Hello mes p'tits chous ! Oui je sais je suis en retard, non je n'ai aucune excuse, oui je suis désolée. Vraiment.

J'étais étonnée du peu de reviews sur le dernier chapitre ? Aurais-je choqué les fans de Thranduil ? Est-ce que les chanons du Naheulband n'ont pas plu ? Si quelque chose dans le chapitre vous déplaît n'hésitez pas à le dire, tant que ce n'est pas agressif et que votre remarque est constructive.

Anga 27 : merci d'être au rendez-vous comme toujours ! Merci du compliment. Je crois que je n'ai jamais autant ri en écrivant que lors de la confrontation Anna/Thranduil ^^

J'ai une précision assez importante d'ailleurs : Les chapitres que je poste ont été écrit il y a des mois, j'ai commencé à écrire cette fic six mois avant de commencer à publier. Certains (ils se reconnaîtront) par MP sont toujours là à me dire "tu devrais mettre ça dans le prochain chapitre" "tu ne peux pas plutôt faire ça après ?" "rectifie ça au prochain chapitre" et autres... Alors je sais que ça paraît très prétentieux mais je m'en fiche complètement : C'est MA fanfiction. Alors je fais ce que JE veux. Si je veux teindre la barbe de Dwalin en rose fuschia je le ferai. Si je veux que Thranduil fasse un strip-tease à Azog sur la musique "Sexy Lady" de Shaggy je le ferai. Et si je veux faire chanter Ryan Gosling dans cette fic je le ferai. Voilà.

Sur ce, bonne lecture ^^


Tu es mon nouveau monde

Chapitre 19 : Fuite en tonneaux

-Vous n'êtes pas piégés ici, non, disait une voix quand Anna se réveilla, secouée par Fili.

Bilbo était venu les sauver. Il les emmena jusqu'à la cave, et les nains commencèrent à s'énerver, mais Bilbo les supplia de l'écouter et de rentrer dans les tonneaux. Seulement Bilbo n'avait pas vu qu'il manquait un tonneau… Anna se glissa en grommelant contre Fili, se retrouvant complètement collée à lui.

-Avoues que tu rêvais d'être serrée contre moi comme ça depuis le début, fit le blond d'une voix enjôleuse.

-C'est ça blondinet je ne rêvais que de ça et AAAAAH !

Anna sentit son tonneau rouler et tomber en chute libre. Son cri s'étouffa lorsque de l'eau glacée l'entoura de toutes parts. Ils refirent surface en toussant et crachant de l'eau.

-Allez, en avant ! ordonna Thorin en ramant avec ses bras.

-Elle est fraîche, ça réveille, lança Kili.

-Tais-toi et rame, grommela Anna.

-C'est sympathique, tu es toujours de bonne humeur le matin, répliqua moqueusement Kili.

Elle lui renvoya un regard noir et pagaya avec ses bras, se trempant intégralement – elle était déjà trempée mais bon on ne va pas chipoter hein. Elle avait un peu de mal à bouger, étant collée à Fili, mais heureusement ils avançaient avec le groupe.

-Attention ! hurla Thorin.

Elle s'accrocha instinctivement à Fili et fut heureuse de son réflexe, la seconde d'après ils tombaient dans les rapides. Un cor retentit au loin. Les elfes avaient donné l'alerte. La grille se ferma. Leur porte de sortie venait de se volatiliser. Anna et Fili étaient presque sous le pont, quand le corps sans vie d'un des gardes tomba près d'elle. Elle lâcha un cri horrifié en voyant la flèche noire qui en sortait. Les orcs avaient rattrapé la Compagnie, et commençaient à envahir les berges de la rivière. Anna se baissa, se pliant en deux par-dessus le rebord du tonneau, pour permettre à Fili, bien plus efficace qu'elle en combat, de se battre avec plus de liberté contre leurs assaillants. N'étant pas complètement absorbée par les combats, elle put voir Kili qui fixait le levier de bois. Le levier qui actionnait la porte.

-Kili, non ! C'est trop dangereux ! cria-t-elle.

Le brun ne l'écouta pas, et sauta sur l'escalier qui y menait. Aussitôt Anna grimpa sur les épaules de Fili et sauta pour rejoindre le jeune nain. Dwalin lança une lame à Kili, celui-ci tua le premier orc qui se présentait à lui. Anna serra les poings et les lames de ses brassards sortirent avec un chuintement feutré.

-Assassin's Creed le retour ! hurla-t-elle en se jetant sur un orc qui approchait.

Avec Kili, ils échangèrent un regard. Ils firent en même temps un bond en avant et décapitèrent deux orcs.

-Balouk tagâl ! cria Anna. [Traduction (au choix) : tu vas morfler / bouffe ma hache / coucou toi tu sais ce que tu vas prendre ? / Chaaargez ! / moi et mes potes on va te découper].

Ils se couvraient l'un l'autre, veillant à ne pas trop s'exposer.

-Kili ! Abaisse ce putain de levier, maintenant ! lui ordonna Anna.

Elle avait ramassé deux épées sur des cadavres d'orcs, et se tourna pour les lancer à la Compagnie. Personne n'avait remarqué Bolg, le rejeton transgénique d'Azog, qui avait encoché sa flèche dans leur direction. Personne ne vit le trait partir.

Anna, en voulant lancer une lame à Gloïn, avait donné un coup de coude maladroit à Kili. Celui-ci s'était donc légèrement penché sous l'impact.

La flèche lui déchira la peau au niveau du mollet, lui arrachant un râle de douleur. Anna se tourna vers lui, en état de choc.

-Non… souffla-t-elle.

-KILI ! hurla son frère.

Le brun réussit à s'accrocher au levier et se laissa tomber de tout son poids, réussissant à l'abaisser. Anna se précipita pour le soutenir, et vit Fili qui retenait un tonneau d'une main, l'autre s'accrochant au bord pour ne pas bouger.

-Kili, saute dans le tonneau ! lui ordonna Anna.

-Non, vas-y toi ! Tu ne peux pas rester derrière !

-Toi non plus ! Mais je ne resterai pas derrière, je te le jure ! Va dans le tonneau !

Elle lui donna une légère impulsion et il atterrit dans le mode de transport peu commun en criant de douleur.

-Anna ! l'appela Fili. Viens !

-Je vous rejoins de l'autre côté ! répondit-elle.

Elle descendit à nouveau le levier, maintenant les grilles ouvertes pour être sûre qu'ils étaient tous passés. Elle grimpa en vitesse sur le muret après avoir tué un autre orc, et ferma les yeux. « Saut à l'élastique, sans élastique. J'espère que l'eau n'est pas trop froide ». Elle prit une grande inspiration et sauta dans le vide, battant des bras et des jambes en l'air comme une imitation peu gracieuse d'un oiseau et d'un coureur de marathon. Bolg, sur la rive, tira une autre flèche qui lui écorcha l'épaule, mais elle la sentit à peine sur le coup.

-YOLOOOOOO ! cria-t-elle.

La seconde d'après, elle transperçait la surface de l'eau comme un boulet de canon. Les nains, un peu plus loin, étaient très inquiets. Surtout alors que les secondes passaient et qu'elle ne remontait pas. S'était-elle assommée ? Avait-elle coulé ? Finalement un poing victorieux creva l'écume, et elle ressortit à moitié, inspirant un grand coup. Elle dévala les rapides, et réussit à s'accrocher au tonneau de Bifur plus bas. Le nain la retenait d'une main, et elle réussit à ne pas se noyer dans la longue série de rapides qu'ils traversèrent.

Les orcs étaient toujours à leurs trousses, et la compagnie se lançait des armes récupérées sur les cadavres pour se défendre. Anna se tenait au tonneau du bras droit, son bras gauche étant inutilisable à cause de la douleur intense qui se répandait à présent de son épaule. Fili découpa rageusement un orc qui l'attendait sur la berge, Thorin épingla un orc à une branche qui passait au-dessus de la rivière avec une lance, et Dwalin récupéra une hache avec un bon coup de boule bien senti.

-Coupez le tronc ! ordonna Thorin.

Sur le tronc qui passait au-dessus de l'eau, huit orcs au moins, en embuscade. Thorin donna un bon coup au milieu du bois mais ça ne suffit pas. Dwalin qui arrivait derrière fit voler le tronçon en éclat, noyant les orcs. Anna fut ensuite témoin d'une scène peu commune. Bombur, dont le tonneau avait été légèrement percé par une lance, se retrouva à valdinguer, roulant et rebondissant sur la terre ferme avec sa carcasse de bois. Atterrissant miraculeusement sur ses pieds, il sortit ses bras du tonneau, tenant une hache et un genre de harpon. Tournant sur lui-même, il éradiqua le petit groupe d'orc qui se trouvait là avant de sauter dans un tonneau vide qui flottait à l'avant de la compagnie.

Ils traversèrent de nouveaux rapides, et Bifur se pencha pour la repêcher après une énième petite chute d'eau. Legolas – mais d'où il sort lui ? – jouait tranquillement aux équilibristes, continuant à tirer ses flèches sur les orcs, un pied sur la tête de Dwalin, l'autre sur la tête de Dori. Alors qu'ils continuaient à flotter et descendre rapidement le cours d'eau tumultueux, Thorin lança son arme dans un orc qui menaçait Legolas par derrière. Anna ne put s'empêcher de penser, malgré sa récente aversion pour les elfes, qu'il leur avait donné un bon coup de main. Elle se retourna donc, et cria pour être sûre d'être entendue.

-Merci lutin des bois !

Les nains se laissèrent porter par le courant, et atteignirent finalement une berge accessible là où le courant était moins fort. Les rapides leur avaient donné une avance certaine sur les orcs. Anna se laissa amener à la berge par Bifur, et rampa avec son bras droit pour sortir entièrement de l'eau avant de se mettre sur ses pieds. Elle vit Kili se laissa tomber sur un rocher en grognant de douleur, et se traîna à lui.

-Désolée, c'est de ma faute… Si je ne t'avais pas poussé, tu n'aurais pas été sur la trajectoire de la flèche.

-Ce n'est rien, juste une égratignure, la rassura Kili malgré sa grimace. Tu n'y es pour rien, ne culpabilise pas. En plus tu as pris un coup à l'épaule aussi.

-Juste une égratignure, le rembarra gentiment Anna.

Oïn et Fili s'approchèrent. Fili était très inquiet que deux des personnes qu'il chérissait le plus au monde soient blessées. Oïn allait regarder la jambe de Kili mais ce dernier insista pour qu'Anna soit examinée en première. Le guérisseur lui retira sa veste sans manche et tira sur le tissu de sa chemise noire pour regarder la plaie.

-Flèche noire, annonça-t-il platement.

-Debout, ordonna Thorin.

-Kili et Anna sont blessés, protesta Fili. Il leur faut des bandages !

-Les orcs nous talonnent, on se met en route.

Oïn inspectait la blessure d'Anna en grimaçant. Marmonnant des choses incompréhensibles, il passa à la blessure de Kili.

-Flèches noires, répéta-t-il.

-Et alors ? fit Fili.

-Flèches de Morgul. Poison.

Les deux blessés et le blond pâlirent. Oïn posa une compresse à Anna, un rapide bandage à Kili, et s'éloigna. C'est alors qu'une flèche partit se planter dans la branche que Dwalin avait brandi comme protection, et Kili, voulant lancer une pierre à l'agresseur, fut privé d'arme par une autre flèche.

-Refaites ça, et vous êtes mort, annonça la voix d'un homme.

Anna se tourna vers le nouvel arrivant. Grand, solidement bâti, brandissant un grand arc. Un homme qui savait se battre.

-Excusez-moi, mais vous êtes de Lacville si je ne m'abuse, lança Balin en montrant qu'il était désarmé. Le bateau que vous avez là, il ne serait pas à louer par hasard ?

Pendant que Balin tractait avec l'homme, Anna avait remis sa chemise correctement et sa veste, aidée par Fili. Ils avaient ensuite aidé Kili à se déplacer de son rocher au bateau, doucement. Ils montèrent sur la barque, et Anna se laissa tomber par terre, s'adossant à la rambarde, pendant que les nains se massaient à l'avant du bateau, discutant entre eux.

-Étrange qu'une jeune fille voyage seule avec toute un groupe de nains, lui lança le batelier.

-Si vous me prenez pour la prostituée de service je jure que les trois gosses dont vous avez parlé plus tôt seront orphelins.

L'homme parut plus surpris par sa voix que par sa menace.

-Quel est votre nom ?

-Anna. Fille de personne.

-Je suis Bard, se présenta le batelier. Vous me paraissez bien jeune pour voyager. Votre père est un de ces nains ?

-Non, j'ai seize ans et ces nains sont mes amis, je les considérerai presque comme ma famille pour certains. Et je ne suis pas naine de naissance. Je suis une humaine qui vient d'un autre monde. Et je me fiche que vous me croyiez ou non parce que ça n'a aucune espèce d'importance de toute façon.

Elle avait parlé froidement, durement.

-Je vous crois, avait répondu Bard. Seize ans… Vous êtes à peine plus jeune que ma fille aînée, Sigrid.

-Quel âge ont vos deux autres enfants ? demanda Anna en se radoucissant.

-Bain aura bientôt quinze ans, et Tilda a sept ans.

-Vous devez en voir de toutes les couleurs, sourit Anna.

-C'est vrai, admit Bard avec un sourire. Mais ce sont de vrais rayons de soleil.

Anna hocha la tête et retourna à la contemplation silencieuse de l'eau, n'écoutant pas de quoi les nains et Bard parlaient.

-Dans les tonneaux, vite ! ordonna le batelier.

-Il n'y en a pas assez, dit Anna.

-Alors Anna reste dehors, elle peut passer pour une humaine, proposa le batelier.

N'ayant d'autres solutions, les nains se glissèrent dans les tonneaux pendant qu'Anna restait près de Bard.

-Vous êtes grande pour une naine. Ça devrait aller, lui dit le batelier.

-C'est vous ou moi que vous essayez de convaincre ? lui répondit Anna.

Bard alla ensuite marchander du poisson pour recouvrir les nains. Anna se retenait de rire en entendant les exclamations outrées des nains.

-Halte ! fit une voix quand ils arrivèrent à la douane. Contrôle de marchandises. Documents s'il-vous-plaît. Oh, c'est toi Bard !

-Bonjour Percy, le salua le batelier.

-Quelque chose à déclarer ?

-Rien. Oh si j'oubliais, ma nièce, Anna, est avec moi.

-Ta nièce ? s'étonna le douanier en fixant la jeune fille.

-Oui, sa mère, la sœur de ma regrettée épouse, était partie vivre avec les elfes il y a bien longtemps. Mais maintenant sa fille veut découvrir le monde.

-Oh, je vois, fit le batelier. Bienvenue à Lacville, jeune fille !

-Merci monsieur, répondit-elle en exécutant une révérence.

-Et voilà, tout est en ordre, dit Percy en tendant un papier à Bard.

Un homme en noir attrapa le papier au vol. Anna fronça les sourcils.

-Oh non. Voyons, voyons. Chargement de tonneaux vides, venant du royaume des forêts. Seulement, ils ne sont pas vides. N'est-ce pas Bard ? Si je me souviens bien tu es enregistré en tant que batelier, pas en tant que pêcheur.

-Ce ne sont pas vos affaires, répondit calmement Bard.

-Faux, reprit l'homme. Ce sont les affaires du maître, donc ce sont aussi mes affaires.

-Oh voyons Alfrid, un peu de cœur, il faut que les gens mangent !

-Ces poissons sont illégaux.

-Et mon poing dans ta face, c'est illégal ? fit une voix féminine, tranchante comme une lame de rasoir.

Bard se tourna d'un coup vers Anna, les yeux écarquillés. Elle se mordit la lèvre. « Penser à installer un filtre entre mon cerveau et ma bouche ». Le dénommé Alfrid contourna Bard et la regarda avec des yeux brillants de convoitise.

-Qu'avons-nous là ? fit-il d'une voix mielleuse.

-Ma nièce, s'empressa d'annoncer Bard.

Il lui servit la même fable qu'au douanier. Alfrid s'empara de la main de la jeune fille, et y déposer un baiser pour le moins baveux.

-Je suis enchanté de faire votre connaissance demoiselle. Bienvenue à Lacville. Je peux vous faire visiter la ville si c'est votre souhait.

-Je dois aller chez mon oncle, répondit vitement Anna en agrippant nerveusement la manche de Bard. Je suis très fatiguée de mon voyage.

-Je vois, répondit Alfrid en la détaillant de haut en bas. Bien, bien. Nous nous verrons plus tard…

Il sortit du bateau.

-Videz les tonneaux par-dessus bord, ordonna-t-il aux soldats qui l'accompagnaient.

Bard réussit à le faire changer d'avis in extremis, juste avant qu'un des nains ne soit découvert. Anna s'autorisa à nouveau à respirer. Alors qu'ils progressaient dans la ville, elle se tourna vers Bard.

-Je suis désolée, je vous ai créé des problèmes avec cet homme.

-Non, cet homme crée des problèmes avec tout le monde, ne vous en faites pas. J'ai été plutôt amusé de votre intervention. Trop peu nombreux sont les gens qui osent s'opposer au maître et à son petit chien, Alfrid.

Bard libéra les nains de leur prison de poissons, et ils partirent derrière lui en vitesse.

-Halte ! hurla un soldat qui les aperçut.

-Vite, sauvons-nous, lâcha Thorin.

Ils partirent tous dans des directions différentes en courant pour échapper aux gardes, et se cachèrent dans le marché. Ils se débrouillèrent pour assommer les gardes à grands renforts de poings. Fili et Kili, partis derrière Anna, en avait fait tomber un avec une corde tendue au ras du sol. Anna agressa le pauvre homme sauvagement avec une poêle, le mettant hors d'état de nuire. C'est alors qu'une autre escouade arriva.

-Que se passe-t-il ici ? demanda le chef. Restez où vous êtes, personne ne bouge.

Anna agrippa plus fermement sa poêle, cachée contre un étal de marché, pratiquement dans les jambes de la femme qui était là. Heureusement la population semblait de leur côté, puisqu'ils n'avaient rien fait pour porter secours aux gardes.

-Braga, salua Bard en passant.

-Vous ! Qu'est-ce que vous manigancez ?

-Moi ? fit innocemment le batelier.

Le garde aux pieds d'Anna sembla sortir de son sommeil forcé. Anna regarda sa poêle en fronçant les sourcils, reporta son regard sur l'homme, s'apprêtait à lui faire voir quelques étoiles en plus… La femme fit « accidentellement » tomber un pot de fleur sur sa tête, le replongeant dans un doux sommeil. Les pas du dénommé Braga se rapprochaient dangereusement de leur cachette. Les habitants se placèrent avec leurs paniers et leurs caisses de manière à cacher les corps des soldats à Braga. Anna remercia silencieusement ces gens. Elle jeta un coup d'œil, et vit Bard qui tenait une harde, sûrement le genre de sous-vêtements de femme local.

-Votre femme serait jolie là-dedans, dit-il à Braga.

-Vous connaissez ma femme ? s'étonna le chef des gardes.

-Aussi bien que tous les hommes de cette ville, répondit le batelier.

Braga, offensé, repartit avec les gardes. Bard indiqua un chemin détourné aux nains, et passa par la rue en se faisant bien voir des espions du maître, suivi de son fils qui les avait rejoints, et d'Anna puisqu'elle jouait le rôle de sa nièce. A peine étaient-ils entrés dans la maison que deux filles se précipitaient dans les bras de Bard. Anna s'éloigna du tableau de famille et s'assit dans un coin en grimaçant. Son épaule la faisait souffrir, et son redoutable swing avec une poêle n'avait pas arrangé les choses.

-Sigrid, occupe-toi d'Anna, elle est blessée, fit Bard en allant chercher les nains.

Anna releva la tête. Comment savait-il… ? Bientôt les nains envahirent la maison du batelier, et Anna se laissa glisser dans un sommeil bien mérité, bien que peuplé de cauchemars.


La poêle à frire, redoutable ^^

Laissez-moi une review vous n'imaginez même pas à quel point ça peut faire plaisir ! Bisous