Je ne pensais pas écrire une suite, mais on m'en a demandé une et... J'ai finalement eu une petite idée.
/!\ Cette fic change du coup de rating, on passe sur du M

Voilà voilà, j'espère que ce deuxième - et dernier - chapitre plaira tout autant que le premier.

Bonne lecture !

(Disclaimer : sont pas à moi !)


Ianto fut immédiatement projeté sur la paroi faisant l'angle avec sa porte d'entrée. Il la poussa simplement d'un coup de pied, lâchant sa veste et sa clef qu'il tenait du bout des doigts. Tout n'était plus qu'odeur et toucher, baisers et caresses, alors que les lèvres de Jack dévorant son cou et le haut de son torse l'enflammaient tout entier. Passant ses mains sur ses épaules, il débarrassa l'immortel de sa chemise et le poussa contre la porte d'entrée. Le jeune gallois vint mordiller le lobe de l'oreille de Jack, lui arrachant quelques râles de plaisir. Ceux de Ianto se mêlèrent vite aux siens lorsqu'il sentit les doigts de Jack caresser sa virilité. Il se dépêcha de déboutonner le pantalon de son patron mais s'arrêta tout à coup et fit quelques pas en arrière.

Il avait entendu un bruit.

Jack haussa les sourcils et l'attira à lui, mais Ianto se dégagea, posant un doigt sur ses lèvres pour intimer le silence à son amant. Les yeux ronds, chaque atome bouillonnant de désir, Jack se fit violence pour s'exécuter. On toquait à la porte. Si Ianto n'était pas déjà rouge écarlate, il le serait devenu à l'instant. Il attrapa le bras de Jack et le jeta presque dans les toilettes, la pièce la plus proche.

« Qu'est ce que... ?

-Et si jamais c'est ma sœur ?! »

Jack n'eut pas le temps de répliquer que la porte des vespasiennes se claquait devant lui. Ianto remonta dans le même temps sa braguette et enfila sa chemise en un éclair. Pas le temps de la fermer, on tapait de plus en plus fort à la porte. Tentant de se composer un visage moins rouge et frustré, il ouvrit la porte. Ses mains tremblaient. Il redoutait de savoir qui était de l'autre côté.

Derrière le battant se trouvait sa voisine, une jeune trentenaire toute fine, discrète, et bien habillée. Célibataire. Au moins ce n'était pas sa sœur, mais heureusement qu'il s'était tout de même débarrassé de Jack. Il n'osait pas imaginer les idées saugrenues qui auraient traversé la tête de l'immortel... Ou plutôt si, il ne les imaginait que trop bien. Gêné, surpris, Ianto ouvrit la bouche et la referma. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Est-ce qu'elle avait entendu quelque chose, est-ce qu'elle les avait surpris ? La jeune femme resta elle aussi un moment interdite, son regard comme arrêté sur le torse du gallois qui se dévoilait entre les deux pans de sa chemise. Chemise dont la couleur cramoisie était exactement identique à celle de son teint. Se reprenant, sa voisine sembla s'ébrouer avant de lui offrir un faible sourire.

« Désolée de faire interruption, je ne vous dérange pas ?

-Non, pas du tout... Qu'est-ce qui vous amène ? »

Il n'avait pas envie qu'elle traîne, Jack pouvait sortir à tout moment de sa cachette. Vraiment, vraiment, Ianto ne voulait pas voir ça. Et surtout, plus vite elle partirait, plus vite il pourrait aller le rejoindre.

« Je... En fait, mes WC sont bouchés, je me demandais si je pouvais utiliser les vôtres ? »

Ianto manqua d'éclater de rire et de mourir de gêne en même temps. Elle semblait vraiment embarrassée de poser une telle question, se rendant également peut être compte, à l'air de son voisin, qu'elle n'arrivait pas spécialement au bon moment.

« Heu... Je suis désolé, ça ne va pas être possible, les miens sont... »

Non, il ne pouvait pas dire aussi bouchés, ça ne passerait pas.

« ...ils fuient. »

Il n'était tout à coup même pas sûr que ces trucs puissent fuir, mais c'était la seule réponse qui lui était venue.

« Désolé de ne pas pouvoir...

-Non, non, il n'y a pas de soucis. Merci beaucoup. Bonne soirée. »

Ianto murmura de même un « bonne soirée », mais la jeune dame s'en était déjà allée. Poussant un long soupir de soulagement, le Gallois referma la porte, cette porte qui ce soir n'avait décidément pas voulu les laisser tranquilles. Il se précipita dans les toilettes où Jack était toujours planqué. Il avait tenté de suivre l'échange en écoutant à travers le battant. Il adressa un grand sourire narquois à son amant lorsque celui ci vint enfin le libérer, et Ianto lui lança avant même qu'il n'ait eût le temps d'ouvrir la bouche pour railler son compagnon :

« La ferme ! »

Il se précipita dans la chambre, Jack sur ses talons, et se jeta littéralement sur le lit. Un Jack Harkness tout feu tout flamme lui atterrit bientôt dessus. Frustrés deux fois deux suite, ils en oublièrent toute tendresse et toute douceur : n'existait plus que cet appel impérieux et sauvage, ce désir, cette passion, cette pulsion qui les emportait dans une explosion de sensations toutes plus violentes et jouissives les unes que les autres. Peau contre peau, souffle contre souffle, ils libérèrent toute la tension de cette soirée, déjà accumulée depuis plusieurs journées de travail, toutes plus difficiles les unes que les autres. Et ils avaient eu l'impression d'étouffer. Alors ils lâchèrent prise, l'un contre l'autre.

Les derniers habits les recouvrant encore volèrent vite aux quatre coins de la pièce. Le lit semblait, quand à lui, être devenu un ring de combat. Tous deux roulaient, à chaque fois que l'un se retrouvait dessous, il repoussait l'autre pour reprendre le dessus, tandis que leurs bouches embrassaient, leurs langues léchaient, leurs dents mordillaient, faisant résonner dans la pièce un véritable concert de soupirs et gémissements de plaisir. Stabilisant Ianto sous lui, Jack s'introduisit d'un mouvement des plus brutaux en lui. Le cri de Ianto lui arracha un sourire tandis qu'il commençait des mouvements de vas et viens saccadés et beaucoup moins contrôlés qu'à son habitude. Sa victime ne s'en plaignait pas, se redressant bientôt pour coller son corps contre le sien et enlacer ses jambes autour de lui. Jambes et bras enlacées, ils se perdirent entièrement l'un dans l'autre. C'était bon. Salvateur. Et éreintant.

Leurs corps retombèrent bientôt l'un à côté de l'autre, encore frémissants du plaisir inimaginable qui venait de les envahir. Jack et Ianto reprirent leur souffle, peau contre peau. Au bout de plusieurs minutes, lentement, ils tournèrent la tête l'un vers l'autre. Se dévisagèrent, se noyèrent dans le regard désormais si hospitalier de l'autre. Ianto s'accrochait aux pupilles bleues de Jack avec la même force que celle avec laquelle il s'était accroché à lui durant leurs ébats. Pas un bruit, pas même une mouche ne se risqua à briser le silence. Juste leurs deux respirations. Jack finit par articuler :

« On a même pas mangé...

-Tu as encore faim ? Répliqua Ianto d'un ton taquin Jack lui renvoya un large sourire alors que sa main vint caresser sa joue. Sa voix n'était qu'un doux murmure :

-J'ai toujours faim. »

Se glissant entre les draps, il attira son Ianto à lui. Avec douceur. Cette douceur qu'ils avaient totalement oubliée tout à l'heure. Cette douceur dont leurs deux âmes meurtries avaient pourtant définitivement besoin. Un long frisson les prit tous deux lorsque leurs bras s'enroulèrent autour de l'autre et que leurs lèvres vinrent se trouver. Elles s'unirent d'elles mêmes, tendres, suaves, déclarant tout l'amour que les deux âmes solitaires semblaient si incapables de s'avouer à haute voix.


Oui j'avais envie de finir sur quelque chose d'un peu plus doux...

Et si vous êtes gentils et que vous me laissez votre avis sur cette fic, peut être aurez vous droit à une livraison de Jack tout nu rien que pour vous ! :D