plus haut intérêt soudainement. Elle dévora son plat en quelques instants. Le fait que les nains n'avaient strictement aucune manière à table l'avait rassurée sur ce qu'on pouvait penser de son appétit. Elle remarqua alors que Fili n'était plus près d'elle, et cela l'inquiéta. Elle le vit alors, sautant sur la table, slalomant habilement entre les assiettes avec des chopes remplies à la main.
-Qui veut une bière ? Voilà. Tiens. Une bière demoiselle Anna ?
-Oui, merci.
Une fois que chacun eut sa chope en main, ils trinquèrent.
-Allez les gars, à trois ! fit un nain dont elle ne connaissait pas le nom. Un, deux, et cul-sec !
Ils descendirent leur bière en quelques secondes. Anna posa sa chope sur la table une microseconde avant celle de Fili. Il la regarda, surpris.
-Ben quoi ? fit-elle avec un sourire coupable. J'aime bien la bière.
Tout le monde éclata de rire face à l'air déconfit de Fili.
-Allez mon gars, ce n'est pas grave, fit le même nain que tout à l'heure. Ce n'est pas la fin du monde si une fille a une meilleure descente que toi !
Et à ces mots la table éclata encore de rire. Le nain qui avait parlé se tourna vers Anna, un grand sourire sur le visage.
-Jolie demoiselle, je n'avais pas eu mot de votre présence. Bofur, pour vous servir, se présenta-t-il.
Les nains se présentèrent chacun leur tour. Anna ne savait plus qui était qui, mais bon…
-Anna, pour vous servir, dit-elle en s'inclinant légèrement.
-Anna ? s'étonna le plus jeune – Ori ? ou était-ce Nori ? – en la fixant timidement. De quelle origine est-ce ?
-C'est provençal, enfin je crois, répondit-elle en haussant les épaules.
Ses yeux se posèrent alors sur Gandalf, qui la fixait sévèrement.
-Vous ne connaissez peut-être pas la Provence, commença Anna, mal-à-l'aise.
Les nains secouèrent la tête.
-Eh bien, je viens d'un pays très lointain qu'on appelle la France. La Provence est une région du sud. Il y fait un peu plus chaud que chez moi, le soleil y brille plus souvent. On peut se baigner dans la mer, et ça sent bon les plantes dans l'arrière-pays.
Ori notait scrupuleusement tout ce qu'elle disait dans un cahier.
-Je n'ai jamais entendu parler d'un peuple nain qui habiterait dans un pays nommé la France… Et que faites-vous ici ? questionna un nain roux à la barbe tressée – Gloïn.
-Anna est un peu spéciale, fit Gandalf. Vous verrez plus tard de quoi il retourne.
Gloïn haussa les épaules et les nains reprirent le banquet là où ils l'avaient laissé. La nourriture vola de nouveau. Anna écoutait ce que Bofur lui racontait depuis l'autre côté de la table, et sursauta quand le bras de Fili se tendit brusquement devant son nez. Elle se tourna vers lui. Il n'avait même pas levé les yeux de son assiette. Quels réflexes…
-Attention aux tranches de jambon volantes, dit-il en relâchant le bout de viande qu'il avait attrapé.
Anna gloussa. La nourriture commençait à être épuisée, et les nains sortirent de table. Anna alla dans le couloir pour ne pas gêner. Elle voulait demander quelque chose à Gandalf, mais Bilbo lui faisait apparemment une scène juste à côté d'elle. Ori s'approcha, tout timide et maladroit. « Le pauvre petit chou… » pensa Anna avec un sourire ironique.
-Excusez-moi, je suis désolé de vous déranger, mais qu'est-ce que je dois faire de mon assiette ?
Anna se mordit l'intérieur des joues pour ne pas rire. C'est alors que Fili – sorti de nulle part – s'approcha et se saisit de l'assiette en question.
-Moi je sais Ori, donne-la moi.
Il la lança alors vers Anna, qui eut pour pauvre réflexe de survie de se laisser tomber par terre dans un bruit sourd. Elle grommela quelque chose d'inintelligible en roulant pour se relever plus loin. Kili, qu'elle n'avait pas vu derrière elle, avait rattrapé l'objet avant de relancer à Bifur dans la cuisine. Anna resta plaquée contre la paroi d'un couloir, observant avec amusement les nains se lancer l'intégralité de la vaisselle. Fili jonglait avec un bol pendant que Bilbo frôlait la crise cardiaque. Kili entonna alors une chanson, reprise par toute la troupe.
Blunt the knives, bend the forks !
Smash the bottles and burn the corks !
Chip the glasses and crack the plates !
That's what Bilbo Baggins hates
Cut the cloth and trail the fat !
Leave the bones on the bedroom mat !
Pour the milk on the pantry floor !
Splash the wine on every door !
Dump the crocks in a boiling bowl ;
Pound them up with a thumping pole ;
And when you've finished, if they are whole,
Send them down the hall to roll !
That's what Bilbo Baggins hates !
Au milieu de la chanson, Anna avait senti un bras enserrer sa taille et s'était retournée pour trouver Kili, tout sourire face à elle. Il l'entraîna dans une danse endiablée dans toute la maison avant de retrouver les autres comme par magie dans la salle à manger. Ils riaient de la tête de ce pauvre Bilbo face à sa vaisselle volante. Anna s'accrocha au bras de Kili, surexcitée.
-C'était génial ! Comment vous faites ça ? Je serais incapable d'en faire de même, sérieusement c'était trop cool !
Kili, ravi de l'attention qu'il avait obtenue, fit le fier un instant, sans remarquer l'air renfrogné de son frère un peu plus loin. Des coups violents sur la porte d'entrée les firent sursauter. Anna se tourna vers Gandalf.
-Hmm. C'est lui.
Ok, alors :
1) je sais, Anna c'est pas provençal, mais à la base l'héroïne s'appelait Anaïs et ça c'est provençal ^^'
2) je sais que c'est illogique que les nains chantent en anglais alors qu'ils ne connaissent par cette langue mais je déteste leurs chansons en version française
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