Coucou mes p'tits chous ! JE SUIS A L'HEURE ! m^me encore plus tôt que d'habitude !

Merci pour les reviews hein ^^

fabienne.2869 : Merci beaucoup, vraiment ça fait plaisir de voir que l'histoire plaît, et je ne sais pas vraiment quoi dire à part te remercier d'être toujours au rendez-vous et pour tous ces compliments ^^

Audiiie : t'inquiète, je savais que t'étais toujours là ^^ on a tous aimé Dwalin hein ;) merci en tout cas. la suite de l'OC/Bilbo ? ça mérite réflexion... je tiendrai informé de toute façon.

Bonne lecture ! (P.S. : l'auteure n'a consommé aucune substance pour écrire ce chapitre).


Tu es mon nouveau monde

Chapitre 18 : Accrobranche, Araignées et Arrestation

Ils étaient finalement arrivés au pont de pierre, mais grimacèrent en voyant ce qu'il en restait. Bilbo fut envoyé le premier, et la Compagnie suivit. Les branches tanguaient, menaçaient de craquer, mais ils purent tous traverser sains et saufs… sauf Bombur qui tomba à l'eau et s'endormit. Il fut transporté sur un brancard de fortune et ils continuèrent leur route à travers cette maudite forêt.

Ils n'en pouvaient plus. Tout semblait flou. Le monde tournait étrangement autour d'eux. Depuis combien de temps étaient-ils dans cet endroit maléfique ? Ils semblaient tous en proie à des illusions. Ils semblaient… perdus. Anna suivait machinalement, ses pieds se mettant mécaniquement l'un devant l'autre. Elle ne cherchait même pas à savoir ce qu'il se passait. Elle se sentait mal. Elle avait déjà vomi trois fois depuis l'incident avec Fili. Qu'elle évitait soigneusement depuis d'ailleurs.

Ils s'étaient arrêtés, commençant à parler de plus en plus fort, jusqu'à ce que Thorin les rappelle à l'ordre.

-Vous tous, ça suffit ! Silence ! On nous observe…

Anna, assise à même le sol, fixait le sol devant elle avec un sourire idiot. Elle voyait des petits chatons roses jouer entre eux devant elle. Elle ne sentit pas la présence derrière elle, mais hurla quand quelque chose lui transperça le bras gauche. Elle tomba inconsciente.

Lorsqu'elle se réveilla, elle avait mal à la tête. Ah, elle avait la tête en bas, c'était pour ça. Par contre, lorsqu'elle vit la substance gluante qui l'enveloppait, elle commença à hyper-ventiler. Elle avait une peur bleue des araignées. Et être dans une toile d'araignée géante ne lui plaisait pas. Mais alors pas du tout. Elle entendit une voix près d'elle.

-Dard… c'est bien comme nom.

-Bilbo ! appela-t-elle. Bilbo, par ici !

Elle se sentit tomber et atterrir mollement sur le sol. D'autres paquets tombèrent près d'elle, et bientôt elle vit Dori qui la sortait de son cocon. Elle se releva maladroitement, et faillit faire une crise de panique quand elle vit d'autres araignées arriver vers eux. Elle se roula en boule au sol en hurlant. Les nains se battaient comme ils le pouvaient face aux araignées démesurées. Ils allaient partir en courant pour sauver leurs peaux quand des elfes, sortis de nulle part, pointèrent leurs flèches sur eux. Anna se releva, aidée par Fili qui lui murmura un « Désolé pour tout-à-l'heure ».

-Pas grave, lui murmura-t-elle. Là on a plus urgent.

-Je pourrais te tuer nain, n'en doute pas. Et avec grand plaisir, lâcha un blond qui semblait être le chef.

Sa flèche était pointée droit sur Thorin.

-A l'aide ! Aaaah !

-KILI ! hurlèrent en même temps Fili et Anna.

Ils allaient se précipiter pour le sortir de là mais des elfes leur bloquèrent le chemin en pointant leurs flèches sur eux. Anna était prête à forcer le barrage quand même mais avant de foncer dans le tas, elle vit une elfe rousse qui tua les araignées qui menaçaient le brun. Elle souffla de soulagement, et ne put retenir un gloussement face à l'air ébahi de Kili.

-Fouillez-les, ordonna l'elfe blond.

Anna regarda intensément l'elfe qui s'approchait d'elle.

-Vas-y, grogna-t-elle. Ose poser tes mains sur moi si t'as des corones[pas besoin de traduire je pense…]

L'elfe fronça les sourcils et fit un pas hésitant.

-Je jure sur la tête de mon frère que tu souffriras tout le reste de ta misérable existence si tu t'approches encore plus, menaça-t-elle.

Elle se tourna vers le blond qui commandait.

-Je refuse d'être fouillée par un homme, enfin un elfe mâle. C'est contraire à mes principes. Je sais que je n'en ai pas beaucoup mais le peu que j'ai, j'y tiens. J'ai remarqué qu'il avait une elfe, là. Si vous voulez que je sois fouillée c'est elle ou rien.

Le leader sembla contrarié mais acquiesça néanmoins. Dwalin souriait fièrement, et Fili fut rassuré qu'il n'ait pas à décapiter un elfe qui aurait osé posé ses sales pattes sur SA Anna.

Anna se retenait de rire face au nombre de lames qu'un elfe sortait des replis du manteau de Fili. Ce nain était une armurerie sur jambes. La rousse s'approcha d'elle et lui confisqua ses armes également, sauf ses brassards, qui ne laissaient pas voir à quel point ils étaient dangereux. La jeune fille se garda bien de le mentionner. Le blond avait à présent l'épée de Thorin dans les mains et parlait en elfique. Elle bâilla bruyamment et ouvertement, attirant l'attention sur elle.

-Que fait une fille, seule, avec treize nains ? demanda-t-il avec suspicion.

Anna serra ses petits poings à s'en faire blanchir les phalanges. Elle en avait marre des gens qui la prenaient pour la prostituée du groupe ! Mais zut à la fin, elle n'était même pas habillée de manière provocante ! Elle décida de remettre le blond en place et observa négligemment ses ongles.

-Dis voir, tree-hugger, lâcha-t-elle. Je t'ai pas demandé la couleur de ton caleçon, alors tu t'écrases ou c'est moi qui t'écrases, compris ?

Même Dwalin et Thorin en était bouche bée. Cette fille avait une forte tendance suicidaire… Provoquer ainsi en elfe en de telles circonstances était fort peu recommandé. Mais quand même, la fierté se lisait dans leurs yeux.

L'elfe en question avait bougé, si vite que personne ne le vit, et soudainement il était derrière Anna, une dague pressée sur sa gorge. Elle déglutit.

-Forcément si tu as de tels arguments, lutin des bois…

Il la repoussa violemment au sol.

-Aouch ! fit-elle en trébuchant.

Elle s'était tordue la cheville. Les elfes commencèrent à pousser les nains en direction de leur palais, sauf qu'Anna ne s'était pas relevée.

-Attendez, fit Bofur, notre amie est blessée !

-Si elle ne peut pas suivre, je la laisse aux araignées, lança l'elfe sans se retourner.

Fili faillit lui expliquer sa façon de penser mais préféra la soulever dans ses bras et avancer avec les autres. Ils marchèrent un bon moment entre les arbres jusqu'à une passerelle de pierre qui amenait à une grande porte qui se referma derrière eux. Anna avait moins mal mais s'était bien gardé de l'annoncer, préférant rester blottie contre son nain.

Ils furent guidés sur les petits ponts aériens qui traversaient l'immense caverne. Anna pensa en frissonnant qu'ils ressemblaient bien trop à une toile d'araignée géante à son goût. Ils furent emmenés dans les cachots, et chaque nain fut jeté dans une cellule individuelle, sauf Anna et Fili. Celle-ci avait fait semblant d'être inconsciente et l'elfe, ne voulant pas toucher ces horreurs de nains, n'avait pas pensé à la mettre dans une cellule séparée de son porteur. Par contre retirer la dernière dague que Fili avait caché, il y avait pensé, pour le déplaisir total du blond. Fili déposa Anna sur ses pieds, et ils se collèrent à la grille.

-Alors, vous ne me fouillez pas ? demandait Kili à l'elfe rousse. Je peux avoir n'importe quoi dans mon pantalon.

-Ou rien, répondit l'elfe en fermant la grille de la prison.

Anna et Fili, en face, explosèrent de rire.

-Bien joué frangin, lança Fili.

-Excellente technique, on sent l'expérience derrière cette approche fabuleuse, ajouta Anna.

Kili grommela quelque chose et alla s'asseoir sur le banc de pierre. Les nains se jetaient contre les grilles de leurs cellules pour tenter de les faire céder. Anna et Fili avait joint leurs efforts pour enfoncer la grille à grand renfort de coups de pieds, mais rien n'y fit. Elle tenta même de crocheter la serrure avec les lames de ses brassards, mais elles étaient trop larges.

De longues minutes plus tard, Thorin fut amené à une cellule près d'eux.

-Il propose un marché ? demanda Balin.

-Oui, grogna Thorin. Je lui ai dit qu'il pouvait ishkâr fêr dûg nûh, lui et tous les siens !

-Comme ça, c'est réglé, lança le vieux conseiller. Un marché était notre seul espoir.

-Pas notre seul espoir, répliqua mystérieusement Thorin.

Anna et Fili tournaient en rond dans leur prison, frustrés.

-Je sais ! Si on jouait ? demanda joyeusement Anna.

-A quoi ? demanda Fili.

-Attends, tu vas voir, répondit-elle avec un grand sourire. Mais il nous manque un joueur.

-Qu'est-ce que tu as encore inventé ? se méfia le blond.

-Moi ? fit innocemment la jeune fille en battant des paupières. Voyons, ce n'est pas mon genre de faire des bêtises.

Fili lui renvoya un regard genre « Vas-y, prends-moi pour un troll ». Anna lui planta un rapide baiser sur les lèvres et alla se poster devant la grille. Elle se tourna vers Fili juste une seconde.

-Comment il s'appelle le blond de tout-à-l'heure ?

-La rousse l'a appelé Legolas.

-Merci.

Elle agrippa fermement les barreaux, prit une grande inspiration.

-LEGOLAS ! ESPÈCE DE LUTIN DES BOIS, TREE-HUGGER, PUB L'ORÉAL AMBULANTE, AMMÈNE TON JOLI P'TIT CUL ICI QUE JE T'EXPLIQUE MA FAÇON DE PENSER !

Fili la fixait, les yeux ronds comme des soucoupes.

-JE TE MÉPRISE ! TU N'ES QU'UN FRIMEUR, UN PETIT SALAUD ARROGANT ! ET EN PLUS TU M'AS PRIS POUR UNE PUTE ! JE NE TE LE PARDONNERAI JAMAIS ! JE VAIS TE CASSER LA GUEULE ! JE VAIS T'APPRENDRE A RESPECTER LES FEMMES, MOI !

Anna releva fièrement la tête quand la tête blonde de son elfe préféré apparut devant elle.

-Super, je vais pouvoir arrêter de crier, fit-elle sarcastiquement. Dis voir, la rousse, tu te l'es tapée ? Non ? J'en étais sûre ! Si tu pensais être discret en la matant sous tous les angles, c'est raté mon grand. Oh mais attends… Peut-être que je me trompe…

Elle sortit son sourire le plus carnassier.

-Papa sait que tu préfères les mâââââles, les vrais ?

Ce fut la phrase de trop pour les nains et leurs éclats de rire résonnèrent dans la voûte. Legolas passa son bras entre les barreaux et saisit Anna au collet en la ramenant brutalement contre le métal.

-Au prochain mot tu mourras, la prévint-il.

-Tu crois que j'ai peur de toi, lutin des bois ? cracha-t-elle.

Elle lui cracha – littéralement – à la figure. Il la relâcha sur le coup, et elle se recula vivement. Fili la prit dans ses bras, hilare. Mahal, il l'aimait encore plus ! Anna se retourna vers lui en grimaçant.

-Je crois que mon côté nain commence à beaucoup ressortir…

Legolas, furieux, allait l'invectiver quand la rousse arriva près de lui.

-Le roi veut la voir.

Anna fut emmenée jusqu'à une plateforme où reposait un imposant trône. Dessus était assis un grand elfe, blond, dont la couronne était faite de branchages et de baies. Elle était intérieurement terrifiée, loin des nains, mais elle se devait d'être une grande gueule jusqu'au bout.

-Saaaaalut mon poteau ! Comment va la vie, ça baigne ? lança-t-elle avec un grand sourire.

-Taisez-vous ! ordonna-t-il de sa voix impérieuse.

Aussi tôt Anna ferma la bouche et se raidit. C'est qu'il ne plaisantait pas le mannequin… Un long silence gênant s'installa. Il la détaillait ouvertement et ça la mettait mal-à-l'aise.

-Alors comme ça, mon fils a un « joli p'tit cul » selon vous ? lança-t-il négligemment.

Anna ouvrit grand les yeux en entendant ça. Elle additionna deux et deux et… Elle devint blanche comme la craie.

-Euh… oups ?

-Passons outre votre comportement inapproprié et indécent. J'ai un marché à vous proposer.

-Ouais, enfin vous avez vu mon chef y'a cinq minutes et il vous a déjà dit non, donc je ne pense pas être en mesure d'accepter.

-Je vous relâcherai, vous uniquement, fit l'elfe comme s'il ne l'avait pas entendue. Avec une escorte de mes gardes, vous entrerez dans cette montagne et me rapporterez des gemmes qui m'appartiennent. Blanches et pures comme des étoiles…

-Et j'y gagne quoi ? demanda Anna avec scepticisme.

-Lorsque vous reviendrez avec mon bien, je relâcherai un certain nain blond. Vous pourrez partir tous les deux.

Anna se retint de rire.

-Hors de question, dit-elle simplement. Je n'abandonnerai pas toute ma famille derrière.

Le roi elfique sembla réfléchir et alla se rasseoir.

-Si votre majesté des lutins le permet, je vais me poser les fesses aussi, ça me fatigue de rester debout, lança-t-elle en s'asseyant par terre.

Le visage du roi se tordit de colère.

-Même Thorin Oakenshield ne se permet pas autant de familiarités avec moi ! tonna-t-il.

-Habitue-toi Blondie, et puis je suis pareil avec lui. Mais c'est vrai, il ne se permet aucune familiarité… Seulement de vous dire ishkâr fêr dûg nûh vous et tous les vôtres !

Ah, la fumée commençait à sortir des oreilles de l'elfe.

-T'en fais pas, moi j'ai juste un petit problème avec l'autorité.

Elle le voyait devenir de plus en plus furieux.

-T'as pas du vin ? J'ai soif.

-Petite effrontée, tu…

-Effrontée ? C'est la première fois qu'on me la sort celle-là. Ça sonne bien.

-SILENCE !

Anna grimaça en se massant les oreilles.

-Eh, couché, oreilles pointues. J'ai horreur qu'on me crie dans les oreilles.

Thranduil n'en pouvait plus. Cette naine avait usé toute sa patience et tous ses nerfs.

-Tauriel, ramenez-la à son cachot.

L'elfe rousse apparut et prit Anna par l'épaule pour la ramener dans la cellule de Fili.

-Anna ! s'exclama le blond en se précipitant pour la prendre dans ses bras. Tout va bien ?

-Oui, disons que le chef des lutins n'aime pas mon humour.

-Que vous a-t-il demandé ? intervint Thorin.

Elle leur rapporta l'intégralité de leur conversation. A la fin, Dwalin, très fier, lança :

-Même moi je n'aurais pas fait mieux. Une vraie naine. Bravo jeune fille.

Tous les nains la félicitèrent, hilares. Son sale caractère allait être connu de toute la Terre du Milieu !

-J'ai une dernière idée mais j'ai besoin de vous, dit-elle alors.

-Si c'est pour continuer à casser les pieds des elfes, nous vous écoutons, répondit Thorin à la surprise générale.

-Je vais chanter. Chaque phrase que je chanterais, vous devrez la répéter sur le même ton et la même mélodie, d'accord ? Bofur, tu vas m'aider pour le rythme.

Elle commença à taper les barres de métal, suivie de Bofur.

-C'est parti !

J'ai rencontré un troll, il marchait dans la forêt (bis)

Il traînait derrière lui un elfe tout empaqueté (bis)

Ha qu'il est fort Ha qu'il est beau Ha qu'il est grand mon ami troll du Chaos (bis)

Je lui dis mon ami, que vas-tu faire de ct'elfe (bis)

Il répond j'vais l'bouffer, farci avec des pommes (bis)

Ha qu'il est fort Ha qu'il est beau Ha qu'il est grand mon ami troll du Chaos (bis)

Il brandit sa massue et frappa vers ma tête (bis)

Il voulait sans tarder m'ajouter dans l'assiette (bis)

Ha qu'il est fort Ha qu'il est beau Ha qu'il est grand mon ami troll du Chaos (bis)

J'ai évité l'assaut en courant dans les bois (bis)

Quand j'me suis retourné, ben il était plus là (bis)

Ha qu'il est fort Ha qu'il est beau Ha qu'il est grand mon ami troll du Chaos (bis)

Et j'ai suivi sa piste, pour trouver sa caverne (bis)

Puis je l'ai vue, cachée par delà le gros chêne (bis)

Ha qu'il est fort Ha qu'il est beau Ha qu'il est grand mon ami troll du Chaos (bis)

Alors j'ai vu le troll prendre un objet pointu (bis)

Et pour farcir les pommes il lui enfonçait dans le AÏE ! (bis)

Ha qu'il est fort Ha qu'il est beau Ha qu'il est grand mon ami troll du Chaos (bis)

Anna et les nains s'amusaient comme des petits fous. Les nains étaient tellement hilares qu'ils étaient pliés en deux, mais continuaient à chanter. Brailler cette chanson dans les oreilles sensibles des elfes était un si bon amusement…

-J'en ai une autre ! lança-t-elle.

Les orques à droite et les elfes à gauche
Massacrons-nous dans la taverne
Il y en a qui disent que la danse est moche

Mais tout ça c'est des balivernes
Prenez la hache de votre voisin
Envoyez-la sur vos ennemis
Si les elfes sont encore là demain
On pourra les manger farcis
En formation tous les archers
Vous visez un orque au choix
Si vous arrivez à le toucher
Faudra courir un peu mieux que ça
Les orques à droite et les elfes à gauche
Massacrons-nous dans la taverne
Il y en a qui disent que la danse est moche
Mais tout ça c'est des balivernes
Attrapez l'elfe qui est à votre droite
Et foutez-lui des coups de massue
J'avance d'un pas, je recule de quatre
Et j'lui mets un coup de pied yaha!
Sortez vos dagues et plantez-les dans l'oeil
De votre voisin d'en face
Si vous lui touchez le cervelet
Tournez deux fois, sautez sur place
Les orques à droite et les elfes à gauche
Massacrons-nous dans la taverne
Il y en a qui disent que la danse est moche
Mais tout ça c'est des balivernes
Alors euh...c'est fini?
NON!
Il reste un elfe encore vivant
Attrapez-le par les cheveux
Coupez-lui les jambes, c'est marrant
Ca court moins vite et c'est tant mieux!
Sautant sur vos boucliers
Vous surfez sur les flaques de sang
Foncez sur tous les rescapés
Et c'est fini on est content!

Anna et Fili s'étaient mis à danser en même temps, comme d'autres nains d'ailleurs. Certains tapaient des mains, les autres sifflaient. Anna ne voulait pas s'arrêter.

-Je vais vous raconter une histoire ! brailla-t-elle.

Cette chronique se déroule dans un temps, où le temps lui-même n'existait pas. Ni les chroniques d'ailleurs.
C'était un temps où la vie n'avait que peu de valeur, où le sang coulait par barriques entières,
un temps où les modems n'atteignaient même pas vingt-huit kilo bits par minutes. Un temps...
Eh tu vas la faire ta chronique, oui ?
Raahhh… Bon. En ce temps très ancien, que les moins de vingt mille ans ne peuvent pas connaître, la haine entre les peuples avait atteint son paroxysme. Venues des cinq coins de la Terre de Fang, d'immenses et redoutables armées convergèrent vers la plaine de Zoug Amag Zlong. Venu des terres gelées, chevauchant des dragons des glaces, les Barbares et les Amazones faisaient tourner leurs armes au-dessus de leurs têtes. Arrivés du cœur des montages, à gauche à côté du volcan vomissant du soufre, sur des chariots chargés de barils de bière, les Nains ivres rotaient leur envie d'en découdre. Montés sur des licornes rehaussées d'or et d'argent, la Confrérie des Maîtres Sorciers et Confiseurs venait protester contre la hausse des prix du sucre. Tout juste sortie des portes de l'enfer, la guilde des Nécromanciens tentaient une fois de plus d'asservir le monde aidé par des hordes de Démons et des Orcs des pâturages montés sur de redoutables brebifants. Enfin des Elfes qui passaient par là n'eurent d'autres choix que de lutter pour rester vivant, parce que personne ne les aime ces sales prétentieux. Replongeons-nous ensemble dans les meilleurs moments de ce qui restera dans les mémoires comme la bataille la plus sanglante qu'aient connus les peuples libre et les servants des forces du mal; mais aussi les campeurs qui étaient venu cueillir des champignons par ce bel après-midi ensoleillé.
Dès le début de la bataille c'est déjà le merdier
Les flèches des Elfes dans les airs tirées
Les tonneaux percèrent et les Nains ont chialé
Les Peaux Vertes les plus affectueux
Cherchaient gueuses à monter
Les Amazones corset déchiré
Leurs dents de démons leur firent avaler
Soudain le sol a tremblé
Sous la charge des armées
Les Barbares énervés
Comme des bourrins se sont élancés
En face les Elfes on priés
Leur lambas on gerbés
Leurs ennemis empotés
Dans le vomi se sont gamellés
Alors chaque armées lança ses léviathans au cœur de la bataille, et ce fut la charge des brebifants, des ornithorynques de guerre, des caribous du chaos, des castors ninja, et le terrifiant hamsterzilla.
We're the brave and mighty
We're metal warriors
Slaying for the glory
Tooth picking with our sword
We shall fight for our king
Until infirmity
Cause we are true warrios
À ce moment décisif, les ornit...
Eh tu nous laisse écouter le solo, oui?
Après avoir défait ses adversaires, le hamsterzilla devenu berserk et donc incontrôlable commença à gober aussi bien ses ennemi que ses alliés. Pour les malheureux emprisonnés dans son estomac, une seule sortie s'offrait.
Ah ça vas pas non ? J'irai pas par là, ça pue trop !
We're the brave and mighty
We're metal warriors
We're dirty and smelly
Guts and shit on our sword
We shall fight for our king
Until infirmity
Cause we are true warrios
Par le polochon de Dlul ! Bonne nuit les petits.
Excédés par la violence des combats, la confrérie des maîtres sorciers et confiseurs venait de prononcer l'invocation de Dlul ; Dieu du sommeil et de l'ennui.

-Alors, ça vous a plu ? demanda-t-elle à la fin.

Elle fut ravie d'entendre les cris approbateurs des nains.

-Je suis fatiguée, je vais dormir maintenant.

Ils se souhaitèrent bonne nuit et Anna se lova contre Fili pour dormir.


Voilà voilà ^^

Les chansons sont :

-Troll Farceur et Elfe Farci

-Massacrons nous dans la taverne

-La Bataille de Zoug Amag Zlong

Le tout par Naheulband. Tout est disponible sur Youtube, et franchement allez les écouter c'est juste de la bonne humeur en musique !

A la semaine prochaine mes p'tits chous ! Gros bisous.